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04/01/2010

Lettre de la Section du Sud-Saintonge du PCF

Ci-dessous une lettre de communistes du Sud-Saintonge qui donne le ton des négociations difficiles entre nous, les Alter et la FASE d'une part et le Front de gauche d'autre part en Poitou-Charentes. Mais l'extraordinaire, c'est que ce sont des communistes qui aujourd'hui dénoncent les agissements de certains d'entre eux. Et à juste raison. Je publierai prochainement un récapitulatif particulièrement édifiant de ces négociations.

 

 

 

"Depuis plusieurs années, les dirigeants de la fédération ont une ligne politique qui diverge de la majorité nationale. En ce qui concerne les élections, ils sont pour une alliance systématique avec les socialistes. C’est leur droit. Mais à partir de là, ils sont contre tout rassemblement à gauche du PS, dès qu’il en est question, sans en attendre la construction, et la dynamique qu’il peut créer.

 

C’est le cas pour le Front de Gauche, proposé pour les élections européennes et renouvelé pour les régionales. C’est un problème politique de fond : le PS, qui soutient le traité européen de Lisbonne, qui ne souhaite qu’un aménagement du système capitaliste, n’est pas le parti qui assurera à long terme une vie meilleure pour tous. Quand on entend les propositions de Ségolène Royal envers le MODEM, on se demande si, en fait, les socialistes ne se contenteraient pas d’une bipolarisation à l’américaine, dans laquelle, la droite remplace la droite.

 

Pour la préparation des élections, la conférence régionale fut houleuse. Vu le nombre de délégués (juste ou pas juste, on peut en douter, comparé au nombre de votants, ensuite), la Charente Maritime a fait passer un bulletin de vote ambigu. Au lieu de parler franchement d’un accord avec le PS dès le premier tour, ils ont évoqué un « grand rassemblement à gauche jusqu’au PS », alors qu’ils savaient cela impossible, étant données les conditions politiques décrites ci-dessus, et les positions des autres partis et organisations de gauche.

 

Quant aux résultats du vote, là aussi, on peut s’interroger. Dans les « Nouvelles » il n’y a pas eu de résultats par section et c’est une autre fédération qui nous les a procurés : officiellement, pour le Sud Saintonge, sur 14 votants, 9 auraient voté pour l’option 2. Mais des contacts rapides avec quelques camarades inscrits sur les listes de cotisants nous ont amenés à un minimum de 21 votants, et non 14 ; et parmi eux, 16 affirment avoir voté pour l’option 2 (Front de Gauche), soit plus de 76 %. Pourquoi une telle différence, qui permet tous les doutes sur les résultats globaux du département ?

 

Aujourd’hui, après avoir utilisé Les Nouvelles pour son seul point de vue, le Conseil Départemental envoie un courrier à tous les camarades évoquant un scénario – catastrophe pour le Parti. Qu’en est-il exactement, à ce jour? Pour avoir quelques compléments d’informations, il nous faut prendre des contacts à l’extérieur de la fédération 17. Quand on veut travailler à un rassemblement, ce n’est pas toujours facile, et les dirigeants de notre fédération le savent bien: En 2004, la mise en place d’une liste avec le seul PS avait été difficile et c’est seulement à la mi-janvier qu’un accord avait été signé.

 

Au niveau national, 5 têtes de liste ont été proposées au Parti de Gauche, dont le Poitou-Charentes ; les responsables des fédérations étaient au courant. Aussi, quand Brahim déclare, au cours d’une réunion, que le PG réclame la tête de liste de notre région, c’est faux ; et contrairement à ce qu’il affirme dans son courrier, les 4 conseils départementaux n’ont pas « demandé » une tête de liste régionale membre du PCF, puisque dans le compte rendu de la réunion du 10 décembre, Paul Fromonteil déclare: « Les 4 conseils départementaux suggèrent que la tête de liste régionale soit un communiste… Naturellement, nous prendrons en compte les orientations qui sortiraient des négociations nationales dans la répartition des têtes de liste. »

 

N’y a-t-il pas contradiction à évoquer ensuite le « dirigisme de la direction nationale? Le Parti de Gauche n’ayant pas d’adhérent prêt à prendre une telle responsabilité, a proposé une sympathisante, Gisèle Jean, directrice de l’IUFM de Poitiers, qui fut présidente du comité départemental du Front de Gauche pour les élections européennes. Cette candidature a d’ailleurs recueilli 6 voix sur 8 lors d’une réunion Front de Gauche le 23 décembre dernier. Seuls Brahim Jlalji et Alain Girard (République et Socialisme) ont soutenu la candidature de Michelle Carmouse, proposée par le Conseil départemental (et non les Communistes du département, comme l’indique un communiqué de presse). Michelle, fondamentalement anti- Front de Gauche, prête à mener la liste au niveau régional ?… N’y a-t-il pas contradiction ?

 

Dans ce même courrier, on oublie de mentionner la « déclaration d’intention » signée par sept organisations et partis de gauche, dont le NPA : Ils se prononcent pour la constitution d’une liste unitaire en Poitou-Charentes, et s’engagent résolument à battre la droite en proposant une fusion démocratique avec le PS et EE au 2e  tour (sauf si le PS se tourne vers le MODEM). Alors pourquoi notre secrétaire départemental parle-t-il de refus d’accord au 2e tour ?

 

Si cette liste large, jusqu’au NPA, voyait sa concrétisation, elle permettrait de créer une dynamique, et si nous nous mettons tous dans la campagne, on peut espérer un score honorable. Une telle démarche peut conduire à une prise de conscience dans la possibilité de rupture avec le capitalisme, et un Parti Communiste toujours très actif, ce qui ne sera pas le cas s’il est « noyé » derrière un Parti Socialiste glissant vers la droite.

 

Maintenant la campagne doit commencer sur un programme clair, à gauche, dans les domaines de l’emploi, la formation professionnelle, l’éducation, l’écologie, l’agriculture, les services publics, les transports, le logement, la santé, la fiscalité…… sans oublier un réel contrôle des salariés dans les entreprises et des citoyens dans des « assemblées participatives ». Comme répétait inlassablement Lucie Aubrac : « résister se conjugue au présent »

 

Nous sommes désolés d’avoir été très longs, mais ne connaissant pas les objectifs précis des dirigeants de la fédération, ces mises au point nous ont paru nécessaires. Même si la conjoncture n’est pas réjouissante, recevez nos meilleurs vœux pour 2010, pour vous et vos familles. Sur le même site ce rappel utile concernant nos amis « huistes » : La fédé du 17 essaie de cacher son jeu. Meilleur défenseur du Parti Communiste Français qu’elle, tu meurs !"

Commentaires

EEEUUUHHH ben, ceux qui mènent les négociations pour le PCF, si on suit bien, ce sont de sgens qui étaient pour partir avec le PS mais qui ont été mis en minorité, c'est ça ?

Écrit par : Quentin | 04/01/2010

Vu sur Bellaciao :
"Parti de Gauche
jeudi 3 décembre 2009.

Lettre à mes camarades de la Gauche Unitaire
Chers camarades,

Je souhaite vous annoncer ce jour ma décision de quitter la Gauche unitaire, mouvement politique issu du NPA, auquel j’ai participé en tant que membre du Conseil National et du Bureau National depuis sa création en mars de cette année.

Je choisis de rejoindre le Parti de Gauche afin de continuer la bataille pour l’émergence d’un nouveau parti pluraliste regroupant l’ensemble des courants de la gauche de transformation sociale, un « Linkspartei à la française », capable de combattre la droite néo-conservatrice ainsi que de contester l’hégémonie du social-libéralisme sur les classes populaires.

Durant des années, le courant « Unir » s’était prononcé pour un changement d’orientation de la LCR. Refusant la politique sectaire de la majorité, qui subordonnait déjà les intérêts de l’organisation à ceux de l’ensemble du « peuple de gauche », une partie d’ »Unir » avait décidé – au moment du congrès de fondation du NPA – de s’investir dans la campagne des européennes, en tant que « troisième force » du front de gauche.

La dynamique de la campagne, le résultat électoral et les discussions qu’elle a provoquées au sein du NPA, mais plus encore au PCF - qui vient de se prononcer majoritairement pour des listes indépendantes du PS au premier tour des régionales - confirment largement la justesse politique de ce choix courageux.

Le Front de gauche doit désormais continuer, se renforcer et s’élargir. Mieux encore, l’unité des forces de transformation qui vont réussir à se rassembler à l’occasion des prochaines élections régionales, sont autant de signes d’espoir. Nulle organisation ne pourra remplacer à elle seule le travail en commun et le brassage des expériences multiples. Le potentiel militant et la dynamique des jeunes générations du NPA notamment ne doivent pas être « laissés de côté » . Il est indispensable de s’adresser aux militants, aux sympathisants et à la direction du NPA pour convaincre de la nécessité d’une nouvelle gauche faisant la synthèse du meilleur des différentes traditions politiques du mouvement ouvrier. C’est à cette condition qu’il sera possible de construire une véritable alternative au social-libéralisme et au bloc « PS – Verts - Modem » en construction.

Au moment de la constitution de la Gauche Unitaire, nous avions exclu de former « un groupe de plus », une « LCR- bis ». Nous estimions pouvoir participer – par notre insertion dans le front de gauche et grâce à la dynamique de celui-ci – à la création d’un nouveau parti politique dans un délai relativement court. Malgré le succès du Front de gauche lors des élections européennes, il apparaît maintenant clairement qu’il faudra d’autres échéances pour que la constitution d’un nouveau parti large soit à l’ordre du jour.

Les camarades du NPA commencent seulement à prendre la mesure de l’ampleur de la « contre-révolution neo-conservatrice » de Sarkozy et de l’urgence qu’il y a à forger une nouvelle gauche dépassant les clivages du passé. Ils restent à ce jour attaché à une vision traditionnelle de l’extrême gauche du paysage politique alors que celui-ci connaît des modifications majeures.

Le PCF pour sa part est sur une trajectoire d’autonomisation vis à vis d’un Parti Socialiste évoluant toujours plus à droite. Pour autant, il reste parcouru par des contradictions importantes. Le débat est ouvert entre les tenants d’une perspective d’auto construction et de simple continuité de la tradition du communisme français et ceux défendant une participation à un mouvement de recomposition organique à gauche.

Il faut dès maintenant poser la question de l’instrument politique qui peut permettre de faire la démonstration qu’une nouvelle gauche, regroupant des familles politiques différentes, est possible. Le Front de Gauche, ainsi que l’ensemble de la gauche de gauche, ont besoin d’un « parti creuset » qui réussisse à son niveau pour impulser une dynamique de dépassement des organisations existantes.

La Gauche Unitaire ne pourra pas jouer ce rôle. Petite organisation issue de l’extrême gauche, elle n’a pas la surface militante pour agir en dehors du cadre du FDG. Maintenir coûte que coûte la Gauche Unitaire dans une perspective de durée sur le long terme comporte des risques de déformation et de replis. Ces derniers mois déjà, il a fallu constater que les prises de position de la GU ont été très proches – trop proches – de celles de la direction du PCF. Que ce soit sur les ateliers à la rentrée, sur les exécutifs des conseils régionaux ou encore sur l’attitude à tenir envers le NPA ; à chaque fois, le positionnement de la GU a été calqué sur celui de la direction du PCF. Une telle politique ne favorise ni l’ouverture et la pérennisation du FDG, ni le dialogue avec les camarades communistes quant au nécessaire dépassement des traditions politiques du XX siècle.

