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27/11/2009

Les exécutifs, le vrai-faux problème

Le NPA… et le PC ont fait de la question de la participation ou non des antilibéraux et des anticapitalistes aux exécutifs le point clé des négociations unitaires. Pour le PC (et Mélenchon, que j’ai écouté dernièrement) il s’agit bien de recommencer l’aventure de la « gauche plurielle » mais en position de force. Pour le NPA, il s’agit d’empêcher que se reconstitue autour et sous hégémonie du PS une majorité de « gauche » incluant la « gauche radicale ». Ces deux voies parce qu’elles sont irréconciliables constituent deux impasses pour le « mouvement » anticapitaliste et antilibéral.

 

La première entretient l’illusion qu’une majorité, ou tout du moins une forte opposition antilibérale et anticapitaliste serait possible à la gauche du PS en l’état du « mouvement social ». Mieux qu’elle pourrait infléchir très sensiblement l’orientation du PS et de ses alliés. C’est évidemment une supercherie. Quand le PC était encore à 15 %, qu’il tenait d’une main ferme la CGT et de nombreuses villes et départements, c’est-à-dire juste après 1981, il n’a rien pu faire, ou n’a rien fait, pour contrer l’abandon par le PS alors « aux affaires » de tout ce qui avait été négocié dans le Programme commun alors qu’à cette époque le mouvement social était autrement plus mobilisé et combatif qu’il ne l’est aujourd’hui.

 

La seconde voie, celle proposée par le NPA, est l’image renversée de la première. Elle croit possible, sans passer de compromis avec ceux qui s’illusionnent sur la possibilité – électoralement essentiellement – de renverser des rapports de force considérablement dégradés, de construire une nouvelle force politique et sociale alternative à celle des « sociaux-libéraux ». Rappelons que cette orientation du NPA est bien celle qui avait été définie en février 2009 dans les Principes fondateurs, le NPA se donnant alors pour objectif de construire ex nihilo un « nouveau mouvement ouvrier », puisque la vieille gauche était devenue, selon ces principes un champ de ruines. Mais, n’est-ce pas, nous étions alors au bord d’une crise sociale d’une ampleur inégalée avec, au bout du bout, un nouveau « mai 68 », réussi cette fois-ci.

 

Sans revenir en détail sur les épisodes précédents, notons juste que le NPA (alors encore LCR, mais c’est la même chose) a cru après la présidentielle de 2007 que son heure était arrivée. Les scores de Buffet et de Bové semblaient lui donner raison. En persistant dans cette voie, il a laissé le Front de gauche se constituer, pensant qu’il irait à l’échec. Pis, en ne faisant rien pour participer à des listes unitaires de la « gauche de gauche » aux européennes, il a laissé le champ libre à l’opération Europe-Ecologie. Aujourd’hui, en se réfugiant sur son Aventin, il va offrir à la gauche institutionnelle une occasion inespérée de se rétablir, momentanément.

 

Ceux qui ont cru un temps que le NPA allait après ce double échec revenir à plus d’humilité, en seront de nouveau pour leurs frais. D’une certaine façon, « céder » à l’unité s’est pour la majorité du NPA remettre en cause les fondements mêmes ce sur quoi il s’est construit. Le plus troublant c’est que tout part, comme pour le Front de gauche, d’une illusion ; que tout est encore possible ; qu’il suffirait de presque rien pour que ça reparte du bon pied ; pour les uns, d’une victoire électorale ; pour les autres d’une vague de luttes ; mieux encore, des deux à la fois.

 

Quid du Programme ? Pas d’un plan d’urgence (NPA) ou de vagues intentions de rupture (Front de gauche), mais d’un vrai programme : Que voulons-nous ? Quelles institutions ? Quelle société ? Avant de débattre de cette question des exécutifs – comme s’il n’y avait plus qu’à passer au dépeçage de l’ours libéral et capitaliste – c’est de cet objectif qu’il faudrait commencer à discuter. Ça lèverait bien des ambiguïtés, permettrait de rassembler bien plus large que les seules forces militantes et obligerait très certainement tous ces minuscules appareils et ces partis sans troupes à se comporter autrement.

 

Voilà pourquoi ce débat sur les exécutifs est prématuré et ne sert finalement que de paravent aux uns comme aux autres pour justifier deux orientations politiques anachroniques, toutes les deux inscrites dans un passé révolu. Ce qui se passe au PC où, semble-t-il, les adhérents manifestent apparemment une volonté d’indépendance du PS, contre leurs élus et leur direction, est de bon augure. Apparemment, ce qui n’était pas prévu, inquièterait nos « gauchistes ». Cet élan unitaire de la base communiste serait dirigé, selon eux, non contre le PS mais… contre nous. Parfois, je me demande ce que je fais encore avec ces gens-là.

 

Commentaires

et quid du projet?
Il est à mon avis plus simple de rassembler sur un projet que sur un programme. Le projet ne jouerait pas que sur la carte rationnelle, mais aussi sur l'affection populaire, le désir de vivre-ensemble, etc.
Le projet n'impliquerait pas des questions techniques oiseuses, mais se fomulerait sous forme d'idéal de vie. Et c'est là que je pense que nous pouvons faire masse.
Même si les idéologies diverses de gauche font que nos discours, les mots qu'on emprunte, l'organisation de nos idées paraissent incompatibles, alors que sur le fond, sur le "comment bien vivre - et bien vivre ensemble?", il est très facile de s'entendre.

le programme intervient après et demande plus de doigté dans la mesure où il y faut des compromis...

