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29/12/2009

Le NPA exerce son droit à l’expérimentation

Mon blog n’est pas fait pour plaire. « Je ne suis pas pour les adeptes, je n'ai jamais habité au lieudit La Grenouillère ... », écrivait André Breton dans Pleine marge. On dit, qu’en écrivant ces vers, il pensait à la Franc-maçonnerie. Mais, ces vers pourraient sans nul doute être adressés à tous ceux qui ont « l’esprit de parti ». Il poursuivait : « Sans doute y a-t-il trop de nord en moi pour que je sois vraiment l'homme de la pleine adhésion […] Je n'ai jamais été porté que par ce qui ne se tenait pas à carreau ». J'espère n'avoir jamais dérogé à cette règle de vie, ici comme ailleurs.

 

Plus prosaïquement, il y a quelques semaines, le CPN du NPA annonçait que, sauf exception, là où le PC avait décidé de s’allier dès le premier tour avec le PS, le NPA présenterait ses propres listes. Or, selon un dernier pointage établi par l’un de nos « correspondants » sur ce blog, le NPA continue de discuter dans pas moins de 13 régions, avec soit la totalité des formations ou certaines d’entre elles. Le NPA n’irait donc seul, pour l’instant, uniquement dans 8 régions. Une fois de plus la majorité du CPN semble en porte-à-faux avec le parti réel.

 

Ceci montre à l’évidence qu’il y avait d’autres solutions que celle qui a prévalu lors du dernier CPN. Mais sur quelles bases négocie-t-on précisément dans ces régions ? Avec qui ? Où en sommes-nous exactement à un mois et demi du dépôt des listes. Mystère. J’ai pour ma part contacté plusieurs fois le « national » pour en savoir plus, silence radio : la » direction » du NPA est aux abonnés absents. Bref : « démerdez-vous les gars ! » Comme si l’on ne souhaitait qu’une seule chose : l’échec.

 

Un parti tel que le nôtre ne peut-il avoir comme seule raison d’être l’échec de l’unité de la « gauche de la gauche » ? Peut-il se retirer de la « bataille de l’unité » à la moindre escarmouche ? Les régions qui négocient encore ont-elles cédés au vent mauvais de la « collaboration » avec ceux qui seraient prêts à se jeter à la moindre occasion dans les bras des « sociaux-libéraux » ? Si c’était vrai, alors les trois-quarts du NPA seraient dans l’erreur et tourneraient le dos à la rupture avec le capitalisme.

 

A la sortie du dernier CPN, le courant « Convergences et alternative » évoquait la possibilité d’un « droit à l’expérimentation ». Finalement, cette proposition a été remisée lors de sa rencontre nationale. Mais c’est pourtant aujourd’hui la majorité du NPA qui s’est emparé de ce droit, dans la confusion la plus totale, sans aucune coordination, sans les moyens d’exercer un quelconque contrôle sur ce qui se passe au niveau national avec le Front de gauche et ses alliés. Combien faudra-t-il encore d’expériences aussi débilitantes que celle-ci pour la raison l’emporte ? Bis repetita docent.

 

Le point

13 régions où des négociations existeraient encore, soit avec tout le monde, soit avec certaines formations : Champagne-Ardenne, Bretagne, Languedoc-Roussillon, Poitou-Charentes, Pays-de-la-Loire, Aquitaine, Basse-Normandie, Bourgogne, Lorraine, Centre, Auvergne, Limousin, PACA.


8 régions où le NPA irait seul : Ile de France, Franche-Comté, Alsace, Rhône-Alpes, Picardie, Nord-Pas-de-Calais, Haute-Normandie, Midi-Pyrénées.

Commentaires

Une fois n'est pas coutume, je suis bien d'accord avec toi. On se demande pourquoi on paye un CPN à 200 et un exécutif où ils ont des décharges de tous les côtés, pour au final se retrouver avec une direction qui ne dirige rien. Du coup, c'est du grand n'importe quoi : personne ne sachant quoi faire, chacun signe des accords sur des bases dont il expliquait hier qu'elles étaient inacceptables, voire, comme c'est le cas en Lorraine, les refuse alors que le cadre est bon. Et le tout se fait pendant que la direction semble partie en vacances et que nul ne juge nécessaire d'informer les pauvres cons de militants que nous sommes !
J'ai voté A et j'en ai même présenté les thèses dans mon congrès, mais je suis vraiment dégoûté par cette situation et on ne me reprendra pas à voter pour une telle direction d'incapables. On se retrouve aujourd'hui avec un parti complètement éclaté, sans aucune cohérence nationale, qui sera complètement inaudible pendant cette campagne. Je n'ai qu'un mot à dire : Krivine reviens, PF et Boras sont devenu fous !

Écrit par : David | 29/12/2009

Effectivement on continues des négociations, où est le probléme?
Ceux avec qui nous négocions, sont eux aussi prêts à négocier malgré les consignes nationales de leurs orgas respectives.
D'autant plus que dans plusieurs régions où il y a un FDG, des élus PC partent avec le PS au premier tour. Où est le probléme?

Si nous continuons des réu unitaires ,ce n'est pas pour intégrer le FDG là où il est présent, mais pour construire des listes unitaires qui dépassent le cadre et l'intitulé FDG. Où est le probléme?

Et dans les régions où le pc part avec le PS au 1er tour, nous tentons de construire des listes unitaires. Où est le probléme ?

En bout il n'y aura probablement que très peu de listes unitaires voire aucune, mais au moins nous aurons été au bout du bout, et donc sans aucune incertitude d'avoir manqué quelque chose.

Où est le probléme ? Si ce n'est que dans toutes circonstances, Gilles se sent obligé de dénigrer le NPA, même quand çà va dans son sens?!

Écrit par : VERGNES | 30/12/2009

Le problème, c'est que cela se fait sur des bases qui ne sont pas celles qu'on avait définies nationalement et en particulier sans garantie de non-participation de la liste aux exécutifs. C'est bien la peine d'avoir rompu nationalement sur les exécutifs pour accepter que les régions fassent le contraire : c'est le pire du pire, car on n'a plus aucune cohérence nationale. Quand tu dis qu'au final on risque de se retrouver avec très peu voire aucune liste unitaire, ce n'est pas vrai : partout circulent des textes d'accord, dont certains sont en gros corrects (Bretagne), mais dont d'autres se situent sur des bases qui ne garantissent pas notre indépendance envers la gauche plurielle (Champagne-Ardennes, où c'est le summum, Pays de la Loire, maintenant l'Aquitaine etc.). Les discussions se font dans des conditions qui ne sont pas démocratiquement correctes, avec la pression de tel ou tel comité ou département C qui menace de passer au FdG si on ne s'aligne pas sur ses positions, avec des pétitions internes qui circulent (ce qui constitue un moyen détestable de discussion). Comme toujours, quand il n'y a plus de cadre, on voit bien où nous pousse le vent : on va se retrouver demain à devoir expliquer pourquoi ce qui a été possible dans une région ne l'était pas dans l'autre, autrement dit on est en train de se plomber la campagne avant même de l'avoir commencé. Tout cela parce que certains font des bonds partout, en expliquant qu'on est en train de faire bouger des groupes du PC et que c'est super et patati et patata. Mais c'est une illusion : cela fait des années que le PC fonctionne comme cela. Il ne bouge pas, il dandine des fesses sous le poids de ses contradictions, et au final c'est nous qui bougeons en suivant ses trémoussements.

Écrit par : David | 30/12/2009

Confirmation de cet article ou presque:

http://www.mediapart.fr/journal/france/241209/pendant-les-fetes-la-gauche-de-la-gauche-negocie-ses-listes-aux-regionales

Selon Pierre-François Grond (NPA), le parti d'Olivier Besancenot n'est pas si solitaire que cela et devrait se présenter devant les électeurs avec des listes «2/3 ouvertes et unitaires, 1/3 seulement NPA». Et de vouloir aussi «solliciter des figures militantes locales, pas des stars pour faire une photo dans Paris-Match: on va essayer d'être fidèles à la carte sociale de nos implantations dans les entreprises ou dans les quartiers populaires».

Écrit par : rafikow | 30/12/2009

@ David

Ne répands de rumeurs infondées

Tu cites les Pays de la Loire (dont je suis), il n'est surement pas question que le NPA participe à l'exécutif.
On a même réussi (pour l'instant) à faire revenir le PC sur son accord pour construire l'aéroport ND des Landes.

Écrit par : VERGNES | 30/12/2009

1. Fallait-il arrêter de discuter nationalement ? Oui... Une discussion O.B/MGB/Mel/Pic... était une perte de temps d'énergie et j'en passe... Nationalement aucun parti n'était en mesure de fixer un cap...

2. Il faut admettre que depuis que les négociations se font au niveau régional, les choses sont plus claires pour certains aspects : différence entre ceux qui veulent se placer et ceux qui veulent enclencher une dynamique quitte à ne pas avoir d'élus... 'parce que c'est bien ça le problème.

Quelquechose est entrain de se passer..., qui aura des répercussions sur la suite... Dans ces conditions au NPA, on est de grands garçons et de grandes filles : On a mis la majo en mino, alors à nous de nous prendre en main...

Faut-il pour autant jeter l'anathème sur ceux qui sont allés trop loin ou le contraire ou je ne sais pas... Il est facile de justifier, que le NPA a laissé les rapports de forces agir au niveau local... (Nous nous sommes bien rendu compte, que la réalité des régions était multiple).
Il y a dans ce débat une erreur de jeunesse, que je détecte sous cheveux blanc.
1. avoir peur de faire des erreurs... comme si çà devait être la dernière. (trop de pression)
2. Jamais un parti comme le notre n'a été à même de peser sur un parti issu du stalinisme et/ou de la sociale-démocratie...
Conclusion : nous voulions un NPA à notre image et quoi qu'il en soit, il a de la gueule...

Écrit par : JR | 30/12/2009

@ Vergnes
Je n'ai pas dit que dans les Pays de Loire le NPA s'est engagé à participer aux exécutifs, mais qu'il propose une alliance sur la base de la position C (qui par ailleurs si elle a fait pas mal de voix dans cette région, n'y était pas majo), autrement dit que chacun fait ce qu'il veut, ce qui revient à faire liste commune avec les vice-pdts actuels des régions. D'un point de vue démocratique, il y a quand même un énorme problème : la position C fait 30 % des voix nationalement et c'est son positionnement qui est en train de l'emporter dans un nombre non négligeable de régions.

Écrit par : David | 30/12/2009

@David

"La position C fait 30 % des voix nationalement et c'est son positionnement qui est en train de l'emporter dans un nombre non négligeable de régions."

Je fais partie du courant "Convergences et alternative" et je me réjouis pour l'instant du cours que prennent les choses. Mais je n'en fais pas une "victoire". Je pense que c'était à prévoir et que si la direction s'y était prise autrement elle ne serait pas aujourd'hui minoritaire ou dans les choux. Surtout nous aurions eu en traitant cette question nationalement un tout autre rapport de force. Le 10 janvier le Front de gauche va faire son meeting national ; le Front de gauche va retirer beaucoup de bénéfice de ces alliances. En nous retirant nationalement du jeu nous leur avons facilité la tâche. Et ça, je peux te dire que ça me navre, car contrairement à ce que certains insinuent nous ne nous rallions pas au Front de gauche. Mieux nous essayons en entrant dans cette dynamique de pallier les bêtises de notre direction.

Écrit par : Gilles | 30/12/2009

euh....y a un problème là!


http://www.marianne2.fr/Regionales-Besancenot-contredit-par-sa-base_a183305.html

Écrit par : rafikow | 30/12/2009

Y'a surtout un problème pour le journaliste qui n'est pas foutu de pondre un article et qui se contente de reproduire un commentaire (avec ou sans consentement de son auteur ?)....

A ce petit jeu-là, il y aurait de quoi remplir les pages de Marianne tous les jours. Et encore, il n'a pas cité le plus "croustillant" ....!

Que la presse bourgeoise (dont Marianne fait partie), se serve de tout ce qui peut alimenter ses fantasmes, ce n'est pas nouveau. Mais que la presse révolutionnaire tende des verges pour se faire battre, c'est assez peu commun. Cela mériterait un droit de réponse.

Écrit par : Michel | 30/12/2009

@Michel

Effectivement le journaliste ne m'a même pas appelé et pourtant il a mon téléphone car je l'ai eu deux ou trois fois il y a quelques mois.

Écrit par : Gilles | 30/12/2009

@Michel
En quoi "la presse révolutionnaire tende des verges pour se faire battre" ?

Si j'étais en effet journaliste (ce qui est mon métier de base même si aujourd'hui je suis ouvrier intérimaire) dans l'un de ces titres de la "presse bourgeoise" comme tu dis, je ferai mon métier autrement. Il y a en effet matière à faire - ce qu'a fait apparemment Médiapart mais je n'ai pas l'article - avec tout ce qui se passe en région. Je pourrais ainsi vous raconter heure par heure ce qui se passe en Aquitaine et que je n'arrive pas très bien à saisir.

Mais la vérité c'est que le NPA est pris aujourd'hui, contrairement à ce que croyait sa direction, dans la dynamique unitaire. Le problème c'est que le NPA n'a plus de direction nationale compétente pour suivre cette évolution qu'elle n'a pas vu venir.

