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04/12/2009

Pessimisme de l’intelligence et optimisme de la volonté

Je devais participer hier à l’assemblée générale des adhérents du NPA de la Charente pour y défendre la position C. Je ne suis pas arrivé à bon port, l’embrayage de mon automobile ayant rendu l’âme à quelque 30 km d’Angoulême. Une fois n’est pas coutume j’avais préparé mon intervention. Elle était conçue pour tenter de briser une hostilité que je savais, ici, quasi générale à nos thèses. Je ne me faisais guère d’illusion quant à la possibilité de rallier beaucoup de voix, mais au moins aurai-je montré que l’on peut débattre sur le fond de cette question de l’unité en évitant les clichés et les invectives gratuites.

 

Je voulais commencer comme ça : «  Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté », disait Romain Rolland. Gramsci, au fond de sa prison, avait fait sienne cette devise de l’écrivain pacifiste. Rapporter à la situation présente dans le NPA et plus globalement partout là où l’on cherche à construire une alternative de rupture, que signifie une telle ligne de conduite ? D’abord que l’intelligence, c’est-à-dire l'appel à la raison et à l'étude objective des faits, ne peut que nous inciter à penser que la crise que l’on dit systémique n’a pas produit les effets que nous escomptions il y a un an.

 

C’était prévisible. Vingt-cinq ans de défaites accumulées par le mouvement social ont plombé durablement l’horizon politique de la gauche. Certes des rémissions peuvent se produire de temps à autre comme en 1995-1997, en 2004-2005 ou encore récemment comme en janvier et février dernier, en Guadeloupe surtout. Mais la tendance lourde est principalement encore à la résignation et à la décomposition. Ce long cycle de défaites puise ses racines dans un phénomène beaucoup plus profond et que l’on pourrait résumer ainsi : l’alternative réforme ou révolution ne marche plus. Nous sommes dans une double impasse historique. Mais l’examiner ici nous entraînerait trop loin.

 

Mais, même vu sous ses seuls aspects conjoncturels, naviguer à contre-courant de cette tendance malgré toute la bonne volonté du monde en s’appuyant sur quelques ilots de résistance, c’est immanquablement se leurrer, s’illusionner. Comment un petit parti comme le nôtre pourra-t-il à lui seul l’inverser ? Mais l’intelligence nous permet aussi de ne pas succomber totalement, à l’instar de nos camarades de LO lors des dernières municipales, dans la dépression chronique. Parallèlement ou conjointement à cette résignation qui mine le corps social, il existe un sentiment fort qui traverse toutes les formations politiques, syndicales, associatives.

 

Ce sentiment c’est celui du bon sens : nous serons toujours plus forts unis que divisés ; le rassemblement, même sur des bases minimales ça marche, ça crée des dynamiques, des débats, ça ouvre des portes et des fenêtres. C’est en nous appuyant sur ce sentiment partagé bien au-delà de la simple militance que nous pouvons passer du pessimisme à l’optimisme, d’une volonté impuissante à une volonté constructive. Mais il  y a deux façons d’aborder cette question de l’unité.

 

La première, c’est celle de la direction du PC. Elle consiste à utiliser ce sentiment pour défendre ses intérêts égoïstes d’appareil. Peut-être même y a-t-il dans la démarche de Mélenchon et de certains de ses amis – on ne passe pas innocemment une bonne partie de sa vie au PS au plus haut niveau sans que ça laisse des traces – cette idée qu’il y a présentement une bonne opportunité : un PC un pied dans la tombe et une extrême-gauche qui, malgré la popularité de ses porte-parole (d’abord celle d’Arlette Laguiller, puis celle d’Olivier Besancenot), n’arrive pas à se sortir de son ghetto d’idées reçues pour passer à la vitesse supérieure.

 

Comme vous le voyez je n’ai, ni moi ni la C, la moindre illusion sur la bonne volonté du PC et j’ai pas mal de doute sur la réalité des intentions de certains membres de la direction du PG, surtout lorsque Mélenchon, entre deux facéties, rend un vibrant hommage au gouvernement de Jospin dont il fit partie. Mais ce n’est pas eux qui nous intéressent ; ce n’est pas eux qu’il faut convaincre. Mais ceux qui attendent que se construise à la gauche du PS une alternative de rupture avec le système. Ceux-là sont plusieurs millions. La rupture, ils ne nous ont pas attendu pour la souhaiter et l’envisager. Peu ou prou, ils y sont déjà acquis, à leur façon, antilibérale, altermondialiste, écolo-radicale, anticapitaliste, et peu importe ce qu’ils y mettent, c’est la direction qui compte. Mais, cette rupture pour lui donner forme, pour la concrétiser, la crédibiliser, ils ont besoin d’un levier, d’un outil. Quel peut-il être ?

