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07/11/2009

"Le NPA prêt à partir seul aux régionales" (Le Monde)

Curieux article dans Le Monde d'aujourd'hui. Selon Zappi les "espoirs" d'un accord avec le reste de la "gauche de la gauche" sont "maigres". Ainsi contrairement à ce que nous tous ici pensions, Besancenot, Krivine et Sabato avec leurs alliés venus de Lutte ouvrière auraient emporté le morceau, rejetant les bases d'un accord. Personnellement je n'y crois pas. S'il advenait qu'il en soit ainsi, il y aurait vraisemblablement une crise majeure au NPA; ce serait même la fin du NPA comme parti de masse, et un retour au groupuscule d'extrême-gauche.

Commentaires

Ça n'a rien de curieux. Sylvia Zappi est égale à elle-même en terme de propagande anti-NPA.

Au passage, redresser la barre ce week-end ne suffirait certainement pas à le sauver de l'explosion. La satellisation par le PCF+Mélenchon dans laquelle l'a engagé le CE aura fait des dégâts irréversible.

Écrit par : toto | 07/11/2009

J'ai dans un département limitrophe de la Charente-Maritime (La Vendée), un individu (je n'ose appeler ça camarade) qui parle de "picquétisation" du NPA et qui m’insulte régulièrement depuis quelques jours. Toi même, toto, tu parles de "satellisation". Mais vous allez où les gars ? Jamais dans la LCR, des années 60-70-80 on en était arrivé là. C'est ça le "nouveau" parti, large, de masse, l'ouverture ? J'avais bien raison de penser que tout ça c'était une escroquerie.

Écrit par : Gilles | 07/11/2009

Gilles, jusqu'à preuve du contraire je ne t'insulte pas, alors que tu insultes à longueur de temps les militants du NPA, et notamment ceux de l'aile gauche. Ce n'est pas comme ça que je conçois le débat d'idées. L'attitude de Picquet ces dernières années était intolérable, et il serait temps d'arrêter ce genre de comportements.

Par ailleurs, la satellisation du NPA par le FDG est évidente. Et parler de picquetisation du NPA ne me choque pas, puisque le NPA est aujourd'hui concrètement sur la ligne Picquet (ce qui risque de signer son arrêt de mort).

Je n'ai pas encore d'écho du CPN et des débats d'aujourd'hui. J'ose espérer qu'il y aura un minimum de réveil et que le CE sera un peu remis en place. Mais je suis assez pessimiste...

Écrit par : toto | 07/11/2009

Zappi est effectivement égale à elle même (je l'ai bien connu dans sa jeunesse aux JCR, où il y avait également un autre journaliste d'un autre calibre E.Plenel)...elle a surement des comptes à régler et le journal Le Monde est un bon support pour cela, journal qui publie ce jour un appel vibrant de Picquet en direction du NPA.

Je remarque que depuis le création du NPA, il n'y a jamais eu un article dans l'ensemble de la presse écrite qui lui soit favorable alors que nombreux sont ceux qui affirment doctement que l'audience du NPA est uniquement du à la médiatisation d'OB.

Dire que e NPA est une escroquerie fait de tous ceux qui le construisent une bande soit de niais soit d'arnaqueurs politiques...c'est un peu léger comme affirmation.

Le NPA Picquetisé ? NON pas dans ma région en tous les cas.
Le NPA explosé ? Que catastrophisme pour une simple élection.

Et quitte à parler de satellite, c'est plutôt le PG et la GU qui sont satellites du PC lui même satellite du PS.

La vie du NPA ne s'arrêtent pas aux Régionales

Écrit par : VERGNES | 07/11/2009

VERGNES : décrire le PG comme satellite du PCF, c'est largement sous-estimer Mélenchon. Ou surestimer le PCF. Erreurs déjà commises par notre direction.

Quant aux dégâts de la picquétisation du NPA, tant mieux pour toi s'il n'y en a pas par chez toi. Car chez moi, ils sont énormes, et chez Gilles, ça a l'air aussi (même s'il essaie de les mettre sur le compte des "gauchistes").

Écrit par : toto | 07/11/2009

Picquet c'est votre prétexte, votre bouc émissaire. Picquet a abandonné le combat contre le gauchisme pour sombrer dans l'opportunisme. Ce sont deux combats à mener de front.