Écrit par : rhizome | 27/11/2009

Ok. Projet si tu veux, c'est ce que j'entendais comme programme. C'est bien ce projet-programme commun qui manque, et en premier le débat, la discussion sur ce projet. Si l'enjeu c'est de participer ou non à des exécutifs régionaux, c'est d'abord pour y faire quoi ; c'est également poser le problème de la participation aux élections. Si c'est uniquement pour s'en servir comme tribune, à quoi bon discuter d'un programme, d'un projet ou de savoir à quelles conditions on pourrait participer à ces exécutifs. Ce qui revient à se demander si la transformation sociale peut passer par les institutions telles qu'elles sont. Et là tu vois bien que ce n'est pas ce qui a été débattu au NPA mais également chez les autres. Pour les uns, le Front de gauche, les institutions restent le passage obligatoire ; pour les autres, dont le NPA, c'est non.

Écrit par : Gilles | 27/11/2009

Une vidéo au sujet de la culture populaire
http://tvbruits.org/spip.php?article981

Écrit par : Alain Albert | 27/11/2009

"Parfois, je me demande ce que je fais encore avec ces gens-là."
Ces "gens là", moi en l'occurence, se posent aussi la question de ce que Gilles Suze fait avec eux.

Écrit par : Barikad | 27/11/2009

Il semblerait que Gilles, pendant sa transhumance, ait mis à profit son silence médiatique pour réfléchir un peu plus sur la nature de ce qui se passe au PCF. Après les clichés dont les totos et consorts nous ont abreuvés à longueur de pages sur la volonté des communistes à se jeter dans le giron du PS pour « aller à la soupe », nous assistons maintenant à des analyses un peu plus circonstanciées sur ce « revirement ». Seul toto continue à ne pas y croire. D'ailleurs, il le dit lui-même, non seulement il s'en fout, mais au contraire cela contrarie ses plans : voir le NPA comme seule force révolutionnaire.

Gilles à raison de dire que ces histoires « d'éxécutifs ou pas » sont des épiphénomènes. La seule vraie question qui mérite d'être débattue, c'est celle de l'hégémonie du NPA au sein de la gauche radicale. Le projet du NPA visait à profiter de la crise du PS combinée au déclin du PC, pour se dresser en chevalier blanc de la contestation. Et écraser autour de lui tout ce qui pouvait lui faire ombrage. A commencer bien entendu par le PC. D'où son acharnement depuis 2007 à trouver chez son partenaire toutes les tares rédhibitoires qui feraient d'eux le vilain petit canard.

Cette stratégie semblerait se retourner contre leur instigateur. A vouloir donner des leçons de démocratie à tout le monde, voilà le NPA pris à son propre piège : le vote des militants. Sans vouloir faire de basse polémique sur les conditions de ce scrutin, la seule question qui va se poser maintenant est de savoir si, en cas de désaveu, la direction majoritaire va se maintenir ou si elle va démissionner.

Écrit par : Michel | 28/11/2009

Tout cela pour accoucher de : que voulons nous ? Quelle société?...Putain, c'est vrai qu'on( ces gens là) ne s'est jamais posé ses questions fondamentales!!!

Au final ce qui reste de cette brillante analyse c'est que certes la Direction du FG veut rejouer la Gauche plurielle mais que ce qui compte c'est l'élan "unitaire"(?) des gentils militants du PCF.

Avec ça on va loin!

Écrit par : veriane | 28/11/2009

Y a-t-il moyen de dépasser les appareils, qui emmène leurs militants dans un jeu de dupes ?
Nous avons besoin de réunir la gauche radicale pour ne pas faire les frais de cette crise... Pour affirmer et même imposer une autre politique aux sociolibéraux... C'est le seul moyen d'obtenir la victoire (sociale, celle de la rue), dont nous avons besoin politiquement.
Le NPA n'a rien à perdre au jeu de la démocratie interne. La position C est une expérience... pas une orientation définitive... Je ne sais pas si elle est totalement juste... Si elle a pris la mesure du PCF ou du PG, de leur volonté politique. Si au soir du 2ème tour, çà tourne à la gauche plurielle. On ne fera plus un débat sur les intention mais sur les actes... Notre indépendance n'en sera que plus mise en valeur. Les évidences apparaitront.

Écrit par : JR | 28/11/2009

Camarades du NPA, choisissez l’espoir et la responsabilité !
par Christian Picquet
"Trois, qu’elles ne se dérobent pas à la possibilité de diriger des régions, ou de participer à leurs exécutifs, dès lors que seraient réunies les conditions de la mise en oeuvre des points essentiels de leurs programmes."
Allez vas-Y Christian dis-nous, quelles sont les conditions, quelles sont les points essentiels ?
J'ai fait un tour sur le site de GU... Pas un mot sur le bilan du PC dans les conseil régionaux ! (ce que juré craché, on ne fera plus) Pas un mot sur l'attitude négative du PC à l'égard du NPA ! Pas un mot sur le terrain social ! (exemple congrès de la CGT complètement vérouillet). Opposants inconnus, qui connaît Delannoy ?
La vérité finira par éclater, il y a un chemin pour ça.