Une des leçons des expériences de regroupement réussi en Europe, notamment au Portugal avec le bloc de gauche et en Allemagne avec Die Linke, est qu’il ne peut émerger de nouveau parti politique si les différentes composantes ne se situent pas à un niveau d’égalité. Dans les deux cas cités, les camarades ont même eu l’intelligence de prendre des « mesures administratives » afin d’assurer cette égalité en faveur de courants ayant une influence moindre ou en faveur des « non-organisés ». Toute vision qui s’accomoderait de l’idée qu’une nouvelle force pourra se construire pour l’essentiel « autour d’un parti » entraîne inévitablement l’échec du projet dans son ensemble.

Le Parti de Gauche a commencé un travail important d’élaboration programmatique visant à formuler un « nouveau projet pour l’émancipation de l’humanité » en s’appuyant sur les expériences des différents courants de la gauche de transformation. C’est une offre qu’il convient de prendre au sérieux. Faire la démonstration qu’un parti regroupant des militants de tradition socialiste, communiste, de l’écologie politique, de la gauche révolutionnaire etc. pouvant travailler dans l’unité et poser les jalons d’un projet ouvert à l’ensemble de la gauche de gauche, constituerait le meilleur des arguments contre le sectarisme et la division. Un an après sa création, le PG a commencé à réaliser cette synthèse : ses militants, pleinement investis dans le mouvement social, viennent d’horizon divers et ne sont pas réductibles à une aile de la social-démocratie qui aurait rompu avec le social libéralisme. L’apport que constituerait la participation de militants issus de la gauche anticapitaliste et révolutionnaire à ce processus pourrait être un facteur d’accélération et de succès de la dynamique de recomposition qu’il entraine.

C’est dans ce projet de construction de « parti creuset » que se trouve la véritable raison de la politique que le PG a impulsé : c’est grâce à lui que l’ensemble des forces de transformation se sont retrouvées ces derniers mois autour d’une seule table pour discuter de perspectives communes pour les régionales. Bien qu’il soit malheureusement probable que les choix de la direction du NPA ne permettent pas la réalisation de l’unité, il faut rendre hommage à la détermination du PG. Il faut donner un signal fort en faveur du regroupement, du rassemblement et de l’unification de la gauche de gauche. Le Parti de gauche en tant que « parti creuset « en construction nous en donne la possibilité. Il faut s’en saisir maintenant.

Fraternellement

Lars Steinau 1.12.2009"

Je pense que la lecture de cette lettre montre que tous les partis, qui ont un double langage, vont à brève échéance le payer. La démarche de discussion au niveau régional a déstabilisé tous les appareils, (pour le PG, cf . Ce qui se traduit par une exigence de démocratie à la base.
Il faut comprendre dans le NPA, que la stratégie de repli prôné département 22 et 92). Ce par certains courants n'autait pas permis de cette démonstration concrète.
Dans cette situation, le NPA est en bonne position pour procurer un cadre.

Écrit par : JR | 05/01/2010

A propos des régionales en PACA, voici la prise de position de mon comité du PG (comité du Haut-Var) :

Le comité PG de la 6e circonscription a discuté de la situation pour les élections régionales.
Voici ses conclusions :
1) les régionales sont avant tout un moment pour faire avancer l'unité de la gauche antilibérale et anticapitaliste, pour faire progresser une alternative de rupture avec la politique capitaliste. Les régionales sont un point d'appui, notre but prioritaire est de bâtir une nouvelle force de gauche indépendante du PS, et rassemblant toutes les organisations actuelles à la gauche du PS.
2) en PACA, les propositions actuelles du PCF ne vont pas dans ce sens. Le Front de Gauche et le rassemblement large que nous voulons construire impliquent que toutes les organisations voient leur place et leurs positions prises en compte.
3) le PG 6e circonscription estime que l'unité n'est pas possible si les positions du PG en PACA ne sont pas entendues.
4) en cas de rupture des négociations, le PG 6e circonscription se prononce pour une liste unitaire de toute la gauche antilibérale et anticapitaliste (Alternatifs, NPA, FASE, etc), sans aucun préalable. En tout état de cause il privilégiera une campagne propre au PG, dans une perspective d'éducation populaire.

Écrit par : Quentin | 05/01/2010

En ce qui concerne la Bretagne :

Pour une Région Bretagne à gauche, solidaire, écologique et citoyenne
Publié le 6/01/10
HENNEBONT — Pour donner suite au processus initié le 14 novembre à Saint Brieuc, complété le 12 décembre par l'appel de Gâvres et poursuivi à Hennebont le 21 décembre afin d'aboutir à une liste unitaire de la gauche de transformation sociale et écologique aux élections régionales en Bretagne, les communistes favorables au Front de Gauche en Bretagne, le Parti de Gauche (PG), la Gauche unitaire (GU), la FASE, les Alternatifs, République et Socialisme se sont réunis à Hennebont le 2 janvier.

Les organisations ont pris connaissance de la réponse du NPA à leur proposition de construire ensemble l'unité sur la base d'un accord commun. Avec regret elles constatent que le NPA en Bretagne ne conçoit l'union que comme un ralliement à sa liste. Cette position n'est pas susceptible, en l'état, de permettre le regroupement de toutes les forces de la gauche de transformation sociale et écologique.

Elles ne se satisfont pas de cette situation de division et garderont la porte ouverte à toutes les forces et mouvements qui souhaitent l'unité dans le respect de la diversité des composantes.

Elles ont continué à travailler sur le programme, la campagne, les initiatives publiques et la composition de la liste, pour décliner au plan de la Bretagne l'accord national du 17 décembre pour construire une liste « Ensemble, pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes ».

Une nouvelle réunion est prévue le 18 janvier pour conclusion de l'accord.

Les Alternatifs, la Fase, République et Socialisme, le Front de Gauche (GU, PG et les communistes favorables à la démarche initiée nationalement par leur organisation).

Quelle est la version du NPA ?.....

Écrit par : Michel | 06/01/2010

Pour L'Aquitaine, voici la réponse du FDG élargie aux propositions du NPA Aquitain envoyées par écrit le 26 décembre, à sa demande:

Chers Amis,

Comme nous en avons convenu hier soir, je vous fais parvenir la
proposition de l'accord politique et les éléments de communication.
Sur les éléments de communication, la proposition présentée est la
traduction des décisions que nous avons pris ensemble hier soir.
Comme dit également hier soir, le calendrier ne nous laisse pas trop de
temps.

Rendez-vous demain à 10 h à la Fédération du PCF de la Gironde (comme
convenu hier soir).

Rappel également : Lundi 11 Janvier à 18 h, Fédération du PCF de la Gironde.

Fraternellement.

Alain BACHE

En fait, c'est sous la forme d'un tract avec la maquette du FDG déjà utilisée lors des européennes,? un gros titre ENSEMLE (un sous titre : "pour une Aquitaine vraiment à gauche"); en bas, un gros logo celui du FDG, aux côtés ceux, en petit de ses 3 partenaires, et ensuite les autres "sucursales" supposées du FDG: FASE, les Alternatifs , MPEP (inexistants les 2 derniers en Aquitaines) et enfin, celui du...NPA !

Nos organisations, celles d’une gauche de transformation sociale, affirment leur volonté de mener campagne ensemble pour les élections régionales de 2010 en Aquitaine. Ensemble, nous comptons faire entendre fortement une autre voie à gauche.

Ce rassemblement, en construction, se veut ouvert,nationalement et régionalement, à toutes celles et tous ceux qui, à gauche, dans le mouvement
social dans le monde du travail et de la culture, souhaitent élaborer et porter avec nous un programme qui réponde aux besoins de la population.

C’est urgent ! Les difficultés s’accumulent : davantage de licenciements, de précarité, de pauvreté, et en même temps moins de services publics, moins de pouvoir d’achat moins d’enseignement et de culture ! Cette situation devient insupportable, notamment dans les quartiers les plus populaires. L’environnement est sacrifié sur l’autel du profi t. Les ravages de la crise sont amplifi és par la politique impulsée par Nicolas Sarkozy et la droite.

Avec eux c’est toujours plus pour les riches, toujours moins pour l’ensemble du peuple. Et le président sème la division en puisant des idées nauséabondes dans l’arsenal de l’extrême droite qui du coup, relève la tête.

Face à cette offensive redoublée, notre peuple, les salarié-e-s et les plus récaires résistent ; ils refusent de payer la crise. A la division, au chacun pour soi, ils opposent la lutte et la solidarité. Ils souhaitent un débouché politique à leurs luttes.

C’est pourquoi les listes qui nous rassembleront pour ces élections régionales, répondront à trois objectifs indissociables : changer les rapports rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale et écologique ; battre la
droite, empêcher Nicolas Sarkozy et l’UMP de reconquérir des régions pour en faire des relais de leur politique de régression sociale, autoritaire, basée sur la peur ; construire des majorités solidement ancrées à gauche, portant des projets vraiment alternatifs à la logique du système en crise, un projet de transformation
sociale et écologique que nous voulons porter jusque dans les exécutifs, à l’exclusion de tout accord avec le Modem, si les conditions de ces avancées en sont réalisées.

Il s’agit de la possibilité de mettre en oeuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer.

Nous voulons faire des régions des points d’appui pour développer une politique au service des hommes, des femmes, des jeunes, de tous ceux qui travaillent et vivent ici.

Une politique en faveur de l’emploi, respectueuse des salariés, de leurs droits, favorisant l’extension de ces droits. Une politique qui donne la priorité aux services publics. Une politique qui fasse des citoyennes et des citoyens, dans leur diversité, les acteurs de la transformation de nos régions par un développement de toutes les formes de démocratie. Une politique exigeante en matière écologique. Une politique qui reconstruit le tissu social, à la ville et dans les campagnes.

Ce programme devra être porté par nos listes unitaires dans nos départements aquitains, des listes rassemblant nos organisations et ouvertes aux actrices et acteurs du mouvement social qui le souhaitent.

POUR UNE AQUITAINE VRAIMENT À GAUCHE ENSEMBLE,

Écrit par : guillot | 06/01/2010

Enfin ce qui parait être une excellente nouvelle en LR:

Un accord NPA/Front de gauche pour les régionales ?
Il faut sans doute rester prudent compte tenu des épisodes précédents mais il semble bien qu’un accord ait été trouvé entre les différents acteurs de « la gauche de la gauche » : Gauche unitaire, Fase, NPA, Objecteurs de croissance, PC et PG. Une conférence de presse est prévue demain pour annoncer la nouvelle. Le thème en est : « Conférence de presse lancement de campagne des élections régionales 2010 de la liste de René Revol [Parti de gauche]. » David Hermet du NPA, sans vouloir trop s’avancer, déclare à Montpellier journal : « Si on fait une conférence de presse commune, ce n’est pas pour annoncer un divorce. »

Écrit par : Rafikow | 06/01/2010

Poitou-Charentes
Le PC accepte de venir, enfin, à la réunion unitaire de samedi. Mais on sait qu’ils vont tenter, une nouvelle fois, de remettre en cause l’accord du 22 décembre. Nationalement le FdG entérine une chef d’établissement par ailleurs syndicaliste au SNE-SUP comme tête de liste, hors parti mais tendance PG, contre l’alternatif qui faisait consensus (ça promet). Et ce n’est pas bon pour l’image. La consultation à l’intérieur du NPA suit son cours. Pour l’instant les « unitaires » sont majoritaires mais les « anti » vont très certainement chercher une parade. Donc : bataille interne dans le PC et le NPA ! Et dans les deux cas, les arguments volent bas ! Qui, du PC ou du NPA va rompre le processus ? Mystère. Franchement, continuer comme ça est épuisant et surtout dommageable pour l’objectif.