Écrit par : Gilles | 07/11/2009

Personnellement, ça me fait l'effet inverse.

Plus je vois Zappi, le figaro , Marianne ou d'autres sortir des articles comme ça, plus je les vois s'agiter , plus je me dis que c'est l'inverse qui se passe , qu'on est en train d'aller vers une unité qui en fait chier plus d'un dans les classes dominantes et chez les socio-libéraux. et donc je m'en réjouis, je reste optimiste au vu de ce que j'ai lu hier comme contributions ( notamment celles de camarades que je connais pour leur radicalité et qui reconnaissent néanmoins le caractère mortifère et dangereux d'une non-union)

Écrit par : rafikow | 07/11/2009

Salut,

Concernant Sylvia Zappi, je trouve que son article est plutôt intéressant. j'ai la sensation qu'elle est tellement habituée aux désillusions qui font suite aux discussions unitaires à gauche qu'elle préfère annoncer l'échec avant qu'il ait lieu. C'est une façon de se lamenter sur le triste de sort de la gauche.

Maintenant, moi, naïf que je suis peut-être, je garde l'espoir que les militants NPA, lors de la consultation qui aura bientôt lieu, déciderons d'un accord aux régionales. Si on y parvient, ce sera sonner le glas du PS, tant il est inutile de le critiquer pour son droitisme sans essayer de le concurrencer politiquement.

Je regrette que certains militants qui ont peur de faire perdre au NPA sa nature contestataire et radicalement progressiste, crachent sur Christian Picquet et sur les autres partis de gauche (hors PS et chevènementistes). Quand on fait de la politique, il faut savoir faire des compromis. Mais pas avec n'importe qui, sur n'importe quelle base. Il existe entre le NPA et les autres organisations de gauche (PCF, PG, Fédération, GU, etc...) une quote moyenne qui n'existe pas avec les autres partis de gauche. Pour moi, c'est la régularisation de tous les sans-papiers/ères.

Si on ne veut pas exercer le pouvoir, nécessaire pour changer les institutions politique, mais qu'on veut tout de même être une force efficace d'opposition, il ne faut pas faire un parti politique, mais un syndicat. Au NPA, on ne devrait pas faire un choix entre l'électoralisme et les luttes. Les deux méthodes ont des vices et des vertues, mais elles sont essentielles. Ne serait-ce que pour donner un débouché électoral aux luttes sociales. Il faut aller à fond dans les luttes, créer de l'agitation et mobiliser autant que faire ce peut. Mais il faut aussi aller à fond aux élections, avec nos partenaires de la gauche antilibérale et anticapitaliste.

teddy

Écrit par : teddy | 08/11/2009

Picquet....40 ans de "révolution" pour servir de porteurs de valises à des stals reconvertis dans l'alimentaire politique, les faits parlent d"eux même...

JN Guerini le patron du PS de la région PACA est allé en Tunisie , flagorner le pouvoir en place, la même gauche manifeste à Marseille contre les gens du voyage( on y voit même JM Copolla chef du PC).... Des élus PS manifestent dans la rue leur soutien à Israel quand celui ci écrase Gaza sous les bombes .........c'est avec cela que vous voulez gérez les régions ?


Quoi que fasse le NPA il ne trouvera jamais grace à vos yeux.

Écrit par : vériane | 08/11/2009

Le débat politique ne vole pas très haut quand on en arrive à se jeter des anathèmes à la figure. Je lis par exemple : « la piquétisation du NPA » ou « le porteur de valises » du PC et du PS, ou encore « les forces de l'Axe Berlin-Nanterre-Mulhouse » (je caricature)... Toutes ces épithètes que vous vous lancez à la figure ont des connotations fortes pour moi. A une époque on se traitait de Pablistes ou de Lambertistes... Christian Picquet sera certainement heureux d'apprendre que grâce à vous il est entré dans la postérité !...