Écrit par : Gilles | 30/12/2009

@ Gilles
Encore une fois, je suis d'accord avec toi. Le courant C&A a une position que je ne partage pas mais qui est cohérente : vous avez annoncé la couleur, vous essayez de pousser là où vous le pouvez, rien que de très normal. En revanche, je suis en colère contre la direction et pour deux raisons. D'abord, en tant que militant A, on n'a pas voté pour cela et je peux te dire que dans mon département, on est nombreux à se sentir trahi. De plus, il faut faire le constat : on a une direction d'incapables, qui sont d'autant plus redoutables qu'ils pensent être intelligents. Depuis 6 mois, ils ont fait tout et le contraire et surtout n'importe quoi : les mêmes qui ont refusé le texte du 28/10, après avoir dit à la presse qu'il représentait une avancée intéressante, sautent maintenant comme des cabris en criant "unité, unité" lorsqu'un accord est signé sur les bases qu'ils ont nationalement refusé. Le choix que la direction a fait - qui en fait est un non-choix - est d'ailleurs catastrophique pour tout le monde : là où il y aura des listes unitaires, ce sera sur des rapports de force défavorables et sans le soutien qu'aurait pu offrir une dynamique nationale, tandis que les listes NPA pur sucre vont se trouver plombées dans leur campagne. C'est vraiment du grand n'importe quoi !

Écrit par : David | 30/12/2009

Gilles c'est ta consécration, enfin dans la presse bourgeoise.
Tu ne pouvais pas rêver mieux, plus anti-npa que Marianne tu meurs. Félicitations

Écrit par : VERGNES | 30/12/2009

@David
D'accord avec toi, même si pour ce qui nous concerne je n'ai pas l'impression d'un accord au rabais, c'est plutôt désormais du côté du FdG que ça coince car ils sont pris en tenaille en quelque sorte, du moins pour ceux qui rechignent à l'unité avec nous.

@Vergnes
Qu’est-ce que tu peux être obtus. J'ai travaillé toute ma vie professionnelle dans la « presse bourgeoise » après avoir été pour la première fois de ma vie licencié par la presse révolutionnaire pour raison économique (Rouge quotidien). Mon billet n'est pas anti-NPA, il fait seulement un constat et montre que le NPA dans les régions est plus habile que le NPA national. Voir le commentaire de David.

Écrit par : Gilles | 30/12/2009

Je suis membre du cpn , "majo" du npa et pourtant je continue les discussions pour une liste unitaire en bretagne...

Tout cela en accord avec le texte vote au CPN du 13 décembre qui l'autorise! Ey oui!!
Mais sur 2 bases: mesures anticapitalistes et independance par rapport au PS


PS: que pensez vous de la possible exclusion du PG22 qui a eu l'outrecuidance de faire une alliance honnete avecle NPA?? Que les journalistes parisiens de Marianne descende de Paris pour faire enfin une enquete dans les regions au lieu de rependre des bruits de CH***

Ras l'bol des contre verites de certains camarades ( au fait il y a eu 75% des voix pour la A en bzh)

Écrit par : pierre | 30/12/2009

"Mon billet n'est pas anti-NPA"

Rhoooo, ah ben non, hein. Comme ton blog, quoi. Il est quoi, le NPA, au fait ? Ah oui : "nuisible". Ok.
Et quelle surprise, mais quelle surprise vraiment, de voir ton billet repris par Marianne, ce canard de merde qui ne rate jamais une occasion de nous cracher à la gueule. Alors là, vraiment : une surprise. Complète.

Écrit par : CSP | 30/12/2009

Lire sur le site national des Alternatifs (www.alternatifs.org) un communiqué de ce jour faisant état des blocages existants avec le PC et de son hégémonisme. Sur le meeting du 10 janvier : 4 minutes de parole pour chaque "petite" orga; le logo de campagne faisant une part énorme au FDG etc... Sur les candidatures non respect de ce qui a été décidé nationalement: par exemple sur Midi-Pyrénées (ma région) le PC revendique 5 têtes de liste (sur 8) et le PG les trois autres. Le Gers qui devait revenir aux Alters (grosse fédé) est revendiqué par le PC. On n'a pas fini d'en chier...Je suis aux Alters...

Écrit par : AD | 30/12/2009

Que c'est beau la gauche soi-disant anticapitaliste !!!! Ca fait 40 ans que Krivine raconte ses boniments. Il ne vient à personne l'idée que vos concepts sont tellement dépassés, creux, vides même et pire, (sans oublier les 100 Millions de morts du stalinisme), que pendant les 200 ans à venir vous n'arriverez à convaincre que quelques huluberlus. Par contre, si vous faites 5% des voix, à vous le pactole, les voyages à Porto-Allègre, à Copenague, etc... aux frais du contribuable. Comme vous représentez une menace pour les partis bien en place, on vous dorlote à certains endroits, on vous vomit à d'autres.
Coordination nationale, bureau national, courants A, B, C tout ça tient dans une cabine téléphonique au prochain congrès !
Triste à en mourir....... de rire.

Écrit par : MFC | 30/12/2009

Oui, les choses n'avancent pas bien en ce moment, les Alters (à AD : j'étais aux alters jusqu'en décembre 2008) ont raison de gueuler.
D'ailleurs Mélenchon sur son blog gueule aussi et va directement négocier j'ai l'impression :
http://www.jean-luc-melenchon.fr/2009/12/je-fais-les-valise-et-je-rentre/
(voir le début et la fin de sa note)
Dans ces conditions, c'est très bien qu'il y ait des trucs unitaires dans les régions, ça se fait malgré le national et ses répercussions en région. Mais c'est pas simple...
Espérons qu'il y aura vraiment des choses qui en sortiront finalement.

Écrit par : Quentin | 30/12/2009

Plus vert que Mélenchon ,tu meurs

Ci-joint les déclarations de Mélenchon sur son blog



Donc il ne peut être question de renoncer à s’entendre avec le NPA si rude que soit la piste qui y conduit. Ni avec les autres partenaires de l’autre gauche. Ni avec les Verts, dernière force de gauche disponible pour faire une majorité de Gauche sans le Modem. Si les Verts écartent le Modem, compte tenu du rapport de force électoral, ils ont vocation à mes yeux à être le centre de gravité de la recomposition générale de la gauche dont le pays a besoin. J’assume ce que j’écris à condition qu’on le lise tel que je l’écris. Vous avez bien lu, cher rédacteur de « l’Humanité Dimanche » ? En majuscule? « SI LES VERTS ECARTENT LE MODEM ». Est-ce bien lu ? …



VIVE le Programme commun de 1981
jlm91 dit:
31 décembre 2009 à 1h44
Chers amis débateurs,
.....Le temps que vous vous en aperceviez nous éviterons peut-être les critiques de ceux qui sont contre tout parce qu’à leurs yeux je ne peux être qu’un traître, une sorte de Mitterrand de deuxième main. Mais vous feriez bien de réaliser qu’un « programme commun » comme celui de 1981, même de deuxième main c’est encore davantage que ce qui est écrit dans les programmes actuels de l’extrème gauche officielle. Je ne plaisante qu’à moitié.
Bonne soirée de nouvel an à tous. Merci d’avoir accompagné ce blog toute l’année et d’avoir fait vivre ce forum, parfois irritant mais toujours stimulant pour moi..
A l’année prochaine!
amicalement et fidèlement à vous
Jean-luc Mélenchon

Écrit par : VERGNES | 31/12/2009

C'est assez facile de balancer ces liste de négociation san vérifier vraiment ce qu'il y a dessous. C'est encore plus facile de l'interpréter alors...

Pour info la région Centre bascule d'une liste à l'autre (le NPA ira donc à peu près seul). Et pas du fait du NPA. Comme sans doute ailleurs le le PC n'est jamais venu aux réunions unitaires, a retourné le PG (qui lui participait) et a même lancé la campagne du Front de Gauche sans prévenir le PG. Faut le faire.

Il y en a qui font la gueule (au PC comme au PG, et chez les Alter), tant mieux.

Côté NPA on a fait la démonstration à tous nos partenaires (y compris le PG) que c'est pas nous qui avions mis des bâtons dans les roues.
La campagne de l'unité, qui était perdue d'avance, n'a pas été ainsi totalement perdue. Maintenant on va leur jeter dans les dents.

Et je pense que cela va être dans beaucoup d'autres régions, un peu le même schéma...

DR

Écrit par : Du 37 | 31/12/2009

L'unité, c'est la construction d'un courant politique qui se cristallise autour d'un véritable projet. Cela n'a rien à voir avec ces petites réunions de petits bureaucrates locaux qui se regardent en chiens de faïence, se battent sur des virgules pour aboutir à des accords boiteux dont on voit très bien qu'ils ne dépasseront pas les élections. Voir le NPA sombrer dans cette soupe sans perspective, c'est bien désolant quand on pense à nos ambitions de départ...

Écrit par : David | 31/12/2009

@David

Je trouve ton dernier commentaire désolant. Si, effectivement, ces réunions sont à l'initiative de "petits bureaucrates locaux", alors oui, tu as raison. Or ce n'est pas ça qui est l'enjeu de ce processus. Il faut être aveugle pour ne pas comprendre que quelque chose se met en place, très difficilement, dans l’anarchie, sans plan, contre l'avis des "bureaucrates", et que le NPA national s'est isolé de cette dynamique. D'où la tentative de captation évidente de ce processus par le PC et Mélenchon qui évidemment ramènent tout au Front de gauche (lire L’Humanité). Mais pourquoi se gêneraient-ils ? A qui la faute si Besancenot, Grond et les autres font comme si le NPA marchait comme un seul homme derrière le « programme » du CPN. On est quelques uns à essayer de « sauver les meubles » et en plus on nous traite de « traitres » au Parti !

Écrit par : Gilles | 31/12/2009

Sinon triste nouvelle:

Yann vient d'être évacué d'urgence par le SAMU à L'hopital Lariboisière

Écrit par : rafikow | 31/12/2009

Lu dans Réfractions N.23 :

Répétition ou dissonance.
Comment se débarrasser du trotskysme ?

Voici trente ans, Michel Foucault posa la question de savoir, comment nous pouvions nous « débarrasser du marxisme », ce poids doctrinaire du siècle passé, tout en maintenant une critique émancipatrice. Ici, je ne cherche pas à rassurer les marxistes doctrinaires, grâce à un discours moraliste ou passionnel, qui voudrait liquider l’héritage libertaire de Marx, mais au contraire à les déstabiliser. Il s’agit de déconstruire le marxisme en tant qu’un dispositif historique qui entrave les capacités d’action autonomes des individus ou collectifs. Il s’agit de se libérer d’une tradition idéologique et institutionnelle refroidie. Aujourd’hui, la forme maintenue de ce problème s’exprime dans le trotskysme.
Au vu du spectacle livré par un énième parti d’extrême gauche, qui se prétend comme d’habitude « nouveau », et face à la décomposition prolongée des anciens partis ouvriers, en Europe et ailleurs, les arguments critiques qui interrogent les marxismes doctrinaires restent d’une inquiétante actualité. Tout se passe comme si la répétition l’emportait encore sur la création, la pulsion de vie et la différence.

1.Le trotskysme, héritier sans héritage du communisme soviétique.

La tradition trotskyste s’est définie dans un rapport complexe au marxisme soviétique, aux partis communistes et aux Etats dits « socialistes », qui n’étaient que des dictatures bureaucratiques comme tout le monde le sait aujourd’hui. En pratique, les trotskystes ont été travaillés par un mouvement contradictoire d’attraction-répulsion envers la tradition soviétique, qui a freiné la déconstruction critique du léninisme avec son cortège d’effets autoritaires. La tradition trotskyste réclame l’héritage de la Révolution russe sans assumer son bilan global. Trotsky et les trotskystes se définissent, comme le nom le signale, d’une certaine conception de la révolution russe qui culmine dans la prise du pouvoir par un seul parti. Ce modèle, présenté comme une référence positive, tait sa complémentarité désastreuse : « On parle peu des effets ravageurs de la guerre civile sur la culture politique du bolchévisme, de la tendance à voir dans la violence systématisée et organisée en instrument privilégié et pour transformer les rapports sociaux, et dans le volontarisme du parti et de l’Etat un moyen essentiel des masses populaires. »
Confrontés aux crimes de Staline et au bilan négatif de l’Union soviétique avant son implosion, les trotskystes se présentent comme les premiers critiques et les opposants historiques à ce système de domination. La répression violente qui a frappé Trotsky et ses soutiens, orchestrée par les partis communistes, semblent confirmer cette idée. Si cette opposition est frontale en 1938, les frontières politiques et idéologiques s’avèrent pourtant nettement plus mouvantes à d’autres moments ...
Jusqu’en 1924, le soutien du chef de l’Armée rouge à son Etat est sans faille ; Trotsky assure et assume la répression sur tous les plans, y compris contre les oppositions de gauche (Cronstadt, etc.).
Après être entré en opposition frontale au pouvoir stalinien, le courant trotskyste continue à défendre l’Union soviétique, de façon inconditionnelle.
Pendant la guerre froide, le trotskysme international se déchire sur la question de savoir s’il faut entrer dans les partis communistes nationaux.
La 4ème Internationale défend sans faille le régime cubain pro-soviétique, puis l’invasion militaire de l’Afghanistan par les troupes soviétiques en 1979 (la direction de la LCR française est alors désavouée sur ce point par une majorité d’adhérents).
Pendant tout ce temps, la référence positive à la révolution russe amène des discussions incessantes et irrésolues sur la date, à partir de laquelle la Russie soviétique aurait trahi les idéaux communistes, puis sur la nature politique du régime soviétique. Le jargon trotskyste évoque des « Etats ouvriers dégénérés » et parie jusqu’au dernier moment sur une révolution ouvrière contre les Etats bureaucratiques, en attendant Godot.
Les réformes amorcées par Gorbatchev, en 1985, relancent un temps le trotskysme allemand, à l’Est et à l’Ouest du pays, avant qu’une large majorité de citoyens de l’Allemagne unifiée ne plébiscite un gouvernement nationaliste de droite. Cela n’empêche pas Ernest Mandel, l’un des théoriciens trotskystes les plus connus, d’annoncer une révolution prolétarienne en Europe de l’Est, en 1990.
Par la suite, de nombreux groupes trotskystes concurrencent les partis communistes classiques sur leur propre terrain, celui de l’héritage communiste et de la tradition léniniste, en brandissant le drapeau rouge. Ainsi, Daniel Bensaïd dénonce avec verve l’abandon de la faucille et du marteau par le PCF en janvier 1994, dans l’hébdomadaire Rouge, tout en insistant sur la pertinence de la dictature du prolétariat (référence que la LCR n’abandonne qu’en 2003). En 1993, la direction de LO sanctionne aussi des adhérents qui ont osé mettre en question le discours pathétique des « Etats dégénérés ».
Au fond, les légendaires dissensions sectaires entre fractions trotskystes rivales semblent davantage motivées par des désaccords tactiques ou conjoncturels que par des ruptures de principe.