 

Ainsi passons-nous du pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. Cette volonté se donne une vision à long terme : renverser les rapports de force, d’abord à gauche, puis avec la droite. Mais immédiatement, elle a besoin, pour tenir vent debout et ne pas flancher, de résultats, palpables, visibles. Les élections nous donnent une occasion de vérifier l’efficience de cette démarche, même si elle reste embryonnaire et de guingois, avec comme premier objectif contrecarrer l’autre alternative en cours, celle du PS et d’Europe-Ecologie et de ses futurs alliés du MoDem. Cette vision là de l’unité est d’une toute autre nature que celle de la direction du PC. Elle ne vise pas le court terme ; elle n’est pas égoïste, calculatrice et politicienne. Elle est ouverte et généreuse, elle vise loin. C’est un investissement pour l’avenir. Ainsi exige-t-elle des sacrifices, des compromis. Quels pourraient-ils être ?

 

Au point où nous en sommes, inutile de se la cacher l’opération de la direction du PC de marginalisation du NPA et d’utilisation du sentiment unitaire à ses propres fins d’appareil est en train de réussir. Nous n’y sommes pas pour rien. Si, il y a trois mois, avant même que nous entamions le marathon des négociations, nous avions consulté nos adhérents comme nous le faisons aujourd’hui, nul ne doute que nous aurions adopté une position plus ouverte, mais également plus ferme – parce que s’appuyant sur un parti moins divisé – que celle qui est sortie du CPN, nous évitant ainsi de naviguer à vue, et paradoxalement sans lisibilité. Or qu’avons-nous proposé ? Nous exigions de nos partenaires qu’ils n’entrent pas dans les exécutifs alors que le PC voulait nous imposer d’y entrer. Deux positions irréconciliables.

 

Ce chantage du PC, il fallait le refuser clairement il y a trois mois. Surtout pas par un chantage inversé, mais par une autre argumentation. Parce que, comme le souligne la A dans sa motion, ce en quoi nous acquiesçons, en l’état des rapports de force, l’hypothèse haute d’une « gauche de gauche » entre 15 et 20 % voire plus est improbable. Et qu’en conséquence, la possibilité d’entrer, dans ces conditions, dans les exécutifs sous domination « social-libérale ne nous permettait pas de commencer à construire une alternative de rupture. Restait qu’une seule hypothèse, basse. C’est cette hypothèse-là qui justifiait alors notre refus d’entrer dans ces exécutifs, non par principe, mais par simple pragmatisme.

 

Cette argumentation nous aurions dû la faire connaître publiquement, en précisant, que si par aventure, à l’issue du premier tour, nous nous rapprochions plus de l’hypothèse haute, il serait toujours temps alors d’en rediscuter. Mais dans l’immédiat, inutile de faire de cette question des exécutifs, certes importante, un obstacle à nous rassembler pour le premier tour. Discutons et entendons-nous plutôt sur un programme et nous verrons bien ce qu’il en sortira. Enfin, si, malgré tout, certains de nos partenaires envisagent dès maintenant, et de toute façon, d’entrer dans des « majorités de gestion » avec le PS , libre à eux, mais qu’ils nous laissent toute liberté de faire un choix inverse.

 

C’est cette démarche que nous aurions dû avoir il y a trois mois ; c’est ce que la C propose aujourd’hui encore. Ce n’est en rien une capitulation devant le PC. Pas plus que la A ou la B nous ne sommes pour nous plier au chantage du PC. Peut-être cependant que cette ultime ouverture arrivera trop tard ou que le PC la rejettera. Mais l’alternative est la suivante : ou nous répondons encore à ce sentiment unitaire ou nous lui tournons définitivement le dos en choisissant l’isolement. Cette dernière solution est celle de la facilité mais elle a un prix autrement plus coûteux que celle qui consiste à se battre pied à pied, même en lâchant un peu, avec des partenaires qui ont autant besoin de nous que nous avons besoin d’eux. N’oublions pas que c’est le long terme que nous visons.

