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19/01/2010

Régionales 2010 : Royal joue sa tête

pc poitou-charente-3.jpgLa régionale de 2010 en Poitou-Charentes n’est pas une élection comme une autre. Elle est même emblématique de la situation politique présente. D’un côté une droite qui met à profit la crise économique et le désarroi du mouvement social pour enfoncer le clou. De l’autre une gauche « social-libérale » qui entend imposer au reste de la gauche une alternative à sa crise interne. Cette alternative nous la connaissons tous : passer une alliance avec une droite entrée en dissidence pour des raisons uniquement de personne et qui entend profiter de la crise de leadership au PS pour imposer son candidat comme recours. Ajouter à cela le jeu trouble d’Europe-Ecologie et des Verts et vous avez-là tous les ingrédients d’une recomposition politique dont la « vraie gauche » et le mouvement social pourraient être les premières victimes.

 

C’est là tous le sens du combat que mène le NPA dans la région. Il ne s’agit pas pour lui d’avoir des élus pour avoir des élus, ou de « faire un coup » comme le pensent certains communistes, ou de jouer les « donneurs de leçons » de lutte de classes, mais bien de construire une force susceptible de faire barrage à l’option choisie par Royal, celle d’un futur grand rassemblement « démocrate » de centre gauche, à l’image de ce qu’a été, mutandis mutatis, le Parti Démocrate aux Etats-Unis, avec sa condition : la fin de l’autonomie du mouvement ouvrier et social. Un signe qui ne trompe pas : la présence sur les listes de Royal de deux syndicalistes, de la CFDT pour Heuliez, de la CGT pour New-Fabris, les deux problèmes sociaux majeurs de ces derniers mois que Royal a récupérés à son profit.

 

C’est bien pourquoi que, contrairement à d’autres régions (Limousin, Pays-de-Loire, etc.), le NPA fait du maintien au second tour (au cas où les listes unitaires feraient 10 % ou plus) un cas de force majeur, l’alliance entre Royal et les centristes étant actée depuis dimanche. Cette position du NPA est partagé par le PG (l'autre composante du FdG avec la GU), la FASE et les Alternatifs. Or, les communistes de la région eux-mêmes se sont déterminés eux-aussi sur cette base à plus de 58 % (89 % dans la Charente ; plus de 70 % dans la Vienne ; plus de 72 % dans les Deux-Sèvres) : pas d’alliance avec Royal si elle maintenait sur sa liste des « personnalités » de droite appartenant ou pas au Modem ou entrées en dissidence. C’est clair, net et sans ambiguïté : « nul besoin d’en rajouter », disait un courrier du PCF de la Vienne.

 

En effet, d’où l’embarras du PC régional. « Cela veut-il dire, explique-t-il par la voix de Simone Fayaud, que nous prenons le risque de faire passer Bussereau ? ». Et si ce n’était qu’un prétexte ? Avant même l'arrivée de Royal, la gauche était déjà majoritaire dans cette région. A sa dernière élection Raffarin n’a été élu que parce qu’il avait débauché une « personnalité » de gauche. Tout au plus Bussereau peut-il recueillir 35 % au second tour, à moins de s’allier avec le Front national qui fait ici des scores avoisinant les 10%. Or ça c’est une toute autre affaire. Ainsi Royal est déjà assurée par son alliance au second tour avec Europe-Ecologie de faire un bon 45 %. Où est le danger ?

 

C’est le principal allié du PC dans le Front de gauche qui porte aujourd’hui l’estocade dans une lettre ouverte aux militants du PC. Cette lettre dit ceci : « Plus qu'ailleurs encore, nous devrons donc dire au premier tour le danger que représente pour la gauche une telle alliance et expliquer aux électeurs qu'ils auront la possibilité de bousculer le rapport de force pour imposer à Royal une alliance avec la gauche plutôt qu'avec le Modem. Au cas où comme nous l'espérons nos listes atteindront les 10 % le PS aura alors une lourde responsabilité : conserver l'alliance avec des composantes du centre droit ou changer d'alliance avec notre liste. Dans le cas contraire nous devons annoncer dès maintenant que nous prendrons nos responsabilités politiques pour permettre à la gauche, représentée alors par notre seule liste, d'être présente au 2ème tour. » Maintenant il est urgent que le PC fasse le bon choix : ou appuyer la stratégie présidentielle de Ségolène Royal ou lui faire barrage.