Maintenant pour tous ceux qui idéalisent leur parti et ne voient chez les autres que turpitudes et opportunisme, laissez-moi vous donner l'exemple de vos camarades du Nord Cotentin, pour ne pas citer la ville. Hier, samedi, a eu lieu une importante manifestation contre un projet de Terminal Charbonnier. Greenpeace, ainsi que les associations locales qui luttent contre ce projet se battent depuis plus d'un an pour faire revenir en arrière élus et responsables de la CCI. Nous n'y avons vu aucun militant du NPA, jusqu'à ce samedi 7 novembre où il est apparu pour ce qu'il était : un parti opportuniste toujours prêt à récupérer les mouvements construits par les autres et à agiter ses drapeaux. Ces camarades-là, sont certainement des totoistes qui ne veulent absolument pas entendre parler d'unité et qui se complaisent dans leur splendide isolement. Ce n'est d'ailleurs pas par hasard si les transfuges de Lutte Ouvrière de la fraction Étincelle les aient aussi facilement rejoints. Ces joyeux partisans des « Luttes » ont la singulière caractéristique de n'avoir jamais participé à aucune lutte qui se soit déroulée dans notre région autrement qu'en agitant leurs drapeaux dans les cortèges.

Tout cela m'amène à une réflexion toute simple. Des luttes, il y en a eues dans notre bassin d'emploi. Mais curieusement, à leur tête on y a vu des militants syndicaux encartés au PCF ou sympathisants, mais jamais au NPA. Pourtant, la LCR a mené des luttes il y a plus de 30 ans... Mais à cette époque-là on ne se proclamait pas « le parti des luttes ». Si le NPA a un quelconque poids politique dans la région, ce n'est certainement pas pour sa capacité à peser dans les conflits sociaux, mais bien par son impact électoral potentiel, obtenu grâce à la médiatisation de Besancenot. Alors c'est quand même curieux de construire toute votre stratégie sur « les luttes » que vous ne menez pas, alors qu'en réalité l'intérêt qu'on vous porte est surtout électoral et que vous vous refusez à l'assumer.

Alors vos débats sur : qui « est le plus beau » et « qui sombre dans l'opportunisme », ça me fait bien rigoler. J'ai sous les yeux l'image d'un parti qui est à la fois opportuniste et pas du tout dans les luttes.

Ceci dit, j'ai bien apprécié l'intervention de teddy, dommage qu'il n'y en ait pas plus de cette veine.

Écrit par : Michel | 08/11/2009

Michel est d'une mauvaise foi confondante...à l'image de Picquet. Mais il parait que les médias vous aime bien. Picquet a obtenu en tant que dirigeant d'un groupuscule ce que le NPA s'est vu refusé, une tribune dans le Monde.
Je constate aussi que le NPA n'est pas le seul à critiquer la position de la GU. Mélenchon a critiqué assez sèchement votre rôle dans les discussions unitaires, et la Fédération et les Alternatifs sont aussi très critiques à votre encontre. Il n'y a guère que la direction du PCF qui apprécie le rôle que vous avez joué. A votre place, je me poserais des questions.

Sur la place du NPA dans les luttes, c'est un parti très militant, beaucoups plus en moyenne que le PG et le PCF. Sauf que nous ne sommes pas beaucoups.
Je constate qu'avec au moins 15 délégués NPA au congrès de la CGT (malgré l'écrémage qui a été fait par la bureaucratie de la CGT) il y a un certain nombre de militants NPA actifs et légitimes dans la CGT en dépit d'un amateurisme dans la structuration de notre intervention et en dépit du fait qu'une partie non négligeable des militants syndicalistes du NPA se retrouvent à Sud.
Je constate aussi que les militants NPA sont présents dans les luttes des ouvriers face aux licenciements et aux fermetures d'usine à tel point que la conf cgt s'en inquiète. Et je dis ça en étant bien conscient que notre capacité à peser sur le terrain est limitée...pour l'instant.

Je constate aussi que dans la plupart des luttes en cours nous sommes très présents, au point que parfois certains nous accusent de vouloir récupérer. Le dernier exemple en tête, ce sont les marches contre la précarité où nous avons par soucis de préserver l'unité accepter de nous effacer derrière les orgas de chômeurs et de nous contenter d'un soutien passif et non d'un rôle actif.

Les constatations locales et ponctuelles, ponctuées en plus d'une mauvaise foi sectaire ne suffisent pas à tirer des analyses globales.

Pour ce qui est des discussions unitaires, ça bouge pas mal au CPN. Pour l'instant je ne dis que ça, mes infos datent d'hier soir et il peut se passer bien des choses dans les commissions tardives et dans les dernières discussions du matin.