Avec un certain recul, la critique trotskyste du communisme soviétique paraît peu radicale et aléatoire, comparée à d’autres positions, portées des courants libertaires ou anarchistes de Daniel Guérin à John Holloway, par l’Ecole de Francfort, Socialisme ou Barbarie, l’Internationale situationniste et aux analyses proposées par la revue Futur antérieur, suite à la chute du mur.

(...)

9. Le problème de la répétition.

D'un point de vue historique, il s'agit de voir que le "Nouveau parti anticapitaliste" a déjà une longue histoire. La LCR a activé cette formule à quatre reprises dans ses quarante années d’existence, avec plus ou moins de succès. En l’absence d’un bilan critique, l’histoire se répète.
- En 1938, les groupes trotskystes lancent la « 4ème Internationale » sur une base léniniste, après avoir éloigné d’autres courants, constitués de socialistes critiques, en posant des conditions tellement draconiennes qu’aucun de ces partenaires politiques potentiels ne pouvait les accepter. Déjà, il en résulta une base sociale, militante et idéologique étroite, qui laissa ce courant sans prise réelle sur le cours de l’histoire.
-Après Mai 68, la LCR a décidé d'abandonner toute perspective de mouvement large (poussant même l'opposition de gauche au sein du PSU de scissionner abruptement), au profit de la construction d'une organisation de cadres, de type léniniste. La démarche de l'époque consistait à créer des comités "Rouge" pour recruter des militants en accord avec la Ligue communiste, afin de renforcer le parti déjà existant qui a regroupé jusqu’à 7000 personnes.
-En 1988, cette démarche est réactivée aux côtés d’un transfuge du PCF, sous le titre des « comités Juquin », à l’occasion des élections présidentielles.
-Après les grèves de l’hiver 1995, la même approche se trouve une nouvelle fois explorée, sous le nom "Entente pour l'espoir", supposée préparer la formation d'un "nouveau parti". L'écho fut faible et la formule s'est trouvée rapidement écartée, au profit de l'alliance électorale LO-LCR, sur la base d’un programme trotskyste traditionnel.
-La quatrième relance en date concerne le Nouveau parti anticapitaliste de 2007-09, sur une base plus électoraliste que les précédentes tentatives. Le parti perd 660.000 voix, si l’on compare le NPA aux européennes de 2009 avec le score de la LCR aux présidentielles de 2007. Cet échec le pousse à s’allier…au PCF.

La répétition de la procédure, cet éternel « retour au même schéma » que chante le groupe NTM, signale que la direction trotskyste n’est pas en mesure d’abandonner ses principes organisationnels et idéologiques.
Sigmund Freud a saisi que le problème de la mémoire personnelle et du souvenir historique n’est pas limité à l’oubli, mais que la répétition sans cesse recommencée des mêmes erreurs et drames doit être lié à une incapacité plus profonde. Il pensait que le phénomène de la répétition obligée (Wiederholungszwang) exprime un refus fondamental de la vitalité et de la création. Ainsi, les personnes ou groupes concernées résistent au changement, refusent d’admettre la perte du passé, de leur propre passé, et se laissent aller à une certaine pulsion morbide. La modification des noms du parti ne change rien à cette situation, au fond. La structure subsiste et continue à parler la même langue, elle poursuit une écriture fatale. Peut-être est-ce pour cela que les organisations trotskystes et leurs théoriciens sont incapables de tirer des bilans critiques de leur propre action.

10. Dissonances.

Il est vrai que le schéma trotskyste a été débordé de nombreuses fois, grâce à des courants dissidents, et surtout des mouvements démocratiques, des élans libertaires beaucoup plus vastes. Le trotskysme a été polarisée depuis ses débuts par un courant chaud, créatif, anti-bureaucratique et hétérodoxe, comme l’a été l’ensemble du mouvement ouvrier jusqu’en 1978. Ce sont pourtant toujours les bureaucrates qui l’emportent au sein des partis, pour des raisons analysées par Max Weber et le sociologue anarchiste Roberto Michels. Les individus, collectifs ou courants qui ont tenté de porter une critique substantielle du dispositif trotskyste ont tous fini par sortir de ce cadre trop étroit, légitimant ainsi la critique historique des dispositifs de domination bureaucratiques, qui maintient la visée utopique de l’ an arkhé (absence de domination)..

Face à la mauvaise foi des apologues trotskystes, qui tirent leur légitimité d’une tradition historique qu’ils n’assument pas, puisqu’ils en oublient même le nom, la dissidence doit fatalement ressembler à une charge contre des moulins à vent. Les principes léninistes y sont défendus sans citer Lénine, mais les écrits de Lénine servent parfois à détourner l’attention du léninisme.
Face aux novices, les dirigeants gardent le dernier mot, en citant Marx. Face aux critiques, ils gardent le dernier mot grâce au marxisme, contre Marx. Face aux théories critiques, ils jouent avec les mots ; face à l’expérience transgressive des mouvements, ils misent sur le fait accompli des appareils. Face aux anarchistes, ils invoquent l’esprit libertaire, face aux dissidents ils jouent la sanction bureaucratique. Aux activistes, contestataires et révoltés, les dirigeants trotskystes répondent qu’il faut s’organiser dans le parti, sous sa direction éclairée. Aux intellectuels critiques, ils lancent au contraire qu’il ne faut pas débattre, mais agir. Aux ouvriers, ils prêchent la raison et la théorie, aux intellectuels l’ouvriérisme et l’activisme. Contre les utopistes agissants, ils invoquent le matérialisme et le réalisme politique. Aux journalistes qui leur reprochent leur utopisme, ils parlent de la révolution possible.

Le parti a toujours raison. Il s’en sort, au vu de la relative faiblesse du débat politique et de la force des structures autoritaires ambiantes. Voilà pourquoi il convient de dresser l’oreille pour écouter ce que dit Adorno : « La tradition se définit aujourd’hui comme une ardente obligation de trouver une forme nouvelle, une articulation poussée et cette obligation ne tolère rien qui soit donnée par avance de façon traditionnelle. Celui qui se soustrait à cela fuit le caractère inachevé de l’histoire qui continue à le solliciter. »

Alexander Neumann.

Version intégrale dans Réfractions N.23, Paris, pp. 111-125.

Écrit par : sascha goldwasser | 31/12/2009

Ne te trompe pas sur mes propos : ce n'est pas mon genre d'expliquer que tu serais un "traitre au parti" ; ce n'est ni mon vocabulaire, ni ma conception des choses. Je répète que je suis favorable à ce que le NPA ait une politique unitaire, mais ce que j'appelle une politique unitaire c'est quelque chose qui se construit par une dynamique militante, par un projet largement partagé. Or, les compte-rendus de réunions unitaires que je vois circuler montre que c'est tout sauf cela : on n'est pas devant une base militante qui imposerait une unité dont ses chefs ne veulent pas, mais devant des accords foireux, conclus dans une arrière-salle de café entre de petits groupes de cadres intermédiaires, dont le contenu est purement électoraliste. Il s'agit bien, comme tu le dis de "sauver les meubles", mais pas ceux de l'unité, ceux des appareils au pire sens du terme : les gens du NPA concluent des accords parce qu'ils ont peur de se trouver isolés, les gens du PG viennent à reculon là où il se sont fait larguer par le PC (je mets à part, le cas très particulier de la Bretagne, que je considère comme un bon accord, mais qui n'a rien à voir avec ce que l'on fait par ailleurs), les gens de la FASE cherchent à ne pas se faire bouffer par le PC etc. Qui peut croire que c'est sur de telles bases que l'on peut construire une dynamique unitaire ? Bref, je m'inquiète beaucoup de voir le NPA se vautrer à peine fondé dans une construction purement politicienne, qui tourne le dos à ce qu'il pouvait y avoir de meilleur dans la LCR. Je rajoute qu'à mon avis cela ne correspond par ailleurs pas, du moins je l'espère, à ce que voudrait construire C&A et que vous ne devriez pas soutenir cela, car il n'en sortira rien de bien bon. Mais il est vrai que je ne suis pas le mieux placé pour dire cela !

Écrit par : David | 31/12/2009

@David
Tu écris : « des accords foireux, conclus dans une arrière-salle de café entre de petits groupes de cadres intermédiaires, dont le contenu est purement électoraliste. Il s'agit bien, comme tu le dis de "sauver les meubles", mais pas ceux de l'unité, ceux des appareils au pire sens du terme : les gens du NPA concluent des accords parce qu'ils ont peur de se trouver isolés… »

Pour ce qui me concerne ce n’est radicalement pas dans cette option que je suis. Quand je dis que l’on « sauve les meubles », c’est que nous pallions l’incompétence d’une direction qui avait fait il y a un an une toute autre hypothèse sur ce qui allait se passer. Je fais partie de ceux qui ont créé la Ligue en 1968, et le « triomphalisme », je connais pour l’avoir partagé du moins jusqu’à la fin des années 70. Après je me suis mis à réfléchir et à entrer dès lors en opposition à la direction de la LCR que j’ai fini par quitter au milieu des années 80. Ce n’est qu’après 2005 quand j’ai vu qu’il y avait une autre hypothèse possible que je suis revenu. Cette autre hypothèse passait nécessairement par la construction d’un rassemblement large de tous ceux qui désiraient entrer en rupture avec le capitalisme. C’était le projet initial du NPA. Ce projet a été transformé, édulcoré, passé à la moulinette d’un « révolutionnarisme » sénile et ça a donné le « parti des luttes ». Or, après les quelques mois de la période d’euphorie (explosion sociale ; grève générale ; nous étions 11.000, Besancenot premier opposant à Sarkozy, même le Figaro s’y est mis), période que je n’ai cessée de dénoncer comme une illusion, tout est retombé comme un soufflet. Au plus haut, mon comité a eu 27 adhérents. Aujourd’hui quand nous sommes dix aux réunions, c’est déjà bien. Et quel recrutement ! Les meilleurs partent. Mais tout n’est pas mort, du moins je l’espère. Alors il est vrai que nous sommes une poignée dans la région – disons une dizaine en tout sur 80 adhérents – à porter à bout de bras ce travail de rassemblement. Mais c’est nous qui avons l’initiative, qui proposons, qui élaborons, au grand étonnement des partenaires qui découvrent un autre NPA, compétent, ouvert au débat, offensif. Ce qui évidemment provoque des cassures dans le PC, les uns nous soutenant, les autres tentant en douce de casser la machine. Peur d’être isolés ? Quel blague ! Nous n’avons jamais été aussi peu seuls.

Écrit par : Gilles | 31/12/2009

Un grand MERCI à sascha goldwasser qui fait s'élever un débat qui sombre dans l'obscurité affligeante des couloirs bureaucratiques.
Mon temps de connexion limité m'empêche de pointer accords et désaccords.
J'en enregistre une copie afin de construire hors connexion un argumentaire détaillé quant à ses conclusions.

Sachez que Natialia rompit avec la 4° Internationale en voie de crypto-stalinisation.
==
Déclaration de rupture avec la IV° Internationale
Natalia Trotsky

Lettre au Comité Exécutif de la IV° Internationale
http://www.marxists.org/francais/4int/urss/natalia.htm
===
"Camarades,

Vous savez fort bien que je n’étais plus d’accord politiquement avec vous depuis 5 ou 6 ans, depuis la fin de la guerre et même plus tôt. La position que vous avez prise sur les importants événements des derniers temps me montre qu’au lieu de corriger vos erreurs antérieures, vous persistez en elles et les approfondissez. Sur la route que vous avez prise, vous êtes arrivés à un point où il ne m’est plus possible de rester silencieuse et de me limiter à des protestations privées. Je dois maintenant exprimer mes opinions publiquement. (...)
Je ne puis et ne veux vous suivre sur ce point. Depuis le début de la lutte contre la bureaucratie usurpatrice, L. D. Trotski répéta pratiquement chaque année que le régime se déplaçait vers la droite, dans les conditions de retard de la révolution mondiale et de la saisie de toutes les positons politiques en Russie par la bureaucratie. A plusieurs reprises, il souligna que la consolidation du stalinisme en Russie menait à une détérioration des positions économiques, politiques et sociales de la classe ouvrière, et au triomphe d’une aristocratie tyrannique et privilégiée. Si cette tendance continue, dit-il, la révolution s’épuisera et le capitalisme sera restauré. "
===
Bien que la suite de ses propos méritent débat, il est clair que le STALINOPHILISME est une déviation de trajectoire inhérente à la classe formoise et à sa défense des privilèges des salariés exploiteurs.
====
"Dans le message qui m’a été envoyé par le dernier Congrès du S.W.P., il est écrit que les idées de Trotski continuent à vous guider. Je dais vous dire que j’ai lu ces mots avec beaucoup d’amertume. Comme vous avez pu le constater de ce que je viens d’écrire, je ne vois pas ces idées dans votre politique. J’ai confiance dans ces idées. Je reste convaincue que la seule issue à la situation actuelle, c’est la révolution socialiste, c’est l’auto-émancipation du prolétariat mondial."
===

YT :
Je considère rétro-activement que c'était la classe formoise internationalement qui poussait à une "coexistence pacifique" de ses deux agences.
On l'a vu avec PCF et LCR.
On le voit en caricature entre NPA- NPA convergence et le croupion sombrant PCF.