Écrit par : JR | 28/11/2009

(Après le vote des militants du PC) Les conditions sont maintenant réunies pour que toute l'autre gauche se rassemble. La question des exécutifs ne doit pas l'empêcher, d'autant que nous pouvons nous accorder sur une participation conditionnelle. Le texte du PCF reprend cette idée.
Alors, c'est quoi une participation conditionnelle ?
Mélanchon, explique-nous ? vraiment je ne demande qu'à comprendre... On va dans les exécutifs à condition que... je ne sais pas.

Écrit par : JR | 28/11/2009

@Veriane
Où est le « projet » dans le Nouveau Parti Anticapitaliste ? Parti des luttes, anticapitalisme, plan d’urgence, etc.… ce n’est pas un projet. C’est tout au plus une critique (succincte) du modèle social existant et la proposition d’une méthode (par les luttes) pour combattre ce modèle avec comme programme un plan de mesures d’urgence : 1.500 euros, interdiction des licenciements, etc. Mais on ne voit toujours pas le « projet ». Comment passe-t-on de la critique à la « transformation » ? La réponse des Principes fondateurs, c’est la grève générale prolongée et au bout du bout « un gouvernement anticapitaliste qui prendra les premières mesures » (je cite de mémoire). C’est du syndicalisme révolutionnaire : quid des institutions, des anciennes comme des nouvelles ; de l’organisation de l’économie, du travail salarié ; de l’Etat.

@JR
« Nous avons besoin de réunir la gauche radicale pour ne pas faire les frais de cette crise... Pour affirmer et même imposer une autre politique aux socio-libéraux... »
Avec 4 % aux élections, pratiquement aucun élu, une influence très minoritaire dans les syndicats et quelque 6.000 à 7.000 militants, notre objectif ne risque pas d’être atteint un jour. A ce titre, le NPA est un échec comme le fut la LCR.

Écrit par : Gilles | 28/11/2009

Alors d'accord pas d'accord ?

Écrit par : JR | 28/11/2009

@ Gilles
Ce que tu dis est juste ou en partie. Tu donnes parfois l'image d'un jeune militant, qui veut tout et tout de suite... Entre impatience et opportunisme. Le monde syndical n'est plus le même aujourd'hui, c'est à porter au crédit des créateurs du NPA...
La participation minoritaire au syndicat : "Tu connaîs Delannoye" et si toi qui es en général bien informé, tu ne le connais pas, n'est ce pas par les magouilles antidémocratiques des militants avec lesquels tu voudrais que l'on s'allie...
Et puis c'est sûr magouilleurs dans toute leur vie militante mais dans le Front de Gauche irréprochables... Tu nous prends pour des jambons.
L'existance même du NPA en tant que force politique indépendante est tout sauf un échec. Je vote la position C mais je ferais attention où je marche parfois sur le chemin çà peut coller aux pieds.

Écrit par : JR | 28/11/2009

@JR
Le NPA un échec ? Oui, oui et oui. Le projet à l’origine (celui pour lequel j’ai été délégué à l’avant dernier congrès de la LCR) était, je te le rappelle, celui d’un parti de large, à vocation de masse, ouvert à toutes les hypothèses tactiques et stratégiques sur la base d’une critique radicale du modèle capitaliste. Ce qui laissait beaucoup de place au débat, à la discussion, aux évolutions théoriques et programmatiques dans un spectre allant du « réformisme radical » (accordant une grande place aux processus électoraux et au travail dans les institutions) à l’ultragauche (pas de participation aux élections, refus de travailler dans les syndicats, etc.). Le choix (au sommet, et à l’exclusion de toute autre hypothèse) d’une orientation « syndicaliste révolutionnaire » où le parti est construit comme substitut à un syndicalisme défaillant (« Parti des luttes ») – relis les fondateurs, cela saute aux yeux – a conduit à la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette orientation exclusive, ne voyant rien changer, voyant surtout l’isolement du NPA, se lassent et finissent pas partir. Et pourtant nous avons eu une situation exceptionnelle : la crise, discrédit du libéralisme, crise permanente au PS, un PC qui était à 1% en 2007… Qu’avons-nous fait de tout ça !
Je serai impatient ?! J’étais au 1er congrès de la Ligue communiste en 1969. Attendre pratiquement toute une vie que l’on cesse de rabâcher et que l’on invente une alternative qui tienne compte du passé mais sans le répéter, ce n’est pas de l’impatience. Aujourd’hui je suis convaincu qu’il faut faire le bilan de ces quelque 70 ans d’échec du « révolutionnarisme » (déjà critiqué par Marx et Engels – critique du Blanquisme, de Bakounine etc., ce n’est donc pas nouveau) et reprendre TOUT pour construire en effet un PROJET de sortie du capitalisme que j’appelle moi « l’hypothèse démocratique ». La construction et le débat autour de ce projet ne signifie pas cependant rester l’arme au pied, et le rejet de compromis avec d’autres forces politiques se situant dans le même champ de l’anticapitalisme et de l’antilibéralisme. Car le débat ne suffit pas. Il faut parallèlement redonner confiance en partant de l’existant. Je reprends ma formule : nous construirons un nouveau mouvement d’émancipation social avec du neuf mais aussi avec le vieux.