Écrit par : Gilles | 06/01/2010

Gilles, il y a souvent aussi des dernières foucades quand on est proches d'un accord, peut-être que ce sera le cas chez vous aussi ?
Comme vous le voyez, chez nous en PACA ça s'arrange pas...

Écrit par : Quentin | 06/01/2010

Je ne peux pas dire ici ce qui se passe dans les détails, mais il y a des votes curieux au NPA. Des anti-électoralistes très virulents qui après un deuxième vote (ils s’étaient abstenus au 1er) finissent par voter pour la motion « antiunitaire » ; et puis un comité qui avait très majoritairement voté A la dernière fois, qui ne retrouve plus ses « nouveaux » adhérents (où sont-ils ?) et ne votent pas, en expliquant qu’ils verront ça plus tard ( ?). On attend 2 vote de comité ce soir dont on connait la tendance : l’un très majoritairement anti ; l’autre très majoritairement pour l’unité. Où et quand se fera la différence, les antiunitaires ayant décidé de leur propre chef que ce sera une « coordination » en fait une AG (mais où tout le monde ne peut pas venir) qui décidera au final. Ça c’est le NPA, n’importe quoi !

Écrit par : Gilles | 06/01/2010

@Quentin
Je connais le PC depuis plus de quarante ans ; je me suis affronté à eux, même physiquement, de nombreuses fois dans les années 70, à Clermont-Ferrand et à Paris. Donc rien ne m’étonne d’eux, mais c’est au NPA où il devient impossible désormais d’échanger des points de vue. Hier soir, j’ai dit en plaisantant : « pourquoi ne pas voter pour ou contre la révolution ? » Comme l’a dit l’un de ces anti-électoralistes, et dans ces propres termes : « plus on sera radical et plus les masses nous suivront ! » Le même, était candidat en 2009 aux européennes avec comme profession : « père au foyer » ! Ils étaient 2 (voire trois) à raisonner en ces termes. Mais ça ne vaut pas mieux chez les « anti » plus raisonnables en apparence. Refus d’entrer dans les syndicats par exemple. Et ça va très loin. Un jeune étudiant explique que son milieu, la fac, lui apparaît hostile à nos idées. Je lui dis : « va là où il y a des étudiants plus ouverts, plus à gauche. Y a-t-il un syndicat dans ta fac ? » Il me dit oui : « l’UNEF mais ils sont à la MJS ». Et une « vieille militante (ex LO, comme le jeune) de lui recommander de faire une réunion, sans aller à l’UNEF, pour voir, ajoutant : « s’il n’y a personne, tant pis ! » Voilà où on en est ! Deux « vieux » militants ont heureusement appuyé ma proposition (deux syndicalistes), dont l’un recommence des études à plus de 50 ans, dans une unité universitaire réputée plus à droite que celle du jeune camarade. Et ce « vieux » camarade ajoute : « pour moi, même s’ils sont en effet très préoccupés par leurs études, ils me semblent ouverts et attentifs au discours que je peux tenir. »

Écrit par : Gilles | 06/01/2010

Ce que tu dis là, Gilles, ne m'étonne pas du tout, et pour tout te dire, c'est surtout cela qui m'a poussé vers la sortie... Comment veux-tu faire un boulot un tant soit peu sérieux avec des olibrius pareils ! Et on comprend mieux, maintenant, les différences de comportement d'une région ou d'un département à l'autre. Je ne veux pas accabler le NPA, c'était mon organisation depuis 40 ans, et on s'y attache quand même... Mais parfois, certains comportements ne sont plus supportables. J'admire ta patience, mais je suis pessimiste sur le rôle que peux jouer une telle organisation dans l'avenir. Il y a trop de disparité, et pas assez de sérieux. On se croirait revenu au temps des folles années soixantehuitardes. Mais à l'époque nous avions l'excuse de l'inexpérience.

Écrit par : Michel | 06/01/2010

Ce que tu dis là, Gilles, ne m'étonne pas du tout, et pour tout te dire, c'est surtout cela qui m'a poussé vers la sortie... Comment veux-tu faire un boulot un tant soit peu sérieux avec des olibrius pareils ! Et on comprend mieux, maintenant, les différences de comportement d'une région ou d'un département à l'autre. Je ne veux pas accabler le NPA, c'était mon organisation depuis 40 ans, et on s'y attache quand même... Mais parfois, certains comportements ne sont plus supportables. J'admire ta patience, mais je suis pessimiste sur le rôle que peux jouer une telle organisation dans l'avenir. Il y a trop de disparité, et pas assez de sérieux. On se croirait revenu au temps des folles années soixantehuitardes. Mais à l'époque nous avions l'excuse de l'inexpérience.

Écrit par : Michel | 06/01/2010

Michel

Je préfère encore cette maladie infantile du gauchisme (même si certains ne sont pas jeunes du tout) que l'opportunisme sénile lui, de la GU vis à vis de la direction du PCF dans plusieurs régions (L'Auvergne, mais aussi la Bretagne (lire la lettre du Lars Stanau)
Ce que fait la GU est une illustration d'une démarche d'appareil : parachuter Picquet en Midi Pyrénées en région de 8 départements et comptabilisant 5 militant(e)s de la GU (j'en connais une personnellemnent )!
Objectif visé par le PCF : contrecarrer le NPA et la GU se prête à cette manoeuvre d'appareil.
N'est-ce pas jouer sur les divisions de la gauche de la gauche ?

Écrit par : guillot | 07/01/2010

Les promoteurs de la liste pour une Alsace à gauche ont décidé mardi à l'unanimité d'en confier la tête à Roger Winterhalter, militant alternatif de longue date, ancien maire de Lutterbach.
La liste "Ensemble pour une Alsace à gauche, solidaire, écologique et citoyenne" sera constituée par le rassemblement de plusieurs partis et organisation de gauche, les Alternatifs, le Cercle communiste d'Alsace, le Front de gauche (composé du Parti communiste, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire) et le Parti communiste des ouvriers de France (DNA d'hier). Le NPA (nouveau parti anticapitaliste) du Haut-Rhin se joint également au mouvement, bien qu'au niveau national Olivier Besancenot ait rejeté l'idée d'une alliance avec le Front de gauche pour les élections régionales.
« Nous sommes les premiers à regretter qu'il n'ait pas pu y avoir une harmonisation de toute la gauche au niveau national, mais en Alsace, même si tout n'est pas encore finalisé, les choses semblent bien avancées pour que le NPA figure sur la liste pour une Alsace à gauche », dit Jean-Charles Vescovo, du Front de gauche. Les partenaires de ce rassemblement se sont mis d'accord pour confier la conduite de la liste à Roger Winterhalter, ancien conseiller régional, maire de Lutterbach de 1977 à 2001.

« Plus rouge que vert »


Roger Winterhalter a toujours été une figure originale en Alsace. Homme de convictions et de combat, il a l'habitude de se définir comme « rouge et vert, plus rouge que vert d'ailleurs, mais rien à voir avec les socialistes caviar ». Pendant son mandat de maire, il a déclaré Lutterbach zone dénucléarisée et ville citoyenne du monde. Il a fait ériger un monument à la vie, où les armes se transforment en fleurs.
Il a également créé à Mulhouse une Maison de la citoyenneté mondiale, qui fait le relais entre une trentaine d'associations cultivant la solidarité ; elle a en projet une coopérative d'actions culturelles, un magasin de meubles d'occasions, un "magasin pour rien", et une monnaie d'échange non spéculative, les "sols". Le 1er mai dernier, lors du défilé mulhousien pour la fête du travail, Winterhalter a assuré l'animation en entonnant l'Internationale a capella.

Écrit par : Rafikow | 07/01/2010

Le front anti-frêchiste ne désarme pas… Pas de trêve des confiseurs dans le landerneau politique ! Ainsi, René Revol, François Liberti et des porte-parole du Front de gauche ont partagé tout récemment la table d’un bon restaurant montpelliérain avec des socialistes anti-frêchistes, avant de saucissonner, mardi, en compagnie des représentants du Nouveau parti anticapitaliste (NPA).

Et de quoi ou plutôt de qui a-t-on parlé dans les deux cas, entre la poire et fromage ? On vous le donne en mille : de Georges Frêche pardi ! Ou comment essayer, une fois encore, de constituer l’alliance de tous les opposants au président sortant. Mais, le grand écart ne paraît pas si simple entre la gauche antilibérale et radicale et des socialistes souvent brocardés pour leur réformisme. Même si le "Non à la constitution européenne" est ferment de complicités.

Il n’en demeure pas moins que, dans ces marchandages de dernière minute, les anti-frêchistes notoires (Hélène Mandroux, André Vézinhet, Kléber Mesquida, Paul Alliès) ont proposé au Parti de gauche de René Revol et au PCF de François Liberti, de les rejoindre, sans plus de délais, pour contester dans les urnes la suprématie du président sortant. Il se murmure que Martine Aubry en personne sera informée de la démarche d’ici la semaine prochaine. Consulté sur la question, André Vezinhet évoquait hier une « amplification » des discussions et indiquait que si elles devaient aboutir « ce ne serait pas au-delà de dix jours ».

Les porte-parole du Front de gauche affichent leur disponibilité et leur écoute, mais font observer qu’il est bien tard pour réorganiser une campagne et, surtout, pour revenir devant les militant(e)s qui s’étaient jusqu’alors prononcés contre un pacte avec les socialistes. La situation est d’autant plus compliquée pour le Front de gauche qu’il devrait consacrer, cet après-midi même par conférence de presse, un accord avec le NPA de Besancenot, encore moins enclin à envisager une quelconque alliance avec des membres influents du PS.

Au cœur de cette entente à gauche de la gauche, décidée mardi soir, François Liberti conserverait la tête de liste héraultaise et le NPA se verrait attribuer le leadership dans deux départements. Par ailleurs, René Revol, qui conduira cet attelage au plan régional, devrait annoncer, par la même occasion, un accord de désistement de second tour entre sa coalition et celle d’Europe Ecologie. Objectif : constituer une majorité de gauche alternative à Georges Frêche, des Verts à l’extrême gauche…

Écrit par : Rafikow | 07/01/2010

En tant qu'ancien Mulhousien (de 1943 à 1966), ayant même travaillé à la défunte brasserie de Lutterbach, j'applaudis des deux mains ce qui est en train de se constituer en Alsace. Je sais d'expérience que l'Alsace n'est pas une région très ouverte aux idées de gauche, et nos camarades ont beaucoup de mérite.

Cela devrait prouver que ce qui est possible dans les régions, devrait l'être aussi nationalement. Pour peu que les états-majors ne s'en mêlent pas trop.

Concernant la GU, notre rôle n'est ni plus ni moins de faire le lien entre un PCF pas toujours très ouvert aux idées de la gauche radicale et un NPA parfois très sectaire (lire la lettre de la FASE en Basse-Normandie). Si nous penchons plus souvent du côté du PC, c'est que nous pensons que son projet (le Front de gauche) est plus intéressant que le cavalier seul du NPA. Notre objectif n'est pas de contrecarrer le NPA, mais son projet d'hégémonie sur la gauche radicale. Et nous ne sommes pas seuls à penser ainsi puisque la FASE, les alternatifs, le mpep, nous rejoignent dans cette analyse.