Il sera plus que temps que les véritables forces antistaliniennes hausse le niveau sonore face au naufrage actuel !

==
re-publié sur révolisationactu
jeudi 31 décembre 2009
sur NPA de l'Intérieur : Un débat à poursuivre, quant à un texte de Alexander Neumann (Réfractions N.23)
http://revolisationactu.blogspot.com/2009/12/sur-npa-de-linterieur-un-debat.html

Écrit par : YanickToutain | 31/12/2009

Afin d'éviter encore de raconter n'importe quoi sur les camarades de l'ex motion A en Aquitaine , voici la lettre du NPA Aquitain adressée aux partenaires présents à la 3° rencontre unitaire le 23/12 au local NPA de Bordeaux( PCF, PG GU, FASE)
Réponse attendue aprés leur réunion FDG du 4 janvier, mais, voir juste aprés:

N.B. à notre demande de changer l'intitulé de la liste, le PCF nous a répondu que le NPA lui demandait de "quitter le cadre du FDG élargie". Il va donc "réfléchir" sur cette proposition en consultant à nouveau tous ses adhérents, car il n'est pas mandaté pour abandonner le cadre FDG élargie.


Chers camarades,

Comme nous en avons convenu à la réunion du mercredi 23 décembre, veuillez
trouver ci-dessous les trois points qui on fait l'objet de l'ordre du jour.

Ces élections ayant une portée nationale et locale, nous développons
notamment les axes programmatiques que le NPA d'Aquitaine pense être une
première base d'accord pour que nous menions une campagne qui montre les
choix de rupture avec la politique sociale libérale actuelle de la région.

Nous souhaitons, comme nous vous l'avons demandé, avoir un positionnement
clair de vos organisations sur ces propositions afin que nous puissions
vérifier sur ces points la compatibilité de nos politiques pour une campagne
efficace et revendicative.

A - Cadre de campagne - Nom de la liste

Le NPA d'Aquitaine n'entre pas dans le cadre national du Front de Gauche
élargi et propose la constitution d'un cadre unitaire spécifique en
Aquitaine.

Le NPA d'Aquitaine refuse que le nom de la liste unitaire éventuelle soit
celui des listes Front de Gauche « élargies » des autres régions. Il propose
comme nom possible : « Pour une Gauche de rupture en Aquitaine ».

B - Premiers axes programmatiques

1 - Services publics

Éducation : Arrêt de toute subvention à la formation professionnelle privée
et développement du seul service public de formation professionnel initiale
et continu / Revendication de l'arrêt des subventions publiques aux
établissements scolaires privés avec réduction immédiate des subventions
régionales au strict minimum légal dès aujourd'hui.

Transports : gratuité totale de transports en commun publics avec
financement par taxe (ou impôt spécifique) des entreprises.

Santé : préservation et développement des structures de santé publique
décentralisés.

2 - Emploi

Chômage / Précarité / Salaires : 1 500 euros net minimum et 300 euros d'augmentation pour tous.

La Région doit devenir un exemple de ce que doit être le salariat et la
politique de l'emploi en l'appliquant aux personnels territoriaux avec
augmentation des salaires, arrêt des emplois précaires et embauche
statutaire correspondante.

3 - Utilisation des fonds publics

Arrêt des subventions aux entreprises privées / Prêts conditionnés
(ouverture des comptes, contrôle de l'utilisation des prêts) et cela
uniquement aux PME & TPE (grands groupes exclus) / Récupération des
subventions versées par le passé aux entreprises qui font des profits et
licencient.

Politique industrielle (reconversion des entreprises notamment dans les
secteurs de l'armement et du nucléaire) avec préservation des emplois et
reconversion des salariés des secteurs concernés, aide à la recherche et au
développement des énergies durables et renouvelables.

4 - Environnement

Structures régionales avec notamment : arrêt immédiat du projet LGV Aquitain
avec la remise en état des voies et la mise en place du TGV pendulaire -
Arrêt de la construction de l'autoroute Bordeaux Pau et du projet de grand
contournement de Bordeaux - Transport du fret avec notamment le
développement du ferroutage, cabotage et transport fluvial pour interdire à
très court terme la traversée de la région par les camions.

Relocalisation des productions (agricoles et industrielles) et des services
(publics, commerciaux, culturels.)

5 - Langues régionales

Reconnaissance par la région des langues régionales / signature par la
région de la Charte européennes des Langues régionales / aides aux
établissements publics pour l'apprentissage des langues régionales (occitan
et basque).

6 - Rôle des élus

Réappropriation des décisions par les populations concernées / Contrôle et
révocabilité des élus / Droit de vote aux immigrés à toutes les élections
avec, en attendant la modification législative, l'organisation de scrutins
régionaux tenant compte du vote des immigrés.

C - Structure des listes et fusion technique de second tour.

En tenant compte des résultats aux dernières élections européennes (première
apparition du FdG et du NPA), le NPA d'Aquitaine demande une répartition des
candidats et des têtes de liste dans les proportions suivantes : 60% pour le
FdG « élargie » et 40% pour le NPA. Nous proposons que, la tête de liste
étant laissée au FdG, nous ayons deux têtes de liste départementale dans le
33 et le 64.

Après les propos d'Alain Rousset concernant l'exclusion de tout candidat NPA
lors d'une fusion technique éventuelle au second tour, nous demandons que la
solidarité de liste soit actée par nos éventuels colistiers.

Dans l'attente de votre réponse, recevez, camarades, nos salutations
unitaires et anticapitalistes.

Écrit par : guillot | 01/01/2010

Je veux pas être méchant, mais t'es qui toi, Gilles Suze? Enfin tu sert à quoi?
T'adhères a un parti pour pouvoir le critiquer?
Mais si t'es pas d'accord avec toutes les positions du NPA, qu'est-ce que tu fait au NPA?
T'es anticapitaliste? Et on luttte contre le capitalisme en suivant les directions bureaucrate de partis qui gère le capitalisme depuis des années?

Non mais sérieusement on dirait une blague. Et en plus t'ose sortir que le NPA est conre l'unité.
En tant que militant anticapitaliste tu devrais avoir honte d'etre publier sur Marianne, qui plus est en tant qu'ami.

Écrit par : François | 01/01/2010

@François

Ma bio puisque tu le demandes

J'ai 61 ans. Je suis aujourd'hui ouvrier intérimaire dans l'industrie nautique (stratifieur) et militant CGT. Je ne peux pas prendre ma retraite complète, des patrons n'ayant pas versé intégralement les cotisations vieillesses auxquelles j’avais droit. Ma compagne d’origine algérienne est également ouvrière dans la restauration.

J'ai créé la Ligue en 1968 à Clermont-Ferrand. J'étais délégué au 1er congrès en Allemagne. J'ai été ensuite journaliste à Rouge quotidien, puis dans différents journaux de province et nationaux dont le Matin de Paris, Libération, Courrier international, l'Equipe. J’ai été codirigeant de plusieurs grèves importantes dont une de quinze jours au Progrès de Lyon, puis au Matin de Paris. J’ai encore beaucoup d’amis dans la profession et en particulier chez les ouvriers du Livre.

J'ai été secrétaire national du syndicat national des journalistes CGT.

J'ai quitté la LCR en 1986 et j'ai ré-adhéré en 2005 pour construire un nouveau parti. J'étais délégué "majo" au congrès de la LCR qui a décidé de construire le NPA.

Mais ce NPA ne s'est pas construit sur des bases larges et ouvertes comme il avait été prévu initialement. D'où aujourd'hui mon opposition à la ligne de l'ex-majorité.
Ça te suffit !

Écrit par : Gilles | 01/01/2010

Pour information sur la réalité des Régions.
En Auvergne, les militants NPA ont voté à plus de 80% pour la motion C. Plusieurs réunions unitaires ont eu lieu. A chaque fois c'est le PCF qui a fait capoter la possibilité de liste unitaire. A la dernière réunion, 6 organisations sur 7 étaient d'accord sur texte commun. Le PCF a refusé et lancer une attaque personnelle contre Alain Laffont, figure historique de la LCR puis du NPA à Clermont-Ferrand. Résultats des courses : le PG ne voulant casser le FdG est parti avec le PCF. Les AlterEkolos vont faire une liste avec le NPA retrouvant ainsi la configuration des municipales de Clermont qui avait donné plus de 15% au deuxième tour à la liste d'union. Mais attention, pas d'illusion, la Ville de Clermont-Ferrand et la Région Auvergne ce n'est pas la même chose. On verra ...
Quant aux autres organisations (Alternatifs...) ils sont dans la nature. sauf bien évidemment la GU qui porte bien mal son nom et qui dans cette affaire a joué un jeu très trouble. Récompense pour celle-ci : elle obtient la 2e place sur la liste du PCF (bien mal appelée Front de Gauche ) alors qu'elle a très peu de militant par rapport au PG.
Que les autres Régions donnent des nouvelles. Ça peut servir.
Bien à Vous.

Jean Vallessin

Écrit par : Jean Vallessin | 02/01/2010

Je ne savais pas que le Medef, voire le FN avait sa place sur ce blog. Les commentaires de ce MFC puent le populisme d'extrême-droite à plein nez. L'argumentaire utilisé ressemble comme deux gouttes d'eau à de la propagande nazillarde. Bref, que ce monsieur retourne bien vite auprès de ses idéologues ultra-libéraux, et n'intervienne plus dans un débat qui visiblement le dépasse de la tête et des épaules....

Rassurez-moi : dites-moi que ce triste sire n'est pas au NPA !....

Écrit par : Michel | 02/01/2010

Sur la GU, ça devient effet inquétant. J'ai un copain qui est dans la GU à Clermont. Je ne sais pas comment il peut regarder Laffont (autre copain) en face. Là bas, il faut que ça passe par une défaite politique du PC... et du PG dirigé par un ancien maoïste. Tout ce petit monde se connait parfaitement. Peut-être irons nous dans d'autres régions à ce face à face PC-PG d'une part, NPA-FASE-Alter d'autre part.

Je ne fais pas partie de ces gens qui croient à la sincérité du Front de gauche ; comme pour le NPA (en l'état, pas le projet initial), ce sont deux projets qui ne me conviennent pas et qui sont concurrents. Ni l'un, ni l'autre ne veut le rassemblement de la gauche de la gauche, mais l'utiliser à son profit. C'est perdant pour tous le monde.

Écrit par : Gilles | 02/01/2010

Par LILIAN ALEMAGNA
Libé+

Accords en vue dans trois régions entre le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot et le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon. Des alliances pour les régionales de mars entre les deux formations et d’autres petits partis de la gauche radicale sont proches d’être signées en Champagne-Ardenne, Bourgogne et Basse-Normandie. Trois des cinq régions où les communistes ont décidé de partir avec le PS au premier tour. En Basse-Normandie, les listes devraient s’intituler «Pour une gauche unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste». En revanche, l’union a pour l’instant échoué en Lorraine et en Bretagne.

