Avertir le modérateur

08/12/2009

Minorité de blocage au NPA

Comme il fallait s’y attendre, et contrairement à ce que laissaient entendre certains camarades de la position B, les négociations ne seront pas reprises nationalement avec le Front de gauche qui d’ailleurs n’attend plus rien de notre part. Seule porte ouverte par l’ex-majorité, la possibilité de conclure des accords locaux, mais essentiellement là où le PC va au premier tour avec le PS comme en Bretagne, en Basse-Normandie, en Lorraine, ou en Languedoc-Roussillon mais pour d’autres raisons. Ce qui signifie, comme le dit Pierre-François Grond que « le NPA devrait partir seul dans deux-tiers des régions », oubliant au passage de mentionner la possibilité de conclure d’autres accords comme en Poitou-Charentes où les élus du PC étaient pour une alliance avec le PC tandis que leur base la refusait.

 

Car en effet la situation interne à la gauche du PS n’est pas aussi limpide que la présente l’ex-majorité du NPA. Il y a des communistes très unitaires qui sont contre tout accord de gestion avec le PS comme il y a des camarades du PG de Mélenchon prêts à l’accepter. Soit parce qu’ils considèrent qu’ils seront mieux placés pour défendre leurs idées ou parce qu’ils pensent, en cas de refus du PS d’accepter des accords « techniques », qu’en se maintenant au second tour (si la liste fait au moins 10 %) il y a le risque de faire passer la droite.

 

Mais le principal obstacle à l’unité n’est pas là. Il est indubitablement dans les rangs du NPA ou 50 % des adhérents en gros (soit 2.500 camarades en tout et pour tout) sont hostiles à l’unité quelles qu’en soient les raisons. Leur argument est simple : « Nous sommes les seuls anticapitalistes révolutionnaires conséquents ». En d’autres termes, selon eux, les autres, y compris ceux qui dans le NPA ne sont pas sur leur orientation, sont prêts au pire à « aller à la soupe » ou tout du moins à céder aux exigences du PS, bref à « se coucher ». Or cette argumentation est fallacieuse et légèrement injurieuse.

 

En vérité parmi ces opposants au rassemblement on trouve des camarades pour lesquels les élections sont un terrain miné d’avance, qu’entrer dans les institutions électives c’est prendre le risque de se « salir les mains », et que de toute façon il n’y a pas d’autre voie pour sortir du capitalisme que la grève généralisée et prolongée jusqu’à ce que l’on puisse mettre en place un gouvernement « réellement », comme ils disent, anticapitaliste. Position que l’on peut entendre mais qui pose le problème suivant : à partir du moment où ces camarades excluent tout autre hypothèse, rejetant toutes les autres comme non-conformes, il est pratiquement impossible de s’entendre avec eux sur des solutions de compromis. C’est ce qu’avait tenté la position A, bien mal lui en a pris.

 

Or de telles solutions existent. L’erreur de la A c’est, depuis la création du NPA, d’avoir mis de côté cette question de fond sur les hypothèses. Pour conforter son pouvoir à la tête du parti, le « noyau dirigeant » de l’ex-LCR a passé une alliance au sommet avec ces « irréductibles » à l’hypothèse « insurrectionnelle ». Disons très clairement que l’ex-majorité leur a cédé beaucoup. L’objectif il y a un an était de pousser vers la sortie l’ancienne tendance unitaire (UNIR) de Picquet. Ce qui a été fait sans ménagement et avec l’acceptation tacite des « picquétistes ». Oui mais les unitaires ce n’était pas seulement Picquet et ses amis.