Écrit par : Michel | 07/01/2010

Les anecdotes n'ont jamais remplacées l'analyse. En fait, on peut même faire dire ce qu'on veut aux faits en choisissant soigneusement ses exemples.
Quelques anecdotes croustillantes bien choisies tirées du PG, du PCF ou du NPA feraient passer n'importe quelle organisation pour un repère de malades mentaux.

Je pourrais tout aussi bien aligner les anecdotes bien choisies qui démontreraient aisément à Gilles et à Michel qu'ils ont tout faux sur le NPA. Et puis après ?

Si ça permet à Michel de mieux se sentir à la GU (un groupuscule à la botte de la direction du PCF) qu'au NPA tant mieux pour lui.

Par contre Gilles, c'est à croire parfois que tu est un adepte de la politique de la terre brûlée.

Un non-initié tombant sur ce blog aurait l'impression que le NPA est la pire organisation qui soit sachant qu'en plus il s'imaginerait vu que rien ou très peu ne sort du fonctionnement interne du PG (pourtant c'est loin d'être aussi démocratique qu'au NPA, d'ailleurs Gilles tu serais déjà exclut du PG) que les autres organisations de la gauche de la gauche fonctionnent parfaitement bien et n'ont aucun problèmes internes.

Cela ne te gène pas parfois que Marianne entre autre se serve de toi dans sa croisade anti-npa ?

Écrit par : langue-rouge | 07/01/2010

Rafikow

Le NPA du Haut rhin pour une liste unitaire ? Colmar et Mulhouse ????

Écrit par : guillot | 07/01/2010

Langue rouge ,

Le fait que Gilles Suze puisse tenir ce blog et ne pas être viré du NPA donne une bonne image du NPA.
En tant que sympathisante NPA, je lis le blog de M Suze , parce qu'il nous tient bien informé et que je confronte ce que nous dit m Suze et les militants NPA de ma ville et je me construis une opinion de la situation .
Les militants de n'importe quel parti ont tendance à arranger la vérité à leurs profits , d'où la nécessité d'avoir plusieurs sources d'infos pour se faire une opinion la plus juste possible.
La mauvaise presse sur le npa , ce sont les médias qui la font et les partis politiques concurrents.
Pour ne pas apparaître comme un parti dogmatique , le NPA a intérêt à laisser s'exprimer ses militants et les blogs sont un bon moyen pour cela.

Le PG apparaît avoir un fonctionnement très pyramidal, Mélenchon prenant le rôle du chef militaire.

Écrit par : N. | 07/01/2010

@Guillot

J'étais étonné aussi. Mais c'est ce qui était marqué dans le DNA ( journal régional).

Je me suis frotté les yeux en pensant que c'est le bas rhin, mais il paraitrait que l'info soit vrai et que ce soit le haut rhin effectivement ( 96% pour la B)

Écrit par : Rafikow | 07/01/2010

Dans les pays de la loire: accord quasi bouclé.

PG tête de liste régionale et NPA (44 et 49), PC(72 et 85).

Écrit par : Rafikow | 07/01/2010

@ langue-rouge
Anecdote : Une militante du npa racontait une discussion avec un vieux militants, à qui elle faisait remarquer qu'au bilan, il avait passé tout ce temps dans l'opposition. La LCR et ou le NPA ayant passé leur temps à tout rater... ou ce n'était jamais assez bien ou on n'était jamais à la hauteur...
La question que lui posait la militante était pourquoi ce vieux militant était resté tout ce temps ? Pourquoi n'était-il pas allé voir ailleurs... La réponse : on est toujours mieux chez soi... ça inspire.
Peut-être est-ce quelquechose que les autres militants ne peuvent pas comprendre, quant à la question pourquoi on milite dans ou telle ou telle organisation... En fait, la réponse est souvent binaire, ça va ça, je reste/ça va pas, je me casse...
En tant que militant du NPA, je ne me sens pas trahi par l'attitude parfois excessive de Gilles. Je suis fier des débats qu'il suscite. Car ils mettent en lumières le silence dans les rangs des autres partis. Ce sont rarement des querelles de personnes (de ce point de vue d'ailleurs, j'y vois une ligne blanche à ne pas franchir)...
Si on se prétend démocratique et que la majo est toujours majoritaire, alors c'est peut-être, qu'il y a un problème de démocratie...
Le NPA ne doit pas avoir peur du débat et d'en tirer les conséquences... C'est ce qui s'est passé récemment. La mise en minorité de la majo est ce qui pouvait arriver de mieux au NPA... Dans ce contexte, Marianne n'a rien compris, l'hebdo a pris pour une crise, ce qui était une maturation du processus démocratique dans le NPA... Ce qui en dit long sur leur conception d'un parti monolithique, où pas une tête ne dépasse.
Leçon pour Marianne, leçon pour la GU et le FdG, en fait, j'aimerais bien aller à l'inérieur de tous les partis...
Un philosophe disait il y a dix siècles "pour croire, il faut être libre". Alors militants de tous les pays : êtes-vous libres ? Nous au NPA, ça va.

Écrit par : JR | 07/01/2010

Que les choses soient claires, mes propos pouvant peut-être prêter à confusion, si demain la direction du NPA exigeait que Gilles Suze se taise en le menaçant de l'exclure, je le défenderais bec et ongle. Même quand un adhérent du NPA laisse entendre qu'il faudrait exclure ceux et celles qui voudraient faire campagne avec le FdG contre le NPA, je sors ma kalachnikov.

Mais de la même manière que Gilles peut librement donner son avis sur ce qui se passe au sein du NPA, je peux moi aussi contester la manière dont il le fait y compris de manière virulente sans que cela ne soit une manière de chercher à le censurer.

On ne peut pas se désintéresser de la manière dont ses propos peuvent être utilisés, détournés, déformés, et même retournés contre son propre parti. Livrer ainsi, brut de décoffrage, à tout le monde des anecdotes, des discussions internes, ça sert à quoi ?

Personnellement, je ne parle pas de la même manière des désaccords que je peux avoir avec la direction du NPA à un adhérent NPA dans une réunion NPA, à un militant de la gauche radicale, un adhérent du PS, un adhérent UMP ou à un journaliste de Marianne.
Le fait que Gilles Suze ne fasse pas la différence sur ce blog est pour moi problématique.

Écrit par : langue-rouge | 07/01/2010

Le 7 décembre s'est tenue à Marmande la 1° rencontre régionale unitaire à l'initiative du NPA Aquitain. 30 participants (PCF, PG, GU, FASE et NPA)

Les échanges ont traîné en longueur, des blocages se faisant jour sur la question des exécutifs et l'heure tournait, les délégations du 33 et 64 étant pointées du doigt..

Un camarade (membre du CPN) du NPA 24 est alors intervenu en s'adressant directement aux camarades du 33 et 64 ( représentant ensemble-et sur la même "longueur d'onde"-70% des adhérents qui s'étaient déplacés en Aquitaine lors de la consultation) et devant toutes les délégations, il a fait le chantage suivant :" continuez ainsi [ à bloquer les négociations], sachez que vous trouverez la fédération NPA du 24 sur les listes du FDG!" Acclamations nourries du côté du PCF ,de la GU et du PG !

Vous pouvez en penser ce que vous voulez, mais autant ce camarade que ceux qui l'ont applaudi n'avaient pas vraiment ce soir là une attitude unitaire.
D'ailleurs, il a fallu attendre la rencontre suivante pour obtenir une déclaration d'intention approuvée par tous. Il avait encore tenté de refaire le même chantage ce soir là mais un camarade de sa fédération s'est aussitôt désolidarisé et la désavoué.

Témoin de ce qui s'est passé, autant les applaudissements du PC ou du PG ne me laissaient ni chaud ni froid, autant ceux de mes 2 anciennes camarades de section de l'ex LCR, aujourd'hui à la GU, ne sont pas prêts d'êtres oubliés.






Consternation chez les autres camarades NPA des autres départements du N

Écrit par : guillot | 07/01/2010

eudi 07 janvier, le NPA, les composantes du FDG (PG-PCF-GU-MPEP), la FASE, les Alternatifs, les Objecteurs de Croissance ont tenu une conférence de presse pour présenter l’accord unitaire de la gauche de la gauche en Languedoc-Roussillon. David Hermet, porte-parole du NPA ,est un des trois porte-paroles de la liste unitaire,

L’accord est désormais conclu : notre liste unitaire est porteuse d’espoir :
Accord sur le programme à défendre au premier tour : rupture avec le libéralisme, le capitalisme, le productivisme comme avec la gestion sociale-libérale des régions
Accord sur le second tour : présence au second tour avec fusion démocratique avec les autres listes de gauche non fréchistes (pour le moment, ici les Verts), pas de fusion avec Frèche ni de retrait de la liste
Accord sur le nom de la liste et sa composition de manière à refléter l’accord large qui est spécifique au Languedoc-Roussillon

Protocole d’accord unitaire

Les organisations suivantes, Alternatifs, FASE, FdG (GU, PCF, PG) NPA, M’PEP, Objecteurs de Croissance, décident de présenter au premier tour des élections régionales de mars 2010 une liste unitaire dans le Languedoc Roussillon.

Cette liste vise à rassembler la gauche anti-libérale, anti capitaliste et de l’Ecologie radicale en toute indépendance du Parti Socialiste que ce soit avec ou sans Georges Frêche, et de Europe Ecologie.

Le programme intègre un aspect national : rejet de la droite et de sa politique, soutien aux mobilisations sociales et écologiques, mesures de rupture avec le capitalisme, le libéralisme, le social libéralisme et le productivisme.

A l’échelle régionale, sans rentrer à cette étape dans le détail de notre programme, la liste fait des propositions alternatives à une gestion libérale ou social-libérale et les points suivants en constitue quelques axes, par exemple :

- Rupture avec les choix dictés par la compétition des territoires dans le cadre de la mondialisation capitaliste et des directives européennes. La région doit au contraire favoriser la solidarité entre les territoires et veiller à un développement équilibré. Elle encouragera ainsi le rééquilibrage à l’intérieur de chaque bassin de vie des activités économiques, sociales et culturelles, des lieux d’habitation, des terres agricoles et des zones naturelles et des services publics.
Ceci implique de mettre un frein à l’expansion urbaine, au mitage pavillonnaire, au zonage par type d’activité et de cesser tout soutien aux projets visant au développement exclusif de l’agglomération montpelliéraine au dépens des autres villes de la région (création d’Odysseum, plan Campus)…
Action pour le maintien des services publics en zone rurale, dans les petites villes et les quartiers populaires,

- Démocratie : en finir avec la gestion présidentialiste de la région et avec le cumul des mandats. Consultation préalable des associations et syndicats sur tout projet les concernant. Mise en place d’une procédure de démocratie active associant la population aux principales décisions. Cette démocratie active ainsi que la mobilisation de la population est nécessaire aussi pour ne pas se laisser enfermer dans le carcan budgétaire et institutionnel qui risque de se durcir encore avec la réforme territoriale annoncée.

- Transports : priorité absolue à l’investissement en faveur des transports collectifs publics, gratuité des TER pour les trajets domicile-travail avec mise à contribution du patronat, ainsi que pour les jeunes en formation, les demandeurs d’emplois… En finir avec la demande de doublement de l’A9. Dans le cadre du dossier Ligne à Grande Vitesse, se prononcer pour les investissements ferroviaires permettant le ferroutage (voire le cabotage) et le développement des lignes secondaires. La région n’a cependant pas vocation à se substituer à l’Etat pour ces investissements.