 

 

La photo est celle de "l'état major régional" du PCF, tous "pro-Royal" sauf au centre Simone Fayaud, la seule "légitimiste" qui a tenté de négocier avec le NPA, le PG, la FASE et les Alternatifs un accord unitaire que ses "amis" ne voulaient pas.

Commentaires

Gilles, toi et tes camarades, qui manquent de discipline, vous avez intérêt à pas vous rater... C'est énorme... Tous les verrous ont sauté d'un coup.

Écrit par : JR | 19/01/2010

Et si tu savais que certains d'entre nous font encore la fine bouche. Au PC ils ne s'y sont pas trompé. J'ai reçu un e-mail lundi de l'un des négociateurs du PC, un jeune plutôt tendance centriste (Buffet) : "joli coup camarade !" Aujourd'hui encore il me téléphone pour me dire que nous avions cassé le Front de gauche et il me proposait un accord sur les bases de celui du Limousin. Je lui ai dit que c'est eux qui avait cassé le Front de gauche et pas nous ; quant au Limousin, je ne connaissais même pas cet accord.

Écrit par : Gilles | 19/01/2010

... et puis le PC ce n'est pas exactement ce que l'on en dit. Il y a des gens très bien là-dedans, des unitaires, et des qui ne savent plus ce qu'ils doivent faire. J'ai en fait beaucoup plus d'atomes crochus avec ces gens là qu'avec des "camarades" de mon propre parti.

Écrit par : Gilles | 19/01/2010

... Pour la GU, chez nous c'est réglé. Il (il était seul), il revient au NPA.

Écrit par : Gilles | 19/01/2010

... Une dernière chose. Je ne me réjouis pas de l'échec des négociations, ne serait-ce que par amitié pour tous ces communistes qui se sont battus pour l'union. Je ne leur en veux pas à ceux-là mais à ceux dont j'ai dit en réunion unitaire qu'ils n'étaient pas "fréquentables". Et je peux vous dire que tout le monde a compris alors qui je visais en personne.

Écrit par : Gilles | 19/01/2010

........ et puis le PC ce n'est pas exactement ce que l'on en dit. Il y a des gens très bien là-dedans, des unitaires, et des qui ne savent plus ce qu'ils doivent faire. J'ai en fait beaucoup plus d'atomes crochus avec ces gens là qu'avec des "camarades" de mon propre parti. (Ecrit par : Gilles | 19.01.2010)

... Pour la GU, chez nous c'est réglé. Il (il était seul), il revient au NPA. (Ecrit par : Gilles | 19.01.2010)

Bravo, joli coup. Le PCF paye ses conneries, et Gilles confirme ce que j'ai toujours proclamé, c'est qu'au PC il y a une nouvelle génération de militants sur lesquels il ne faut pas cracher. Quant au militant de la GU, j'aurais sans doute fait comme lui si j'avais été en Poitou-Charentes.

Ceci dit, la connerie historique pour le PCF, c'est de ne pas avoir imposé le FdG à tout le parti (centralisme démocratique, camarade...) et d'avoir laissé ses notables se compromettre avec le PS.

Écrit par : Michel | 20/01/2010

Y-aura-t-il une liste unitaire de l'autre gauche en Poitou comme en Languedoc-Roussillon ?

Écrit par : des pas perdus | 20/01/2010

Pour le Poitou-Charentes, c'est fini avec le PC, les "pro-Royal" ayant repris la main car les "légitimistes" ont refusé de venir sur les positions des unitaires qui étaient d’accord avec nous sur la question du 23e tour et qui étaient minoritaires.

En revanche nous devons avoir une rencontre samedi ou lundi avec le PG, la FASE et les Alter qui sont assez bien disposés à faire des listes communes.