Commentaires

On s'y est mal pris, c'est vrai. Il ne fallait pas ergoter sur les exécutifs, mais poser le problème ainsi: Pas de solidarité politique et gestionnaire avec le PS, liberté de vote des élus.

Reste qu'au final le résultat auait été le même le PC et Mélenchon voulant avant tout notre peau pour asseoir leur projet de flanc gauche du PS.

En Auvergne le maximun de concessions leur a été accordées...et ils nous on envoyer paître!

Alors un peu moins d'autoflagellation serait nécessaire.


Mais c'est vrai que je ne suis qu'un esprit simple.

Et en plus si les véhicules des visionnaires tombent en panne c'est vraiment que le Dieux nous sont hostiles.

Écrit par : vériane | 05/12/2009

Je pense que c'est une mauvaise analyse de partir de présupposés tels que : "le PC et Mélenchon voulant avant tout notre peau".

En raisonnant ainsi, c'est le centre gauche social-libéral qui aura la peau de tout le monde (PC-PG-NPA) sauf de la droite !

Écrit par : des pas perdus | 05/12/2009

Alors pour s'en convaincre il suffit de lire l'Huma ( vous avez oubliés la comparaison entre Besancenot et Le Pen ?) ou d'écouter Mélenchon.

Mais je veux bien admettre que tout le monde il est beau et gentil!


PS: quand Mélenchon donne un coup de chapeau à l'Histoire du PCF j'hallucine car mon acabit n'a pas oublié le stalinisme et ses méfaits ,une " histoire" que je n'ai pas envie de saluer! Et qui explique pour beaucoup le monde dans lequel nous survivons.

Écrit par : vériane | 05/12/2009

Il faut nous rendre compte, qu'il aurait fallu être des génies en politique pour obtenir davantage de ces négociations...
Que veulent les militants ? Un courant pour peser, pour se donner une ligne politique lisible dans l'opinion.
Que veulent les apparatchiks, un levier pour garder leur poste...
Cela s'apparente à un dialogue de sourd...
La vérité ne sortira pas tout de suite et c'est dommage.
Mais au lieu de nous battre la coulpe "genre on s'y est mal pris" (peut-être au demuerant) partons au devant des gens pour leur expliquer, leur montrer le bilan de la majo PS/PC/vert... Et leur volonté de recommencer comme avant.
Aux militants PC, Verts, PS, Verts de dire s'ils approuvent le bilan de leurs élus...

Écrit par : JR | 05/12/2009

Dans la région Poitou-Charentes, après plusieurs réunions avec les différents partis, puis deux rencontres régionales, il est envisageable qu’un accord puisse intervenir : sur le programme et sur le 2e tour c'est-à-dire les fusions « techniques » ou « démocratiques » et la question des exécutifs. Envisageable ne veut pas dire que nous y parvenions, mais c’est de l’ordre du possible. Evidemment certains élus du PC et de la direction régionale qui se sont faits mettre en minorité par leur propre base (ils voulaient aller au 1er tour avec Royal) se réjouissent que l’unité ne se fasse pas avec le NPA. On comprend pourquoi. Mais le problème est aujourd’hui surtout du côté du NPA les « majo » (A + B) ont depuis le début pratiquement pas participé aux discussions unitaires ou bien à reculons. Aujourd’hui, ils sont pour que l’on arrête tout. Nous, nous continuons, conformément à ce qui a été décidé nationalement. Ainsi, l’obstacle principal est bien du côté du NPA. Arrivé en tête dans la région, la C se retrouve aujourd’hui devant une situation délicate, complexe, voire explosive en interne… alors qu’en externe nous débattons, élaborons et arrivons à des points importants d’accord. Allons-nous pour préserver l’unité du NPA être obligés de faire marche arrière, d'abonner et de dire : « désolé les gars, on est proche d’un accord, mais tel ou telle n’en veut pas et ne veulent même pas prendre la peine d’expliquer pourquoi ! »

Voilà où nous en sommes.

Écrit par : Gilles | 05/12/2009

Mais non mon camarade pourquoi reculer d'autant que Ségolène faisant alliance avec le modem dès le premier tour le PCF et le PG devraient annoncer leur non participation à l'exécutif.

Ou alors il faudra admettre qu'on a affaire à de vilains menteurs! ( mais bien sur le problème est comme tu l'écris surtout du côté du NPA CQFD)

Peut être que si tu évitais les "ces gens là" et autres amabilités la situation serait moins tendue ?