- Récupération des aides fournies aux entreprises qui font des profits et suppriment des emplois (bataille politique et médiatique, recours en justice..).
Les aides au secteur non public seront orientées vers des projets d’intérêt écologique, social et culturel . Les aides de la région au secteur économique (public comme privé) seront soumises à des critères précis: activités participant à la relocalisation de l’économie, s’appuyant sur des circuits courts de distribution et favorisant la diversification, activités mettant en oeuvre des méthodes de production respectueuses de l’environnement, expérimentant de nouvelles formes d’organisation sociales participatives et privilégiant le financement local des activités.
Par ex : micro-entreprises de service nécessaires en zone de montagne, entreprises privées reprises par ses salariés sous forme de coopératives autogérées, mise en place de marchés paysans ou bio ou de circuits courts…
. – De même les appels d’offres obéiront à des critères écologiques et sociaux.
- Enfin, nous arrêterons les subventions aux entreprises capitalistes, subventions dont nous ne maîtrisons pas l’utilisation.

- Réaffirmer la laïcité en concentrant les fonds publics pour les seuls lycées publics, et en agissant pour la construction d’un service public de la formations proessionnelle. Arrêt des subventions aux lycées ou centres de formation professionnelle privés, en premier lieu, arrêt de toutes les subventions d’investissement. Refus de la privatisation rampante des constructions universitaires en refusant les partenariats public/privé au profit de partenaraits puiblic/public. Refus de la mise den concurrence des établissements publics. Politique de gratuité de l’enseignement public et des fournitures scolaires.

- – Réaffirmer la solidarité de la région avec les autres peuples contre les dominations impérialistes ( par exemple refus d’Agrexco)

Au second tour, nos choix sont guidés par les principes suivants :
- malgré l’absence de véritable proportionnelle, nos électeurs doivent être représentés dans l’assemblée régionale.
- il faut un vrai vote de gauche, contre la droite mais sans Frêche. Ses dérives populistes et autoritaires, ses propos racistes, le disqualifient pour rassembler la gauche.
La liste unitaire devra donc être présente au second tour en proposant des fusions démocratiques aux autres listes de gauche non-frêchistes, à l’exclusion de tout représentant du Modem ou d’un autre parti de droite.
S’il y avait un réel rapport de force (les listes de gauche non frêchiste ayant obtenu un nombre de voix à peu près égal), une fusion programmatique pourrait cependant être proposée autour des points principaux du programme ci-dessus.

Les exécutifs
- Pas de participation aux exécutifs avec une organisation de droite ou avec Frèche.
- Dans le cas où serait majoritaire une liste issue d’une fusion de second tour entre notre liste unitaire et celle de EE (et si elle voit le jour, la liste du PS sans Frèche) notre éventuelle participation à des executifs sera guidée par les principes suivant.
Nous cherchons à mettre en œuvre le programme défendu au premier tour et, bien entendu, pour servir cet objectif, nous sommes prêts à aller dans les exécutifs. A l’inverse, nous n’allons pas dans des exécutifs pour mener une politique opposée aux exigences que nous avons défendues au premier tour devant les électeurs..
Vue l’orientation social-libérale de Europe Ecologie et du Parti Socialiste même sans Frèche, la participation à des exécutifs avec ces formations ne peut s’envisager que s’il y a un rapport de force conséquent et si des éléments significatifs et importants de notre programme de premier tour sont repris dans l’accord programmatique qui sert de base à cette participation, chaque élu restant toujours libre, à tout moment, de son vote Dans le cas contraire, les élus resteront indépendants c’est-à-dire libres de voter pour ou contre les mesures proposées.
A l’issue du second tour, les composantes de la liste décideront ensemble si ces conditions de rapport de force et de programme sont réunies. Si jamais il y a désaccord sur l’analyse de la situation, chaque composante décidera alors de ce que feront ses propres élus.

Répartition animation de la liste

La liste unitaire a chosi un collectif de porte-paroles reflétant les différents courants qui composent l’accord unitaire. Chacune des organisations est représentée dans ce collectif de porte-paroles.
Les trois principaux porte-paroles sont : René Revol (PG) François Liberti (PCF) David Hermet (NPA)

Le nom de la liste n’a pas été tranché mais sera spécifique au Languedoc-Roussillon

Direction politique et technique de la liste pluraliste

Les débuts de liste sont composés ainsi :

Tête de liste régionale : René Revol (PG)
Aude : n°1 Sabine Alberola (NPA) n°2 Serge Lépine (PCF)
Gard : n°1 Martine Gayrot (PCF) n°2 Michel Sala (NPA) n° 3 Jeannie Arnéguy (Alternatifs)
Hérault : n°1 François Liberti (PCF) n°2 Martine Granier (NPA) n°3 René Revol (PG) n°4 ? n°5 David Hermet (NPA)
Lozère : en discussion
Pyrénées Orientales : n°1 Jean Boucher (NPA)

Vu la complexité du mode de scrutin et d’élection, il a été décidé la règle suivante pour la liste de second tour : parité des élus entre NPA et PCF

Écrit par : rafikow | 07/01/2010

À la gauche de la gauche, le Nouveau parti anticapitaliste et le Parti de gauche feront liste commune. Sans les alternatifs.
Le NPA (Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot) et le PG (Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon) ont trouvé un accord pour les élections régionales de mars. Ce samedi à Caen, ils présenteront quatre têtes de listes, et non trois. En effet, NPA et PG proposent une tête de liste bas-normande : Christine Coulon, NPA, conseillère municipale d'Alençon et trois têtes de liste départementales : Nathalie Ménard, NPA, dans la Manche ; Fabrice Fourré, PG, dans le Calvados et Jean-Claude Marie, PG, dans l'Orne ; soit deux femmes, deux hommes, deux NPA, deux PG.

Au-delà de l'arithmétique, cette présentation de liste ne réjouit pas la gauche « alternative » : Anpag dans le Calvados, Gauche Alter dans la Manche. « Nous souhaitions des listes unitaires. Si les choses en restent là, nous ferons de la politique autrement, sans être candidats » dit Etienne Adam de l'Anpag.

Sauf changement, quatre listes seraient présentes à gauche : la liste PS-PCF-PRG avec ou sans le MRC, la liste Europe-Ecologie et Verts, la liste NPA-PG et la liste Lutte Ouvrière.

Écrit par : rafikow | 09/01/2010

Donc de 1986 à 2005 notre ami Gilles était aux fraises ?

Puisqu'on a droit au "moi monsieur j'y étais....", en ce temps là j'étais du petit millier de ceux qui ne comprenant rien à rien résistaient ( sans doute mal) à l'air du temps ( au temps où Mélenchon à ce jour nec plus ultra de la gauche radicale) était un vulgaire carrieriste mitterandolâtre.

Et tout cela dans une petite ville ouvrière au coeur de la zone industrielle de FOS sous égémonie PCF, ce qui m'a permis toute ma vie d'apprécier leur sentiment.... unitaire.



Et donc il m'est pénible de voir qu'aprés cette traversée du désert certains ne trouvent rien de mieux à faire que de tirer à boulets rouge contre leur camp et de saper le long travail des autres.

En affaiblissant ainsi le NPA que cherchez vous ?

Il est vrai qu'ainsi Picquet s'est assuré une grande notorieté chez les bureaucrates du PCF.

Que Convergence lui emboîte le pas me sidère.


PS:puisque notre ami Gilles a quelques entrées à Marianne ne peut il pas leur proposer de s'excuser- au vue de l'actualité- de leur propos nauséabonds sur le Rwanda.

Écrit par : veriane | 09/01/2010

@veriane : Gilles cherche peut-être un poste d'attaché parlementaire, comme Picquet?
En tout cas, il cherche effectivement à détruire le travail des autres, et à détruire le NPA. Mais c'est un choix politique assumé de sa part.

Écrit par : toto | 09/01/2010

Un ennemi de l'intérieur, donc ?

Écrit par : Quentin | 09/01/2010

Non pas ennemi de l'intérieur je laisse ce vocabulaire aux stals ou aux lambertistes, je dirais plus prosaique que c'est tout simplement indécent et immoral car je crois à la morale en politique.

On peut critiquer durement son organisation je l'ai fait ( à l"époque de Juquin) mais on n'a pas le droit de se servir du sigle (donc de la notorété de son organisation) contre elle même....Comme l' a fait Picquet se servant du titre de minoritaire et même fondateur du NPA ( 1 jour d'adhésion!) pour négocier des prébendes chez les stals et affaiblir le NPA pour des ressentiments personnels.

De même ceux qui osent dire , puisqu'on est minoritaire , on ira sur les listes du FDG contre le NPA tout en se réclamant du NPA se disqualifient minablement.

Je juge une politique pas l'homme Gilles que je ne connais pas et qui ne dit pas que des conneries mais qui est aveuglé lui aussi par des ressentiments ce qui en politique est humain mais mortel.....tout au moins aux yeux d'un esprit simple comme le mien.

Écrit par : vériane | 09/01/2010

pour alsace

Cher-e-s Camarades, Je viens de prendre connaissance d’un article paru dans les éditions régionales des DNA annonçant que les promoteurs de la liste pour une Alsace à gauche ont décidé de m’en confier la tête. Renseignements pris, j’ai appris que lors de la réunion unitaire du 5/1, cette éventualité a été évoquée et qu’en cas de réponse négative de ma part, la tête de liste serait confiée à Aline PARMENTIER, représentante du PCF68. Je tiens à préciser que l’objectif des Alternatifs d’Alsace a été et reste la présentation d’une liste d’entente ouverte à l’ensemble des composantes de la gauche anticapitaliste, organisée ou non organisée. Il nous semble que cet objectif est sur le point d’être atteint et nous nous en réjouissons. En ce qui concerne la tête de liste, j’avoue à titre personnel, me sentir honoré de la confiance qui m’a été témoignée par un certain nombre d’Organisations. Néanmoins, je tiens à préciser que je reste fidèle à la ligne de conduite que je me suis tracée, à savoir : démontrer sur le terrain qu’en dehors des échéances électorales et de la démocratie représentative(certes utile et nécessaire),il y a une autre manière de faire de la politique.C’est ce que nous appelons la démocratie active et c’est ce que je suis en train d’expérimenter avec d’autres au niveau de la Maison de la Citoyenneté Mondiale. Pour toutes ces raisons, je tiens à apporter mon soutien à celle que vous avez (si mes sources d’information sont exactes)désignée en tête de liste, en cas de réponse négative de ma part. Ce soutien peut s’exprimer lors d’un certain nombre de débats publics et contradictoires et ce serait peut-être une manière de démontrer à l’usage que l’on peut faire de la politique autrement en laissant s’exprimer en tant que porte-paroles à la fois la tête de liste et aussi, pourquoi pas, le dernier de la liste. Pour ce qui est de la tête de liste départementale, ma position restera identique et je propose qu’elle soit confiée à notre camarade Jean-Yves CAUSER des Alternatifs du Haut-Rhin. J’espère avoir été assez clair et nous souhaitons que cette annonce quelque peu intempestive, ne vienne pas perturber notre volonté de faire ensemble. Un mot encore au sujet du NPA. Nous estimons au niveau des Alternatifs que la présence du NPA est souhaitable mais il me paraît important que les instances à la fois régionales et nationales nous confirment la légitimité de leur présence pour éviter d’interminables communiqués contradictoires. Salü binander (Salut à vous) Roger Winterhalter PS :1. tout cela étant précisé, nos camarades présents à la réunion du 5/1 viennent de nous en faire le compte-rendu. Et je ne peux m’empêcher de vous signaler qu’ils étaient assez surpris et déçus par l’attitude de certains partenaires (par moments, cela leur semblait surréaliste) et sans pour autant vouloir donner des leçons, j’estime qu’il est important que chaque composante fasse des efforts pour accepter nos diversités respectives et apprendre à FAIRE ENSEMBLE:l’avenir de notre entente est à ce prix.2. et pour éviter tout malentendu, ci-dessous copie du communiqué que je viens d’adresser à la presse.