 

Surtout, après l’échec relatif des européennes, il y avait pour l’ex-majorité nécessité de redresser la barre. On ne pouvait pas descendre trop bas électoralement parlant. D’où la tentative de renouer avec le PC et le Parti de gauche qui, de leur côté, avaient commencé à engranger quelques bénéfices de leur orientation plus unitaire. Dès que l’ex-majorité réorienta sa position, elle dût immédiatement faire face à ceux qui l’avaient jusqu’ici soutenue comme la corde soutien le pendu : « Camarades, lui ont-ils signifié, vous allez trop loin ! »

 

Ainsi, une fois encore l’ex-majorité va céder à la pression de son aile « gauche » minoritaire. Oui mais les autres, que deviennent-ils ? Vont-ils encore être obligés de céder comme ils ont dû le faire aux européennes ? Vont-ils devoir répondre au Front de gauche et aux autres comme en Poitou-Charentes, alors qu’un accord est possible : « Désolés, un accord était possible, mais nos camarades n’en veulent pas, ça sera pour une prochaine fois. » Y aura-t-il une prochaine fois ? Et quand le NPA aura fait entre 3 % et 4 % et que le Front de gauche en sera déjà à 6 % ou 7 %, que dirons-nous ? A titre personnel j’ai écrit hier un projet d’accord en Poitou-Charentes. Je ne sais pas encore ce que mes camarades en pensent (et peut-être que je ne le saurai jamais) et j’attends la réponse de nos partenaires. Je pose la question : ce projet est-il un projet de capitulation ?

Commentaires

Même en étant, comme tu le dis, "un B qui s'ignore" (!), je trouve que ton projet n'est pas un projet de capitulation, ce qui montre que tes catégories (les bons et les méchants A) ne sont pas fonctionnelles. Ceci dit, d'un point de vue stratégique, il faudrait réécrire la phrase qui dit qu'"il est entendu que cela ne les dédouanerait pas des engagements qu’ils auraient pris solennellement devant les électeurs en acceptant de défendre ce programme" : on ne peut pas faire comme si le PC n'avait pas l'habitude de faire exactement le contraire de ce qu'il dit et il faut être un peu plus précis sur les conditions qui permettraient ou non d'entrer dans les exécutifs. D'autre part, ton programme est bien sur certains points (enseignement privé par ex.), mais faible sur d'autre : il est par exemple faux que les aides aux entreprises ne concernent qu'une part marginale du budget régional, car elles dépassent largement le secteur. Par exemple, l'intervention des régions dans l'enseignement supérieur se fait par l'intermédiaire de subventions aux pôles de compétitivité, c'est-à-dire aux entreprises privées. Le problème est que nul n'est capable de chiffrer l'étendue des aides régionales au privé, y compris même les membres de la majorité qui ont tout fait pour ne pas les faire apparaitre spécifiquement : la première exigence serait déjà d'avoir les chiffres.

Écrit par : David | 08/12/2009

Sur les aides, oui. C'est pourquoi j'ai parlé d'aides directes et là c'est bien entre 3 à 4 %. Sur le pôle de compétitivité d'accord. Je devais le mettre mais j'essaye de faire quelque chose de court.

Sur le PC. Il faut bien comprendre la situation en Poitou-Charentes. Des élus qui étaient pour aller avec Royal dès le premier tour et qui ne veulent pas de nous. Et un autre groupe (Deux-Sèvres, Vienne) qui penchent vers nous et ont mené la bataille en interne (remportée par eux) pour des listes indépendantes au 1er tour. La formule : "ce programme n'est pas négociable", ça vient d'eux ; uniquement "fusion technique", encore eux reprenant notre propre formule... et l'on ne ferait pas l'unité avec eux ? Quelle connerie !

Écrit par : Gilles | 08/12/2009

@Gilles

Ton texte est très bien.

Moi je suis d'accord avec. Sauf pour les 22 régions , non 21. Car pas d'accord pour la corse.

Sinon, je trouve cela très cohérent, moi qui ai travaillé sur le programme en région IDF, je trouve que c'est pas mal ton ébauche de programme. Même si les réalités d'une région à une autre sont différentes.

Je suis furax d'apprendre que la majo refuserait que dans ma région (IDF) il y ait des listes unitaires même si la C est en tête. Soit disant parceque l'IDF représente un caractère national.

Ce soir je vais raler!!