Mon esprit simple médite depuis quelques jours cette phrase d'Henri Lefebvre:"La rationalité bornée se limite inévitablement aux tactiques"( voir le manifeste différentialiste....je te rassure ,mon acabit n'y a rien compris).

Écrit par : vériane | 06/12/2009

Ce que dit Gilles est totalement faux, la A n'est pas pour tout arrêter, bien au contraire elle est en pointe des tentatives d'accords unitaires locaux

Et effectivement, on voit mal comment le PCF et le PG pourraient refuser les conditions du NPA sur les exécutifs en Poitou-Charentes, alors qu'ils ont ouvertement annoncé qu'ils refusaient toute fusion si le Modem était dans les bagages!
(évidemment on sait bien qu'ils passeront outre ce qu'ils ont dit)

Écrit par : toto | 07/12/2009

La A chez moi c'est la B. Strictement aucune différence, sauf pour quelques égarés qui auraient dû être C puisqu'ils se sont toujours positionnés ainsi. Mais on leur a expliqué que ce sont les autres qui ne voulaient pas de nous alors m'ont-ils dit, pourquoi vouloir négocier avec des gens qui nous repoussent. Or localement c'est entièrement faux.

Vivement les vacances ! Comme à leur habitude, les "leaders" de la A et la B vont partir en vacances, loin, très loin et nous on signera des accords !

Écrit par : Gilles | 07/12/2009

J'espère que c'est une grosse blague, parce que c'est carrément craignos démocratiquement, ce que tu nous sors!
Je sais bien que tu te prends pour l'avant-garde éclairée du parti, mais il y a des limites quand-même!

Pour le reste, je te confirme que la A est toujours en négociation dans à peu près toutes les régions, et continue à négocier sur la base d'amendements aux textes locaux du FDG, en refusant de développer ses propres bases politiques, et d'essayer de rassembler autour de bases politiques anticapitalistes.

Écrit par : toto | 07/12/2009

Pourquoi je mentirai ? Ici, dans ma région la A est sur les mêmes bases que la B. Seul l’un de ses membres (il est à la CPN) maintient les apparences en participant avec nous (la C) aux rencontres unitaires. Mais c’est nous qui proposons, et pas sur la base d’amendements. Il y a d’autres singularités régionales. Le PC unitaire qui a réussi à renverser la tendance contre ses élus qui étaient pour une alliance au 1er tour avec Royal est plus proche de nous que le PG. Idem pour les Alternatifs. Ainsi, on a convenu que notre programme n’était pas négociable, que la fusion ne sera que technique, etc. Accord également sur l’exécutif. Ça échoppe essentiellement sur la question du nom du rassemblement unitaire. Nous leur avons dit non et jamais nous ne reculerons là-dessus. Pour ma part je suis en train de rédiger un projet de programme commun.

Écrit par : Gilles | 07/12/2009

Donc tu confirmes que tu t'assoies sur la démocratie interne du parti, et que tu fais ce que tu veux?

Écrit par : toto | 07/12/2009

Mais pas du tout. Depuis trois mois, c'est officiellement au titre du NPA que nous menons ces négociations. Que les camarades de la A et de la B ne veuillent pas s'y associer, c’est de leur responsabilité. C’est eux qui ne jouent pas le jeu. Je sais pourquoi : ils sont viscéralement contre toute unité sauf sur ce qu’ils appellent leur programme. Ils sont mêmes contre les « fusions techniques », c’est dire le fossé qui nous répare. Pour résumer, comme le dit un camarade de la A, "on ne discute pas avec ces gens là!" Tout est dit.

Écrit par : Gilles | 07/12/2009

Mais la démocratie interne du parti voudrait qu'en poitou charentes il y ait des listes unitaires. La C arrivant en tête dans cette région là.
La partisans de la C et la A devraient aller à la rencontre des autres formations. Mais étant donné que - parait t il- ceux de la A boudent les rencontres unitaires, ils se privent de contribuer au débat, donc s'abstiennent en faveur des partisans de la C.

Nous n'avons pas le même cas en IDF où les partisans de la A et la C travaillent ensemble dans les réunions unitaires afin d'aboutir à un accord. Les uns optimistes ( C), et les autres plus sceptiques( A).

