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08/01/2010

Un homme d’Etat

Parmi le « personnel » de droite, je ne peux pas dire que Seguin m’était particulièrement antipathique. Mais franchement ça s’arrête là. Ce qui a attiré mon attention ce sont les qualificatifs qu’on lui a attribués, post mortem : un « homme d’Etat », un « grand serviteur de l’Etat ». Les mots ont un sens : serviteur, personnel, bref on parle là de domesticité. Car c’est bien en ces termes qu’il faut qualifier tous ces hommes et ses femmes dont la seule ambition est d’être « aux affaires » et d’y rester. Si l’hommage des socialistes à l’ancien candidat à toutes les fonctions a été aussi vibrant, c’est qu’ils ont reconnu en lui un frère d’arme. Eux-aussi n’aspirent qu’à retrouver leur fonction de domestiques au plus tôt. Eux-aussi courent après le pouvoir, et pour cela, comme Seguin, ils cherchent désespérément la meilleure ouverture.

 

Le plus drôle, c’est qu’avec Seguin, on s’est cru obligé de lui ajouter le terme de « franc-tireur » de la politique. Un peu comme pour s’excuser ou le grandir. Comme si ces hommes et ces femmes avaient conscience finalement que leur statut de serviteur c’était un peu too much. « Franc-tireur », ça sonne mieux, ça fait le type qui « rue dans les brancards », à qui « on le la fait pas. Il est vrai qu’avec Seguin on a là l’archétype même du politicien inconséquent : libéral un jour, souverainiste un autre, passant de la SFIO dans sa jeunesse au gaullisme à l’âge adulte, chiraquien puis sarkozyste enfin… Bref ce qu’ils appellent franc-tireur signifie en réalité girouette. Son titre de gloire, son opposition à Maastricht ; mais en 2005, lors du référendum sur le TCE, le grizzli était devenu muet.

 

C’est qu’il n’était pas idiot le bougre. Il savait bien, comme tous les politiciens professionnels, que ce ne sont pas les idées qui comptent mais comment s’en servir à bon escient et pour son propre compte. Quelle leçon il reçu un jour de celui qui les dépassa tous en la matière : François Mitterrand, éternel franc-tireur, prêt à tout pour arriver au sommet passant en quelques décennies de l’Action-Française à la « rupture avec le capitalisme ». Quel homme d’Etat ! Un modèle ! Repose en paix, Philippe Seguin, et toi et tes semblables disparaissez ! Nous tâcherons de vous y aider.

 

Commentaires

"et toi et tes semblables disparaissez ! Nous tâcherons de vous y aider."

Tiens, un appel au meurtre, une fatwa. On est nostalgique du temps béni d'Action Direct qui tirait sur des salauds de patron, hein ?

Écrit par : KnarfTheDwarf | 08/01/2010

politiquement... il s'entend, pauvre buse !

Écrit par : Gilles | 08/01/2010

Bizarre ce contre hommage.

Vous-même au NPA, vous ne voulez pas être aux affaires ? Il n'y a pas dans votre monde rêvé des serviteurs de l'état ? Des domestiques qui organisent le paradis redistributeur ?

Et puis en quoi libéral et souverainiste s'opposent-ils toujours? Thatcher était-elle une férue d'idéologie post-nationale ?

"Nous tâcherons de vous y aider". Comment ? en étant toujours aussi ridicule et insignifiant ?

Écrit par : leblanc | 08/01/2010

Les chiffres du resto du coeur, du chômage, du temps partiel, du SMIC, des SDF... sont autant d'hommages à ces serviteurs de l'Etat.

Écrit par : Alain Albert | 08/01/2010

Edwy Plenel revendique sa nomination à la tête de la Cour des comptes !

Dans un communiqué publié ce jour, en riposte au député Julien Dray qui l'attaque en diffamation, Edwy Plenel a décidé de revendiquer sa nomination à la tête de la Cour des comptes, en remplacement de Philippe Seguin, subitement disparu.
Epaulé par son équipe d'investigation, composée des deux Fabrice, Arfi et Lhomme, Edwy Plenel estime avoir fait la preuve de sa compétence dans l'examen des comptes personnels du député Dray en ayant régulièrement publié, analysé et disséqué les rapports de la police financière ainsi que les conclusions du Procureur de la République de Paris.
N'étant ni de droite ni de gauche, dans le souci de tourner définitivement la plume dans la plaie de la corruption, et afin de s'attaquer au vif du sujet, estimant avoir démontré sa grande qualité éthique déjà dans l'affaire Pierre Beregovoy ou il accula ce ministre au suicide, revendiquant avec gloire son titre de premier chien de la République décerné par François Mitterand en personne, Edwy Plenel a décidé de revendiquer sa nomination à la tête de la Cour des Comptes par Nicolas Sarkozy.
Son programme est clair : dévoiler définitivement la part d'ombre de la République et faire entrer dans la lumière les comptes cachés de la Nation.

Si Nicolas Sarkozy ne prenait pas cette décision, la preuve définitive serait faite de la collusion entre Dray et Sarkozy pour camoufler leurs véritables comptabilités.

Non ! Nicolas Sarkozy ne peut refuser à Edwy Plenel la direction de la Cour des comptes !

Faites signer notre pétition nationale !
Adhérez au Parti des médias ( 9 euros par mois ).
La lutte pour une france propre continue ! Ce n'est qu'un début !

Le Parti des Médias

Écrit par : Alain | 11/01/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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