Une dernière chose, il est tout à fait normal de critiquer les positions des uns et des autres, mais quand on est unitaire, quand ce qu'on désire plus que tout ce n'est pas l'affaiblissement de l'autre ou son éclatement mais un regroupement réel, on évite les invectives, les règlements de compte, les discours haineux, les faux procès, les accusations malhonètes.
Sinon, il n'y a pas de débat de fond et surtout sinon on ne crée pas les conditions pour des relations de confiance, absoluement indispensables pour la création d'un cadre unitaire.

Écrit par : langue-rouge | 08/11/2009

teddy, tes insultes aux militants NPA sont ridicules. Et dire que c'est comme ça que certains pensent obtenir "l'unité"... (c'est-à-dire utiliser les militants du NPA et leur électorat pour faire élire leurs propres bureaucrates)

Écrit par : toto | 08/11/2009

Si pour vous, être présents dans les luttes, c'est venir dans un cortège avec des drapeaux NPA, alors là, d'accord, le NPA est dans les luttes.

Écrit par : Michel | 08/11/2009

Et maintenant, pour clouer un peu le bec à tous ceux qui prédisaient et prétendaient depuis des mois que le PCF allait se précipiter dans le giron du PS pour les prochaines Régionales, je suis en train de consulter les résultats des Conférences Régionales qui décident à peu près toutes, les unes après les autres, (sauf Poitou-Charentes), de faire des listes indépendantes du PS au premier tour. Le PC, pourtant taxé par vous autres de stalinien, consulte démocratiquement ses régions. A ma grande surprise, des régions comme la Basse-Normandie, qui était donnée acquise à la fusion PC/PS dès le premier tour, a basculé dans le camp du front de gauche élargi.

Le NPA, qui se proclamme modèle de démocratie, ferait peut-être bien d'en faire autant et de consulter sa base... On aurait peut-être des surprise !...

Écrit par : Michel | 08/11/2009

Si la décision du PCF est confirmée par sa base, il signe là son arrêt de mort (politique).

Il va perdre tout ses élus et être marginalisé d'autant plus de la scène politique. La dielinkisation par Mélenchon est en marche!

Écrit par : toto | 08/11/2009

Fin du suspense. Le CPN a entériné la dérive droitière en s'alignant sur la position de C&A, contrairement à ce que prétendait la zapette.

Écrit par : toto | 08/11/2009

@ Michel
Le NPA consultera ses militants fin novembre !
Et arrêtes de nous donner des leçons de démocratie

Pour info en PACA, liste avec le PS au 1er tour
En Bretagne liste FDG......ouverte au ps et au Verts (logique, pourquoi attendre le 2éme tour)

Écrit par : VERGNES | 08/11/2009

Bon sang !... Le NPA et le PC qui signent en même temps leur arrêt de mort, ça va faire mal !!! Les bourgeois vont pouvoir danser et faire couler le champagne !...

Écrit par : Michel | 08/11/2009

pour Vergnes : j'habite en PACA, j'ai reçu un message d'une camarade du PCF suite à leur conférence régionale tenue ce week-end, visiblement le choix c'est plutôt de tenter une liste autonome du PS. ca veut pas dire que tout est réglé, car dans le 13 ils sont parfois hégémonistes notamment avec le NPA.
(pour me situer, je suis au PG)

Écrit par : Quentin | 08/11/2009

@ Quentin

oups ! Je voulais parler de la Région de Ségolène Royal.