Écrit par : Gilles | 28/11/2009

Tout à fait d'accord avec ce que tu viens de dire. J'ai le même sentiment par rapport à ce qui se passe. L'organisation génère un discours opaque et en vase clos, certains diraient "radical" moi j'ai tendance à penser sectaire. Une légorhée parfois agressive, parfois juste sourde au reste du monde, toujours dans un style jargonnant.
Personnellement ce que j'attends c'est qu'on réfléchisse tout en étant à la portée de tout le monde. Qu'on prenne en compte la complexité des choses et qu'on construise le discours à partir de ce que l'on sait aujourd'hui et aussi par rapport à ce sur quoi les gens sont capables d'avancer ensemble maintenant.
Mais je ne dédouane pas le PC et le PS pour autant de leurs erreurs récurrentes qui sont elles aussi des chaînes que les gens de gauche traînent derrière eux.

Écrit par : Agnès | 28/11/2009

Le discours du NPA n'est pas plus opaque ou jargonnant que celui du PCF ou du PG. Besancenot est toujours aussi clair. Le pb n'est donc pas là.

Il ne faudrait pas non plus tomber dans la démagogie. Nous ne pouvons pas faire passer par dessus bord toute l'histoire du mouvement ouvrier parce que cette histoire justement est lourde des erreurs passées.
On tire des expériences passées la certitude qu'il n'est pas possible par exemple de participer aux exécutifs tout en conservant la liberté de défendre une orientation en rupture avec celle du PS et cela quelque soit les illusions que les travailleurs peuvent avoir en la matière.
Le problème c'est que nous ne pouvons pas rester en retrait des recompositions politiques en cours sachant que ces recompositions ne se font pas sur les bases d'une radicalisation anticapitaliste. Le glissement toujours plus accentué du PS et des Verts vers une politique d'adapation à la mondialisation libérale rend nécessaire l'émergence d'un bloc antilibéral adapté au niveau de conscience des travailleurs et capable de faire contre-poid au mouvement de fond qui risque d'entrainer des pans entiers du mouvement ouvrier dans une collaboration totale avec les classes dirigeantes.
Nous devons donc chercher des compromis possibles avec le PCF et le PG et contrairement à Gilles et à certains du courant C&A, tous les compromis ne sont pas possibles et souhaitables et la direction a raison parfois d'être prudente.

Ceux qui pensent qu'il suffira de brandir le programme révolutionnaire à bout de bras pour entrainer les masses se condamnent à l'impuissance. Cette stratégie à la LO revient à renoncer à peser dans les recompositions en cours et à laisser la main au PCF et au PG pour déterminer les bases sur lesquelles devra se faire cette recomposition.
C'est une véritable désertion en fait. Cela revient à se mettre en retrait par peur d'être entrainé dans une co-gestion sociale-libérale avec le PS. Si cette crainte est justifiée l'hésitation à s'engager dans la bataille l'est beaucoups moins.
Ma foi, il n'y a qu'une seule manière de ne pas prendre ce genre de risque, c'est de rester dans son coin à brailler et à pointer le doigt vers les erreurs des autres. Mais quand on est révolutionnaire, on doit aussi être prêt à prendre des risques.
Des accords ponctuels avec le PG et le PCF doivent nous permettre à la fois de faciliter l'émergence à l'avenir d'un courant de masse autonome par rapport au social-libéralisme et le renforcement en son sein d'une orientation claire de rupture avec le capitalisme.
C'est au sein d'un tel cadre unitaire que nous serons les plus à mêmes de défendre notre orientation lors des régionales et la direction du pcf qui nous veut clairement hors de ce cadre l'a bien compris. Hors de ce cadre, nous serons probablement isolés, inaudibles et nous risquons de perdre au passage une partie de notre sphère d'influence en faveur du FdG.
Et contrairement à ce que pensent certains comme toto, ce n'est pas en défendant dans notre coin une orientation révolutionnaire que nous convaincrons. L'incapacité de LO à engranger des adhérents et des électeurs dans une période de crise économique grave et de colère sociale devrait pourtant éclairer les défenseurs de cette orientation sur les conséquences d'une telle ligne.

Le NPA hésite clairement sur la stratégie à avoir. C'est comme si la majorité actuelle n'osait pas franchir complètement le gué. Du coups ce qui risque de se passer c'est une absence de lisibilité de notre stratégie entre une orienation nationale fermée et une orientation régionale très ouverte dans un certain nombre de régions où il semble bien que des accords soient sur le point d'être signés.

Le PCF et le PG hésitent eux-même entre adaptation électoraliste et indépendance politique par rapport au PS et aux Verts. Nous savons que la présence du NPA serait la meilleure garantie contre un basculement de l'ensemble de la gauche antilibérale dans des alliances de centre-gauche.
Ceux qui autour de Picquet ont oublié que l'unité ne fait pas tout et que le rapport de force au sein du cadre unitaire est essentiel se condamnent à être à la remorque des directions du PCF et du PG.
C'est pour cela que quelque soient les insuffisances de l'orientation actuelle du NPA, la place des militants unitaires NPA est au sein du NPA. Le combat parfois frustrant mais o combien nécessaire que nous menons, n'est pas inutile et sans espoir.
Encore faudrait-il parfois que nous ayons un peu plus de relais de l'autre côté. Seule la Fédération joue réellement ce rôle d'entremetteur entre le Front de Gauche élargi et le NPA. Les autres multiplient les ronds de jambes et les hésitations ce qui ne contribue pas à lever les méfiances côté NPA.

