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30/11/2009

Serions-nous « sectaires » ?

Il y a d’abord ce « nous » qui nous colle à la peau, comme si le NPA était « un » et indivisible. Or nous savons, nous et quelques autres dans la « gauche de la gauche », qu’il n’en est rien, que certains d’entre nous sont plus proches de certains alternatifs ou communistes unitaires que de certains nos propres camarades de parti. Mais la reconnaissance de la pluralité du NPA ne dépasse pas les frontières étroites du microcosme militant de cette gauche. Et pour cause. Bien que nous ayons définitivement rayé de nos statuts le principe du « centralisme démocratique » (entre autre sur ma proposition lors du processus constituant), quand Besancenot parle à la radio, à la télévision ou s’explique dans la presse, jamais il ne lui viendrait à l’idée de rendre compte de cette diversité. C’est toujours le point de vue majoritaire, ou supposé tel, comme si la majorité devait être toujours majoritaire, qui parle en son nom.

 

En interne, il en est de même. Si les « minorités » sont acceptées, les unes le sont plus que d’autres. Celle qui est la plus soucieuse d’unité à la gauche du PS est soupçonnée d’intentions centrifuges. On m’a ainsi clairement signifié à plusieurs reprises « d’aller voir ailleurs ». Les autres minorités, celles qui expriment un point de vue radicalement inverse, bénéficient en revanche de la plus grande mansuétude. Ne disent-elles pas à leur façon, brute de décoffrage, la seule vérité possible pour le NPA, son radicalisme par rapport aux autres courants à la gauche du PS ? Un radicalisme irréductible à toutes autres hypothèses, certes tempéré « tactiquement » par la majorité mais qui n’en partage pas moins, au fond, l’essentiel avec ces minorités. D’ailleurs le NPA ne fut-il pas en partie le produit d’une alliance au sommet entre ces courants et le noyau dirigeant de l’ex-LCR ? Enfin, dans la LCR n’oublions pas que les scissions se sont toujours faites sur la « droite » et jamais sur la « gauche ».

 

Il n’est donc normal que pour l’opinion publique et les médias il ne puisse y avoir qu’un seul point de vue au NPA, une seule posture possible. Il est même impensable qu’il en soit autrement. Penser un NPA pluriel se serait finalement mettre en cause sa raison d’être. Or, lors de sa création le NPA n’a jamais cessé de jouer sur une ambiguïté : il s’est voulu à la fois séparatiste et fédérateur. Affichant officiellement une volonté de dépasser les anciens clivages de l’extrême-gauche il a joué la carte de l’ouverture. D’où le succès de la formule à laquelle tout le monde s’est laissé prendre, jusqu’aux médias qui ont accueilli favorablement cette mue. Mais dans le même élan il n’a cessé, en interne, d’exclure de cette ouverture tout ce qui n’entrait pas dans le sens d’un consensus défini préalablement, avant même que le débat s’ouvre. Dire aujourd’hui que le NPA souffre de ce processus constituant bricolé un peu rapidement est hypocrite. Je mets au défi quiconque me montrera qu’il existe des différences majeures entre les Principes fondateurs du NPA et ce qui était auparavant la ligne de la LCR.

 

C’est bien pourquoi aujourd’hui le NPA se retrouve dans une situation délicate. Plus personne ne croit à sa volonté d’ouverture. Les faits ont montré qu’il était plus soucieux de monter ses différences que ses convergences. Le principe séparatiste l’a emporté sur le principe fédérateur. En cela le NPA est un échec. Que l’on me comprenne bien. Je trouve parfaitement admissible qu’il puisse y avoir dans le NPA des courants qui considèrent que participer aux élections ne sert à rien ; tout au plus à nous faire entendre ou que la grève générale prolongée et le contournement-débordement des institutions est seule voie possible. Mais circonscrire l’orientation du NPA à cette seule hypothèse et se refuser à reconnaître, en son sein, que d’autres voies sont tout aussi fondées et qu’elles sont donc discutables, c’est évidemment donner un signal de fermeture à l’extérieur.