Écrit par : VERGNES | 08/11/2009

PARIS — Le NPA a affirmé dimanche son souhait de poursuivre les discussions avec la gauche radicale pour une éventuelle alliance aux régionales de mars, mais a exclu de participer à des exécutifs régionaux "dominés par le PS et Europe-Ecologie", contrairement à ce que souhaite le PCF.
Le Conseil politique national (CPN) du parti d'Olivier Besancenot, réuni samedi et dimanche à Clichy, s'est prononcé à 66% pour un "accord national" sur des "listes indépendantes de celles présentées par le PS et Europe-Ecologie" au premier tour avant des "fusions démocratiques" au second, a déclaré Myriam Duboz, membre du comité exécutif du NPA, lors d'une conférence de presse.
Cette motion est en fait un texte amendé de la proposition du Front de gauche (PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire) faite le 28 octobre aux formations de gauche radicale.
Principal sujet de discorde entre NPA et PCF, le parti anticapitaliste estime dans sa motion que la participation aux exécutifs "ne sera pas possible dans le cadre d'exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe-Ecologie qui mènent des politiques d'adaptation au libéralisme".
Le NPA ajoute également des mesures programmatiques face à la "recomposition rose-orange-verte au centre qui s'affirme".
Une nouvelle réunion "unitaire" sur les régionales entre NPA, PCF, Parti de Gauche et autres formations de la gauche radicale se tient mardi au siège du parti de Jean-Luc Mélenchon.
C'est la "réunion de la dernière chance", le "dénouement" après un mois et demi de rencontres à l'initiative du NPA, a déclaré Olivier Besancenot. Le porte-parole du NPA a tenu à "rappeler notre volonté d'aboutir à un accord unitaire".
Une consultation des militants NPA sera organisée du 30 novembre au 6 décembre "sur ce qui est sorti du CPN et de la réunion du 10 novembre", a-t-il précisé.
Dix jours plus tôt (19-21 novembre), les militants communistes se seront prononcés sur l'autonomie vis-à-vis du PS d'un Front de gauche élargi. Dans quelques région toutefois, ils pourraient décider de partir avec le PS dès le premier tour.

Écrit par : titisme | 08/11/2009

Tu oublies la suite : ..... « "Il est possible qu'il y ait des surprises avec le vote des militants", renchérit Yann Cochin, du courant minoritaire Convergences et alternative. Trouvant les débats sur l'unité "un peu longs et crispants", il prévient que de nombreux militants "quitteront" le NPA "s'il apparaît qu'il porte la responsabilité de la division". »
Diable !... Encore des picquetistes !!!!

Écrit par : Michel | 09/11/2009

"Diable !... Encore des picquetistes !!!!"

En tout cas, c'est la vieille stratégie des picquetistes. S'appuyer sur l'extérieur et sur la presse en dramatisant les enjeux, exagérer les problèmes au point où de l'extérieur on peut avoir l'impression que le parti est à l'article de la mort. Et d'ailleurs les médias en rafolent. Il n'y a qu'à voir la tribune incroyable qu'ils offrent aux déclarations d'un dirigeant d'un groupuscule au point de préférer comme le Monde publier sa tribune que celle d'un parti comme le NPA.

Du coups, toute une partie des militants qui sur le fond ne sont pas loin de partager les mêmes analyses refusent de voter avec eux plutôt que de cautionner leur pratique.

Michel, un question quand aura tu finis de te défouler contre ton ancienne organisation ? Je sais que tuas de vieilles rancoeurs accumulées mais est ce vraiment unitaire tout cela ?

Écrit par : langue-rouge | 09/11/2009

Bonne question. Pourquoi cette colère et cette rancoeur ?... Tu as raison de t'interroger.

Je fais partie de ceux qui ont construit la Ligue (c'est comme cela qu'on l'appellait avant la dissolution) sur Cherbourg. Nous avions monté une "cellule" ouvrière qui militait sur l'Arsenal, les constructions navales, les constructions de plates-formes de forage, et la confection. Nous avions une "cellule" lycéenne qui a organisé les mouvements contre les lois Debré, Devaquet, etc... Nous avions organisé un comité de soldats, clandestin, bien entendu. Notre organisation était bien représentée à la CGT où nous avions plusieurs camarades élus à l'Union Locale, et dirigeants de syndicats. Des luttes très dures ont été menées avec occupations d'usines, affrontements avec les CRS, etc... Nous étions organisateurs et meneurs de ces mouvements. Nous débattions dans la CGT avec le PC qui étaient nos adversaires à l'époque. Ce fut parfois violent. Et c'est aussi là que je mesure le chemin fait par le PCF depuis cette époque...

Aujourd'hui, que reste-t-il de tout cela ? Plus aucune intervention sur les entreprises, ni sur les Lycées, il ne reste plus que quelques pantins qui sortent avec leurs drapeaux lorsqu'il y a une manifestation d'organisée par d'autres (comme ce samedi). Sur la question de l'unité, c'est à peu près le même langage que toto, c'est donc inutile de développer là-dessus.