Notre gros problème, c'est nos "B" (pour faire rapide car c’est assez infra politique). Alors qu'ils ont été politiquement battus, ils ne cèdent pas et reviennent continuellement à la charge et effraient nos partenaires. Voici ce que dit l'un d'eux : « Si nous nous y prenons pas garde, ce n'est pas la rupture avec le capitalisme qui va se produire mais la rupture entre militants du NPA dans notre région pictocharentaise. Des signes avant-coureurs sont déjà perceptibles. » Je lui ai demande : Lesquels ? Où ça ? Des preuves !

Evidemment il n'y en a pas. Je pense que vendredi ils vont tenter de bloquer notre coordination régionale NPA. On est en train d'étudier comment nous allons nous sortir de là, sans mettre en cause le petit schlem que nous pouvons réussir.
Heureusement il y a des consolations comme cette lettre d’un communiste de Saintes : « Bonjour Gilles, je ne suis qu'un modeste adhérent du PC sud-Saintonge, je te remercie de toute la considération que tu porte à notre section. De longue date nous collaborons avec nos amis du NPA du sud lorsqu'il y a des actions à mener. Je te joins ci dessous, une phrase tirée d'un article du journaliste Raquel Garido, qui devrait faire réfléchir les socialistes et leurs sympathisants : « Quand la gauche s'allie avec le centre, quand elle abandonne la question sociale, quand elle ne défend pas la souveraineté populaire et refuse l'implication citoyenne, et quand elle ne mène pas de bataille culturelle sur ses valeurs, elle est battue par la droite. Salutations citoyennes. »

Écrit par : Gilles | 20/01/2010

En lisant "Tout est à nous" aujourd'hui , je découvre qu'il n'y a pas qu'en Poitou Charentes où le FDG est un fragile attelage. Il y a aussi la Haute Normandie, où il a volé en éclat pour une question de lutte des places ! J'ai entendu parlé aussi de la Franche Comté (à vérifier; là, c'est le PCF qui annonce publiquement que le PG l'a quitté pour rejoindre le NPA). Et en PACA, j'apprends que le FDG a été à deux doigt d'éclater aussi entre le PCF et le PG.

Et comme le Poitou Charentes ne sera pas la seule région où le PS accueillera le Modem ou des fractions de Modem, notamment entre les 2 tours....

Affaire à suivre.

Écrit par : Guillot | 21/01/2010

En effet, le PC s'est vraiment tiré une balle dans le pied avec les 5 régions "anormales". Mais faut-il s'en réjouir ?... Vous semblez penser que oui, parce que cela vous permet de réaliser des unités de bric et de broc, notamment avec le PG. Mais pour l'électeur moyen de gauche, que va-t-il comprendre dans toute cette "tambouille" !...

Écrit par : Michel | 22/01/2010

GISÈLE JEAN. La tête de liste du Front de gauche lance - enfin - sa campagne ce week-end
À gauche de la gauche, la campagne démarre

Ressortir le vieux slogan voulant que « l'union soit un combat » est un peu réchauffé mais il est difficile de trouver mieux pour qualifier l'ambiance au sein de la gauche de la gauche. C'est bien simple, tout a failli capoter dans la nuit de mercredi à jeudi avant qu'une lueur jaillisse à l'heure où blanchit la campagne... électorale.

Hier, Gisèle Jean, la tête de liste régionale, indiquait lancer sa campagne dès ce week-end lors d'une émission sur France 3, samedi en fin de matinée. En attendant de savoir quelles seront exactement les composantes des listes. Une chose est certaine, le Front de gauche - Parti de gauche de Mélenchon et Parti communiste - est préservé.

La Fase et les Alternatifs devraient probablement partir avec eux. Quant au NPA, il fera connaître sa position en fin de semaine après avoir consulté ses adhérents.

« Il y a chez eux des gens de bonne volonté », souligne Christine Antoine, responsable du PG 79 ; « s'ils ne veulent pas suivre, ils prendront leurs responsabilités ».

En fait, ce qui a été décidé hier, c'est que, dans l'optique du second tour, au matin du 15 mars, une réunion rassemble toutes les parties prenantes, qui décideront collectivement de la marche à suivre.