 

Quand je formule en opposition à l’orientation officielle « l’hypothèse démocratique » comme voie de sortie du capitalisme, je n’entends pas lui opposer ma position, ou celle de mon Courant (qui est lui-même pluraliste sur cette question), en espérant qu’elle devienne majoritaire. J’exprime par là un souhait de voir le NPA se positionner comme un parti où il n’existe pas une majorité et des minorités mais un débat ouvert en permanence en interne et vers l’extérieur. Si je suis unitaire ce n’est donc pas que je cède à de quelconque sirènes antilibérales ou électoralistes, c’est parce que je pense qu’il n’y pas d’autre possibilité de vérifier la validité ou la crédibilité d’une orientation qu’en la confrontant à la pratique. C’est ce que signifiait Marx dans sa deuxième thèse sur Feuerbach : « La question de savoir s'il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n'est pas une question théorique, mais une question pratique. C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme prouve la vérité, c'est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l'irréalité d'une pensée qui s'isole de la pratique, est purement scolastique. »

Commentaires

Gilles, si je reconnais certaines des critiques sur le pluralisme ainsi que le traitement des minorités, tu pourrais au moins avoir l'honnêteté de reconnaître l'ampleur du dénigrement à l'encontre de l'aile gauche, d'autant plus qu'une bonne partie de ceux qui la défende sont les jeunes.

Depuis le début, ce qui fait râler beaucoup de monde, c'est le traitement de faveur envers l'aile droite, à qui on a même donné des places de rab au CPN, et à qui on permet d'avoir une expression publique etc (y compris dans TEAN), alors que la chasse au gauchiste est devenu le sport national des dirigeants.
Ce sur quoi, Gilles s'en donne à cœur joie, plutôt que de défendre le droit de toutes les minorités à d'exprimer comme lui.

D'ailleurs Gilles, pourrais-tu m'expliquer pourquoi ton courant n'a pas soutenu la demande d'organisation d'un débat réellement démocratique, et la tenue d'une conférence nationale?

Écrit par : toto | 30/11/2009

Là tu m’en bouches un coin. J’en reste pantois. On aurait donné « des places de rab au CPN » à l’aile droite ( ?!). Tu sais très bien que nous sommes sous-représentés ; que c’est en partie la faute à UNIR qui s’est plié à la procédure d’amendements alors qu’il aurait fallu faire des propositions alternatives et qui en fait, avait déjà en tête de partir. Ainsi dans ma région où le « courant » unitaire au sens large est majoritaire depuis le début nous avons deux élus à la CPN qui viennent tous les deux de LO et qui sont sur des positions de refus de toute alliance.
La « chasse aux gauchistes » serait aussi « devenu le sport national des dirigeants » ? Tu oublies que la majorité s’est construire sur une alliance au sommet, bien avant la naissance du NPA, entre cette aile « gauchiste » et le groupe Besancenot-Grond-Demarcq (etc.) et qu’ils se sont pratiquement distribué toutes les responsabilités et les postes. Qu'ils se soient divisées sur cette question est secondaire. Sur l'essentiel il y a bien accord.
Quant à l’organisation d’un débat réellement démocratique, j’étais pour ma part pour l’organisation d’une conférence nationale mais il aurait fallu l’organiser en septembre, pas en décembre alors que pratiquement tout est joué. C’est en fait l’université d’été qui a joué ce rôle, sans délégation élues évidemment. Et la tonalité à été au séparatisme.

Écrit par : Gilles | 30/11/2009

Gilles, que tu fasses mine d'ignorer le passage en force d'Unir lors du congrès de fondation, c'est une chose. Mais tu ne peux ignorer la chasse aux "gauchistes" dans l'organisation, et le fait que certains (véritables gauchistes ceux-là, et dont je ne partage pas le fond politique) aient été exclus du CPN alors qu'ils se présentaient en "tendance" officieuse, et qu'il leur est refusé depuis de valider leur tendance, et donc d'écrire dans TEAN.
De même, je peux témoigner qu'il y a une véritable chasse à l'aile gauche, et notamment aux jeunes, dans pas mal d'endroits, de la part de la "majo", qui les amène à devenir simplement "anti-jeunes". De sorte que des camarades position C prennent même leur défense.

Concernant la conférence nationale, j'entends bien ce que tu dis. Sauf que l'aile gauche réclame une conférence nationale depuis juillet, et l'a redemandée au CPN de novembre. Et les camarades position C ne les ont pas soutenu dans la démarche...
(ils ont préféré organiser une pétition extérieure censée mettre la pression sur les militants en interne, les méthodes picquetistes en somme...)