Voilà pourquoi j'enrage. Etre militant révolutionnaire (ou prétendre l'être), cela implique un minimum de travail et de sérieux. Et ce sont ceux-là même qui se proclamment "révolutionnaires" qui se comportent le plus comme des petits-bourgeois (voire bobos). Et bien, non, ça ne colle vraiment pas avec l'image qu'ils voudraient se donner.

Sur l'unité, nous avons ici un PCF résolument anti-capitaliste, militant, non sectaire, et rêvant d'en découdre avec un PS omniprésent depuis des décennies. Depuis 2005 sur le TCE nous avons eu une dynamique unitaire très forte, qui aurait pu se concrétiser par un renforcement conséquent de la gauce radicale. Mais 2007 a tout foutu par-terre !

Et quand je vois le nombre de militants du mouvement social, qui ne veulent pas rejoindre le PCF pour les raisons que l'on sait, mais qui ne se reconnaissent pas non plus dans le NPA, je me dis qu'il y a un énorme gâchis qui est en train de se faire.

Maintenant, vos histoires de Picquet, je n'en ai rien à faire. J'avais quitté la LCR bien avant lui. J'ai simplement été content de voir qu'il avait eu la même démarche que moi. Du coup, il m'a évité d'aller rejoindre le PG ou le PC pour pouvoir continuer à militer.

Écrit par : Michel | 09/11/2009

La position C&A est apparemment sortie largement majoritaire de ce CPN. Yann Cochin a raison de dire qu'il pourrait y avoir des surprises. Mais pas dans le sens qu'il espère...

Mais comme le CE est malin, ils ont décidé de déplacer la consultation le plus loin possible, pour qu'on soit placé devant le fait accompli.

Écrit par : toto | 09/11/2009

Quel mépris Michel !
Ces petits gauchistes du NPA, ces bobos, ces rigolos... Fais gaffe tu deviens stalinien ! Et ça prétend vouloir l'unité ?

Je ne connais pas le NPA de Cherbourg mais je sais que l'intervention sur le terrain d'un parti comme le NPA est très loin d'être homogène.

Je pourrais tout aussi bien te prendre comme exemple des comités de boite que je connais très bien, des comités de quartier très implantés dans les luttes (plus que le pcf local par exemple) et j'en connais un certain nombre (et je ne parle pas des manifs), je pourrais prendre comme exemple les 15 délégués NPA (et peut-être plus) qui seront au congrès de la CGT et extrapoler dans l'autre sens et en déduire que le NPA est un parti très bien implanté dans les lieux de travail et très influent dans les luttes.

Mais je suis honnète intellectuellement et je ne le fais pas.

Si ça se trouve d'ailleurs, et ça ne m'étonnerait pas, tu délires même sur la réalité locale du NPA de Cherbourg. Je vais me renseigner.
En tout cas, tu n'as perdu les vielles habitudes des trotskystes toujours prêts à cliver, à déblatérer les pires choses sur des camarades simplement parce qu'ils ne partagent la même analyse. Les délires de la LCR sur LO et l'OCI, de l'OCI sur la LCR et LO, et de LO sur ses camarades, c'est ça aussi l'héritage du trotskysme.

Écrit par : langue-rouge | 09/11/2009

Et si, justement, cela se passait comme tu le prédis. Ne crois-tu pas qu'il y aurait quand même de quoi se réjouir ?... Le NPA y gagnerait en cohérence, et les « gauchistes » pourraient disserter à leur guise sur les luttes et la révolution à venir. Réunir dans un seul parti des lignes politiques aussi différentes, est une gageure. La preuve est faite.

Écrit par : Michel | 09/11/2009

Alors que dans le groupuscule de Michel, c'est la fête! Pas d'orientation contradictoire, c'est gourou Picquet qui décide! (et sa décision c'est de dire amen au PCF, quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse)

Écrit par : toto | 09/11/2009

Je trouve Gilles étonnamment silencieux après la grande victoire de son courant, ce week-end. Trop de champagne?

A moins qu'il nous prépare des nouveaux arguments pour expliquer que malgré tout, la direction du NPA c'est quand-même rien que des cons, qui ne comprennent malgré tout toujours rien aux positions éclairées de l'éminent Gilles Suze? ;)

Écrit par : toto | 09/11/2009

Je ne vois aucune victoire de C&A.