Écrit par : Rafikow | 07/12/2009

Rafikow : t'es bien gentil mais tant qu'il n'y a pas de position nationale ouvertement en faveur d'une autonomie totale des régions, et contre le fait qu'on ait une ligne nationale, ce ne sont pas les majorités régionales qui décident.
Outre le fait qu'être en tête, ce n'est pas être majoritaire, et ça n'autorise pas à faire tout ce qu'on veut.

Par ailleurs, des membres de la A qui diraient qu'ils refusent de discuter "avec ces gens là", je ne perçois pas bien comment ce serait possible, puisque c'est totalement contraire à leur motion.
Mais ça montrerait qu'ils sont bien plus "sectaires" (comme l'a montré CSP ;) ) que la B, qui est clairement pour les discussions, mais dans la clarté et pas dans la compromission, pour faire l'unité électorale à tout prix.

Écrit par : toto | 07/12/2009

"La B clairement pour les discussions" ???? Ce soir j'ai une rencontre avec le PG. La porte-parole de la B viendra pour dire qu'elle ne veut plus débattre. Elle souhaitait d'ailleurs que le NPA local l'appuie dans sa démarche. Sans résultat pour l'instant. Mais je les connais. En 2007 lors des municipales, les mêmes étaient contre aller aux élections et encore moins de proposer l'unité avec d'autres courants, même LO. Ils vont continuer leur travail de sape. Schelling disait : "Contre les imbéciles, même les dieux ne peuvent rien !"

Écrit par : Gilles | 07/12/2009

Bien-sûr, on ne veut pas s'allier sur le programme des régulationnistes. Mais on est prêt à discuter sur le fond politique, avec tout le monde.

Maintenant, concernant les discussions "unitaires", il est effectivement temps de mettre un terme à cette farce, et se mettre en ordre de marche pour la campagne. Proposer des vrais bases politiques anticapitalistes et demander aux mini-orgas de faire un choix entre le FDG et nous (par ailleurs, certains ont déjà tranché, comme les OC qui veulent faire campagne avec nous).

Parce que rappelons que le FDG, qui n'a jamais eu l'intention de faire liste commune avec nous, est déjà en train de la préparer depuis un petit bout de temps, cette campagne (comprenant choix des têtes de liste etc).

Écrit par : toto | 07/12/2009

Arrête ton cirque toto ! Se mettre en ordre de marche ! Le NPA c'est l'armée ? Une armée d'éclopés, inapte aux combats politiques, plein de révolutionnaires de pacotille. Que de la gueule ! Rien dans le ventre. J’en ai ma claque de ta fourberie. Qui c’est OC ! La grande victoire du NPA, les OC avec nous !

Écrit par : Gilles | 07/12/2009

@Toto


Tu es bien gentil, mais pour appliquer ce que tu dis il faudrait que la B ait la majorité absolue au niveau national. C'est très loin d'être le cas.
Les résultats officiels apparaitront ce soir, mais d'après ce que j'ai la B est en 3ème position, avec un peu plus d'un quart des votes. Une forte volonté unitaire s'est exprimée au NPA lors de la consultation. Dont acte!

Sans vouloir généraliser, les partisans de la B sont très rarement actifs dans mon coin lors des campagnes électorales, actifs bien évidemment dans les luttes ouvrières ( et pas trop les luttes sociétales).
Alors c'est bien sympa de vouloir nous mettre en ordre de bataille, encore faut t il avoir la majorité et encore faut t il en être convaincu soit même en mettant la main dans la colle des affiches.

Écrit par : Rafikow | 07/12/2009

Gilles, tu peux ironiser sur les OC, mais je préfère largement avoir les OC avec nous que les post-stals et post-mitterrandistes. Au moins avec les OC, on a des points de convergence et on peut faire une vraie campagne, anticapitaliste, antiproductiviste, écologiste.
Quant à ta réaction outrée sur "ordre de marche", reformulons en "remobiliser l'organisation pour la campagne" si vraiment c'est ça qui te pose problème. J'ai jamais mis les pieds à l'armée, donc j'ignorais la connotation militaire, que tu sembles y mettre.

Rafikow, tu as raison de ne pas vouloir généraliser, car moi je constate globalement l'inverse, la campagne des européennes sur le terrain a été menée essentiellement par les camarades de la B. Mais peu importe, je ne juge pas mes camarades en fonction de leur stakhanovisme dans le militantisme.