Écrit par : rafikow | 02/01/2010

J'ai répondu à la totalité des propos de Alexander Neumann
Je regrette le silence assourdissant de contributeurs sur ce débat.
Pour lire l'intégralité de mes réponses. En défense de la révolution, en défense de l'égalitarisme et des parties positives de l'héritage trotskyste.
http://revolisationactu.blogspot.com/2010/01/sur-npa-de-linterieur-une-reponse.html
samedi 2 janvier 2010
sur NPA de l'intérieur, une réponse à Alexander Neumann qui souhaite "se débarrasser du trotskysme"
==
sur la page de débat du blog de Gilles Suze
Le NPA exerce son droit à l’expérimentation
un contributeur a posé un copier coller extrait d'une revue anarchiste.
Voici une réponse complète des extraits qui ont été donnés par sascha goldwasser
=====

==
« Au fond, les légendaires dissensions sectaires entre fractions trotskystes rivales semblent davantage motivées par des désaccords tactiques ou conjoncturels que par des ruptures de principe. »
YT : Comme il ne comprend pas l'existence de la classe formoise, AN ne comprend pas le fait que les débats chez les faux-trotskystes se déroulent toujours sur un « fonds théorique » qui se résume à « ne touchez pas au respect des qualifications acquises ».
De ce fait, il ne comprend pas que les seuls révolutionnaires sont les jeunes des organisations trotskystes qui sont restés égalitaristes sans le conscientiser.
Ce sont ces jeunes égalitaristes qui rendirent la LCR révolutionnaire à partir de 1973.
Nous n'avions pas de plan de carrière. Sans que personne ne nous l'ait proposé à l'époque, nous aurions accepté sans problème l'objectif et la revendication de SALAIRE UNIQUE MONDIAL, quels que soient les niveaux de formation.
C'est cette pression égalitariste qui poussa au soutien à nos cousins Africains, à nos cousins Vietnamiens.
C'est cette pression qui incita à la lutte pour « Troupes françaises hors d'Afrique ».
Nous n'avions pas peur – comme ont peur aujourd'hui Besancenot et le NPA – de voir Michael Agbor et les Camerounais lutter pour augmenter de quelques euros leurs salaires de 50 euros versés par Vincent Bolloré.
Nous n'aurions pas eu peur de réclamer : LE SMIC FRANÇAIS pour les Africains.
C'est cette pression égalitariste qui incita un militant qui écrivait dans la revue 4° Internationale (quelle date ? Vers 1970 ?) à poser la question de l'alignement immédiat des salaires français et marocains en cas de révolution simultanée en France et au Maroc.
Et ce sont les éléments formois infiltrés dans le trotskysme qui poussèrent vers la dégénérescence, ce sont les apologistes de l'idéologie formoise qui détruisirent le mouvement trotskyste en 1979, au Nicaragua, par le soutien à la répression contre la brigade Simon Bolivar.
Ce sont les diplômés, les arrivistes, les agrégés, les Lubin-Bonher, les radins, les mesquins, les formois, les haut-formois, les très-haut-formois qui détruisirent le trotskysme renaissant.



Les « débats tactiques » d'avant 1979 cachaient toujours la lutte entre la formoisie partisane d'un simulacre de révolution et les égalitaristes inconscients qui voulaient – eux – le renversement du capitalisme et un véritable partage des richesses.
===

Écrit par : Yanick Toutain | 02/01/2010

Pour la Basse-Normandie rien n'est fait. La Fase (qui était tout d'abord favorable à une alliance avec le NPA) a refusé les diktats du NPA (je tiens leur lettre à disposition). Une prochaine réunion doit se tenir le 6 janvier. Il semblerait que l'idée de regrouper les communistes fidèles au FDG fasse son chemin....

Voici un extrait de cette lettre :

La FASE en Basse Normandie a soutenu la position très largement majoritaire dans la FASE de participation à une liste «Ensemble » quand c'était possible, mais aussi de faire des propositions pour l'unité la plus large ailleurs.
Nous avons donc tout fait pour que le NPA puisse participer à une liste large, pour répondre à une demande d'unité. Les choses ont pu se faire ainsi ailleurs, c'était d'ailleurs dans son intérêt que de montrer qu'il n'était pas diviseur.
Nous constatons que le NPA ici – dominé par ses contradictions internes- ne peut concevoir autre chose qu'une liste sous sa direction exclusive avec les autres forces comme figurants.
Il y a là le même refus de pluralisme que celui que nous vous reprochions en voulant assimiler tout le monde au Front de Gauche, mais vous au moins l'aviez exprimé clairement et non au détour de la composition des listes.
Nous voyons aujourd'hui que le NPA maintient les mêmes exigences inadmissibles sur le Calvados.
Il n'est pas question pour nous de nous aligner sur la position sectaire des plus sectaires du NPA.
Sur une autre liste, nous consultons d'ores et déjà un certain nombre d'animateurs de mouvements sociaux.
De votre côté il serait souhaitable que vous jouiez cartes sur tables et nous indiquiez clairement si un certain nombre de militants (ou de structures) du PCF sont disposés à participer sous une forme ou sous une autre à une telle liste.
Vous évoquez la Bretagne, mais dans cette région des élus et des sections entières du PCF sont dans le processus depuis le début et c'est ça qui détermine la position des camarades de la FASE.
Il est bien évident que toutes les propositions qui sortiront de la réunion du 6 seront aussi adressées au NPA.

Cordialement,

Etienne Adam

Écrit par : Michel | 03/01/2010

En allant sur Bellaciao, j'ai trouvé cette question intéressante et bien posée.
pourquoi l’union est impossible avec le NPA?
mercredi 18 novembre 2009 (16h48)
"Voila, si j’ai bien compris les exigences du NPA, ils veulent seulement des fusions démocratiques s’ils ne peuvent pas appliquer le programme pour lequel leurs électeurs auront votés pour eux au premier tour. A priori, ça semble sensé !

Quel est ce programme? Voici les principales mesures :
1) récupérer les fonds publics versés a des entreprises qui ont licenciés.
2) fin des subventions aux lycées privés.
3) des transports publics de proximité gratuits.
4) arrêt des subvention a la formation professionnelle contrôlé par le Medef.
5) aider les hôpitaux publics.
6) titularisation des emplois précaires dans les conseils généraux.
7) arrêt des aides aux patronat, (surtout sans contrepartie).

Alors voila, ceux qui veulent l’union et qui ne sont pas capables d’accepter ces principales mesures (qui ne sont pas très révolutionnaires ! ), sont-ils vraiment de gauche ! Ou alors il y a une raison beaucoup plus sérieuse de ne pas vouloir faire l’union avec le NPA !

Dépêchez-vous de me la dire,SVP, je ne veut pas voter idiot !

Yan Hamar

De : Yan Hamar
mercredi 18 novembre 2009

Depuis le 18 novembre, les appareils locaux ont pris le relai du dialogue de sourd qui régnait au niveau national. On constate que les choses ne s'arangent guère et quand on trouve des bonnes volonté, le national les sabre (cf PG22). Au fait se sont-ils rendus les PG22 ? Ont-ils été exclus ?
Qui pourra dire que le NPA et sa direction est responsable de cet échec ? Il s'agit là, de la part du FdG d'une fuite en avant anti-NPA..., qui est un véritable sabordage...

Écrit par : JR | 03/01/2010

"Il s'agit là, de la part du FdG d'une fuite en avant anti-NPA..., qui est un véritable sabordage..."

On dirait que certains vont enfin comprendre quel est l'objectif premier de ce fameux FDG.
Il faut dire que sa constitution en plein processus fondateur du NPA, aurait pu vous mettre la puce à l'oreille... ;)

Dommage que notre direction leur ait naïvement servi la soupe. Elle a tendu le bâton pour se faire battre! :(

Écrit par : toto | 03/01/2010

je sais pas si ça changera quoi que ce soit à la situation, mais il faut toujours apprécier les gestes unitaires (ci-dessous).

Le courant "Convergences et Alternative" du NPA demande à participer en tant qu'observateur aux réunions d"Ensemble..."
A l'attention des différentes forces composant la coalition « Ensemble, pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes »

Front de Gauche (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire), les Alternatifs, la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique (FASE), le Mouvement Politique d’Éducation Populaire (M’PEP), le Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), République et Socialisme.

De la part de «Convergences et Alternative», courant du NPA.

Demande de participation en tant qu'observateurs aux réunions nationales de la coalition « Ensemble, pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes »

« Convergences et Alternative » , courant du NPA, a défendu depuis plusieurs mois la nécessité d' un rassemblement de la gauche de transformation sociale à l'occasion des élections régionales de mars prochain. A l'approche de cette échéance, cette union apparaît de plus en plus nécessaire. Si l'on veut vraiment s'opposer à la politique de Sarkozy et offrir une alternative aux politiques d’acceptation du libéralisme et aux alliances avec le Modem, telles que le défendent les listes du Parti Socialiste et d'Europe Ecologie, il est urgent de créer une véritable dynamique de rassemblement. Les électeurs et les militants acteurs des mouvements sociaux attendent un sursaut d’unité de la part des formations politiques concernées.
Le courant «Convergences et Alternative» regrette que le NPA n'ait pas pris la place qui aurait dû être la sienne au sein de la coalition nationale «Ensemble, pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes», même s'il laisse latitude de décisions à ses fédérations dans chaque région.
«Convergences et Alternative» souhaite participer aux réunions de la coalition nationale, avec un statut d'observateur, le courant n'étant pas une formation politique en tant que telle, et ne prétendant pas représenter le NPA à sa place.
Si une dynamique unitaire large est au rendez-vous, un élargissement du rassemblement est possible, notamment aux forces militantes du NPA qui voudront s'impliquer dans les coalitions unitaires en région.

Veuillez recevoir nos salutations fraternelles et unitaires.

Le collectif d'animation du courant «Convergences et Alternative»

Écrit par : Quentin | 03/01/2010

Ces renégats ne reculent devant rien!!

Ils n'ont qu'à rejoindre la GU si leur projet politique est de devenir un satellite du PCF (donc du PS).

Écrit par : toto | 03/01/2010

Oui, enfin en même temps être observateur c'est justement ne pas être impliqué par les décisions prises au moins dans un premier temps. après tout, LO a été observatrice dans un premier temps du cadre national unitaire de discussion lancé fin septembre, ça n'est pas allé plus loin.

Écrit par : Quentin | 03/01/2010

Non, ça n'a rien à voir. LO a été observatrice de DISCUSSIONS entre organisations en vue d'un accord électoral futur. Là, ils sont directement observateurs d'un regroupement électoral.

Les renégats ont juste vu que les places au FDG étaient bonnes en voyant leurs copains de la GU gagner des postes salariés d'apparatchiks et leur gourou Picquet parachuté en Midi-Pyrénées, où la GU est totalement inexistante...

Écrit par : toto | 03/01/2010

toto, pour l'instant rien ne permet d'affirmer qu'ils seront dans l'alliance électorale constituée par ce cadre. Même si effectivement c'est pas la même chose que LO, ils sont observateurs. S'ils avaient forcément l'intention que tu leur prêtes, je ne crois pas qu'ils en resteraient au simple statut d'observateurs.
Mais on verra qui de nous deux a raison, et ce très rapidement, dans moins d'un mois ce sera tranché je pense.

Écrit par : Quentin | 03/01/2010

Euh, des nouvelles du PG 22 ?

Écrit par : JR | 03/01/2010

Les projets politiques du NPA et du FDG sont effectivements différents et concurrents. Quel mal y a-t-il à cela ? Et c'est le projet le plus cohérent qui l'emportera. Pour l'instant il faut reconnaître que le NPA s'en tire de la plus mauvaise manière. Merci à lui. Si C&A avait été aux commandes, cela aurait été plus difficile, il faut le reconnaître... Il n'y a que des boeufs comme toto et le NPA Basse-Normandie pour ne pas comprendre cela.

Écrit par : Michel | 04/01/2010

Michel et tous les autres,

je prépare pour bientôt un billet assez sanglant sur le comportement des uns et des autres : PC, PG et GU. Pour le NPA c'est déjà de l'histoire ancienne. Je ne pense pas Michel que tu seras très heureux de me lire.

Écrit par : Gilles | 04/01/2010

Dans sa lettre aux PC, PG, FASE et GU, le NPA Aquitain propose un cadre unitaire spécifique à l'Aquitaine, qui ne soit pas celui proposé par leFDG "élargi".

Dans sa réponse au NPA, la FASE conteste que les listes reprenant l'intitulé "ENSEMBLE...." aient un quelconque rapport avec le FDG (voir ci dessous)

Pourtant, lors de la 3° rencontre unitaire, la délégation du PCF s'appuyait sur le communiqué commun signé par 9 organisations dont celles du FDG + la FASE pour exiger de ses partenaires de rester sous l'intitulé "ENSEMBLE" et demander "à réfléchir".

A ma connaissance , 2 tentatives de constituer des listes reprenant l'intitulé "ENSEMBLE" voient le jour en Bretagne et Basse Normandie, afin de concurrencer des listes unitaires autour du NPA.
Y-t-il d'autres listes régionales reprenant cet intitulé "labellisé" par 9 organisations ?

A.G


Chers camarades,

Recevez d'abord tous nos meilleurs voeux d'unité et de succès dans le combat
anticapitaliste et émancipateur.

Suite à votre courrier en 3 points du 26/12, que nous avons bien lu, nous
tenons, à quelques jours de la prochaine réunion du 4/01 à Bordeaux, à vous
faire le commentaire
suivant :
1/ Sur le sujet important du programme, il y a très grande convergence entre
les axes en 6 points que vous faites et celles de la Fédération FASE. Ce
n'est pas un scoop, c'est
une confirmation. L'ajout de quelques points précis devrait nous mener sans
problème à une synthèse programmatique commune, attestant de notre volonté
claire
d'alternative de rupture de gauche pour la région. Nous verrons lundi ce que
les organisations du Front de Gauche ont à dire sur ce sujet.