COMMUNIQUE DE PRESSE : Elections régionales ==================== "Suite à l’article paru dans la presse locale, annonçant que les promoteurs de la liste pour une Alsace à gauche ont décidé à l’unanimité de m’en confier la tête, je tiens tout d’abord à préciser que l’objectif des Alternatifs d’Alsace a été et reste la présentation d’une liste d’entente ouverte à l’ensemble des composantes de la gauche anticapitaliste, organisée ou non organisée.Actuellement, il nous semble que cet objectif est sur le point d’être atteint et nous nous en réjouissons.En ce qui concerne la tête de liste, j’avoue à titre personnel, me sentir honoré de la confiance qui m’a été témoignée par un certain nombre d’Organisations.Néanmoins, je tiens à préciser que je reste fidèle à la ligne de conduite que je me suis tracée, à savoir : démontrer sur le terrain qu’en dehors des échéances électorales et de la démocratie représentative(certes utile et nécessaire),il y a une autre manière de faire de la politique.C’est ce que nous appelons la démocratie active et c’est ce que je suis en train d’expérimenter avec d’autres au niveau de la Maison de la Citoyenneté Mondiale.Pour toutes ces raisons, je tiens à apporter mon soutien à celle que vous avez (si mes sources d’information sont exactes)désignée en tête de liste, en cas de réponse négative de ma part.Ce soutien peut s’exprimer de diverses façons et ce sera une manière de démontrer à l’usage que l’on peut faire de la politique autrement, en laissant s’exprimer en tant que porte-paroles à la fois la tête de liste et aussi, pourquoi pas, le dernier de la liste.Roger Winterhalter"



Bref, trop louche tout ça!

Un avis perso: Ne nous mélons pas de cette confusion et présentons notre candidature NPA sur des bases claires.

L'unité n'est pas une fin en soi, c'est un moyen d'atteindre des objectifs. Et dans l'état des choses, elle ne le permet pas.

Écrit par : rafikow | 09/01/2010

Et en même temps, voici la réaction du NPA


Le NPA 67 et 68 présentera sous ses propres couleurs une liste en Alsace aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010.
Le gouvernement Sarkozy vient de dire qu'il s'attaquera à nouveau aux retraites au lendemain des élections régionales. Il a annoncé également que la taxe carbone qui va augmenter le prix de l'essence et du fuel pour les plus pauvres alors qu'elle ne touchera quasiment pas les industriels sera appliquée elle aussi au lendemain des régionales. Nous sommes prévenus. Tout vote pour la droite est un chèque en blanc pour ces mesures contre les classes populaires.
Mais, depuis des années la politique du Parti Socialiste ne se distingue plus guère de celle de la droite à tel point que ce gouvernement a pu intégrer bien des dirigeants socialistes comme JM. Bockel. A tel point aussi que le programme des candidats du PS comme leurs bilans lorsqu'ils sont à la tête du gouvernement ou de la plupart des régions comme aujourd'hui ne se distingue guère de ceux de la droite.
La candidature du Nouveau Parti Anticapitaliste pourra faire entendre le plus nettement et le plus vigoureusement possible le cri de détresse et de colère des classes populaires face à la crise afin d'exiger l'interdiction de tous les licenciements. Le vote pour le NPA reflétera le mieux le sentiment d'abandon vécu par les victimes de la précarité, pour dire tous ensemble et le plus fort possible:« ça suffit » !

La candidature du NPA sera le porte parole de ceux qui ne veulent pas payer la crise économique comme de ceux qui ne veulent pas subir la crise climatique.

C'est le NPA qui portera le plus clairement cette rupture avec le capitalisme en faisant de ces objectifs nationaux des exigences régionales.

Écrit par : rafikow | 09/01/2010

@toto
" Gilles cherche peut-être un poste d'attaché parlementaire, comme Picquet?
En tout cas, il cherche effectivement à détruire le travail des autres, et à détruire le NPA. Mais c'est un choix politique assumé de sa part."

Toto en écrivant ceci tu te déconsidères. Je voulais te répondre plus longuement, mais je me dis, finalement, que c'est inutile. "Contre les imbéciles, même les dieux ne peuvent rien !" Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling

Écrit par : Gilles | 09/01/2010

@vériane et toto

Nous nous sommes consultés cette semaine dans la région sur la question de la poursuite du processus unitaire tel que nous l'avons conduit : 60% ; 38 % contre ; 2% abstention. Cela n'a pas été obtenu sans mal et sans débat, mais quand ce matin à la réunion unitaire nous avons donné les résultats de cette consultation, nous avons été applaudi.

Cette réunion, que je pensais être la dernière s'est donc prolongée. Nous avons débattu du programme et abordé les problèmes litigieux qui ne font pas encore consensus. Un problème très épineux, le PC de Charente-Maritime, qui refuse de participer à ces rencontres et la présence du NPA sur les listes, menace de refaire voter ses adhérents (les plus nombreux dans la région) en expliquant que si le NPA continue sa surenchère (ce qui est faux), ils feront scission et iront au 1er tour avec Royal.
Si faire éclater le PC dans une région, obtenir l’alliance du PG, de la FASE, des Alternatifs et de nombreux communistes qui sont pour l’unité avec le NPA, s’est « détruire le NPA », alors oui nous détruisons le NPA et construisons ce grand rassemblement anticapitaliste, large et de masse dont nous avons besoin.

Écrit par : Gilles | 09/01/2010

@vériane et toto

Nous nous sommes consultés cette semaine dans la région sur la question de la poursuite du processus unitaire tel que nous l'avons conduit : 60% ; 38 % contre ; 2% abstention. Cela n'a pas été obtenu sans mal et sans débat, mais quand ce matin à la réunion unitaire nous avons donné les résultats de cette consultation, nous avons été applaudi.

Cette réunion, que je pensais être la dernière s'est donc prolongée. Nous avons débattu du programme et abordé les problèmes litigieux qui ne font pas encore consensus. Un problème très épineux, le PC de Charente-Maritime, qui refuse de participer à ces rencontres et la présence du NPA sur les listes, menace de refaire voter ses adhérents (les plus nombreux dans la région) en expliquant que si le NPA continue sa surenchère (ce qui est faux), ils feront scission et iront au 1er tour avec Royal.
Si faire éclater le PC dans une région, obtenir l’alliance du PG, de la FASE, des Alternatifs et de nombreux communistes qui sont pour l’unité avec le NPA, s’est « détruire le NPA », alors oui nous détruisons le NPA et construisons ce grand rassemblement anticapitaliste, large et de masse dont nous avons besoin.

Écrit par : Gilles | 09/01/2010

@Gilles

Tu as toute ma solidarité quant aux propos inacceptables de Toto.

Et à mon tour d'applaudir les résultats de la consultation! Vivement l'annonce de l'unité en Poitou charente.

Écrit par : rafikow | 09/01/2010

Vériane écrit :
"Non pas ennemi de l'intérieur je laisse ce vocabulaire aux stals ou aux lambertistes, je dirais plus prosaique que c'est tout simplement indécent et immoral car je crois à la morale en politique."
Bon, autrement dit c'est le mot que tu refuses, pas le concept sur lequel tu rejoins Toto.
Et après tu donnes une leçon de morale ?

Écrit par : Quentin | 09/01/2010

Je n'ai pas parlé d'ennemi de l'intérieur et je ne suis pas là pour faire la police, donc garde tes délires pour toi.

Personnellement, je ne suis absolument pas pour virer des gens comme Gilles Suze du NPA (alors qu'en retour, lui voudrait me virer et toute l'opposition de gauche avec), je suis pour qu'il y ait de réels débats démocratiques, qui permettent de trancher des positions, et qu'au final, on respecte la position.

En cas de liste pipeau sur des bases régulationnistes/altercapitalistes/antilibérales, il est évident que je ne ferai pas campagne personnellement, mais je n'appellerai personne à faire de même, je n'irai certainement pas faire campagne pour une liste opposée, et ...... je n'ouvrirais pas un blog pour m'épancher en calomnies, délations, etc, sur mon organisation.
Chacun son truc après tout.

Écrit par : toto | 09/01/2010

le point sur l'Aquitaine

Bonsoir,

Du 47 nous fûmes partant à 3 (Bernard Bouliteau; Didier Arézi, Albert) et nous arrivâmes à 1 (trop de neige pour rouler, mais un train m'a pris)

Juste un résumé rapide, 30 présents (forte présence du 64, de la Gironde, 3 ou 4 du "24" ont réussi à venir malgré la neige; 1 du "47") durée des débats: 3H30

1)Tour des départements sur la consultation: résumé de la question voir ci-dessous

En Aquitaine,malgré quelques difficultés climatiques en Gironde ce matin.

-115 voix, "pour" encore discuter lundi 11 sur la base de la totalité de la lettre envoyée par le NPA le 26 décembre avec le FDG et la FASE,

-139 "contre", mais au final- acceptant de présenter à nouveau la lettre du 26 décembre lundi 11 au FDG et à la FASE, en leur disant qu'aprés la "réponse" donnée jusqu'à présent par le PCF au nom du FDG (le "tract") à cette lettre, le NPA partira en campagne pour les régionales sur la base de cette lettre tout en restant ouvert aux oganisations ou individus qui désirent se joindre avec lui.

- beaucoup d'absents pour cette consultation dans le 47 (boycot appelé par la "C" et conditions climatiques)ainsi que dans le 33 (conditions climatiques)
Le "24" vote "pour" à 75%, le "64" (+Dax) vote "contre" à 82%, le "33" vote "contre" à 58%, le "47" vote "pour" à 85% ( Le 47 a donc été comptabilisé avec les "pour", puisque son AG de vendredi soir avait décidé de d'attendre lundi pour "conclure" dans un sens ou dans l'autre).

2) Respect des décisions des camarades, ce sera donc sur la seconde position que la délégation du NPA Aquitain sera mandatée

A la réu proposée à lundi à 16H par la FASE au PG et au NPA, l n'y aurait eu que la FASE et le NPA, une majorité de camarades auraient acceptée d'y participer.

Beaucoup de camarades qui ont voté "contre";Ils estiment que participer à une réunion dans le seul but de diviser le FDG serait voué à l'échec et contre-productif (rappelons que la FASE ne fait pas partie du FDG, à la différence du PG)


Albert

Écrit par : guillot | 10/01/2010

Quentin, inutile de vouloir faire dire aux autres ce qu'ils n'ont pas dit: le concept d'ennemi de l'intérieur n'a JAMAIS été le nôtre . Oui je laisse cela aux stals et lambertistes reconvertis aujourd'hui dans le FDG. Non Gilles n'est pas un ennemi de l'intérieur ou d'ailleurs!( car alors pourquoi s'engueuler avec lui ?)

Les choses sont assez compliquéesr inutile de sombrer dans la paranoïa ou la mauvaise foi. Oui je crois comme Trotshy à la morale en politique.