Les procès en insuffisance de militantisme, les insultes à la Gilles (éclopés, inapte aux combats politiques, révolutionnaires de pacotille...), ça n'est pas vraiment mon truc.

Maintenant, indépendamment de toute position majoritaire, notre souci à tous est bien de remobiliser l'organisation pour mener une campagne réussie!

Écrit par : toto | 07/12/2009

Donne moi ton e-mail et je t'envoie mon projet de programme que j'ai élaboré pour contribuer, à titre personnel, à une rencontre unitaire que nous aurons localement le 18 décembre.

Écrit par : Gilles | 07/12/2009

Sinon les résultats officiels au niveau national ont été rendus:

A: 36.3%
B: 28.5%
C: 31.5%

Écrit par : Rafikow | 07/12/2009

Un peu catastrophé par le score de la position B mais pas étonné. Le NPA s'est construit sur des bases gauchistes, il fallait bien que cela paye.
La "majo" à 36,3 % est donc minoritaire. Une recomposition va se faire. Je pense qu'en réalité les anti-unitaires sont majoritaires, mais de peu. Peut-être même sommes nous à 50/50. Ingouvernable !

Le plus drôle c'est le chiffre des votants : moins de 4.500. Pour un parti qui ne cessait d'expliquer que l'on était entre 9.000 à 11.000, ça la fout mal. Quand je disais que nous étions en réalité 6.000 c'était le bon chiffre. Mais dit-on, "la prise de cartes se poursuit" et les démissions aussi.

Écrit par : Gilles | 07/12/2009

Concernant la position B (qui n'a rien de "gauchiste" contrairement aux insultes répétées de Gilles), c'est un bon score mais qui n'a rien d'étonnant.
On reste encore assez nombreux à être dans la ligne des principes fondateurs, et à n'être pas prêts à brader notre projet écosocialiste pour faire une campagne régulationniste et productiviste.

Sinon, le nombre de cartes est autour de 8000, ce qui correspond au chiffre que j'avais déjà. Dans mon comité, moins de la moitié des camarades ont voté sur cette question. Dommage car la B aurait cartonné encore plus.

Le résultat est surtout un gros désaveu de la direction. Même si quasiment partout, les alliances se nouent entre A et C pour avoir la majorité, et l'orientation électorale (et électoraliste) n'est pas prête de changer pour l'instant.

Écrit par : toto | 07/12/2009

Nouveau billet sur les résultats de la consultation interne.

Écrit par : Gilles | 07/12/2009

@Gilles

Il faut arrêter Gilles, il y a aujourd'hui plus de 6000 cartes de remontées et vu la façon dont ça remonte et la désorganisation totale, 8000 c'est tout à fait crédible et pour le coups c'est toi qui n'est pas crédible.

Ensuite, il est évident que l'abstention est plus forte dans ce type de consultation qu'à un congrès. De ce que j'en sais, il n'y a eut aucun battage, aucune mobilisation particulière des adhérents et un certain nombre d'adhérents que je connais ont boycottés ce débat agacé de l'omniprésence des discussions sur les élections ou simplement un peu paumés par la tournure des évènements.
Quant on veut mobiliser, on ne se contente pas de quelques mails et c'est valable dans n'importe quel parti.
Quand le PS, le PCF veulent que leurs adhérents votent en masse ils font un travail en amont de mobilisation. Nous ne l'avons pas fait au NPA et le NPA ce n'est pas la LCR.
A la LCR sur 3000 adhérents, 2000-2200 votaient. Ce n'est pas absurde d'imaginer qu'il pourrait y avoir 50% d'abstention au NPA aujourd'hui.

Quant au niveau de la B, rien d'étonnant quand on sait que les jeunes votent aujourd'hui pleinement, ils ont été plus de 500 aux conférences jeunes, ils sont à 90% B et ils sont très bolchos comme tout jeune marxiste de classe moyenne qui étudie en fac. Hier à la LCR rares étaient ceux qui votaient au congrès. Les scores du 92 nord (face de nanterre) et du 5ème-13ème sur Paris (là ou le NPA est présent en masse) sont éloquent avec une B à plus de 75% alors que les comités de quartiers votaient aussi et avec à chaque fois des dizaines de voix en plus pour la B (75 dans le 92 Nord, à peu près autant dans le 5ème-13ème je crois).
Par ailleurs, la B cornaquée par la fraction les ex JCR et les groupuscules gauchistes très activites étaient particulièrement organisée. Elle a mobilisé le banc et l'arrière banc de ceux qui étaient susceptibles de voter pour elle.