2/ nous avons par contre un "souci" sur les points 1 et 3, qui concerne le
sens des mots, la clarté politique, le respect mutuel indispensable dû à
chacune de nos
organisations, et au bout du compte l'assurance d'un accord conclus sur des
bases saines lundi 4 janvier.
Explication :
- le terme de "Front de Gauche élargi" que vous employez n'est pas celui de
l'accord national, mais bien celui employé par la seule direction du PCF
dans le but hégémonique
qu'on lui connaît. La GU et le PG eux mêmes, dans le respect de l'accord
passé avec 5 autres organisations non membres du Front de Gauche (dont FASE
et Alternatifs)
n'utilise désormais que l'intitulé "ENSEMBLE pour des régions..."
Il est singulier de constater en la circonstance, qu’une proposition du NPA
emploie la même terminologie dévoyée que celle du PCF...
- le nom de liste générique validé au niveau national « ENSEMBLE… » a été
proposé en fait en octobre par la Fédération et les Alternatifs, et non par
le FdG.
PG et GU (+ le NPA à l’époque avant la rupture sur d’autres points) l’ont
accepté, alors que dès le départ le PCF a bataillé pour que le terme Front
de Gauche apparaisse
comme prééminent, nous savons pourquoi.
- Par conséquent le nom de la liste « ENSEMBLE pour une Aquitaine… » que
nous avons proposé avec le Parti de Gauche le 17/12, n’a rien à voir avec le
Front de Gauche, et
il s’agit bien d’une proposition au contraire « unifiante », capable de
rassembler large, et non de se référer au FdG.
La FASE/Alternatifs, comme le NPA, ne veut pas être assimilée au FdG, vous
le savez fort bien.
A lire votre proposition avec le terme de « rupture » employé, il pourrait
très bien être fait une synthèse des 2 en appliquant la formule que la LCR
et la Gauche Alternative
avait utilisé dans des dizaines de cas aux municipales 2008, « vraiment à
Gauche », avec une formulation satisfaisante pour tout le monde :
« ENSEMBLE pour une Aquitaine vraiment à gauche,
solidaire, écologique et citoyenne ».
C’est la proposition que nous ferons lundi soir.

3/ Du coup, et dans la même logique, votre proposition de répartition des
listes avec 60% au "FdG élargi" y incluant la FASE, n'est pas recevable. Si
vous voulez parler du
Front de Gauche (PC-GU-PG), il faut bien mettre la FASE ailleurs que dans ce
carcan que nous refusons. C'est ce que nous souhaitons. Merci chers
camarades de respecter
cette réalité et cette volonté de la FASE.
Donc nous sommes bien dans un 40% à "partager" (ou 50% si vous voulez) entre
NPA et FASE. Rassurez vous nous connaissons la réalité des forces du NPA, et
par
conséquent il ne s'agira pas de "batailler" en ce qui nous concerne,
l'important pour nous étant avant tout le rassemblement de TOUS et le
résultat le + fort pour contester la
suprématie du PS à gauche.

4/ Enfin en ce qui concerne la position d'exclusion inacceptable de Rousset
envers le NPA, sachez que la FASE Aquitaine vous assure de son entière
solidarité, sans
ambiguité.

Fraternellement

Pantxoa CAUSSARIEU - bureau FASE64 et secrétariat FASE Aquitaine

Écrit par : guillot | 04/01/2010

@Michel
Là où tu te trompes, c'est que ce serait une illusion manifeste et pour le Front de Gauche et pour le NPA de croire que l'un peut réussir sans l'autre.
S'il s'agit de faire 2 voir 3% de plus que l'autre et hurler que le but est atteint là peut-être le FdG pourra crier victoire. Mais si le but est réellement de créer une alternative crédible à gauche du PS qui ne soit pas satellisée par le social-libéralisme, alors là ni le FdG ni le NPA ne sont en mesure de la faire seuls.

Et ce n'est pas avec des morceaux groupusculaires du NPA que le FdG y arrivera mais avec le NPA dans son ensemble et réciproquement serais je tenté de dire.

Comme quoi certains sois-disants unitaires derrière un discours ouvert cherchent avant tout à éliminer de la circulation un courant comme le NPA.
Ils n'y arriveront pas même si provisoirement le NPA pourrait voir son influence diminuer.

Écrit par : langue-rouge | 04/01/2010

@ langue-rouge,
Je suis d'accord avec toi (pour une fois...). Mais aussi bien l'un (le PCF), que l'autre (le NPA), tant qu'ils n'auront pas pris les baffes qu'il faut, ils ne comprendront pas que c'est de l'intérêt de TOUS, de se metre d'accord sur un programme et une stratégie. Donc les premières claques ont été données lors des européennes... la seconde volée est en préparation et que m'importe qui le prendra ! On peut toujours chercher chez les autres les poux qu'on ne trouve pas dans sa propre toison...

Pour résumer ; le NPA pense que la reconstruction de la gauche passe par le grossissement de son organisation et le ralliement des "petits" à sa stratégie... Le Front de Gauche pense que c'est par un regroupement des organisations dites "radicales" se respectant les unes, et les autres. Le PC là-dedans a le cul entre deux chaises et voudrait (pour certains) y inclure le PS comme cela s'est fait dans 5 régions.

Je pense que le PC devrait être plus "centraliste" et adopter une position nationale cohérente, telle que l'offre du 28 octobre, au lieu de laisser 5 régions s'enliser dans le social-libéralisme. Quant au NPA il devrait être plus respectueux des autres, et ne pas leur imposer une ligne politique qui n'est même pas majoritaire dans ses propres rangs.

Non, Gilles tout ce que tu peux me sortir comme "infos" sur la GU, le PG et le PC ne me mettent pas en difficulté. Je suis au courant de ces dérives que je combat moi aussi, et qui bien souvent sont le fait de certains états-majors (je n'ose pas dire "parisiens" pour ne pas faire d'ostracisme, mais "nationaux", dont le siège est toujours à Paris !).

Écrit par : Michel | 05/01/2010

@Michel

Il n’y a pas de « dérives », comme tu le dis du PC, du PG, de la GU, mais un projet qui n’arrive pas à se mettre en place – exactement comme au NPA –, pour la bonne raison que ce projet n’est pas viable. C’est bien pourquoi du temps de la LCR je n’étais pas d’accord avec UNIR, même si je partageais certains de leurs analyses ; c’est pourquoi j’étais dans la majorité quand fut décidé de créer le NPA. Mais je savais aussi, que pour être viable, le projet du NPA devait être ouvert, large. Ce qu’il n’a pas été. Nous voici ainsi avec deux projets vains face à face, qui se disputent une hégémonie qu’ils n’atteindront jamais.
Le premier projet, celui du Front de gauche, c’est de rassembler au maximum de ce qui est possible toute la gauche, en somme de refaire la gauche plurielle mais plus à gauche. L’outil pour y arriver, les élections, pour l’essentiel.
Le second, celui du NPA d’aujourd’hui, du moins des 2/3, c’est d’imposer son objectif de « révolution » par la grève générale.
Ces deux projets n’ont aucune chance d’arriver à leurs fins. Jamais le PS, même sa gauche n’abandonnera son projet de centre gauche ancré dans le système capitaliste. De l’autre côté, il n’y a plus de bases objectives pour une « révolution » sur le modèle russe. Il n’était déjà plus viable en 1936 ou en 1968. Pourquoi le serait-il aujourd’hui ?
D’où mon opposition à ces deux projets et ma proposition d’un autre projet que j’appelle « l’hypothèse démocratique » et que j’ai évoquée plusieurs fois ici. Elle passe nécessairement par un rassemblement unitaire de toute la gauche anticapitaliste, antilibérale, écologiste radicale avec toutes ses composantes, porteuses de projets différents, qui ne seront départagés que dans la pratique, en fonctions des circonstances qui se présenteront, etc. Le premier objectif de ce rassemblement, c’est de redynamiser le mouvement social en lui proposant une alternative politique. Et pour cela il faut passer outre les projets différents, en faire pour ainsi dire abstraction, ce qui n’empêche pas d’en débattre. Cette redynamisation est déterminante pour que ce projet s’impose.

Écrit par : Gilles | 05/01/2010

Le terme de « gauche plurielle » (mais plus à gauche), est évidemment utilisé à dessein. Celui de faire peur et de décrédibiliser le projet en agitant l'épouvantail Jospin... Mais c'est de bonne guerre. Reste que, même sous ce vocable, c'est quand même plus crédible et porteur que le « Mai 68 réussi »...

Ceci dit, sur le fond, tu as certainement raison, mais pour moi le Front de Gauche reste la meilleure arme pour faire bouger les lignes aussi bien du côté du PCF (qui a quand même lâché à plus de 80 % l'alliance avec le PS contre toute vos prévisions), que du côté du NPA qui, avec son aîle gauchiste, fourvoie toute votre organisation dans le délire du « grand soir ».

Je reconnais également que dans le Front de Gauche il y a au moins deux projets qui s'opposent (cf la lettre du militant de la GU qui rejoint le PG) : celui du PG et son parti « creuset ». Projet qui est sensiblement le même que celui du NPA qui voudrait fédérer en son sein toute la gauche de transformation. Et celui de la GU qui pense que le Front de Gauche doit s'élargir pour englober toutes les composantes de cette gauche radicale. Ce projet a au moins le gros avantage d'avoir un rassemblement d'organisations homogènes en leur sein, et dont les tendances ne tirent pas à hue et à dia, comme c'est actuellement le cas au NPA. Quand au PC, il est, comme vous, traversé par des courants totalement antagonistes. En ce qui concerne ceux que connais (la Manche), ils sont totalement sincères et jouent le jeu d'un vaste regroupement allant du PC au NPA. Ils se sentent trahis par ce vote qui a jeté la Basse Normandie dans les bras du PS. Mais ça aussi, tu as dû le connaître en Poitou-Charentes....

Écrit par : Michel | 05/01/2010

La question est comment ton «...hypothèse démocratique » ne va pas tourner à la gauche plurielle...
Ou comment la bourgeoisie va "laisser" faire un projet, qui la priverait des moyens de mener la société selon ses intérêts ?
Jusqu'ici tout gouvernement de gauche qui s'est appuyé sur l'élection, n'a abouti qu'à l'échec car il avait oublié l'affrontement, le paroxysme de la lutte des classes. Si tu oublies la lutte des classes et sa dureté, tu risques toi aussi de te retrouver avec un projet vain.
D'un autre côté, attendre "le Grand soir", comme on attendrait... Godot, à la façon de LO ne peut constituer une perspective en soi.
Alors il reste l'option d'un gouvernement élu, qui s'appuierait sur le mouvement social...
Oui les gauchistes avaient torts de laisser les élections à la bureaucratie, de ne pas chercher à constituer une alternative mais la gauche plurielle ne s'est pas servie de la force de frappe du mouvement social. (par exemple les 35 heures, dont on oublie qu'elles ont été perverties par la flexibilité).

Écrit par : JR | 07/01/2010

"@JR
"La question est comment ton «...hypothèse démocratique » ne va pas tourner à la gauche plurielle..."

La réponse, un peu courte, c'est que ça n'a rien à voir avec la "gauche plurielle" qui est une coalition de partis pour gouverner dans le système. « L’hypothèse démocratique » c’est la conquête de « l’hégémonie culturelle », comme disait l’autre (Gramsci) quand il critiquait, à juste raison le Front unique de la 3e internationale. « L’hypothèse démocratique » c’est un projet de rupture avec le système, capitaliste, libéral, productiviste. Il allie le mouvement social et le mouvement politique ; et pour cela il faut rassembler, en proposant des solutions « intermédiaires », des « compromis », etc. (Lénine dans la Maladie infantile) ou Engels (dans sa polémique avec les anarchistes) ou Marx (avec l’AIT qui rassemblait des lassaliens, des blanquistes, des proudhoniens, des trade-unionistes, des anarchistes, et évidemment des marxistes…). C’est un vaste mouvement, large, de masse qui fait de la politique autrement, qui rompt avec l’idée du « parti », s’adresse au-delà des « travailleurs » comme l’on disait autrefois dans notre jargon, ou si tu veux de la « classe ouvrière ». Pas de parti démiurge ou de leaders (tribuns, comme dit la chanson), qui sort du « microcosme ». C’était pour moi l’idée initiale du NPA, vite abandonnée pour retourner à l’idée du « parti d’avant-garde ». Les élections ont une part importante dans la construction de ce mouvement, mais les luttes sociales également, toutes les luttes, de celle des sans papiers à la grève pour des augmentations de salaires. Cette hypothèse n’exclut pas des grèves générales type 36 ou 68.

Pourquoi « démocratique » ? Parce que aucune formation, courant, parti ne peut imposer à l’autre sa solution ; c’est le débat et la pratique qui font la différence ; il n’y a pas de « vérité objective » comme disait Marx. Il faut s’en remettre à l’intelligence des « masses » en leur proposant des solutions. Ce que nous avons fait depuis deux mois en Poitou-Charentes, hélas en comité restreint, est exemplaire à ce propos. Il faudrait désormais que nous sortions de ces rencontres restreintes pour porter le débat dans la population. Et c’est ce que nous allons faire. Si le PC, comme il est fort probable, n’en veut pas, il ira se faire foutre mais nous continuerons à appeler leurs militants à nous rejoindre.

Écrit par : Gilles | 07/01/2010

les réflexions sur la démocratie m'inspirent ces remarques.

Dans ses écrits sur l"Allemagne" (1932/33), LT décrivait une autre option que la schéma d'Octobre 17 pour l'Europe occidentale.

Il parlait notamment d'ilôts de "démocratie ouvrière" que constituaient les organisations syndicales (non bureaucatisées), les AG de grévistes, les comités divers (quarties, thématiques, etc...) Jean Marie Vincent avait écrit un livre en 2003 reprenant l'idée de "conquêtes d'espaces autonomes" et de sa généralisation dans la société capitalistes.

LT, dans ses" écrits sur l'Allemagne" imaginaient la possible constitution d'un gouvernement de coalition anticapitaliste issu d'un parlement bourgeois mais pas seulement , alors que la phase de développement du "contrôle ouvrier" dans les boites, les communes et les quartiers serait loin d'être terminée.