« D'accord, nous démarrons notre campagne tardivement, mais ce ne devrait pas être un obstacle insurmontable tant nos listes répondent à une forte aspiration, surtout en fonction de l'ouverture à des gens de droite pratiquée par Mme Royal », explique Mme Antoine, estimant que les difficultés vécues depuis des mois illustrent bien tout le travail qu'il convient de faire pour la recomposition de la gauche... de la gauche.

Écrit par : rafikow | 22/01/2010

Bdelle trahison en effet du PG, derrière notre dos, sans nous en avertir avec la complicité d'un journaliste. Bravo. On va leur faire payer.

Écrit par : Gilles | 22/01/2010

@Gilles

Enfin, ça il fallait s'y attendre!

Mais du coup , quels échos au NPA?

Allez vous rejoindre le FDG comme en limousin? Y a til effectivement une consultation NPA ce week end?

Moi, je pense qu'il ne faut pas refuser l'unité malgré les coups foireux, à condition de dire pas de fusion avec Royal car ses listes contiennent le Modem ( leur rappeller une des 3 conditions du front de gauche pour les fusions et les exécutifs). Ca ressemble bien au cas Frêche dans le languedoc !

Écrit par : Rafikow | 22/01/2010

"En fait, ce qui a été décidé hier, c'est que, dans l'optique du second tour, au matin du 15 mars, une réunion rassemble toutes les parties prenantes, qui décideront collectivement de la marche à suivre."

En clair, ça veut dire fusion politique avec Royal-Modem au second tour.

C'est l'heure de vérité maintenant. Gilles, quelle est ta position?

Écrit par : toto | 22/01/2010

Ma position est dans une lettre que je viens de faire parvenir à tout le monde.

Maître PC et son valet PG
Dois-je dire encore chères et chers camarades ? D’un ou d’une camarade, la première chose que l’on attend c’est de la loyauté en toute circonstance. Pour le moins c’est un mot qui ne semble pas appartenir au vocabulaire de certains de dirigeants du PG et du PC. De quoi s’agit-il. D’un article de presse paru ce jour dans Sud-Ouest sous la plume de Patrick Guilloton. Je cite intégralement :
« Ressortir le vieux slogan voulant que « l'union soit un combat » est un peu réchauffé mais il est difficile de trouver mieux pour qualifier l'ambiance au sein de la gauche de la gauche. C'est bien simple, tout a failli capoter dans la nuit de mercredi à jeudi avant qu'une lueur jaillisse à l'heure où blanchit la campagne... électorale. Hier, Gisèle Jean, la tête de liste régionale, indiquait lancer sa campagne dès ce week-end lors d'une émission sur France 3, samedi en fin de matinée. En attendant de savoir quelles seront exactement les composantes des listes. Une chose est certaine, le Front de gauche - Parti de gauche de Mélenchon et Parti communiste - est préservé.
La Fase et les Alternatifs devraient probablement partir avec eux. Quant au NPA, il fera connaître sa position en fin de semaine après avoir consulté ses adhérents. « Il y a chez eux des gens de bonne volonté », souligne Christine Antoine, responsable du PG 79 ; « s'ils ne veulent pas suivre, ils prendront leurs responsabilités ». En fait, ce qui a été décidé hier, c'est que, dans l'optique du second tour, au matin du 15 mars, une réunion rassemble toutes les parties prenantes, qui décideront collectivement de la marche à suivre.
« D'accord, nous démarrons notre campagne tardivement, mais ce ne devrait pas être un obstacle insurmontable tant nos listes répondent à une forte aspiration, surtout en fonction de l'ouverture à des gens de droite pratiquée par Mme Royal », explique Mme Antoine, estimant que les difficultés vécues depuis des mois illustrent bien tout le travail qu'il convient de faire pour la recomposition de la gauche... de la gauche. »
Evidemment, tout ce qui est dit dans l’article, pour ce qui nous concerne mais également pour la FASE et les Alternatifs, est faux. Si nous avons bien été avertis, par téléphone par Christine Antoine hier vers 11 h 30, puis par Jean-Yves Angst par e-mail en début d’après-midi d’une énième et ultime proposition du PG au PC, on ne nous a jamais prévenus qu’un accord allait être signé en fin de journée entre ces deux partis, et eux seuls, sans nous en prévenir.
Je ne jugerai pas de l’utilité ou non pour le PG de maintenir la fiction de ce « Front de gauche » qui apparait bien pour ce qu’il est au fond, une simple opération politicienne pour préserver les intérêts de « boutique » de l’un des deux « partenaires » : garder coûte que coûte ses élus. Tout le reste est, comme le disait Simone Fayaud il y a quelques jours à propos d’un amendement de Christine Antoine, « hypocrite et langue de bois ». Le PG a donc choisi, lui qui ne s’est jamais présenté seul aux élections (que pèse le PG ?), de se ranger sous l’aile de son protecteur, le PC. Ce qui me désole en outre c’est cette phrase pour le moins condescendante de la principale responsable de ce coup bas, Christine Antoine : « Il y a chez eux des gens de bonne volonté », dit-elle à propos du NPA. Elle confond « bonne volonté » et courage politique, volonté de rassembler le plus largement possible sans « esprit de parti ». Pour ce qui me concerne, mais je ne suis pas seul, le NPA n’est pas mon objectif. Il n’est pour moi qu’un outil pour rassembler et non exclure. Laurent Lucaud du PC de la Vienne, après le 15 décembre, lorsqu’il apparaissait que le Front de gauche avait éclaté, m’envoyait un e-mail : « Joli coup, camarade ! » Il n’avait rien compris. Nous ne faisons pas des « coups », nous laissons ça aux politiciens professionnels, surtout aux plus corrompus d’entre eux. En l’occurrence, cet accord PC-PG est un « coup », mais de Jarnac. A l’inverse, parce qu’au NPA nous partageons d’autres valeurs, nous essayons tant bien que mal, malgré l’adversité, jusque dans nos propres rangs, de faire en sorte que le mouvement social relève la tête. C’est bien pourquoi nous sommes des militants acharnés de l’unité. Le PC et le PG en se comportant ainsi à notre égard trahissent ces valeurs. Les électeurs de gauche en seront informés. N’oubliez pas, qu’en 2009, le NPA est arrivé en tête aux européennes dans la région devant le Front de gauche. Je mènerai campagne avec mes camarades pour qu’il en soit de nouveau ainsi en mars, et après nous ferons les comptes.