Une chose m'inquiète dans le vote qui s'annonce, c'est la mobilisation des adhérents du NPA. Je ne sens pas comme avant un congrès de mobilisation particulière au delà du noyau dur des militants les plus actifs et on ne peut pas dire qu'il y a un effort particulier qui soit fait par exemple pour prendre le téléphone et inciter à se déplacer les adhérents que l'on voit moins. Certains d'ailleurs parmi les plus impliqués dans les luttes sont dans une posture de fuite par rapport aux discussions électorales. Ils risquent de ne pas voter parce que se sentant largués par les discussions. Certains en fait que j'ai connut plus réfléchis répondent même qu'on pourrait carrément faire l'impasse sur ces élections.

Mais bon, je voterai la position C malgré les nombreuses imperfections du texte que je trouve trop électoraliste et trop à la remorque du PCF et du PG. Je la voterais pour peser sur la direction du NPA vers la recherche d'un compromis au niveau national sur la question des exécutifs (on n'y participe pas mais on n'exige pas des autres qu'ils n'y participent pas).

Écrit par : langue-rouge | 28/11/2009

Tous ces débats ne tiennent pas compte de la position du PC, voter A,B,C ne changera rien à l'affaire....Faudrait-il encore que le FDG veuille continuer les discussions unitaires.
Et les déclarations de Laurent le n°2 du PC sont claires sur l'orientation du FDG et son refus de constituer une gauche radicale forte

"Vous parlez de Front de gauche élargi pour ces régionales, mais quand on demande le détail, on nous répond souvent «élargi à des personnalités». Y aura-t-il de nouvelles forces politiques constituées?

Oui, hormis le NPA, les discussions sont en bonne voie. On a convenu, ensemble,
d'attendre la fin des discussions pour l'annoncer. Au-delà, il y aura effectivement un
élargissement citoyen, car de nombreux acteurs du mouvement social, associatif et
syndical n'ont plus envie d'être seulement des électeurs et cherchent les voies d'un
engagement politique. Sans rejoindre forcément telle ou telle force, pas plus la nôtre qu'une autre. Il y a une situation nouvelle de ce point de vue là. La stratégie du Front de gauche vise aussi à offrir un espace de participation unitaire à ces acteurs. Si l'on prend l'exemple du mouvement universitaire de l'an dernier, les régionales vont être de fait un moment important pour continuer ce combat.
On a l'impression que l'incompatibilité avec le NPA n'est guère soluble dans l'unité de la gauche de gauche.

Par exemple, si jamais les militants du parti d'Olivier Besancenot
votaient contre leur direction et se prononçaient pour une participation au Front de
gauche, avec des attitudes différentes quant à la participation des exécutifs, cela ne vous conviendrait pas pour autant?

Ce n'est pas un problème de tension avec le NPA. On a toujours sincèrement déclaré ouverte la démarche du Front de gauche. La dynamique qu'on a initiée n'a d'intérêt que si elle répond à la question de l'utilité de la gauche dans la gestion des collectivités. Sil'objectif de cette construction politique transige avec cette ambition, elle se marginalisera. Y renoncer, c'est la tuer dans l'oeuf. Là aussi, les additions électorales sont fictives, si la dynamique politique n'est pas au rendez-vous, et l'objectif politique n'est pas clair.

Nous voulons porter le débat au coeur de la gauche, et pas faire une “petite gauche” à la gauche de la gauche pendant que l'essentiel de la question du pouvoir se joue entre Europe-Ecologie et le PS. Ceux qui pensent devoir d'abord faire l'unité de la gauche radicale prennent un raccourci qui mène à une impasse. Le vrai raccourci, c'est de parler directement à la grande majorité de l'électorat de gauche, pour les convaincre qu'une autre politique de gauche est possible. Non seulement nous n'avons pas renoncé à dialoguer avec le NPA, mais nous entendons convaincre ses militants et ses électeurs de l'intérêt de cette démarche.
Dire “je ne veux pas aller dans les exécutifs”, c'est dire par avance que la politique menée dans ces exécutifs sera mauvaise. Nous ne voulons pas de bonnes oppositions de gauche, mais de bonnes majorités de gauche. Donc, ces deux logiques sont différentes.
Une alliance où chacun ferait ce qu'il veut serait cacophonique. Les électeurs ne la
jugeraient pas audible et iraient voir ailleurs."


Et je passe sur le Slogan "Vitaminez la Gauche" qui en dit long sur l' ambitieux projet du FDG.

Et sans parler de MGB qui réfute l'idée de 2 gauches.

En clair le FDG fait l'unité avec PS/verts au 2éme tour dés le 1er mais subtil distinguo "sur des listes différentes".

Il à noter par ailleurs que la proposition C est plus restrictive que la A qui avait proposé le 16 novembre un amendement qui levait toute exclusive sur les exécutifs en fonction de ce que serait l'orientation de ces exécutifs,reprenant par la-même l'idée du texte FDG.

Le NPA peut voter les amendements les plus unitaires qui soient, encore faut-il que le FDG daignent les prendre en compte....

Écrit par : VERGNES | 28/11/2009

Je pense que jusqu'au vote des militants, il n'y a pas de majo au NPA... Ceux qui disent le contraire, ont trop l'habitude d'être minoritaires pour assumer une victoire de leur orientation.
Il y a trois textes qui s'opposent. C'est même enthousiasmant de pouvoir s'engueuler un peu. J'espère que quelquesoit la position qui en sortira, la démocratie interne en sortira victorieuse.
Le NPA peut se tromper... le monde a besoin du NPA. La première victoire est là.