Écrit par : toto | 30/11/2009

@toto
… à part ça, tu ne m’as pas compris sur l’essentiel. Ce que je remets en cause c’est ce fonctionnement avec sa majorité, ses minorités et ces directions élues à la proportionnelle du poids électoral des tendances, où l’on fige les positions. Ce qui m’intéresse c’est le débat et la confrontation permanente. Avons-nous eu ce débat sur le fond pour les régionales ? Non ! Uniquement un débat tactique pour, contrairement aux européennes, nous laver du soupçon de « sectarisme ». De ce fait mon courant, contrairement à ce que j’avais préconisé, en est resté à des amendements à la position majoritaire, ce qui a eu en partie pour conséquence de faire se ranger sur nos positions des membres de la majorité mais qui sont sur le fond en désaccord avec nous. D’où ta remarque sur le « contenu politique » qui serait absent de notre motion.

Écrit par : Gilles | 30/11/2009

Ah oui, juste un point : concernant l'université d'été, tu fabules. A part dans les discussions informelles au bar, la question des régionales n'a absolument pas été abordée.

Écrit par : toto | 30/11/2009

Gilles : sur ton dernier message je suis entièrement d'accord :
- il n'y a pas eu de débat de fond pour les régionales
- la position C, en voulant rassembler pour être majoritaire, n'a strictement aucun contenu politique

Mais la position A n'est pas beaucoup mieux. Elle se contente de "proposer" une ligne politique. Sous-entendu que si les "partenaires" n'en veulent pas, tant pis, on s'assoit dessus!

La seule position qui donne un vrai contenu, des bases politiques concrètes, est la B. Même si je conçois qu'elle soit aux antipodes de ta "tactique".

Écrit par : toto | 30/11/2009

Là tu divagues. L'université d'été a bien été compris ainsi par toute la presse et les compte-rendus qui m'en a été faits par mes camarades "gauchistes" qui y étaient. Après le relachement de la déclaration commune avec le PG en juillet, les pendules étaient remises à l'heure.
Sur les jeunes, je sais qu'il est de bon ton chez les "gauchistes" de dire que les jeunes et les ouvriers sont sur leurs positions. Quasi invérifiable, les vrais jeunes (lycéens et étudiants) tout comme les ouvriers sont peu nombreux dans ma région. Et pour l'instant ils seraient plutôt sur mes positions. Enfin les deux porte-parole locaux des courants "gauchistes" sont chez moi tous les deux à la retraite.

Écrit par : Gilles | 30/11/2009

Il y aurait donc plus « gauchiste » que toto ?... Mais en cherchant bien on finira bien par trouver plus « picquetiste » que Picquet !!!
Ceci dit, tous ceux qui raillent et fustigent les magouilles des bureaucrates du PCF ou du PG, vont être heureux d'apprendre qu'au royaume des aveugles, les borgnes sont rois !...

Écrit par : Michel | 30/11/2009

De quoi tu parles? Du discours d'ouverture d'OB??? Il n'a rien dit de particulier dans un sens ou dans l'autre. Du débat avec les autres forces? P-F Grond les a dragué à coup de "oui bien-sûr vous faîtes partie de la gauche radicale".
Et après? Y a eu quoi?

Concernant les jeunes, tu es peut-être peu renseigné mais il y a bien un conflit interne avec les jeunes, sur ces questions politiques, qui s'est matérialisé nationalement par les bâtons dans les roues de la CNJ et du journal jeunes.
Sans oublier les différents problèmes locaux, ce sur quoi j'éviterai de m'étendre.

Écrit par : toto | 30/11/2009

@Michel : je n'ai rien de gauchiste. C'est bien la preuve que tu ne connais pas le sens du mot, et que tu contentes de l'utiliser comme insulte.

Maintenant, on est toujours le "gauchiste" de quelqu'un. Pour un sarkoziste, même le PS n'est qu'une bande de "gauchistes"...

Alors à la limite, venant de toi, je prendrai ça pour un compliment! ;)

Écrit par : toto | 30/11/2009

IMPORTANT! Le PG dans sa résolution s'accorde sur la motion C du NPA et laisse la porte ouverte pour la motion A:

Le Bureau National du Parti de Gauche se félicite du résultat obtenu à l'occasion de la consultation régionale du PCF des 21 et 22 novembre dernier. L'écrasante majorité des régions (17 sur 22), et parmi elle les plus peuplées, a opté pour des listes Front de Gauche plutôt que pour une alliance de premier tour avec le PS.