La C c'était du diletantisme à faire pâlir la LCR. Il fut un temps où on prenait le téléphone pour appeler les adhérents, les inciter à venir voter et les convaincre sur notre orientation. Là, rien., la spontanéité la plus totale.

Il ne faut donc pas s'étonner de nombre de votants. C'était déjà le cas à la LCR, ça l'est encore plus avec le NPA, les adhérents, il faut les motiver pour qu'ils s'engagent quand il ne s'agit pas du noyau dur.

Écrit par : langue-rouge | 07/12/2009

Je m'appuie sur ce que je constate localement. Plus une seule adhésion depuis 4 mois et 10 départs. Question à propos de certaines pratiques : un comité dans ma région a doublé ses effectifs quelques jours avant le vote. Drôle, n'est-ce pas ! Puis-je enfin appeler adhérent quelqu'un qui a pris sa carte il y a un an puis qui n'est jamais revenu ? J'en ai comme ça une bonne demi-douzaine.

Écrit par : Gilles | 07/12/2009

@Gilles, @LR

Je pense que les réalités sont différentes d'un coin à un autre.
Je ne retrouve pas chez moi de militant ayant fait un vote ""A" typé "B".
Les votants A étaient plutôt des "unitaires réalistes".
Donc je pense que l'aspiration unitaire est majoritaire au NPA. Même si elle s'exprime avec des nuances.

Pour le 5ème/13ème ( mon comité), il y a un fossé entre les comités jeunes/Comités d'entreprises et les comités de quartiers.

il y a eu 2 AG:

Une AG jeunes+Entreprises: A: 13, B: 55, C: 2
Une AG quartiers ( la mienne): A: 6,B: 4, C: 11

C'est la vie!

Écrit par : Rafikow | 07/12/2009

@Gilles
"Je m'appuie sur ce que je constate localement. Plus une seule adhésion depuis 4 mois et 10 départs."
Le NPA est tellement divers que ça m'apparait très périlleux de se baser sur la réalité d'un comité pour en déduire ce qui se passe dans le NPA.
Et puis par définition, on parle plus des départs (mail de démission, geulante dans la presse parfois...) que des arrivées.
Mais mon impression et qu'on se stabilise même si ça a tendance à baisser mais un peu comme à la LCR après 2002 par exemple. On ne s'effondre pas, on résiste même dans une période qui ne nous est pas favorable, ce qui est plutôt normal.

Et vu ce que tu me racontes de ton comité, toutes les conditions sont réunies pour faire fuir les nouveaux: un comité très clivé, des méthodes de discussion agressives (vu la façon dont tu argumentes et vu la façon dont les A et B de ton comité défendent leur orientation). Perso, moi ça ne me donne pas envie et il faut vraiment être convaincu et motivé pour militer dans ces conditions.

" Question à propos de certaines pratiques : un comité dans ma région a doublé ses effectifs quelques jours avant le vote. Drôle, n'est-ce pas ! "
Normal tu veux dire. Il y a des adhérents qui ne font parler d'eux qu'à l'approche des votes. C'étaient déjà le cas à la LCR où l'affluence dans les sections grossissait à l'approche du congrès et on voyait certains solder pour voter les cotises depuis le dernier congrès. Je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le cas au NPA dans des proportions encore plus grandes. Les comités qui font le taffe d'appeler les adhérents qui ne viennent pas en réunion sont souvent surpris des réponses positives qu'ils obtiennent.
Pour moi, tant qu'un adhérent n'a pas dit explicitement qu'il n'est plus au NPA et tant qu'on n'a pas fait l'effort de l'appeler une fois ou deux au moins on ne peut pas le rayer de la liste

Et au NPA c'est comme partout, il faut un vrai travail de remobilisation des adhérents qu'on ne voit pas, il faut tout faire pour rester en contact sauf s'ils désirent quitter évidemment.

"Puis-je enfin appeler adhérent quelqu'un qui a pris sa carte il y a un an puis qui n'est jamais revenu ? J'en ai comme ça une bonne demi-douzaine."
Tu as essayé de les rappeler plusieurs fois ou tu laisses faire le spontanéisme ?

Écrit par : langue-rouge | 07/12/2009

@ Gilles
Je suis étonné que tu dises que la C est majo en Poitou-Charente. Les chiffres que j'ai donnent : A : 30 ; B : 16 et la C : 40. Cela ne fait pas une majorité pour la C, étant donné que le total des voix A + B dépasse la C.