Gilles Suze, le 22 janvier 2010.
PS. : J’ai eu ce matin des explications de Christine Antoine qui ne m’ont pas convaincues.

Annexe :
Suite à la proposition du PG (en noir), j’ai ajouté (en rouge), à titre strictement personnel, toute une série « d’amendements » qui, s’ils étaient entendus, pourraient permettre, éventuellement, de se revoir une dernière fois avec le PC et le PG. (Gilles)
_______________________________________________________________________________
Après à la proposition publique faite au cours du mois de décembre par Ségolène Royal d’accueillir sur sa liste des « personnalités » du Modem, proposition qui s’est concrétisée samedi 16 janvier par le ralliement de plusieurs personnalités de Charente-Maritime de cette formation du centre à la liste ROYAL, le front de gauche (PCF, PG, GU, R&S) conviennent :

• La situation créée par Ségolène Royal pose de façon accrue et pratique la question des alliances avec le MODEM ou avec des personnalités qui en sont issues. La campagne Poitou-Charentes va donc prendre un tour différent et sera de portée nationale. Nous rappelons en effet que l'accord qui lie les partenaires du Front de gauche (texte du 28 octobre) exclut toute fusion au 2ème tour avec une liste qui inclurait la présence du MODEM ou de toute personnalité de droite. C’est sur cette même base que se sont déterminés à ^plus de 58% les adhérents communistes du Poitou-Charentes.
• Plus qu'ailleurs encore, nous devrons donc dire au 1er tour le danger que représente pour la gauche une telle alliance et expliquer aux électeurs qu'ils auront la possibilité de bousculer le rapport de force pour imposer à Ségolène Royal une alliance avec la gauche plutôt qu'avec la droite. Pour le deuxième tour, le positionnement politique sera déterminé au soir du premier tour par toutes les composantes de la liste unitaire selon la représentation suivante : 1 représentant par département et organisations soit : 4 pour le PC ; Gisèle JEAN ; 4 pour le PG ; 4 pour le NPA ; 3 pour la FASE ; 1 [?] pour les Alternatifs. Ce positionnement prendra en compte la situation politique au soir du premier tour et s'intègrera dans les accords du 28 octobre et du 17 décembre. [?]
• C'est sur cette base que se forment les listes « Ensemble pour un Poitou-Charentes à gauche, solidaire, écologique et citoyen », qui rassembleront dans chaque département les partis et organisations qui le souhaitent : composantes du Front de Gauche (PCF, PG, GU), de l'accord national (R&S, FASE-Alternatifs) et le NPA.