C'est plutôt celle des sectaires déguisés en unitaires, dont l'objectif est uniquement de démasquer ces c*** de stals!

Pathétique direction.

Écrit par : rafikow | 09/11/2009

Y a parfois des mauvais perdants. Mais rafikow nous montre qu'il y a aussi des mauvais gagnants! :P

Écrit par : toto | 09/11/2009

Toto, je ne suis pas "mauvais" tout court :-)

Camarade, je suis un peu amer, je sais qu'on a pas la même analyse, mais je nous voyais si prêt du but, et là je bascule de la sérénité et l'optimisme au profond pessimisme.

Dans ces conditions là, l'union ne se fera pas.

Et j'ai peur pour mon parti (NPA) de la descente aux enfers et de la "possible" groupusculisation qui en découlera. Moi en tout cas, j'y reste et défendrai mes idées et ma stratégie jusqu'à la limite supportable!

Écrit par : rafikow | 09/11/2009

@ langue rouge : moi je m'en fout de savoir comment est le NPA ailleurs. Ce qui m'intéresse et ce qui compte, c'est comment il est là où je suis, et est-ce qu'il me donne envie de militer. De cette façon je ne suis trompé par personne, car je peux vérifier et constater par moi-même. Je n'extrapole pas, et je ne tire aucune conclusion générale à l'inverse d'un toto avec ses jugements à l'emporte-pièce. Je vous vois déverser à longueur de page des anathèmes sur le PCF, Mélenchon, Picquet, les unitaires, etc...

Et par rapport à ma réalité à moi, je constate que rien de ce que vous annoncez n'est vrai. Depuis la préparation des Européennes, vous claironnez que le PCF ne rêve qu'à une chose : se jeter dans les bras du PS. Un an plus tard, ce n'est toujours pas fait, et on se rend compte qu'au fil des jours toutes leurs instances avalisent les unes après les autres la stratégie de l'autonomie vis à vis du PS. Et ce qui vous met en rage, c'est de voir que l'obstacle majeur à cette unité, c'est vous-même et les conditions inacceptables que vous mettez en avant.

Je trouve que toi-même tu vas un peu vite lorsque tu me traites de stalinien. Parce que j'ai du mépris envers quelques arrivistes qui ne rêvent que d'occuper des postes de responsables, de se faire voir, et d'imposer leur ligne politique. Moi j'appelle ça des « apparatchiks ». Bien sûr, moi, je discute, conteste, remets en cause, et n'avale pas toutes les couleuvres... Ils m'appellent un « emmerdeur » et toi tu m'appelles « stalinien ». Ce n'est pas très compatible. Mais j'ai été habitué à débattre dans les instances. Vestiges du trotskisme, peut-être.... Mais en tout cas, pas du stalinisme.

Écrit par : Michel | 10/11/2009

"vous claironnez que le PCF ne rêve qu'à une chose : se jeter dans les bras du PS. Un an plus tard, ce n'est toujours pas fait" => euh... dans quel monde tu vis??? Dans une réalité parallèle???

Écrit par : toto | 10/11/2009

En fait Michel, je me suis renseigné à la CILT (commission d'intervention sur les lieux de travail) et il se trouve que les camarades du NPA de Cherbourg font partie de ces comités actifs sur les lieux de travail. J'ai eu en main une photocopie d'une feuille de boite n°0 sortie pendant l'été (bulletin de liaison interprofessionnel juillet-août 2009). A la lecture de cette feuille et en en discutant, j'en ait déduit qu'ils devaient être présents à l'Arsenal, au centre hospitalier public du cotentin regroupant les hôpitaux de Cherbourd et de Valognes et qu'ils ont au moins suivit (de l'intérieur ou de l'extérieur, difficile de savoir) la bataille des salariés d'un Carrefour avant l'été sur le paiement des temps de pause.
Je sais que le NPA participe à un comité unitaire de solidarité avec les sans-papiers.

Pour le coups, cela montre bien que le comité NPA de Cherbourg ne se contente pas que de se montrer aux manifs.