Écrit par : JR | 28/11/2009

Pourquoi toujours ramener le problème au PC ou au PG ? Nous savons tous ici que leurs directions ne nous ferons aucun cadeau. Mieux, je l’ai dit ici et mon courant explique la même chose : le projet du PC mais également du PG est de reconstruire la gauche plurielle en position plus favorable qu’en 1997. Du côté du NPA, tactique diamétralement inverse mais avec les mêmes objectifs, prendre le dessus sur l’autre. A ce petit jeu, nous avons vu que le PC et le PG ont été gagnants d’une courte tête aux européennes. Peut-être en sera-t-il de même en mars 2010 si, de notre côté nous persistons à jouer « solo ». Mais globalement tout le monde sera perdant. Un FG à 7 % pèsera peu face à une alliance PS-EE-MoDem ; tout au plus servira-t-il de pion au PS. Surtout ce n’est pas en procédant ainsi que le mouvement social reprendra confiance. Il faut s’élever contre ses médiocres intérêts d’appareils groupusculaires, prendre exemple sur les adhérents du PC et faire une proposition qui ne puisse être refusée. Si le FG veut entrer dans les exécutifs qu’ils y aillent. Mais ne faisons pas de cet objectif, quant à nous, une priorité. Pour nous, ce qui importe, c’est la dynamique qui pourrait se créer autour d’un programme commun de rupture ; c’est cela que nous devons viser pas autre chose. C’est ce qu’il aurait fallu faire depuis plusieurs mois. Je crains malheureusement qu’il soit trop tard désormais pour inverser la tendance et créer cette dynamique. Nous nous sommes laissés manœuvrés fournissant des prétextes à des directions qui n’en demandaient pas tant. Nous avons joué aux cons, et à ce jeu là, nous avons perdus.

Écrit par : Gilles | 28/11/2009

@ Gilles

Tout d'abord quand on joue au con (ta citation), il est toujours préférable de perdre.

Ceci dit, la contradiction électoraliste du FDG est évidente, prétendre peser sur la gauche s'en se donner les moyens par une alliance dépassant 10% souléve la vraie problématique de la direction du PCF.

La préoccupation centrale de la direction du PC est de gérer au mieux la crise du parti qui dure depuis de nombreuse années.

D'un côté il est sous assistance respiratoire du PS et dans le même temps il se doit de préserver son identité. Et cela passe par la nécessité de se différencier de ce même PS qu'aucun militant PC de base ne peut "encadrer".

En ce sens le FDG est un attelage qui peut lui permettre de matérialiser cette situation, dans la mesure où le PG apparait comme l'aile "radicale" du PS.

Dans ce cadre FDG ou des listes PS/PC au 1er tour est l'expression politique de la dérive pas complétement assumée du PC. D'un coté nombre de militants sont satisfaits de pouvoir réaffirmer leur identité tout au moins l'espace du 1er tour, quant aux autres ils sont plus pragmatiques et assument cette dérive d'alliance permanente avec le PS ascendant modem.

Dans cette construction électoraliste qui est surtout une réponse à la crise du PC, ce même PC ne peut pas s'encombrer du bagage NPA dont la présence devient le révélateur de la stratégie en finalité d'alliance avec le PS par 2 chemins différents.

Pour le PC tous les chemins mènent au PS (il n'a plus le choix) et plus si affinité à l'insu de son plein gré en fonction des alliances que fera le PS et les Verts.

La vraie interrogation c'est le silence coupable de Mélenchon, et son suivisme qui va ramener le PG à la maison mère.

Quant à la GU, j'ai un reste de bonne éducation...donc je ne dirai rien.

Et en bout de course, ce FDG apparait comme un pare-feu face à ce sentiment anticapitaliste grandissant et sur lequel le PG et le FDG trouve un terreau qu'ils vont stériliser durant quelque temps encore.

Quand le PC estime que la priorité n'est pas l'unité de la gauche radicale, parce qu'il n'y a qu'une seule gauche et que Mélenchon ravale son bouquin sur "lautre gauche", il est clair que le NPA n'a pas à s'offusquer d'être le vilain petit canard de cette basse-cour.

Écrit par : VERGNES | 29/11/2009

Et si le Front de Gauche essayait tout simplement de construire cette gauche de rupture que le NPA n'a pas réussi à faire ?... Fi de toutes ces manoeuvres d'appareils auxquelles je ne souscris absolument pas, et de tous ces procès d'intentions. L'heure est à la construction, non au débinage systématique.

Écrit par : Michel | 29/11/2009

"Et si le Front de Gauche essayait tout simplement de construire cette gauche de rupture que le NPA n'a pas réussi à faire ?... "

Le Front de Gauche n'y arrivera pas sans le NPA. Il peut faire 7 8 voir 10% pourquoi pas mais construire une gauche de rupture qui ne soit pas satellisée par le PS c'est impossible sans le NPA.
Si la GU pense cela c'est assez révélateur des multiples renoncements des camarades qui la composent. Vous êtes prêts à tout accepter de la direction du PCF simplement parce que votre existence même est liée aux miettes que le PCF (vu que vos rapports avec le PG se sont détériorés) vous laissera.
Il n'y a pas de raccourcis possibles quelque soit la haine que certains de la GU peuvent avoir contre le NPA. L'orientation de la Fédération par exemple montre que l'on n'est pas obligé d'être servile quand on s'allie avec le PCF et le PG. Mais bon, au moins vous faites repoussoir y compris auprès des camarades unitaires du NPA et c'est tant mieux.