Il s'agit d'un évènement politique majeur dans la vie de la gauche. Les communistes ont fait ce choix à de très larges majorités de votants. C'est d'autant plus remarquable que l'on doit avoir à l'esprit l'importance des élus régionaux sortants dans la vie de nos partis. L'enracinement du Front de Gauche dans la société française va donc pouvoir se poursuivre. C'est pour nous un élément déterminant à ce moment de la vie de notre pays. Il conforte la stratégie politique qui est au cœur de l'identité du Parti de Gauche. Le Front de Gauche permet en effet l'autonomie et l'alliance la plus large possible d'une Autre Gauche. C'est une condition incontournable pour construire une nouvelle majorité pour un projet de transformation écologique et sociale.

Nous voulons insister sur la nature du Front de Gauche. Il n'est pas un cartel figé d'organisations. Le Front de Gauche est un outil. Sa vocation est avant tout de s'élargir. C'est pourquoi nous nous félicitons de l'accord national qui se dessine pour les Régionales entre les composantes du Front de Gauche et, à ce stade, les partenaires supplémentaires que sont la FASE, République et Socialisme, le M'PEP, le PCOF et peut-être les Alternatifs.
Au-delà de nos forces, nous souhaitons également que la campagne qui se dessine s'élargisse sur le terrain à tous ceux qui voudront s'y investir, que ce soient des mouvements ou réseaux constitués régionalement ou, plus largement, toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas à l'ordre dominant et qui veulent infliger une défaite politique à Sarkozy, à sa majorité, à leur politique économique et sociale. Nous proposerons à nos partenaires la création de comités de campagne afin de permettre cet élargissement populaire et citoyen.

Nos discussions à l'échelle nationale s'effectuent sur la base d'un texte proposé par le Front de Gauche dorénavant amplement diffusé depuis le 28 octobre dernier.
Pour le Parti de Gauche, ce texte reste sa référence dans les régions où le PCF a choisi le Front de Gauche comme dans les autres. Pourquoi ? Ce texte concentre nos priorités : bousculer le rapport de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale, battre la droite et rassembler une majorité autour d'un projet vraiment alternatif à la logique du système qui est en crise aujourd'hui.
Les conditions programmatiques et politiques qu'il met à propos de la participation aux exécutifs garantissent que nul n'irait appliquer dans les régions une politique différente de celle pour laquelle nous aurions été élus. Bien sûr le protocole d'accord final entre nous devra permettre la constitution de listes respectant notre diversité politique, intégrer les mesures essentielles du programme du deuxième tour et une « charte de fonctionnement » qui précisera comment seront prises les décisions au plan national comme au niveau régional entre les deux tours. Pour nous, c'est aux militants et élus au niveau local d'apprécier si les conditions seront remplies au soir du premier tour. Il est par ailleurs évident que si la décision collective d'aller dans les exécutifs est prise, chacune des forces politiques parties prenantes de la campagne unitaire pourra alors, en dernier ressort, prendre part ou pas à l'exécutif dès lors qu'elle ne cherchera pas à l'imposer aux autres.

Cette alliance doit rester jusqu'au bout proposée au NPA. C'est bien pourquoi le Front de Gauche a décidé de ne pas lancer de campagne officielle avant la consultation militante des 5 et 6 décembre de ce parti. Nous espérons qu'il sorte de ce vote un choix pour l'unité et que le NPA rejoigne l'alliance large que nous sommes en train de construire. Pour le BN du Parti de Gauche, un accord politique est toujours possible nationalement. Mais il peut aussi, en toute hypothèse, se mettre en place à l'échelle des régions où des négociations ont lieu. Sous peine de confusion politique qui ne servirait personne, ces accords devront être clairs et francs. Nous ne pourrions accepter des formules ambigües ou des compromis de vocabulaire sur la question des exécutifs. Nous ne voulons pas d'un refus de principe à la participation à des exécutifs avec le PS et les Verts ! Sa délégation a nettement indiqué le 10 novembre sa traduction politique lors de la dernière réunion du Groupe de Travail : « pas de majorité de gestion avec le PS et les Verts ». Nous ne sommes pas d'accord avec cette exclusive. Si nous y cédions par électoralisme, il s'agirait d'un accord de confusion politique qui volerait en éclat dès le début de la campagne.