Gilles je n'ai pas de problème sur ce que vous essayer de faire dans la Région. J'ai pour principe de faire confiance aux camarades pour mener selon les réalités locales la politique la plus appropriée pour construire LEUR orga.

Je trouve normal que des réalité locales différentes accouchent d'accords locaux différents dans cadre politique fixé nationalement : pas d'accord de gestion avec les pseudos socialistes! ( les vert pour moi c'est pas tout a fait le même chose, voir ce que font les copains en Languedoc Roussillon)

Mais j'ai un sérieux problème avec le positionnement de Convergence : on ne peut pas mettre sur le même plan le NPA et le FDG ou alors pourquoi est on au NPA ? Par hasard ? Par erreur ?

Le NPA ne se réclame pas du bilan de Jospin et Mitterand comme Mélenchon. Il n'a pas sur la conscience le Goulag comme les hériters de stalinisme.
IL y a tout de même des fondamentaux qui pèsent plus que des tactiques électorales!

PS : A propos de Seguin par exemple, le NPA n'a pas fait contrairement à Buffet et Mélenchon l'éloge posthume de Séguin, l'homme vertueux ami de Chirac et Pasqua....dans les petits détails on voit aussi la différence entre le NPA et la classe politique bleu balnc rouge!

PS: en Paca on voit ce qu'on peu faire avec les OC.....on aurait pu se mettre à genou la FDG n'a aucune envie d'unité avec nous! ....pour ne pas déplaire aux caciques du PS, limites de leur indépendance politique.

Écrit par : vériane | 10/01/2010

Si faire éclater le PC dans une région, obtenir l’alliance du PG, de la FASE, des Alternatifs et de nombreux communistes qui sont pour l’unité avec le NPA, s’est « détruire le NPA », alors oui nous détruisons le NPA et construisons ce grand rassemblement anticapitaliste, large et de masse dont nous avons besoin.

Ecrit par : Gilles | 09.01.2010

Enfin des paroles constructives !... Car, en fin de compte, qu'est-ce qui importe ? Construire un vaste rassemblement anticapitaliste capable de contester l'hegemonie du PS sur la gauche pour ensuite battre la droite, ou se regarder le nombril à la toto, et se répéter inlassablement : « on est les meilleurs » ?

Écrit par : Michel | 10/01/2010

Toto quand tu écris "il cherche effectivement à détruire le travail des autres, et à détruire le NPA", tu peux le tourner comme tu veux tu accuses un militant de ton orga de vouloir détruire l'orga en question.
Ca porte un nom et c'est des choses que perso j'ai déjà entendues, trotskysme ou pas (surtout que le trotskysme y en aurait à dire du point de vue de la morale politique) c'est pas la question, c'est pas en brandissant des totems qu'on esquive le problème par que des trotskystes qui déraillent ça existe.
Alors comment ça peut se qualifier ? Et quand derrière il y a une attaque personnelle sur un supposée volonté de "parvenir" ?
Et surtout : comment il est possible de débattre dans ce cas ?

Écrit par : Quentin | 10/01/2010

@ toto @ gilles
les anathèmes, les insultes, les procès d'intention mettent en danger le débat dans ce site... Quel spectacle affligeant...
L'objectif est de démontrer que l'on peut encore travailler ensemble.... sinon il n'y aura pas de NPA... et là j'en vois qui se frottent les mains...

Écrit par : JR | 10/01/2010

J'ai voté à l'avant dernier congrès de la LCR, où j'étais délégué, POUR la construction du NPA, contre l’orientation de Picquet et d’UNIR. Mais pour un NPA large, ouvert, à vocation de masse, susceptible d'accueillir en son sein TOUTES les hypothèses "stratégiques", sans que l’une ou l’autre l’emporte car aucune preuve dans la période politique ne permet de dire que l’une est la bonne et l’autre pas.

Je n'ai cessé de le répéter ici et ailleurs. Mais j'ai été trompé. La construction du NPA "à la base" a été une fiction. J'ai assez traîné mes guêtres dans le mouvement social et politique (partis et syndicats) depuis 1968 pour faire la différence entre une adhésion « spontanée » à un projet et ce qui relève d’une alliance au sommet entre différents courants pour circonscrire la base de l’accord programmatique aux seuls « programmes » de ces courants. Y a-t-il eu manipulation ? Objectivement oui !

J’ai participé à trois réunions préparatoires au 1er congrès du NPA, porteur d’amendements votés pour la plupart majoritairement dans mon comité. J’ai vu ces amendements même pas pris en compte. Et ce n’était pas des amendements de détails. Ce travail de la CAN qui consistait à expurger du programme tout ce qui ne plaisait pas à cette « coalition » au sommet, tout ce qui n’entrait pas dans SON hypothèse, ne touchait pas seulement les camarades de ma « tendance » mais aussi d’autres : les anti-électoralistes, les décroissants, les libertaires, les antilibéraux, les écologistes radicaux, etc. Mais c’est évidemment ce qu’ils appellent la « droite » du NPA qui était visée principalement.

L’opération a réussi en partie. Mais Picquet qui avait monopolisé un temps cette tendance n’a entraîné dans son sillage qu’une petite partie d’UNIR. Le plus bel exemple de l’échec de l’opération, c’est ce qui s’est passé à Clermont-Ferrand où UNIR était majoritaire. Or c’est presque la totalité du NPA (ou de l’ancienne LCR) qui est restée au NPA. Mieux, là où l’ex-UNIR et ceux qui étaient sur des bases critiques, étaient encore minoritaires il y a quelques mois, on assiste à un renversement de tendance quand la situation s’y prête, c’est-à-dire quand un processus unitaire a été correctement mené.

Tout ça est extrêmement difficile. Nous payons aujourd’hui au prix fort la démagogie « basiste » sur laquelle s’est construit le NPA. Les réunions unitaires étant ouvertes à tous, ce qui est normal, ceux qui sont entre temps devenus minoritaires ont bien du mal à respecter les règles de toute négociation ; interviennent à tout propos ; n’acceptent aucune discipline… transformant chaque réunion en AG. On me reproche de ne parler que du NPA (ce qui n’est pas vrai), mais c’est ce que je connais le mieux. Mais si dans les autres partis il existe également des divisions parfois très profondes, au moins doit-on admettre que ceux qui sont opposés au processus unitaire s’y prennent autrement ; dans les réunions unitaires ils ne font pas étalage de ces divisions.

Ici, nous avons incroyablement avancé. Au-delà de toute espérance, et pourtant tout peut être remis en cause du jour au lendemain. Non seulement parce que certains communistes s’opposent farouchement à l’unité et manœuvrent en coulisse mais également parce que de notre côté ceux qui sont devenus aujourd’hui minoritaires se refusent à reconnaître à la majorité une quelconque légitimité. Quand lors des européennes ces camarades ont fait ce qu’ils ont voulu, je les ai laissé faire ; je n’ai jamais tenté d’entraver leur travail même si je considérai qu’ils étaient dans l’erreur. Qu’ils en fassent de même aujourd’hui.

Écrit par : Gilles | 10/01/2010

Oui rien n'est plus affligeant que la politique de la terre brulée au prétexte de "je ne suis pas d'accord...".

Oui des trotskistes qui déraillent cela existe( ça m'est arrivé d'en être un).

Le problème est de ne pas transformer celui qui le plus proche de soi en son pire ennemi.

Mais il faut aussi savoir respecter l'intellectuel collectif qu'est une organisation. Si on ne se respecte pas entre nous c'est inquiétant pour l'avenir.

Car dans ce cas on risque de rapidement se transformer en "intellectuels qui tiennent le fouet"( Orwell) au prétexte que les masses ou le Parti ne comprennent pas assez vite

Désolé.....pour ces évidences trop souvent oubliées

Écrit par : vériane | 10/01/2010

Il y a en ce moment deux hypothèses, qui cohabitent au NPA et c'est bien. Cette divergence tourne autour de l'unité dans les élection.
D'un côté, il y a des risques que les unitaires se perdent dans leurs concessions. De l'autre, les anti-unitaires sont en attente ou en construction d'un mouvement social d'ampleur... pour cela voilà les anti-unitaires, se réclament de l'unité... dans les luttes. Sauf que pour la plupart des gens, les deux vont ensemble.
toto, si tu ne veux pas parler unité avec les autres courants dans les élections, ou si tu n'en profites pas pour montrer une volonté politique en ce sens, comment vas-tu imposer l'unité dans les luttes. La LCR ou Lo dans les années 70 étaient marginales dans les élections, ainsi que dans le mouvement social...
Au milieu, il y a la majorité des militants de bases, qui sont pour l'unité dans les luttes/unité dans les élections. C'est pareil...
Même si cela ne recoupe pas la même chose, les deux types d'unités se complètent : ces deux processus aident à faire le tri entre les volontés politiques à géométries variables. En cela les deux phases électorale et sociale ne se contredisent pas. Il faut tisser des liens, préparer les échéances... discuter, proposer...
Les élections préparent les luttes, qui préparent les élections. C'est clair, c'est simple, c'est NPA.
toto et Gilles même combat !
Vous laissez croire que les deux stratégies sont distinctes alors qu'elles sont liées... On peut perdre tout autant son âme dans les élections que dans les appareils syndicaux... En l'absence de mobilisation toutes les volontés politiques plongées dans le vide subissent la même poussée. Alors arrêtons de caricaturer et soutenons les projets des uns et des autres. ça c'est NPA !

Écrit par : JR | 10/01/2010

@JR : arrête ton char avec unitaire et anti-unitaire, c'est totalement débile.
La question n'est pas de l'unité mais des bases politiques de l'unité.

Certains comme Gilles et toi défendent une unité sur des bases étatistes, productivistes, régulationnistes, antilibérales...
D'autres comme moi défendent une unité sur des bases anticapitalistes, antiproductivistes, dans l'indépendance de classe...

Pour cette raison, je suis pour l'accord avec les OC alors que tu es contre. Et tu es pour l'accord avec le PCF alors que je suis contre.

Tant que vous continuerez à calomnier vos propres camarades en les traitant de sectaires, d'anti-unitaires, etc, faut pas vous attendre à un débat cordial.


Enfin, il y a effectivement deux projets qui s'affrontent dans le NPA, et qui s'affrontaient déjà dans la LCR à propos de la création du NPA :
- l'un qui considère qu'il faut construire par la base un parti révolutionnaire de masse, implanté directement dans les classes populaires et s'adressant directement à la population (le fameux "basisme" que dénonce Gilles)
- l'autre qui considère qu'il faut œuvrer à un rassemblement antilibéral, altercapitaliste, voire si possible réformiste, et que nous formions un pôle révolutionnaire à l'intérieur, donc ne s'adressant pas directement à la population mais aux autres militants (dans cet optique, le NPA n'est qu'une étape intermédiaire vers la recomposition souhaitée)

Ce sont bien-sûr ces deux projets inconciliables qui s'expriment dans la position B et dans celle de C&A (car je ne m'avancerai pas sur l'ensemble de la position C).
L'ennui c'est que comme le débat n'a porté que sur la tactique électorale, sans clarifier le débat de fond qu'il y avait derrière, la discussion a été sérieusement faussée.

Écrit par : toto | 10/01/2010

@toto

"Certains comme Gilles et toi défendent une unité sur des bases étatistes, productivistes, régulationnistes, antilibérales..."

Qu'est-ce que c'est que cette romance ? Où as-tu été cherché ça. C'est aberrant. Toutes ces accusations sans aucun fondement commencent à être lassantes. Que fais-tu de ta vie toto ? Qui es-tu pour te permettre ce genre d’admonestation ? Quant à ton « parti révolutionnaire de masse, implanté directement dans les classes populaires et s'adressant directement à la population », que fait-il aujourd’hui ? Où est-il ?