@Vergnes
Sauf que même si le PCF ne veut pas de nous, si le NPA avançait une position claire de compromis sur les exécutifs, même si une campagne unitaire s'avérait impossible nous serions dans une meilleure position pour mener au pire notre campagne en solo avec certainement en prime des accords locaux bien plus faciles à signer.

Écrit par : langue-rouge | 29/11/2009

Je ne n'ai pas grand chose à ajouter à l'analyse de Gilles et Agnès ...

La ligne majoritaire au NPA, tout à la fois "syndicaliste révolutionnaire" et auto proclamatoire (en gros "c'est autour de nous que va se reconstruire le mouvement ouvrier ...") est catastrophique pour le monde du travail et pour le NPA lui même . A peine né , l'ex futur grand parti anticapitaliste multiplie les erreurs politiques . Quel gachis !

Gilles aborde une question qui m'est chere et à laquelle la LCR puis le NPA n'offrent aucun début de réponse satisfaisante : En 2009, Quel projet de société qui rompt avec l'ordre capitaliste ?
A chaque fois que Besancenot se fait harponner sur ce thème par les journalistes, ses réponses évasives me navrent . Cette question , je la pose aux copains du NPA dont l'étiquette " communiste révolutionnaire" les garderaient de tout compromis avec les "réformistes" du mouvement ouvrier .
On veut quoi demain ? la collectivisation de tous les moyens de production sous la direction de soviets (bref, la bonne vieille version léniniste dont on connait le résultat ...) ? , la fédération de communes libres et autogérées à la mode libertaire ? C'est globalement ce que j'entends lorsqu'un militant consent à dessiner les grandes lignes de son projet de société .
Je serais tenté de citer Brigitte Fontaine (!!) sur une de ses premières galettes : " le enfants, les enfants , le XIX° siècle est terminé ! " ... Quid d'une démocratie exercée par et pour tous ? Quelle place on laisse à l'initiative privée, à une certaine concurrence , à un marché (certes régulés et encadrés) ? Comment, concrètement, un gouvernement de rupture fait face à l'urgence écologique ? quelle contribution à la démocratie nouvelle réserve-ton aux nouveaux moyens de communication et d'information ... ect ...
Les contributions sur ces thèmes sont nombreuses en dehors du NPA .Je vous conseille le site de Michel Husson ( http://hussonet.free.fr ). Le mouvement altermondialiste a ouvert aussi de nombreuses pistes. Qu'est ce qu'on attend pour se mettre au boulot ?

Un projet de société abouti ce n'est pas un supplément d'âme pour les militants révolutionnaires . C'est ce qui donne du sens et de la crédibilité au terme même d' "anticapitalisme". C'est un pont avec l'ensemble du mouvement social à la recherche d'alternatives. Si il s'agit de reconstruire le mouvement ouvrier , c'est un chantier prioritaire . Nos anciens (au XIX°s précisemment...) n'ont pas procédé autrement avec le projet socialiste ...

Écrit par : mojo | 29/11/2009

@ langue rouge :
la gauche de rupture que nous voulons coonstruire va du PC au NPA. Nous n'avons jamais varié là-dessus. Mais qui impose les ukases ? Qui trouve les prétextes ? Quant aux sondages dont vous vous servez si facilement, n'oubliez pas que ce sont les sondages avant campagne. Vous vous souvenez, ceux qui vous donnaient à 9 voire 10 % aux Européennes. Et vous savez très bien qu'une nouvelle campagne dans les même conditions, donneront des résultats encore plus catastrophiques .

Écrit par : Michel | 29/11/2009

Dialogue de sourd : Ce sont les faits, qui ont prouvé, aucun militant de gauche ne l'a fait aussi bien, que le capitalisme nous menait dans le mur...
Le problème de l'unité n'est surtout pas un problème tactique. C'st celui d'une alternative.
LE PCF ne voit dans l'unité une opportunité de peser dans ses négo de 2ème tour, entraînant ainsi dans une impasse PG et GU... Un PCF allié objectif du PS, essayant de contrôler l'espace à gauche...
LE NPA dans tout cela ? On n'est pas là pour servir la soupe à qui que ce soit. Le NPA avait raison de se méfier d'une unité de circonstances aux européennes. Les résultats lui ont donné tort. Alors je voudrais faire l'unité mais j'ai l'ipression que le FDG n'en veut pas et va nous pousser vers la sortie. Est-ce grave ? Pas pour le NPA... Mais il faut absolument tout faire pour favoriser l'unité. Il n'y aura plus alors de procès d'intention, il n'y aura que des actes à sur lesquels s'expliquer.
J'invite tous les militants honnête à dresser le bilan réel de la majo PS/PC/Verts dans les Conseils Régionaux... (Personnellemt, je m'y engage)
Concrètement Y'a de quoi avoir peur... pour le FdG : si le NPA est poussé à se présenter seul, le PC devra assumer son bilan plus que si on fait une campagne unitaire...

Écrit par : JR | 29/11/2009

@Mojo
Les réflexions sont toutes aussi nombreuses au NPA. Dans le magazine "Tout est à Nous" ou dans Contretemps http://www.contretemps.eu/,qui regroupe l'essentiel des "intellectuels" adhérents et sympathisants du NPA, ce n'est pas ce qui manque. Donc inutile d'en rajouter comme au café du commerce sur ce NPA qui n'a décidément aucunes propositions.