Nous sommes heureux de l'accueil que nous constatons sur le terrain à la reconduite du Front de Gauche. Nous pensons que nous pouvons faire un grand progrès électoral à l'occasion de cette élection. Ainsi, progressivement, notre projet politique s'enracine et gagne en sympathie dans l'opinion populaire. Notre certitude est que cette dynamique ira croissante compte tenu de l'incapacité de la droite comme des sociaux-libéraux et écolo-libéraux à répondre aux difficultés terribles qu'affrontent les classes populaires face aux développements de la crise financière, sociale et écologique et aux agressions du pouvoir.

Écrit par : rafikow | 30/11/2009

@ toto : je n'ai pas pour habitude d'insulter mes adversaires politiques. Tout au plus je peux les railler, mais c'est toujours avec humour et respect. Le terme de gauchiste n'a effectivement plus le même sens aujourd'hui qu'en 68, puisque nous étions alors TOUS des gauchistes, également désignés par le PC et la CGT sous le terme de « casseurs ».

Le long communiqué du PG ci-dessus remet un peu de l'ordre dans tous les commentaires débridés que l'on a pu lire ces derniers temps. On est loin des règlements de compte haineux et des insultes à l'emporte-pièce. La sérénité qui se dégage de ce communiqué est à l'unisson de celle qui a prévalu durant notre campagne des européennes. Faisant malheureusement partie de l'une des 5 régions où le PC à choisi (d'une courte tête) de se joindre au PS dès le premier tour, je suis perplexe sur ce que va être notre campagne dans cette région.

Écrit par : Michel | 01/12/2009

Le texte du PG est à pleurer.

Partout où le PC l'aura laisser sur le bord su chemin, le PG exige que les accords unitaires soient faits sur la base des textes FDG.

En clair, là ou le PC déserte le FDG, il y aura un "FDG bis", avec bien évidemment des communistes sur la liste.

Le PC gagne au tirage et au grattage.

Je propose donc que des militants NPA se présentent avec le PS, d'autres avec le FDG , d'autres encore avec le FDG bis et le reste sous le sigle NPA....si aprés tout çà on n'a pas 1 élu, c'est que vraiment l'unité çà eu payé mais çà paie pus.

Écrit par : VERGNES | 01/12/2009

Commence par balayer devant ta porte. C'est quoi la posture du NPA en Auvergne ?....

Écrit par : Michel | 01/12/2009

Bonsoir,

"Je mets au défi quiconque me montrera qu’il existe des différences majeures entre les Principes fondateurs du NPA et ce qui était auparavant la ligne de la LCR."

Les différences sont multiples (même si la LCR avait déjà entamé le processus avant de lancer le NPA. D'ailleurs, elle a lancé le NPA seulement quand elle a eu "terminé" ce processus) :
- Abandon de toutes références au trotskisme
- Sortie de la IVème Internationale
- Abandon de la lutte de classe
- Abandon de la Révolution (remplacée par "révolutionner la société par la rue et les urnes")
- Abandon du centralisme démocratique

Rien que cela montre à quel point la direction du NPA (qui pourtant à quelques dizaines de voix près a failli s'appeler Parti Anticapitaliste Révolutionnaire) a abandonné le terrain de la lutte pour la Révolution qui était (en théorie, au moins à ses débuts) son axe politique et programmatique principal.

Mais il n'est pas trop tard pour redresser la barre.
Adopter une ligne clairement anti-capitaliste, en rupture avec touets les autres politiques réformistes des autres organisations est possible. Cela commence par voter massivement pour la motion B.
Et ensuite, construire une véritable force révolutionnaire, rassemblant à l'intérieur et à l'extérieur du NPA tous les militants (confirmés ou en devenir) qui sont sur cette ligne.

LeDude

Écrit par : Ledude | 01/12/2009

- Abandon de toutes références au trotskisme ? Hélas non !
- Sortie de la IVème Internationale ? Sortir de quelque chose qui n'a plus aucune réalité n'a aucune importance.
- Abandon de la lutte de classe ? La lutte de classe est ou n'est pas. Si ça existe encore nous y sommes donc encore soumis.
- Abandon de la Révolution ? Disons plutôt que c'est la révolution qui nous a abandonné.
- Abandon du centralisme démocratique ? En principe, oui, mais dans les faits non. Hélas !