Écrit par : Rafikow | 08/12/2009

@Rafikow
S'il y a une région ou l'unité ne peut pas se faire c'est bien l'Ile-de-France. Les enjeux régionaux recoupent très souvent les enjeux nationaux et les luttes d'influence entre les différents courants de la gauche de la gauche y sont plus conflictuelles qu'ailleurs.

L'unité en IdF si elle se fait, ce serait derrière Mélenchon ou un dirigeant national de premier plan du PCF. Ce n'est pas possible sauf à vouloir se mettre définitivement à la remorque du PCF et du PG.

D'ailleurs, il y a un autre problème de fond en IdF. Elle fait partie des régions ou le PCF est le plus impliqué dans la co-gestion avec le PS. Les vices-président PCF sont directement impliqués dans la priorité donnée par exemple à la formation professionnelle privée.
Sachant qu'aun niveau national, il y a un refus de couper avec la co-gestion avec le PS, un accord en IdF est impossible sauf à vouloir cautionner et même participer à notre corps défendant à des politiques qui vont à l'encontre de ce qu'on défend.

Écrit par : langue-rouge | 09/12/2009

Je me suis levé tôt ce matin et j'ai ajouté ce commentaire. Me voyant zappé sans réponse... On est passé à autre chose. Pas bien. J'attends des lecteurs concernés, qu'ils témoignent en me répondant. Serais-je "un idiot inutile ou béhat"? (J'attends la réponse car je ne voudrais pas mourir idiot)
@Gilles
Je viens d'un monde où le centralisme démocratique était la règle même à la LCR. Tu dis que la situation est chaotique, que les gens ne se parlent plus, ne se respectent plus etc...
Alors dis-moi ? Existe-t-il un "PG, PCF, LO, Vert... de L'intérieur" ? Où peut-on avoir les motion contradictoire au débat ? ILs sont tous d'accords entre eux et nous ben non...
Où est l'escroquerie ? Là où j'étais la B était majoritaire. Certains discours tenaient de la sortie" de mai 68. Et pourtant on a parlé politique avec respect des uns et des autres... La crise : elle est dans ta tête.

Écrit par : JR | 09/12/2009

@ JR

J'ai l'impression qu'au PG, les oppositions sont moins frontales. Peut-être est-ce en raison de sa jeunesse (pas de contentieux historique entre plusieurs lignes), ou de son caractère de parti creuset qui se nourrit des traditions et histoires des différents courants dont sont issus ses militants ? Je sais qu'il existe un courant écologique... qui d'ailleurs a décidé d'intégrer le PG samedi dernier. Je dois avouer que je regarde de très loin la cuisine interne.

Dans notre monde impitoyable, il existe bien entendu des blogs tenus par des militants du PG. Et sans doute par d'aures du PCF, de LO, de la Fédé...

Le mien par exemple n'est pas centré sur le PG, ni diffusé au nom du PG. Je raconte ce que je veux sans demander la permission à quiconque. C'est juste mon espace d'expression. Ni plus ni moins. Je ne défends qu'une seule ligne : la mienne ! :-)

Écrit par : des pas perdus | 09/12/2009

@JR
J'ai demandé que le terme de "centralisme démocratique" soit supprimé de nos statuts. Evidemment ça l'a été, mais c'est de pure forme. En fait, le "centralisme démocratique" n'a jamais été qu'un cache-sexe pour masquer d'autres pratiques. En l'occurrence si tu n'es pas à Paris proche, membre de la CE ou du CPN... tu ne comptes pas. Fonctionnement de petits groupes d'amis, de clans, etc.

Sur la démocratie, ce que je remets en cause - et qui fait qu'il y a des rapports tendus - c'est que, même localement, on fonctionne ainsi. Je prends cet exemple actuel. Nous sommes en mesure de réaliser un accord local avec nos partenaires de la gauche de gauche. Mais nous sommes très peu à nous y intéresser. Les autres font comme si ça n'existaient pas et disent en plein débat que "les autres ne veulent pas de nous", ce qui est complètement faux. J'ai rédigé un projet d'accord. Ils s'en foutent et font silence radio.