Dans l'histoire du mouvement ouvrier, ses idées son proches des autro-marxistes:
dialectique d'intervention interne (dans les institutions parlementaires) externe (les mobilisations sociales allant jusqu'au développement de nouvelles institutions indépendantes, en fait s'inspirant de la Commune de Paris)

Dans le livre co-écrit par D Bensaïd et Olivier Besancenot, il y a un paragraphe s'appuynt aussi sur l'exemple de la Commune de Paris. Celles ou ceux qui veulent "creuser" l'expérience de la Commune de Paris, découvrirons que cette institution de 1789 a été transformée de l'intériieur, investie en quelque sorte par les communards, par l'intermédaire du suffrage universel (masculin) !
Le comité central de la Garde Nationale avait sollicité des maires d'arrondissement mis en place par l'ex Empire déchu (ils étaient encore en fonction) pour signer avec lui la convocation du corps électoral aux urnes !

Dans leur livre, DB et OB imaginent le "Socialisme à inventer" comme une "fédération de communes" . Ils imaginent aussi des coordinations de comités de quartiers, de boites, au niveau local, régional, national élisant en pyramide leurs délégués jusqu'à constituer une nouvelle assemblée constituante. C'est là que cela coince: je suis postier, j'élis donc un délégué de boite; mais je suis aussi résident dans un quartier; j'élis aussi un délégué de quartier; je compte ici pour 2 voix; et un retraité ou un chômeur ? Leur démonstration reste pour moi confuse, lorsqu'ils proposent que tous les différents comités locaux élisent des délégués appelés à siéger dans une assemblée régionale commune. Cela manque de cohérence, le système pyramidal des comités sur plusieurs niveaux. Pourquoi contourner le suffrage universel direct ?

Écrit par : guillot | 08/01/2010

Le point au 08/01/10:

Régions où le NPA irait dans des listes unitaires avec le Front de gauche:
Languedoc Roussillon, Pays de la loire, Champagne Ardennes, Basse Normandie, Limousin, Bourgogne.

Régions où le doute subsiste encore sur la possibilité d'aller dans des listes unitaire avec le Front de gauche:
Aquitaine,Poitou Charente, Franche comté

Régions où le NPA fait des listes unitaires avec d'autres mais sans Front de gauche:
Auvergne,PACA, Bretagne

Régions où le NPA irait seul:
Ile de France, Midi Pyrénnées, Nord Pas de calais, Haute normandie, Picardie, Centre, Lorraine,Rhone Alpes

Région où les infos sont bizzarres/Contradictoires

Alsace ( unité selon le DNA , mais au vu des 96% pour la B du comité du haut rhin, j'ai un serieux doute sur cette info/intox?)


A titre personnel, je me réjouis des accords unitaires, notamment celui du Languedoc Roussillon , où la liste unitaire de la vraie gauche pourrait même être devant Frêche au second tour après fusion avec les Verts!
Dans ma région (Ile de France) , il n'y aura pas d'unité, mais je ferai la campagne de mon parti, et j'espère qu'OB sera tête de liste.
Je ne comprends pas certains copains de c&A qui souhaitent faire campagne pour le front de gauche, je me suis toujours considéré proche de ce courant, cet épisode m'en éloigne à présent.

Écrit par : Rafikow | 08/01/2010

Je rectfie pour la Basse-Normandie où il n'y a pas de Front de Gauche (pour l'instant). A ce stade des négo, accord entre le NPA et le PG 14 et 61. Tous les autres (PC 50, PG 50, GU, alters, Fase, M'pep) doivent se revoir (réunion du 6 annulée pour cause de neige) pour constituer une liste "citoyenne". Nous espérons sincèrement y inclure le NPA et les PG 14 et 61.

Écrit par : Michel | 08/01/2010

@ Gilles
Ta réponse est convaincante... Enfin elle correspond à ma vision de la situation : la dialectique des lutte, des élections et du débat...
Dans ce sens, je ne comprends pourquoi tu prétends, que le NPA ne correspond pas à "l'hypothèse démocratique", pourquoi en conséquence, il est vain...
Depuis la rentrée, je l'ai vu considérablement évoluer. Un débat national depuis le congrès : une prise de décision, que ses dirigeants n'ont pas saboté (On a vu ça ailleurs) et des accords conclus souvent par la force militantes de la base... Je ne veux pas être béni oui-oui : tout n'est pas parfait au NPA... On ne peut pas dire que le projet du NPA soit un tel fiasco... Il existe des militants, qui ont des histoires, des origines différentes et donc des craintes... Mais je ne veux pas jeter l'annathème sur eux.
La motion B n'avait pas tort sur le jeu politicien du FdeG... Je crois que les négos locales leur ont permis de comprendre les enseignements, qu'en tireraient la majo des militants... de tous les partis de la GdeG.
Ils ont toute leur place au NPA, ils constituent un garde-fou "du droit à l'expérimentation"... Ils nous rappellent notre objectif commun de transformation radicale de la société... Pour ne pas subir à notre tour les déformations dont pâtissent nos camarades de la GU...
Pour être majoritaire "culturellement", il faut savoir débattre avec respect...

Écrit par : JR | 08/01/2010

@JR
« La motion B n'avait pas tort sur le jeu politicien du Front de gauche. »
Parce que nous nous serions tombés dans le panneau ? Je ne cesse de dire et d’écrire que le FdG est une opération politicienne, mais cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas s’y confronter. Si tu les laisses mener leur bateau à leur guise, ils nous mangeront la laine sur le dos. Qui mène la bataille contre ce miroir aux alouettes et qui fait la démonstration de la duplicité du PC quand ils refusent tout accord ? Nous ! Ceux qui n’ont pas déserté la bataille politique (comme le gros de la majo A+B). En outre, là où nous trouvons des communistes et des PG honnêtes, nous passons des accords. Tout ça c’est de la dialectique ( !) Il y a un besoin de dynamique unitaire. L’offre du FdG – surtout du PC – fait semblant d’y répondre, alors ça marche (un peu), mais quand on fait la démonstration que c’est une duperie, ça ne marche pas.

Écrit par : Gilles | 08/01/2010

JLM affirme aujourd'hui devant la presse (il renonce à tête de liste en IDF) que le FDG est en accord avec le NPA dans 7 régions. j'ai du mal à les recenser toute:
Languedoc Roussillon, Pays de la loire, Champagne Ardennes, Basse Normandie, Limousin, Bourgogne. Alors, si la Basse Normandie, comme la Bretagne, fait partie des cas atypiques (PG scindé en 2), où sont les 2 autres région ,
En Aquitaine, cela se passe mal avec les provocations du PCF, et une tête de liste présentée par le PG qui envoie une lettre au NPA signée en tant que représentant du FDG et reprenant des propositions de places éligibles qu'on aurait accepté !
D'ailleurs, ce n'est pas drôle du tout, voyez ça:
-le PG offre 2 places éligibles au NPA dont 1 tête de liste (il s'en garde, lui 3 dont 1 tête de liste)

- le PCF, lui, s'offre 4 têtes de listes sur 5 , la dernière la réservant au PG, + 2 autres places éligibles, ce qui fait 6; en accorde 3 au PG et il reste 1 place pour le NPA (écartant d'emblée la FASE et la GU)

- la FASE, elle propose 4 PC (2 têtes), 3 NPA (2 têtes), 2 PG(1 tête) et 1 FASE (honnête)
- Et le NPA ?: 40% NPA et 60% FDG élargie sur la base de la clé de répartition des Européennes (la FASE est d'accord); proposition connue depuis le 23/12

Il y a 3 lézards:

-le PG n'est donc pas d'accord avec le PCF sur le quota qu'il lui attribue,

-il n'y a pas eu de nouvelles rencontres unitaires avec le NPA depuis le 23 /12
- le PCF joue la montre.

Personnellement, je pense que le PG est en train de s'aligner sur le PCF, et laisse tomber la FASE et le NPA face aux provocations du PCF.
Et le programme ? Cela passe après la lutte des places pour le FDG! Si cela échoue avec le FDG, Les camarades unitaires souhaitent poursuivre avec la FASE (qui a envoyé une lettre confirmant son accord avec le programme prioposé par le NPA Aquitain)

Écrit par : guillot | 08/01/2010

@ Gilles
Faut-il exclure la motion B ? Doivent-ils eux ces gauchistes rendre gorge pour rester digne du NPA ?
Faudrait un peu se calmer...

Écrit par : JR | 08/01/2010

ce soir AG sur le 47 (20 personnes provenant de 4 comités sur 6); beaucoup d'absents pour plusieurs raisons:

- ceux qui estiment que l'AG de consultation des adhérents sur les motions était suffisante, ils avaient voté "C"était arrivé en tête, point barre.
- ceux que le vendredi soir n'arrangeait pas et
- ceux qui habitaient à 70 kms d'ici.

Un débat intéressant avec 6 jeunes du comité jeunes NPA. Et un consensus autour d'une proposition suivante: poursuivre les discussions unitaires jusqu'à la réunion convoquée par le FDG + Fase lundi en leur demandant de se positionner sur nos bases programmatiques considérées comme un minimum syndical et un préalable avant toute discussion sur les listes. les propositions du NPA leur avaient déjà été communiquées le 23/12 et envoyées par courrier depuis le 26 à leur demande (17 pour,1 contre, 1 abst, 1 refus de vote)

Écrit par : guillot | 08/01/2010

@JR : ce dont rêves Gilles, est d'un NPA débarrassé de tout révolutionnaire ou anticapitaliste, qui deviendrait un Die Linke à la française, étatiste et régulationniste.

Il serait plus heureux au PG en clair, mais dans un PG débarrassé du NPA (poil à gratter des apparatchiks), d'où la nécessité de saborder auparavant le NPA.

C'est un peu l'idée commune de la GU et C&A finalement. Ce qui permet de mener une action anti-NPA intérieure/extérieure.

Écrit par : toto | 09/01/2010

@ toto
Faut-il exclure la motion C ? Doivent-ils eux ces droitiers rendre gorge pour rester digne du NPA ?
Faudrait un peu se calmer...
Les excès de langage et les anathèmes des uns et des autres me rendent furieux car ce qui est remis en cause c'est le débat... et donc la possibilité de réévaluer la ligne en faisant un bilan. Il faut se clamer....

Écrit par : JR | 09/01/2010

Le PC est scindé en 2 (FDG, Gauche plurielle), le NPA est scindé en 2 (pour faire simple : les pro et les anti-unitaires), le PG est scindé en 2 (pro FDG et pro NPA), la Gu est un groupuscule, ainsi que la Fase, le M'pep et les alters....

Bientôt on va ramasser les miettes !....

Ne serait-il pas temps de mettre bon ordre à tout cela et de laisser un peu nos egos sous le boisseau ?... Les accords doivent se faire et arrêtons de chipoter pour des places !... Ne conviendrait-il pas mieux de considérer la qualité des postulants plutôt que la couleur de leur boutique ?

Écrit par : Michel | 09/01/2010

@JR : non je ne suis pour l'exclusion de personne. Maintenant, le minimum c'est de respecter la démocratie interne du parti, et de ne pas chercher à détruire systématiquement le parti, et passer en force indépendamment des décisions majoritaires.
Ce blog, tout comme celui de CSP (même pas membre du NPA de ce que j'ai appris), est vraiment une caricature à tous niveaux.

Écrit par : toto | 09/01/2010

@ toto
"Ce blog, tout comme celui de CSP (même pas membre du NPA de ce que j'ai appris), est vraiment une caricature à tous niveaux."
Moi, bien que n'ayant jamais été au PCF, j'ai été élevé dans le culte du centralisme démocratique... avec des pseudos et tous les rituels... Seulement aujourd'hui, les symppathisants veulent entrer dans le débat, avoir les avis des uns et des autres et c'est très bien... Ils se fichent de la parole d'évangile du CPN, c'est peut-être dommage mais c'est comme cela... Ce blog est l'expression d'un fait de société, d'une exigence à laquelle le NPA fait face et c'est très bien...
Par ailleurs, les textes des trois motions étaient disponibles sur le site du NPA...
Je crains que ton combat soit pour le coup un combat d'arrière-garde... Pour toi le nouveau parti, c'était quoi ?

Écrit par : JR | 09/01/2010

"Par ailleurs, les textes des trois motions étaient disponibles sur le site du NPA...
Je crains que ton combat soit pour le coup un combat d'arrière-garde... Pour toi le nouveau parti, c'était quoi ?"

... j'ai pas du tout compris le sens de cette remarque!?

Oui, les textes des positions étaient publics, et il y a eu un vote de l'ensemble des militants sur les trois positions, pas juste une "parole d'évangile du CPN".

Maintenant, et même si je ne suis pas d'accord avec le CPN, je reste partisan d'agir dans le cadre défini par le CPN. Si le CPN ne sert à rien et que chacun fait ce qu'il veut, il faut supprimer le CPN, ça nous fera faire des économies.
Mais pour l'instant et jusqu'au prochain congrès, on fonctionne avec une organisation et des statuts définis lors de notre congrès de fondation.

Écrit par : toto | 09/01/2010

@ Toto
Il n'y a pas inscrit dans nos statuts une référence au centralisme démocratique. Donc levée du secret des débats qui nous opposent. De la gaucche du NPA à sa droite, tout le monde a accès à leurs textes, ce qui nous donnent à nous militants du NPA, une latitude plus importante pour agir...
Cette orientation est juste car il ne s'agissait pas de construire une LCR-bis mais un parti qui dépasse le parti à l'ancienne.
En conséquence, et même si ça va à l'encontre de nos vieilles habitudes, il ne faut pas en avoir peur.
Le fait que de tels sites n'existent pas au Front de Gauche me laisse penser que ce qui les unit n'est pas la politique... En gros il faut s'inquiéter de l'absence de débat plutôt que du débat. C'est la force du NPA.