Tu me fais penser, LeDude, à ce type qui chute du 55e étage d’un immeuble et qui réfléchit au moyen de s’en sortir.

Écrit par : Gilles | 01/12/2009

Abandon de toutes références au trotskisme ? Hélas non !

Si, mais heureusement qu'il y a , à l'intérieur du NPA, des militants qui se battent pour redonner sa vigueur au trotskisme et au Programme de Transition.

- Sortie de la IVème Internationale ? Sortir de quelque chose qui n'a plus aucune réalité n'a aucune importance.

Héhé. Je vois que tu es connaisseur. Les partis trotskistes ne se sont jamais portés aussi bien depuis des années, partout dans le monde (en Amérique du Sud notamment).

- Abandon de la lutte de classe ? La lutte de classe est ou n'est pas. Si ça existe encore nous y sommes donc encore soumis.

Comment ça, "soumis" ?
C'est nous qui menons la lutte des classes. Nous subissons les attaques incessantes du capitalisme, des gouvernements au service du capitalisme, du patronat qui nous exploite tous les jours un peu plus. Nous n'avons qu'une seule arme : la lutte de classe. Classe contre classe. Exploités contre exploiteurs.
L'anticapitalisme ne peut pazs être autre chose.
Faire croire que l'on peut être anticapitaliste sans la lutte de classe, sans être révolutionnaire, c'est tromper le monde. C'est mentir et mener les gens dans le mur. C'est ce que font les réformistes du PC, du PS (et maintenant du parti batard appelé PG) depuis des décennies.


- Abandon de la Révolution ? Disons plutôt que c'est la révolution qui nous a abandonné.

???
Construire u parti révolutionnaire c'est se doter d'un outil pour pouvoir mener la Révolution, ça doit être le but de tout militant qui se dit anti capitaliste.
On ne peut pas adapter le capitalisme. On ne peut pas l'améliorer. Il faut s'en débarrasser. Changer complètement de système. Pour cela, il n'y a pas 36 solutions : La révolution. A nous de nous y employer. De construire les forces nécessaires pour faire pencher la balance de notre côté. Tout n'est que question de rapport de force.

- Abandon du centralisme démocratique ? En principe, oui, mais dans les faits non. Hélas !

La bureaucratie actuelle de la direction du NPA n'applique pas du tout le centralisme démocratique.
Le centralisme démocratique ne souffre aucune entorse à la démocratie. La discussion doit y être mené le plus loin possible. Tant qu'il y a des points de désaccord, il faut discuter, à tous les niveaux.

Tu me fais penser, LeDude, à ce type qui chute du 55e étage d’un immeuble et qui réfléchit au moyen de s’en sortir.

Métaphore pour le moins étrange et hors propos. Mais bon, si tu y tiens :-)

Écrit par : Ledude | 01/12/2009

Le « trotskisme » ! Vaste sujet. D’abord il y a trois trotskismes. Le premier qui prêche la conciliation entre les deux courants du parti social-démocrate de 1903 jusqu’à la guerre, puis qui finit par rallier le bolchevisme en 1917. Il combat avec acharnement Lénine sur deux points : sa conception du parti centralisé, aux contours strictement délimités, son « blanquisme » et son objectif de révolution démocratique « bourgeoise » dont la formule est la « dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie ». Le second trotskisme qui participe à l’élimination de tous les autres courants du mouvement ouvrier, prône la militarisation de l’économie, la subordination des syndicats à l’Etat et au parti, bref celui, qui comme tous les ralliés finit par être plus royaliste que le roi, en l’occurrence plus léniniste que Lénine. Puis il y a le troisième trotskisme, éliminé par cet Etat Moloch, ce Léviathan qu’il a au premier chef construit contre la démocratie ouvrière, puis qui s’est retourné contre lui, préférant à l’extension devenue impossible de la révolution défendre ses intérêts d’Etat, ce trotskisme ayant oublié que « toutes les révolutions eurent (…) pour conséquence unique de perfectionner l’appareil d’Etat », comme l’avait bien vu Marx.

Écrit par : Gilles | 01/12/2009

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