Nous avons eu le même cas de figure aux municipales. Ils étaient contre se présenter, puis ils ont expliqué que cétait trop difficile de monter une liste. Quand à deux nous avons réussi à la monter, ils sont partis en vacances.

Voilà le fonctionnement réel.

Écrit par : Gilles | 09/12/2009

... J'ajoute. Nous nous sommes vu il y a deux mois régionalement au NPA. Nous avons décidé de travailler sur notre programme (NPA). Nous sommes seulement deux à l'avoir fait par des contributions. Ont-elles été lues ? Qu'en pensent-ils ? Je n'en sais rien.

C'est ce fonctionnement là que je dénonce. Cette indifférence qui signifie qu’ils restent accrochés à leurs positions. Selon eux débattre ne sert à rien. Passons au vote, comme ils disent.

Écrit par : Gilles | 09/12/2009

@despasperdus.com/
Je ne défends qu'une seule ligne : la mienne ! :-)
Tout d'abord pour former un parti, (le PG) si j'ai bien compris, il faut accepter le débat et respecter la démocratie... donc cette ligne individualiste me paraît incompatible avec la notion de parti.
@ Gilles
Alors dis-moi ? Existe-t-il un "PG, PCF, LO, Vert... de L'intérieur" ? Où peut-on avoir les motions contradictoires au débat ?
Tu as sauté sur la notion de centralisme démocratique mais tu n'as pas répondu sur le reste...
(Il va de soi que je répèterai ma question autant de fois qu'il faudra)

Écrit par : JR | 09/12/2009

J'ajoute et je le dis surtout aux militants (hors NPA) que je suis fier de ce Blog, parce qu'il montre que l'on n'a pas peur du débat (au NPA, enfin la plupart du temps). Quel parti supporterai un débat aussi vif ? J'attends avec impatience les autres adresses... je crois que je vais bien rigoler...
Quand le NPA donne des leçon de débat et de démocratie, il faut le dire...

Écrit par : JR | 09/12/2009

@des pas perdus

J'avoue avoir du mal à comprendre en quoi le PG serait-il davantage un parti creuset que le NPA même si les militants du PG ont tendance à le rajouter à la fin de toutes leurs phrases. Et le NPA n'est pas tellement plus vieux que le PG et il est certainement plus jeune pour ce qui est de la pyramide des âges.
La direction du PG ce sont tous des vieux de la vieille qui soient étaient au PS, soit aux Verts, soit ont passé par toutes sortes d'organisations de gauche (Coquerel etc).
Mais admettons.

Par contre, s'il y a une chose dont je suis certain c'est que pour qu'un parti soit creuset il faut qu'il y ait confrontation de différentes approches et traditions. Et croire que cela est possible sans oppositions frontales, c'est croire aux contes pour enfant.
Parce que rien n'empêche de permettre à chacun de défendre ses idées au sein d'un parti. Mais pour que ses idées aient une chance de peser dans le parti, il faut s'organiser collectivement, et donc avoir le droit de tendance, pouvoir s'opposer à la direction quand on est en désaccord et s'organiser pour se donner les moyens de convaincre les adhérents.
Parce que s'il n'y a que la direction d'organisée, le parti creuset c'est surtout un parti pyramidal où la base est peut-être libre de donner son avis mais où le sommet est aussi totalement libre de prendre en compte certains avis plutôt que d'autres et de faire sa petite cuisine sans contre-pouvoirs.

Encore une fois, malgré tous les défauts et toutes les imperfections du NPA, la culture du débat au sein de ce parti n'a pas son équivalent. Pour le pire ou pour le meilleur.

Écrit par : langue-rouge | 09/12/2009

C'est vrai que note ami Gilles aime tendre le débat à souhait , dramatiser "le NPA ingouvernable".....

J'ai lu que dans le languedoc l'accord serait presque fait à condition que le NPA avale la couleuvre: tête de liste régionale et principal départemental au PDG.