Pour ceux qui se donnent réellement les moyens de savoir où on en est de ces réflexions, il suffit juste d'aller sur le site du NPA et de faire une recherche sur "socialisme".
Il y a un paragraphe entier dans les principes fondateurs sur le socialisme du 21ème siècle http://www.npa2009.org/node/2215, il y a un bilan rapide sur les expériences bureaucratiques à l'est qui esquisse ce que pourrait être le socialisme que nous voulons http://www.npa2009.org/content/des-interrogations-persistantes-et%C2%A0-quelques-convictions-par-dominique-angelini-fran%C3%A7ois-cou, il y a un retour sur l'expérience originale yougoslave (place de l'initiative privée, rapports conflictuels entre autogestion et centralisation...) http://www.npa2009.org/content/la-r%C3%A9volution-yougoslave-et-l%E2%80%99autogestion-par-catherine-samary....

Bref, mojo, il suffit juste de chercher un peu au lieu de se contenter de clichés à 2 francs sur le NPA.

Écrit par : langue-rouge | 29/11/2009

@Michel
Les sondages rien à foutre. C'est le FdG qui en use et en abuse au point d'en commander parfois pour justifier une stratégie. Donc ne renverses pas les choses.
Les chiffres que je donne c'est plutôt une fourchette haute que basse 7-8 10% c'était pour dire que même dans ce cas où le FdG cartonnerait il ne serait pas en mesure de s'autonomiser du PS vu la stratégie du 2ème et du 3ème tour.
Pour faire plus, dans les conditions actuelles il faut au moins le NPA parce que sans le NPA à une échelle large le FdG même élargi ce sera toujours le PCF+ le PG. Sans vouloir manquer de respect à la Fédération (à part en IdF), aux Alternatifs et je ne parle pas de la GU, ça ne représente rien aux yeux du plus grand nombre.

Et bien malin sont ceux qui peuvent prévoir le score du NPA aujourd'hui. Seul je pense qu'il fera peu mais il ne peux pas descendre beaucoup plus bas que 3-4%. Ce n'est pas LO non plus.
Les sondages actuels 6-7% FdG, 4-5% NPA ça ne veut rien dire. Les sondages à la fin janvier auront plus de signification.

Écrit par : langue-rouge | 29/11/2009

Je crois que réduire l'objectif politique du PG à reconstruire la gauche plurielle est vraiment caricatural. Je le dis sans esprit de polémique. Rappelons quel était le rapport de forces au sein de ladite gauche plurielle...

L'objectif du PG est d'abord d'éviter une situation de type Italie, puis e casser l'hégémonie de la social-démocratie (PS et verts) sur la gauche en rassemblant l'autre gauche... Effectivement, le PS et les verts sont sans doute incontournables pour gouverner mais certainement pas dans les conditions de 97-02.

Si l'objectif du PG n'était que de reconstruire la gauche plurielle on s'emmerderait pas à inventer en ce moment un programme alternatif au capitalisme et au productivisme.

Écrit par : des pas perdus | 29/11/2009

La dernière fois que j'ai écouté Mélenchon - c'était il y a une semaine - c'est pourtant bien ce que j'ai compris. Après avoir tiré un bilan positif du gouvernement Jospin il a dit que ça ne lui dépalirait pas de recommencer une expérience comme celle là. C'était très clair. Mais cela n'empêche pas que je suis prêt pour ma part à une alliance avec le PG et le PC sans autre condition que de définir un programme commun.

Écrit par : Gilles | 29/11/2009

@langue-rouge
"Pour ceux qui se donnent réellement les moyens de savoir où on en est de ces réflexions, il suffit juste d'aller sur le site du NPA et de faire une recherche sur "socialisme"."

Ces "réflexions" je les connais et il y a bien longtemps qu'elles ne me satisfont plus. Je dirais "trop courtes". Elles ne vont pas à la racine. Les "révolutions sociales" du XXe siècles furent non seulement des erreurs mais des fautes. Elles furent pour l'essentiel des révolutions politiques dont le prolétariat, une fois le pouvoir acquis, fut exclu des postes de commande. L'erreur fatale de ces révolutions c'est d'avoir nier fondamentalement la démocratie.

Écrit par : Gilles | 29/11/2009

@Gilles
Il y a un accord large au sein du NPA à part dans sa frange orthodoxe (ex de LO, JCR, Démocratie Révolutionnaire) que les débats sur le socialisme du 21ème siècle ne font que commencer.
Nous n'en sommes qu'au début d'une réflexion de fond qui devra se nourrir aussi des expériences concrètes et des débats soulevés par le mouvement social aujourd'hui.

@des pas perdus
Ce que je lis sur le programme alternatif au capitalisme et au productivisme, ça n'a rien de particulièrement alternatif. Il ne s'agit rien de moins qu'un programme d'ajustement qui resterait dans le cadre du capitalisme. C'est déjà ça tu me diras mais restons précis.
La sortie du capitalisme cela exige au moins la socialisation et le contrôle démocratique des moyens de production et la fin de la toute puissance du marché.
Et tout cela est loin d'être facile d'autant plus que nous vivons dans un système mondialisé.

Écrit par : langue-rouge | 30/11/2009

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