Garanties : pour que la discussion s’ouvre une dernière fois, il est en outre nécessaire qu’il y ait entente sur les points suivants :

• Accord sur les têtes de listes et la répartition. Exemple (d’autres répartitions sont possibles) : pour la tête de liste : 2 pour le PC (86 et 16) ; 1 pour le PG (79) ; 1 pour le NPA (17), c’est-à-dire 3 pour le FdG et 1 pour le NPA. Pour la 2e place : 1 Gisèle JEAN (86) ; 1 PG (16) ; 1 FASE (79) ; 1 PC (17). Pour la 3e place : 1 Alter (86) ; 1 NPA (16) ; 1 NPA (79) ; 1 FASE (17)
• Le PC Charente-Maritime devra accepter cet accord. S’il ne l’accepte pas et met en place sa propre liste elle n’aura pas l’aval de la direction régional du PC. Dans ce cas il y aura une liste « Ensemble » concurrente avec présence de candidats du PC en plein accord avec leur direction régionale
• Engagement écrit de toutes les têtes de liste qu’elles refuseront de donner leur accord, dans le cas où sa liste obtiendra entre 5 % ou plus et moins de 10 %, à ce que des candidats aillent rejoindre les listes de Royal et d’Europe-Ecologie.
• Cet accord global devra être signé par : Simone Fayaud pour la Charente, Jean-Jacques Guérin et Laurent Lucaud pour la Vienne ; Jean-Pierre Gelot pour les Deux-Sèvres.

Nous n’avons à cette heure reçu aucune réponse de la part du PG.

Écrit par : Gilles | 22/01/2010

Il serait temps que les Unitaires du NPA tirent leur Bilan. Au final aprés Picquet et sa bande ( cela ne mérite pas un autre nom ) aux européennes et Convergences ( en plus riquiqui ) aujourd'hui: à part servir de faire valoir au FDG, quel Bilan ?

Un PCF à nouveau arrogant et un PG avant tout carriériste qui se nourissent de l'affaiblissement ( au moins médiatique) du NPA.

Affaiblissement largement provoqué par l'étalage des divisions internes et par ceux qui tirent en permanence contre leur (?) camp, telle Leila flingant sans vergogne la candidature de Besancenot .

On peut toujours dire que c'est la faute de la politique nationale du NPA, mais même avec la "meilleure volonté du monde" ( Auvergne, Charente, Aquitaine...) la ligne unitaire échoue devant la réalité du FDG appareil politicien flanc gauche soumis au PS.

Il est pas question de s'en réjouïr mais d'arrêter de se raconter des histoires unitaires: ces gens là nous écouterons le jour où on fera 10%... et encore ?

Écrit par : veriane | 22/01/2010

Ca doit être cela, la notion de "fraternitude" et autres jongleries verbales : en d'autres termes, placer ses copines, les filles de ses copines et bienfaiteurs. Bref, le népotisme comme NS avec Prince Jean. Alors que les citoyens espèrent en l'exemple d'une gauche éthique, celle-ci ne faire guère mieux et rajoute le mensonge en plus sur leurs "idéaux". Le type qui collectionne les Rolex, la sémanticienne linguiste qui place ses copines, etc. Je croyais que l'on faisait de la politique pour servir une Nation et ses citoyens ? euh... Non, je plaisante ! On est France, c'est pour se servir soi-même bien sûr ! Le pays de la Gauche la plus conne du monde... Ils pourront rigoler longtemps à Droite, 2012 est déjà joué à ce rythme. Et nous allons souffrir !...

Écrit par : lingerie sexy | 15/02/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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