Alors là on fait quoi ? On colle les affiches pour la place du colonel fabien ?


Mon acabit attend une solution.

Écrit par : vériane | 09/12/2009

@vériane

Dans ma région, si l'accord se fait, je laisserai volontier la tête de liste au PC d'autant que les unitaires du PC ont fait un sacré bon travail.

Écrit par : Gilles | 09/12/2009

@ Gilles
Alors dis-moi ? Existe-t-il un "PG, PCF, LO, Vert... de L'intérieur" ? Où peut-on avoir les motions contradictoires au débat ?
Tu as sauté sur la notion de centralisme démocratique mais tu n'as pas répondu sur le reste...
(Il va de soi que je répèterai ma question autant de fois qu'il faudra)

Écrit par : JR | 09/12/2009

@langue-rouge

J’avoue que à la gauche de la gauche nous sommes encore très loin d’avoir abordé les débats de fond. Peut-être me suis encore mal fait comprendre, mais j’étais pour un NPA « creuset ». Une autre option a été choisie, celle d’une « LCR élargie », ainsi avons-nous permis que puisse exister un Front de gauche. Grosse erreur de notre part. Maintenant c’est fait. Ou plutôt tout le travail reste à faire. Le rassemblement que je préconise c’est précisément ça. Un lieu, un espace où l’on puisse inventer un nouveau projet. Ceux qui pensent qu’ils l’ont, qu’il suffit comme après 1917, d’en convaincre les autres à coups de conditions (le 21 de l’internationale communiste) se trompent. Leur projet est aussi obsolète que celui du Front de gauche (qui n’est en fait que de recommencer la gauche plurielle… un peu plus à gauche). Mais pour l’instant tout le monde pense que c’est SA solution qui est la bonne même s’ils commencent à s’apercevoir que seuls ils n’y arriveront jamais.

Écrit par : Gilles | 09/12/2009

@JR

" Existe-t-il un "PG, PCF, LO, Vert... de L'intérieur" ?

Ce que j'appelle le "débat" n'existe pas finalement. Tout le monde reste accroché à ses petites manies, ses petits souvenirs, ses petites tactiques. Le fond du fond n’est jamais abordé. Cela exige des remises en cause très critiques du passé de la gauche et du mouvement ouvrier. C’est ce que j’essaye de faire. Depuis un an, je me suis replongé dans la lecture tous azimuts. Je saute de Hobbes à Moore en passant par Ernst Bloch ou Habermas ou Castoriadis ou Machiavel ou Braudel, avec Marx comme boussole. J’ai un plan de travail assez systématique qui, je l’espère, débouchera sur un livre. Mais pour l’instant je suis encore trop absorbé par les batailles politiques internes. Mais j’ai toujours mon projet dans la tête ; j’agis en fonction de lui. C’est un peu comme ça que je conçois mon blog. J’attends que d’autres en fassent autant.

Écrit par : Gilles | 09/12/2009

@Gilles
" Existe-t-il un "PG, PCF, LO, Vert... de L'intérieur" ?
Ta réponse est non... Il n'existe pas de site autre que le NPA de l'intérieur... C'est une fierté pour moi et tous les militants du NPA... Une organisation qui débat sans s'insulter, c'est une victoire. Je sens que l'on va faire beaucoup de conneries et des choses bien mais si on va au fond des choses on va se révéler utile. Malgré le ton pui est le tien, un tantinet agressif à l'égard des autre courant du NPA. Je suis content de ce blog. Il est exemplaire... Alors les autres PG, PCF, LO, Verts, qui assimilez toute discussion, tout désaccord comme un début de crise, qu'attendez vous pour nous envoyer vos adresses de blogs... de l'intérieur... Pour nous montrer que vous avez une vie intérieure... Quand est-ce que vous discutez politique et surtout comment ?