Écrit par : David | 07/12/2009

"Par ailleurs, la B cornaquée par la fraction les ex JCR et les groupuscules gauchistes très activites étaient particulièrement organisée. Elle a mobilisé le banc et l'arrière banc de ceux qui étaient susceptibles de voter pour elle."
=> ça c'est totalement faux, par chez moi il manque énormément de camarades qui auraient voté B (cause : malade mais n'ayant pas fait de procu, trop fatigué après journée de taff pour venir passer la soirée en AG, lassé de parler élections, etc)

Après le bon résultat de la B, on a même vu des militants réapparaître, qui n'avaient pas voté et plus milité depuis longtemps.

Quant à croire qu'elle est "cornaquée par la fraction les ex JCR et les groupuscules gauchistes", c'est vraiment n'importe quoi.
Faut arrêter de croire les médias bourgeois qui voient la fraction derrière la B.

Quant aux départs, que Gilles voit nombreux autour de lui. Je te rejoins langue-rouge, ça n'a rien d'étonnant vu le ton que Gilles emploie sur ce blog.

Écrit par : toto | 07/12/2009

"Quant aux départs, que Gilles voit nombreux autour de lui. Je te rejoins langue-rouge, ça n'a rien d'étonnant vu le ton que Gilles emploie sur ce blog".

Argument typiquement B. Mais quand on fait les comptes, la plupart de ceux qui partent le font parce qu'ils ne supportent plus les "gauchistes" de mon comité. J'ai perdu comme ça une réserve de 5 voix. Je continue néanmoins à les voir et nous correspondons. Mais j'avais déjà répondu à cet argument falacieux.

Encore raté, toto.

Écrit par : Gilles | 07/12/2009

"Je suis étonné que tu dises que la C est majo en Poitou-Charente. Les chiffres que j'ai donnent : A : 30 ; B : 16 et la C : 40. Cela ne fait pas une majorité pour la C, étant donné que le total des voix A + B dépasse la C." David

Je n'ai jamais dit ça. J'ai seulement dit que nous étions en tête avec 37,08 % ; la A recueillant 35,96 % (avec la petite magouille du nord des Deux-Sèvres qui a doublé ses effectifs en 1 semaine) ; la B étant à 24,72 %.

Mais dans la A il y a des C mais aussi de vrais B. j'extrapole en pesant que la C est à plus de 40 %, la B plutôt à 35 % et les vrais A, si ça existe, à 25 %. d'où l'intense conflit interne et l'impossibilité de mobiliser tout le NPA dans un sens ou dans un autre.

Écrit par : Gilles | 07/12/2009

Gilles, le ton que tu emploies ici est injurieux et exécrable, notamment envers ce que tu appelles les "gauchistes" (en gros, tout ce qui est à gauche de la P-F).
Ce n'est pas étonnant qu'avec une telle attitude, même les militants proches de tes positions aient envie de quitter le parti, tant les débats doivent être invivables.

Je suis content de ne pas être dans ton cas. Par chez moi les débats se sont plutôt bien déroulé, malgré quelques uns qui ont ressortis des clichés ridicules sur la B, se croyant sans doute en position de force. Au final, ils ont été mis en minorité. Tant pis pour eux.

Il est vrai que comme on ne se traite pas continuellement de noms d'oiseaux, on prend plaisir à militer ensemble, A, B ou C.
Mais pour Gilles c'est peut-être un peu difficile d'envisager ça...

Écrit par : toto | 07/12/2009

"Ce n'est pas étonnant qu'avec une telle attitude, même les militants proches de tes positions aient envie de quitter le parti, tant les débats doivent être invivables.
"
Exactement l'inverse, toto. Je n'arrête pas de le le dire. Ce sont tes camarades qui font fuir les miens. Jusque dans les réunions unitaires sur la Poste où les représntants de la B exaspèrent à peu près tout le monde. Ou bien dans une réunion unitaire avec le PC où un camarade de la A a demandé à l'un d'eux de se taire tellement ces propos étaient hors propos et inadmissibles dans une telle réunion.

Écrit par : Gilles | 07/12/2009

"thank you" pour l'info, j'etais en quete de details là dessus depuis le weekend dernier !

Écrit par : rio sfr | 04/07/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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