Écrit par : Gilles | 10/01/2010

@Gilles : pourtant c'est bien vous qui défendiez les alliances avec le PCF et le PG, en acceptant leurs conditions et en rendant le NPA responsable de l'échec, alors qu'il avait accepté leur programme et que le seul point d'achoppement restait la question des exécutifs (j'aurais donc dû rajouter "cogestionnaire du système" sur le type d'unité que vous défendez, même si vous défendez à l'intérieur la liberté du NPA de ne pas cogérer comme les autres).

Quant au parti révolutionnaire de masse, sa construction est un peu en standby vois-tu, car notre direction a jugé que la priorité du moment était de passer son temps dans les salons, à discuter le bout de gras avec les apparatchiks de la gauche plurielle.

Tout ça pour finir par signer un accord début janvier avec les OC, alors qu'on aurait pu le faire dès le départ et gagner du temps (mais perdre alors toute possibilité de négocier avec les productivistes étatistes du PCF et du PG).

Écrit par : toto | 10/01/2010

C'est quoi les OC, au juste ?... J'aurais loupé quelque chose ?....

Écrit par : Michel | 10/01/2010

C'est quoi les OC, au juste ?... J'aurais loupé quelque chose ?....

Écrit par : Michel | 10/01/2010

En Aquitaine, une majorité de camarades se sont prononcés pour l'arrêt des négociation avec le FDG (115 pour et 139 contre sur 273 qui ont participé à la consultation(une bonne centaine de moins que pour la consultations précédentes à la fois pour des raisons climatiques sur le "33" et le "47" et après un appel au boycott de l'AG dépt par des camarades "C" sur le 47.
Aux camarades du 47 qui contestent la légitimité de la convocation d'un AG départementale sur le thème de la poursuite ou non de la démarche unitaire aprés la "réponse" envoyée en début de semaine par le FDG( sous forme d'un tract du FDG "canal historique" n'intégrant aucune des exigences sur les exécutifs approuvées par tous dans la déclaration d'intention et passant sous silence le programme !)

J'ai répondu que jusqu'à présent, la délégation aquitaine peut désormais se prévaloir d'un mandat régionale pour rencontrer le FDG et la FASE, ce qui n'était pas du tout le cas auparavant (seuls, 3 dépt avaient mandatés séparément leur délégation, ce qui permettait à l'une d'entre elle, de négocier séparément, avec des observateurs du courant "C" (33% des votes sur les motions en Aquitaine)

Autres arguments des camarades: tous les autres partenaires du FDG, et la FASE ont pris leur distance avec la "réponse" envoyée par le PCF Aquitain . En réunion FDG +FASE + fédé NPA 24+ observateur du courant "C", le 4 janvier, le contenu des discussions et accords étaient unitaires ("larges convergences" avec le NPA affirmaient-ils). Toujours est-il qu'à part la FASE, la GU et le PG n'ont pas mis par écrits leurs " larges convergences" , y compris en détaillant sur le programme, exceptée sur les exécutifs.

J'ai répondu à ces camarades que le PG se sert du NPA comme monnaie d'échange au sein du NPA pour négocier des places éligibles (désaccord entre le PG et le PC sur le nombre places et de têtes de liste à se répartir entre eux et à laisser au NPA)

Ainsi, dans sa lettre au NPA, la tête de liste PG offre 2 places au NPA (sans aucune tête de liste sur les 5 départements) alors que le PCF s' en attribue 4 sur 5 plus 2 autres places éligibles. Ce qui donne, "offre" du PC: 6 PC, 3PG et 1 NPA ; offre du PG: 5 PC, 3PG et 2 NPA. La FASE étant out !

Et, "cerise sur la gâteau", Dartigolles, n°2 du PC se déclare dans la "République des Pyrénées" être la tête de liste retenue dans le 64 dès le 6 janvier, alors que le NPA la revendiquait déjà dans la rencontre unitaire du 23/12 dans le 64 (et le 33)

Et voici ce qu'en pense le représentant de la FASE Aquitaine, résident dans le 64:

"Nous devons nous retourner vers nos militants d'ici demain soir pour prendre un nouveau mandat dans la configuration Dartigolles en 1 en 64, dont on sait déjà qu'il ira rejoindre le camp Rousset dès les 1ers votes à la Région. Donc c'est une candidature "blanche" pour notre rassemblement".


C'est dramatique pour le NPA Aquitain: il avait été à l'origine des 3 rencontre unitaires régionales; après avoir approuvé la déclaration d'intention, il avait envoyé toutes ses propositions: intitulé de la liste, programme, clé de répartitions 40/60 pour les places éligibles entre lui et le FDG, et voilà qu'au moment où le PCF manoeuvre pour diviser le NPA, des naifs tombent dans le panneau : "on peut faire reculer le PCF avec le PG, la GU et la FASE", mais ne faisons pas de surenchère (sur leur modif de l'intitulé: "Ensemble, pour une Aquitaine vraiment à gauche"; sur le programme: ne parler que du régional et en "light"; sur ce que le PG nous propose: 2 places dont aucune tête de liste et rien pour la FASE!)

En fait, accepter la "ligne" (je dirais capitulations) de ces camarades, c'est cantonner le NPA au rôle de monnaie d'échange dans les tractations intra FDG .

Écrit par : guillot | 10/01/2010

"OC= Objecteurs de croissance"...
Le mouvement ouvrier est sauvé

Écrit par : JR | 10/01/2010

Le mouvement ouvrier est à reconstruire. Autant le faire sur de bonnes bases cette fois-ci.

Écrit par : toto | 10/01/2010

Les courants progressistes de la décroissance ont certainement un rôle à jouer, avec l'ensemble des courants du mouvement ouvrier, dans la reconstruction dudit mouvement ouvrier. Il est clair qu'ils ont leur place dans une recomposition menant à un pôle unifié à la gauche du PS.
Eh oui, un Die Linke à la française gagnerait à les intégrer ! ;-)

Écrit par : Quentin | 10/01/2010

Ce n'est pas à gauche du PS qu'il faut être, mais à gauche de la gauche plurielle.

Un Die Linke à la française, c'est justement la catastrophe qu'il faut éviter.

Écrit par : toto | 11/01/2010

Et pourquoi pas à gauche du NPA, hein toto ?...

Écrit par : Michel | 11/01/2010

Pas d'opposition de principe, mais il faudrait que tu argumentes un peu, en l'occurrence, car je ne vois rien qui le justifie au jour d'aujourd'hui.

Si le NPA se mouille dans une nouvelle gauche plurielle, je changerai sans doute de position. Mais d'ici là?

Écrit par : toto | 11/01/2010

Mon père était communiste d'ancienne génération : honnête, juste, objectif, solidaire et généreux. Pour lui, la seule richesse qui comptait : c'était d'avoir un toit et que ses enfants fassent des études car il était curieux des sciences, de l'histoire, il a participé à la 2e guerre mondiale. Heureusement, papa, tu es au ciel avec mes Léa, une femelle terre-neuve, Royal, mâle terre-neuve, Snom, mon noble montagne des Pyrénées empoisonnés généreusement par les voisins du village car on a osé acheté du terrain dans leur coin sans avoir ni famille, ni amis dans ce village. Que reste-t-il du PCF ? Où est la vraie solidarité ? Pour les mal-logés, SDF, chômeurs ? Nous vivons dans une petite écurie dans les conditions sommaires. Le maire est socialiste. Il n'a qu'à faire de nous ainsi que ses maires-adjoints. Laissez-moi rire de vos théories. Les vrais, les durs, les convaincus sont partis. Ceux qui restent ne cherchent qu'à profiter des places chaudes et qui rapportent.

Écrit par : Naguima | 01/02/2010

@ Naguima
La vrai solidarité, c'est la lutte... On n'a pas autre chose à proposer dans ton cas... Il doit bien y avoir des contacts à prendre dans ta région... Ton maire socialiste fera plus attention, je pense si tu t'organise...
"Les vrais, les durs, les convaincus sont partis". Arrêtons de croire que les anciens sont meilleurs que nous et montrons de quoi on est capbles.

Écrit par : JR | 03/02/2010

Oui,JR, les anciens sont meilleurs ! Ton commentaire le prouve . Es-tu prêt faire qch pour nous ou pour les autres dans le même cas ? Non !!! Des contacts à prendra dans ta région - écris-tu. Oui, on a pris, avec un député-socialiste, depuis des mois, ni oui, ni m... excusez-moi l'expression. Je dois m'organiser et c'est comme cela que tu vois la solidarité ? De loin ? Sans se mouiller ? Et tu oses dire que les anciens n'étaient pas meilleurs ? Mais eux au moins, ne laissaient pas dans la m... leurs camarades, leurs voisins de village. Pas comme vous : il s'organiser, il faut prendre des contacts . Langue de bois, mon pote, langue d'intello bobo socialiste que ne veut surtout pas bouger car cela ne le concerne pas. Prends le dictionnaire et regarde la signification du mot "solidarité".
Excusez-moi pour ma virulence mais je me sens insultée pour mon père, mon grand-père et tous ceux qui ont lutté pour qu'on vive mieux quitte à être dans la misère, mourir . En es-tu capable, cher JR , Je ne crois Pas. Alors, reste dans ta crèche et ne te mêle pas de la conversation des adultes. Une honte. Quelle est la différence entre vous : socialistes et communistes ? Je n'envoie aucune : tout pour les copains et riches, rien pour les pauvres : "il faut s'organiser, il faut prendre contact". Merci, c'est déjà fait. Sans résultat.

Écrit par : Naguima | 03/02/2010

Naguima : je suis bien d'accord avec toi sur le PS et le PCF.

C'est pour ça que je milite dans un parti révolutionnaire, indépendant de toute cette gauche institutionnelle embourgeoisée et convertie à la défense et la gestion du système capitaliste.

Écrit par : toto | 03/02/2010

En attendant, Toto, la gauche bourge se meuve dans sa mare, veut gagner des régionales, pour apporter quoi ? On a bien vécu sous Mittérand et sous Chirac, les autres après ? Entre copains, lèches-bottes devant le pouvoir et mépris pour les pauvres. Il n'y a rien à attendre ni de la droite qui massacre allègrement la France tandis que les Français skient dans les montagnes, ni la gauche qui se déchire entre elles, tellement les places sont bonnes. Imaginez, salaire, retraite, déplacements 1ère classe et tout payés aux frais de c...ns comme nous ! Oui, il faut autre chose ! Le parti révolutionnaire, dites-vous, je n'entends pas beaucoup parler, or, il devait être présent partout, tant la misère est grande en France depuis 2007. Ce n'est pas seulement au moment des élections mais de façon régulière, continue. Et avoir un vrai programme pour ne pas tomber dans la dictature fascisante genre l'ex-URSS.

Écrit par : Naguima | 08/02/2010

"Le parti révolutionnaire, dites-vous, je n'entends pas beaucoup parler, or, il devait être présent partout, tant la misère est grande en France depuis 2007." => on est présent partout où l'on peut, dans la mesure de nos capacités militantes (limitées par notre nombre)
Effectivement, il serait préférable qu'on soit plus nombreux. Ce serait même une nécessité!

Écrit par : toto | 08/02/2010

Merci bien.

Écrit par : Dépannage ordinateur | 25/01/2012

Les commentaires sont fermés.

 
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