Écrit par : JR | 09/12/2009

C'est vrai, pour une fois je suis d'accord avec toi. Ce blog est unique et salutaire. A travers lui, tous les courants s'exprimment, avec le respect qu'il faut. S'il n'existe pas ailleurs (dans les autres organisations), c'est parce que nous n'avons pas le même arc-en-ciel de sensibilités politiques. LO est un bloc, tu le sais aussi bien que moi, et au PG et GU, nous n'avons pas de gros désaccords avec nos directions. Quant au PC, ces blogs existent, je n'ai pas les adresses en tête. Mais au PC, les divergences sont aussi énormes qu'au NPA. Je sors d'une réunion unitaire avec le PC de la Manche qui a voté à 83 % pour le Front de Gauche, alors que la Basse-Normandie rejoint le PS au 1er tour. Je peux te dire que j'ai entendu des choses qui montrent bien qu'il y a des sensibilités très hétéroclites dans cet ex parti stalinien.

Maintenant, je trouve qu'il est préférable que toute la gauche radicale se retrouve sur le site de Gilles, plutôt que chacun dans son coin. Ce débat n'est pas seulement celui du NPA. Il nous concerne tous. Dommage que chacun cherche avant tout à y défendre sa boutique. Si vous aviez réussi votre opération de "parti creuset", nous serions tous dans la même organisation. Mais les débats seraient les mêmes....

Écrit par : Michel | 10/12/2009

JR :

Je suis militant mais ça ne m'interdit pas de penser et m'exprimer en mon nom... et de respecter les décisions prises démocratiquement.

Je ne spécule pas sur la pyramide des âges à tous les niveaux, ni sur l'âge du capitaine pour élaborer je ne sais quelle analyse... estimant d'ailleurs qu'une classe d'âge n'est pas une classe sociale...

Certes, y a pas mal d'anciens ceci ou cela, ps, pc, verts, npa et autres... Enfin, moi, à mon niveau, base de chez base, il y a confrontation mais pas de véritables clivages "fossilisés", organisés...

Peut-être suis-je aveugle, peut-être est-ce une réalité ? Peut-être essaie-t-on d'éviter certaines impasses stériles, vécues ailleurs ?

Je ne détiens pas la vérité :-)

Écrit par : des pas perdus | 10/12/2009

Au fil du net, je découvre le mouvement Utopia.

Une sorte de tendance trans-partis (PS, Vert, PG) qui "appelle à l'émergence d'une gauche d'avant-garde fondée sur une identité écologiste, altermondialiste et anti productiviste, capable de transformer la société, de porter de nouveaux idéaux et de les réaliser. [...] pour imaginer un projet de société fort, humaniste et fraternel, dépassant le système capitaliste."

"Pour un accès universel aux soins
Pour un revenu minimum d'existence
Pour un scénario sur l'énergie alliant sobriété, efficacité et énergies renouvelables
Pour une véritable souveraineté alimentaire
Pour une politique ouverte de l'immigration
Pour une nouvelle réduction du temps de travail
Pour une véritable 6e République

Le développement de l'économie sociale et solidaire, la gratuité des transports urbains collectifs, la gratuité du minimum énergétique et de l'eau, la restauration de l'agriculture paysanne, la relocalisation de la production, l'Europe sociale, la taxation des transactions financières, la fixation d'un revenu maximum, la prise en compte de nouveaux indicateurs de richesse, l'extension des biens publics mondiaux…"

Je ne sais pas l'importance de ce mouvement, ni les personnes qui la composent mais ce n'est pas ce qui me semble important.

Est ce que ces positions ne résument pas des préoccupations communes qui devraient nous unir au delà des étiquettes, des querelles de directions, de tactiques et de chapelles ?


http://www.mouvementutopia.org/blog/index.php?pages/presentation
http://www.mouvementutopia.org/blog/index.php?pages/nos-positions

Écrit par : Alain Albert | 10/12/2009

Ils étaient au PS et je cois qu'ils en sont partis mais je ne sais où ? Au PG peut-être mais pas sûr.

Écrit par : Gilles | 10/12/2009

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu