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28/11/2009

Pour des listes unitaires à la gauche du PS

POUR DES LISTES UNITAIRES DES FORCES ANTILIBERALES ET ANTICAPITALISTES (POSITION C)

 

Texte soumis au débat et au vote des militant-e-s du NPA à l’occasion de la consultation nationale sur la stratégie électorale. Proposé par Aguirre (CPN 75), Anne (CPN 93), Anthony (CPN 51), Christian (CPN 23), Danièle (CE, 93), Edouard (CPN 75), Fanny (CPN 75), Flavia (CPN 75), France (CPN 75), Julie (CPN 94), Karel (CPN 59), Leila (CE, 75), Maël (CPN 75), Mireille (CPN 26), Monique (CPN 92),Morand (CPN 54), Olivier (CPN 63/93), Philippe (CPN 75), Régis (CPN 44), Robert (CPN 34), Roxane (CPN 75), Stéphanie (CPN 94),Yannick (CPN 75), Yann (CE 92).

 

Le NPA réaffirme sa volonté d’aboutir à des listes unitaires de la gauche antilibérale et anticapitaliste lors des élections régionales de mars 2010, à l’échelle nationale comme à l’échelle régionale. Il existe aujourd’hui, dans la population, une volonté forte d’infliger une défaite politique à Sarkozy et à son gouvernement, mais sans pour autant cautionner la politique du Parti socialiste et d’Europe Ecologie. Cette dernière se résume en effet à vouloir limiter les excès du libéralisme plutôt que de proposer une réelle politique alternative basée sur la satisfaction des besoins sociaux et écologiques de la majorité de la population et une autre répartition des richesses. Une division des forces à la gauche du PS, dont la population attend qu’elles répondent à cette aspiration, serait incompréhensible, d’autant que dans plusieurs régions et départements, souvent en lien avec la participation commune à des mobilisations unitaires comme celle contre la privatisation de la Poste, les rencontres unitaires ont abouti à des déclarations communes et au constat que des bases politiques existent pour un accord. Les discussions qui se mènent depuis plusieurs mois entre le Front de gauche, les Alternatifs, la Fédération, le FSQP, le PCOF, le MPEP et le NPA ont fait grandir l’espoir d’aboutir à l’unité. Les diverses déclarations de la direction du PCF prétendant de construire des listes sans le NPA ne doivent pas nous amener à abandonner la perspective de listes unitaires avec lui et toutes les forces de la gauche antilibérale et de la gauche anticapitaliste.

 

Le NPA s’adresse à l’ensemble de ces forces politiques pour reprendre les discussions et lever les derniers obstacles à la constitution de listes unitaires. Des points d’accord significatifs ont d’ores et déjà été enregistrés:

 

  • sur la nécessité de défendre des revendications qui répondent aux exigences portées par les mobilisations et aux aspirations du plus grand nombre ;
  • sur la constitution de listes indépendantes du Parti socialiste et d’Europe Ecologie au premier tour ;
  • sur la fusion démocratique des listes au second tour permettant de battre la droite et de représenter nos listes à la proportionnelle ;
  • sur le refus de toute liste commune au second tour en cas de présence du Modem ou d’un autre parti de droite.

 

La question de la participation à des exécutifs dominés par le Parti socialiste et Europe Ecologie a constitué jusqu’alors un point de blocage. Il a cependant été possible de s’accorder sur le fait qu’une participation à des exécutifs régionaux dépendrait des rapports de force politiques et sociaux ; qu’il était en tout état de cause exclu de le faire avec le Modem ; et que la participation n’était pas envisageable si ces exécutifs décidaient de mener des politiques d’accompagnement du libéralisme contradictoires avec les exigences défendues pendant la campagne et sur la base desquelles nos candidat-es auront été élu-e-s.

 

L’objectif qui guide la constitution de listes unitaires est de tout mettre en œuvre, dans les mobilisations comme dans les institutions, pour que les travailleur-se-s et les classes populaires puissent imposer leurs exigences. Des appréciations différentes peuvent exister quant à la façon de peser sur la politique menée dans les régions. Cela implique de garantir la liberté de vote et de parole de chacune des composantes de la liste unitaire au sein des conseils. Aucun des partenaires ne peut ainsi exiger que le NPA participe à des exécutifs contre sa volonté, et de son côté le NPA ne fait pas d’une éventuelle participation conditionnée de certains de ses partenaires à des exécutifs où le PS et Europe Ecologie seraient majoritaires un motif de rupture. Les élu-e-s du NPA conserveront leur indépendance et leur complète liberté de vote dans les conseils régionaux, sans participer aux exécutifs dominés par le PS ou Europe Ecologie. Les militant-e-s du NPA mandatent la direction nationale, en lien avec les directions régionales, pour reprendre ou poursuivre les discussions à l’échelle nationale et dans le maximum de régions avec l’ensemble des forces politiques se situant en indépendance et à gauche du Parti socialiste pour aboutir à un accord.

 

a) Sur quelques mesures que devrait mettre en œuvre un conseil régional pour rompre réellement avec la politique libérale de remise en cause de l’ensemble des acquis sociaux et des droits démocratiques, mesures que porteraient nos listes unitaires, illustrant une claire alternative aux listes du Parti socialiste et d’Europe Ecologie.

 

  • Tourner la page des politiques de renoncement qui dilapide l’argent public pour les intérêts privés ce qui suppose de ne pas se laisser enfermer dans le carcan budgétaire et institutionnel qui risque de se durcir encore avec la réforme territoriale annoncée.

 

  • Mobiliser les fonds publics dans le strict intérêt des classes populaires et dans le cadre d’un plan conséquent de lutte contre le réchauffement climatique.

 

b) Acter qu’une participation à des exécutifs, qui ne peut être envisagée avec le Modem ou si les dits exécutifs envisagent une politique contradictoire à l’orientation défendue par les listes unitaires au premier tour, sera discutée au soir du deuxième tour. Chacune des composantes estimera alors si les conditions sont réunies pour participer ou non à un exécutif avec le Parti socialiste et Europe Ecologie (mais cette question ne pourra constituer un préalable pour aucun des partenaires). Et dans tous les cas, l’indépendance des élue- s du NPA et leur totale liberté de vote doivent être garanties.

 

c) Sur la répartition des têtes de liste et sur un protocole d’accord technique garantissant à chacune des composantes d’être représentées dans les conseils régionaux en fonction de sa réalité en cas de fusion avec la liste du Parti socialiste, ou d’Europe Ecologie, arrivée en tête au premier tour.

Commentaires

on ne dit pas position C, on dit T3

Écrit par : ret marut | 30/11/2009

on ne dit pas position C, on dit T3

Écrit par : ret marut | 30/11/2009

Je me félicite de cette proposition et espère fortement que les adhérents du NPA la choisiront.

Écrit par : Laurent MELY | 30/11/2009

Dommage que tu ne files pas au moins un lien sur les deux autres motions, afin que chacun puisse se faire une idée.

Ce que je note surtout, c'est que celle-ci est la seule des trois à ne pas dire un seul mot sur le contenu politique.
Manifestement, pour les partisans de la position C, le contenu politique est secondaire. Peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse!! :)

Écrit par : toto | 30/11/2009

IMPORTANT! Le PG dans sa résolution s'accorde sur la motion C du NPA et laisse la porte ouverte pour la motion A:

Le Bureau National du Parti de Gauche se félicite du résultat obtenu à l'occasion de la consultation régionale du PCF des 21 et 22 novembre dernier. L'écrasante majorité des régions (17 sur 22), et parmi elle les plus peuplées, a opté pour des listes Front de Gauche plutôt que pour une alliance de premier tour avec le PS.

Il s'agit d'un évènement politique majeur dans la vie de la gauche. Les communistes ont fait ce choix à de très larges majorités de votants. C'est d'autant plus remarquable que l'on doit avoir à l'esprit l'importance des élus régionaux sortants dans la vie de nos partis. L'enracinement du Front de Gauche dans la société française va donc pouvoir se poursuivre. C'est pour nous un élément déterminant à ce moment de la vie de notre pays. Il conforte la stratégie politique qui est au cœur de l'identité du Parti de Gauche. Le Front de Gauche permet en effet l'autonomie et l'alliance la plus large possible d'une Autre Gauche. C'est une condition incontournable pour construire une nouvelle majorité pour un projet de transformation écologique et sociale.

Nous voulons insister sur la nature du Front de Gauche. Il n'est pas un cartel figé d'organisations. Le Front de Gauche est un outil. Sa vocation est avant tout de s'élargir. C'est pourquoi nous nous félicitons de l'accord national qui se dessine pour les Régionales entre les composantes du Front de Gauche et, à ce stade, les partenaires supplémentaires que sont la FASE, République et Socialisme, le M'PEP, le PCOF et peut-être les Alternatifs.
Au-delà de nos forces, nous souhaitons également que la campagne qui se dessine s'élargisse sur le terrain à tous ceux qui voudront s'y investir, que ce soient des mouvements ou réseaux constitués régionalement ou, plus largement, toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas à l'ordre dominant et qui veulent infliger une défaite politique à Sarkozy, à sa majorité, à leur politique économique et sociale. Nous proposerons à nos partenaires la création de comités de campagne afin de permettre cet élargissement populaire et citoyen.

Nos discussions à l'échelle nationale s'effectuent sur la base d'un texte proposé par le Front de Gauche dorénavant amplement diffusé depuis le 28 octobre dernier.
Pour le Parti de Gauche, ce texte reste sa référence dans les régions où le PCF a choisi le Front de Gauche comme dans les autres. Pourquoi ? Ce texte concentre nos priorités : bousculer le rapport de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale, battre la droite et rassembler une majorité autour d'un projet vraiment alternatif à la logique du système qui est en crise aujourd'hui.
Les conditions programmatiques et politiques qu'il met à propos de la participation aux exécutifs garantissent que nul n'irait appliquer dans les régions une politique différente de celle pour laquelle nous aurions été élus. Bien sûr le protocole d'accord final entre nous devra permettre la constitution de listes respectant notre diversité politique, intégrer les mesures essentielles du programme du deuxième tour et une « charte de fonctionnement » qui précisera comment seront prises les décisions au plan national comme au niveau régional entre les deux tours. Pour nous, c'est aux militants et élus au niveau local d'apprécier si les conditions seront remplies au soir du premier tour. Il est par ailleurs évident que si la décision collective d'aller dans les exécutifs est prise, chacune des forces politiques parties prenantes de la campagne unitaire pourra alors, en dernier ressort, prendre part ou pas à l'exécutif dès lors qu'elle ne cherchera pas à l'imposer aux autres.

Cette alliance doit rester jusqu'au bout proposée au NPA. C'est bien pourquoi le Front de Gauche a décidé de ne pas lancer de campagne officielle avant la consultation militante des 5 et 6 décembre de ce parti. Nous espérons qu'il sorte de ce vote un choix pour l'unité et que le NPA rejoigne l'alliance large que nous sommes en train de construire. Pour le BN du Parti de Gauche, un accord politique est toujours possible nationalement. Mais il peut aussi, en toute hypothèse, se mettre en place à l'échelle des régions où des négociations ont lieu. Sous peine de confusion politique qui ne servirait personne, ces accords devront être clairs et francs. Nous ne pourrions accepter des formules ambigües ou des compromis de vocabulaire sur la question des exécutifs. Nous ne voulons pas d'un refus de principe à la participation à des exécutifs avec le PS et les Verts ! Sa délégation a nettement indiqué le 10 novembre sa traduction politique lors de la dernière réunion du Groupe de Travail : « pas de majorité de gestion avec le PS et les Verts ». Nous ne sommes pas d'accord avec cette exclusive. Si nous y cédions par électoralisme, il s'agirait d'un accord de confusion politique qui volerait en éclat dès le début de la campagne.

Nous sommes heureux de l'accueil que nous constatons sur le terrain à la reconduite du Front de Gauche. Nous pensons que nous pouvons faire un grand progrès électoral à l'occasion de cette élection. Ainsi, progressivement, notre projet politique s'enracine et gagne en sympathie dans l'opinion populaire. Notre certitude est que cette dynamique ira croissante compte tenu de l'incapacité de la droite comme des sociaux-libéraux et écolo-libéraux à répondre aux difficultés terribles qu'affrontent les classes populaires face aux développements de la crise financière, sociale et écologique et aux agressions du pouvoir.

Écrit par : rafikow | 30/11/2009

Une seule ombre à ce beau tableau : que se passe-t-il dans les 5 régions où le PC a décidé (à une très courte majorité) de se joindre au PS dès le premier tour...

Écrit par : Michel | 01/12/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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