Écrit par : JR | 09/01/2010

@JR : je n'ai rien contre le fait que nos débats soient publics (ce qui n'a au passage rien à voir avec la question du centralisme démocratique, les débats et controverses des bolcheviks étaient eux aussi publics).

Par contre, nos statuts donnent effectivement un rôle au CPN :
"Le CPN est chargé d’appliquer les mandats nationaux entre deux congrès. Il peut consulter les militants sur toute question qu’il juge suffisamment importante ou inédite et qui nécessite l’avis de tous. Le CPN se réunit au moins quatre fois par an, détermine les choix de campagnes nationales, il ratifie la composition des équipes responsables proposées par les commissions de travail. Il élit en son sein le comité exécutif dont il contrôle l’activité."

Mais on peut aussi considérer que ces tâches sont secondaires, supprimer le CPN, tout comme les consultations nationales et les congrès, et chacun fait ce qu'il veut dans son coin. Après tout, ça fera faire de belles économies!
(en tout cas, ça ne servait à rien de faire une consultation si on ne respecte pas son résultat)

Quant au débat dans le NPA, je ne partage pas ton enthousiasme, et je suis loin d'en être satisfait.

Écrit par : toto | 09/01/2010

@ toto
Il semble que le CPN a décidé suite à la consultation de donner mandat aux régions pour que chacune d'entre elles négocie à leur niveau.
Le résultats est me semble-t-il correct. Je te renvoie à certaines déclarations de OB sur la démocratie dans le NPA, qui doit venir de la base... et qui en sont pas restées lettres mortes... et c'est tout à l'honneur du NPA...
C'est une revendication des jeunes militants (visiblement on n'en fait pas partie tous les deux). Il faut s'accorder cette marge de manoeuvre pour ne pas être perçus come les autres organisations.
La réalisation de l'unité dans 6 régions est une pierre dans lle jerdin des autres orgas de la GdeG.
"Quant au débat dans le NPA, je ne partage pas ton enthousiasme, et je suis loin d'en être satisfait."
J'aimerais que tu soies plus explicite... Bein sûr, il y a des coup de gueule. Bien sûr, il y a certains débordements, qui sont regrettables. Mais d'une façon générale, il permettent aux nouveaux de s'insérer... C'est à nous les anciens de nous ouvrir à leurs préoccupations.

Écrit par : JR | 09/01/2010

Une simple consultation au bout de cinq mois de négociations (sur une base différente de celle du congrès), et dont le résultat n'est même pas respecté au final, je n'appelle pas ça une démocratie qui vient de la base.
La démocratie qui vient de la base, ce n'est pas chacun fait ce qu'il veut, c'est des décisions collectives que l'on prend.

A part ça, tu dois être très déçu, toi qui voulait partir avec les stals plutôt que les décroissants, de voir qu'on a un accord national avec le MOC :
http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-et-du-moc-pour-une-convergence-de-la-gauche-anticapitaliste-et-antiproduct

Un beau pied de nez à la position C qu'une alliance sur les bases de la B. Qui plus est incompatible avec les productivistes anti-écolos du PCF avec qui les camarades de la C veulent s'allier...

Écrit par : toto | 09/01/2010

Répudier" la participation au parlementarisme a ceci de puéril que l'on s'imagine, au moyen de ce procédé "simple", "facile" et prétendument révolutionnaire, "résoudre" le difficile problème de la lutte contre les influences démocratiques bourgeoises à l'intérieur du mouvement ouvrier, alors qu'en réalité on ne fait que fuir son ombre, fermer les yeux sur la difficulté, l'éluder avec des mots.

Vous vous imaginez vous-mêmes "terriblement révolutionnaires", chers boycottistes et antiparlementaires, mais en fait vous avez pris peur devant les difficultés, relativement peu importantes, de la lutte contre les influences bourgeoises dans le mouvement ouvrier, alors que votre victoire, c'est-à-dire le renversement de la bourgeoisie et la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, suscitera ces mêmes difficultés dans une proportion encore plus grande, infiniment plus grande. Tels des enfants, vous avez pris peur devant la petite difficulté qui se présente à vous, aujourd'hui, sans comprendre que, demain et après-demain, vous aurez à parfaire votre éducation, à apprendre à triompher de ces mêmes difficultés, en des proportions infiniment plus vastes.

Il est évidemment très "difficile" de vaincre, sous la domination de la bourgeoisie, les habitudes bourgeoises dans notre propre parti, c'est-à-dire dans le parti ouvrier: il est "difficile" de chasser du parti les chefs parlementaires de toujours, irrémédiablement corrompus par les préjugés bourgeois; il est "difficile" de soumettre à la discipline prolétarienne un nombre strictement nécessaire (même très limité) d'hommes venus de la bourgeoisie; il est "difficile" de créer dans le parlement bourgeois une fraction communiste parfaitement digne de la classe ouvrière; il est "difficile" d'obtenir que les parlementaires communistes ne se laissent pas prendre aux hochets du parlementarisme bourgeois, mais s'emploient à un travail substantiel de propagande, d'agitation et d'organisation des masses. Tout cela est "difficile", c'est certain. Ç'a été difficile en Russie, et c'est infiniment plus difficile encore en Europe occidentale et en Amérique, où la bourgeoisie est beaucoup plus forte, plus fortes les traditions démocratiques bourgeoises et ainsi de suite, etc.

Extraits, pris un peu au hasard dans l'un de mes livres de chevet. Bonne nuit les amis.

Écrit par : Gilles | 10/01/2010

C'est censé répondre à qui??

Écrit par : toto | 10/01/2010

http://www.marxists.org/francais/lenin/works/1920/04/g11.htm
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1920
Cet ouvrage a été rédigé en avril 1920 et son additif en mai. Son objectif était de nourrir la discussion du II° congrès de l'Internationale communiste. Il sera distribué à tous les délégués à ce congrès avant d'être publié par les principales sections de l'I.C.

La maladie infantile du communisme
(le "gauchisme")
V. I. LENINE

ANNEXE
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sur marxists.org (bravo à eux !!!)
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Il est plus que dommage, Gilles Suze, que vous ayez effacé, entre les deux dernières citations, un des passages les plus passionnants.
Je le reproduis infra, en substituant - quand cela est possible - les expressions non conceptualisées par ce que le néo-marxisme et le post-marxisme du 21° siècle nous permettent de comprendre maintenant.
(Le lien donne le texte initial)
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Tels des enfants, vous avez pris peur devant la petite difficulté qui se présente à vous, aujourd'hui, sans comprendre que, demain et après-demain, vous aurez à parfaire votre éducation, à apprendre à triompher de ces mêmes difficultés, en des proportions infiniment plus vastes.

Sous le pouvoir des Soviets, il s'insinuera dans votre parti et dans le nôtre, le parti du prolétariat, un nombre encore plus grand de membres de la classe formoise, y infiltrant une idéologie bourgeoise. Ils s'insinueront dans les Soviets et dans les tribunaux, et dans les administrations, car on ne peut bâtir le communisme qu'avec le matériel humain créé par le capitalisme; il n'en existe pas d'autre. On ne peut ni bannir, ni détruire le membres de la formoisie, il faut les vaincre, les transformer, les refondre, les rééduquer, comme du reste il faut rééduquer au prix d'une lutte de longue haleine, sur la base de la dictature du prolétariat, les prolétaires du savoir eux-mêmes qui, eux non plus, ne se débarrassent pas de leurs préjugés formois-bourgeois subitement, par miracle, sur l'injonction de la Sainte Vierge, sur l'injonction d'un mot d'ordre, d'une résolution, d'un décret, mais seulement au prix d'une lutte de masse, longue et difficile, contre les influences des masses formoisies. Sous le pouvoir des Soviets, ces mêmes problèmes qu'aujourd'hui l'antiparlementaire rejette loin de lui d'un seul geste de la main, si orgueilleusement, avec tant de hauteur, d'étourderie, de puérilité, renaissent au sein des Soviets, au sein des administrations soviétiques, parmi les "défenseurs" soviétiques (nous avons supprimé en Russie, et nous avons bien fait de supprimer le barreau bourgeois, mais il renaît chez nous sous le manteau des "défenseurs" "soviétiques"). Au sein de toutes les couches de la classe formoise, parmi les ingénieurs soviétiques, parmi les instituteurs soviétiques, parmi les ouvriers privilégiés, c'est-à-dire les plus qualifiés, et placés dans les meilleures conditions dans les usines soviétiques, nous voyons continuellement renaître tous, absolument tous les traits négatifs propres au parlementarisme bourgeois; et ce n'est que par une lutte répétée, inlassable, longue et opiniâtre de l'esprit d'organisation et de discipline du prolétariat que nous triomphons - peu à peu - de ce mal.

Il est évidemment très "difficile" de vaincre, ...

===

Ajouter ce passage manquant éclaire bien différemment le texte de VI Oulianov Lénine.
Ce qu'il signifie, c'est le fait que le combat contre la formoisie ne peut pas se contenter d'apparences, de solutions miracles, de raccourcis.
Lutter contre le parlementarisme en s'imaginant résoudre ainsi - de façon complète - la lutte finale contre la classe formoise est naïf.
C'est pour cela qu'il a ajouté le paragraphe que vous avez retiré - maladroitement.

En insistant sur le fait que, dans une société dotée de soviets institutionnalisés, la formoisie, telle l'hydre de Lerne est constamment en train de faire renaitre les têtes de ses exigences, en insistant sur le fait que le régime soviétique aura à mener un combat [de classe, contre la classe formoise - mais VI ne le comprend pas], l'auteur veut priver les antiparlementariste de l'un de leurs arguments.

Mais il le fait en citant lui-même - une liste de diverses couches de cette classe formoise.
"Parmi les ingénieurs soviétiques, parmi les instituteurs soviétiques, parmi les ouvriers privilégiés, c'est-à-dire les plus qualifiés, et placés dans les meilleures conditions dans les usines soviétiques, nous voyons continuellement renaître tous, absolument tous les traits négatifs propres au parlementarisme bourgeois; "

Il fait cette énumération précisément parce qu'il répond à ceux qu'il appelle les "gauchistes".
Seulement voilà, s'il fait cette citation, c'est parce que ces "gauchistes" sont - en 1920 - les cousins européens des Chliapnikov et des Kollontai.
Ils sont - dans leurs mobiles - les représentants sous-formés des classes exploitées.

L'histoire nous a montré que ce sont précisément les bases sociales formoises qui - en France comme dans le reste de l'Europe - étaient les plus attachées aux formes parlementaristes.

Tenter d'instrumentaliser - sans d'ailleurs donner son nom, mais tous les lecteurs cultivés le connaissaient avant de Googliser les citations - les propos erronés de Lénine pour banaliser des alliances avec les partis colonialistes que sont les PCF et PG est, non seulement un procédé blâmable mais une erreur théorique.
Les 21 conditions ont abouti à ce que le PCF ne soit JAMAIS communiste : passant de ramassis de journalistes plus ou moins francs maçons à parti stalinisé.
Les "tactiques" parlementaires ont entrainé une sous-estimation du combat pour la construction de soviets, une sous-estimation du combat pour la RÉVOCABILITÉ PERMANENTE DES ÉLUS.

Les élections qui viennent n'ont qu'un réponse : Boycott de tout candidat non validé par la DÉLÉGATION RÉVOCABLE GÉNÉRALE !
Comme aucune force politique n'a daigné mener ce combat néo-soviétique, c'est le boycott général qui devient la tactique à adopter.

Écrit par : Yanick Toutain | 11/01/2010

@ toto
Sauf que... La MOC est présente dans les liste unitaires de LR, de Bretagne. Tu te revendiques d'un programme et tu montres en exemple une orga, qui joue la carte de l'unité, quand celle-ci est possible... Il y là aussi une contradiction.
Une question : quest-ce qui dans les accord est si indigne pour le NPA ?
Quand nous avons des élus, conseillers municipaux, as-tu l'exemple de certains qui tournent casaque ?
Encore une fois, je partage tes craintes mais je ne suis pas d'accord avec toi pour faire du NPA une sorte de LO bis.

Écrit par : JR | 12/01/2010

Le MOC est ouvertement hostile au FDG. Si tu veux des infos plus précises, laisse moi ton mail (contrairement à Gilles, je ne divulgue pas publiquement les mails et infos internes).
En dehors du LR, cas très particulier où tout le monde tombe un peu dans l'hystérie "anti-Frêche", les OC sont en conflit ouvert avec les productivistes du FDG, ce qui est pour le moins compréhensible.

Sur les élus municipaux ou régionaux du FDG, ce ne sont pas les exemples qui manquent. La cogestion des institutions capitalistes ça amène à certaines contradictions.

Maintenant, j'ai beau avoir de profonds désaccords avec eux, je ne vois pas de quel droit "LO" deviendrait l'insulte suprême, et quelque chose de honteux. Bien que n'ayant pas vraiment de sympathie pour les positions politiques de LO, je ne vois pas en quoi être ANTICAPITALISTE serait forcément faire du LO bis. C'est donner plus d'importance à LO qu'elle n'en a. Bien heureusement LO n'a pas l'exclusivité de l'anticapitalisme.

Écrit par : toto | 12/01/2010

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