Pour ce qui est de Picquet, je pense au delà du fait que je ne l'ai jamais supporté politiquement, y compris quand pendant les candidatures unitaires, j'étais assez proche parfois de ce qu'il défendait, je ne lui reproche pas en soit d'être parti mais d'être à la remorque du PCF au point que le PG et la Fédération notamment (donc pas seulement le NPA) ont reproché à la GU d'être trop aggressif envers le NPA et de ne pas réellement chercher l'unité avec le NPA.
Mélenchon, au delà des désaccords que j'ai avec lui, je le respecte politiquement et je pense sincèrement que la création du PG est une bonne chose. Buffet, au delà du fait qu'elle veuille la peau du NPA, franchement ona d'autres chats à fouetter aujourd'hui que de répéter à longueur de journées que le pcf trahit.

Pour ce qui est du NPA, je crois contrairement à toto, que l'orientation majoritaire sortie du CPN est mi figue-mi raisin. Je ne crois pas que les dirigeants de premier plan cherchent aujourd'hui à démontrer à froid les contradictions du PCF. Ils ont compris que nous n'étions pas en mesure de le faire aujourd'hui et qu'en partant seuls le plus probable serait qu'on se ramasse aux élections.
Je crois qu'ils cherchent avant tout pour l'instant à maintenir les équilibres internes tout en assouplissant la ligne du NPA.
Mais il faut être claire.
Aujourd'hui si le NPA n'admet pas même à demi mots que ses partenaires pourront avoir le droit de siéger aux exécutifs même si lui il le refuse à juste titre, il n'y aura pas d'accords.

Donc toto, tu peux être rassuré. Si la position du NPA n'évolue pas encore un pau, il ne pourra pas y avoir d'accord.

Écrit par : langue-rouge | 10/11/2009

Je ne sais pas pourquoi tu te fatigues langue-rouge, il est évident que Michel utilise les méthodes picquetistes, à savoir la diffamation et la calomnie sur son ex-future-organisation.

Par ailleurs, je ne suis en rien rassuré par ce que tu dis, car LE MAL EST FAIT!
Que nous partions seuls ou avec le "front de gauche", ce sera assez catastrophique dans les deux cas.
Je n'espère ni l'un ni l'autre à vrai dire, je suis assez indifférent à cette campagne, que vraisemblablement je ne ferai pas de toute façon.

Par ailleurs, je ne vois plus aucun frein à un accord aujourd'hui, à la sortie de ce CPN. Toutes les potentielles barrières (comme la nécessité d'un accord national) ont été supprimées. La proposition du NPA de participer aux exécutifs à condition de ne pas être "dominé" par le PS/EE est précisément la position que défendait le PG il y a quelques mois à peine. Certainement pas un motif de rupture!

Écrit par : toto | 10/11/2009

Pourtant, en lisant les réactions suite au nouvel article 09/11 du monde et l'article lui-même, certains semblent voir un frein.

La chanson du NPA qui empêche l'union est de retour.

S'il n'y avait pas le méchant NPA, on ne serait pas obliger de s'allier au PS.
Ou s'il n'y avait pas le méchant NPA, la droite ne gagnerait pas.

C'est la faute au vilain NPA.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/11/09/regionales-une-alliance-apparait-improbable-entre-npa-pcf-et-parti-de-gauche_1264481_823448.html


J'ai un faible pour ce commentaire :

"Voter NPA, c'est empêcher la gauche d'être majoritaire, c'est voter Sarkozy!"



S'il n'y a pas de débats sur les programmes, pas de propositions concrètes, pas de Politique, pas de bilans des actions, la campagne va être lamentable et le résultat aussi.

Je me lance dans un pronostique sur les régionales :

Un raz de marée abstentionniste, une nouvelle percée surprise du FN (complétement imprévue par les instituts de sondages), des régions qui passent à droite (peu de chance que le PS garde 20 régions sur 22), l'UMP revendiquant ceci comme une victoire, le PS décidant qu'il va se remettre en question (état généraux de ceci-celà, commission de rénovation de patati patata, guerre des éléphants et avoir comme objectif de se mettre en ordre de bataille pour la présidentielle en attendant DSK), et le NPA montré du doigt comme le responsable de l'échec de la gauche et de la gauche de la gauche.

Une pensée pour les élus qui vont perdre "leur" siège malgré les petits arrangements.

Allez, je me trompe. Rien n'est écrit d'avance.
Dans un élan de lucidité, ce scénario va être mis en échec. ^^

Et puis, on peut aussi compter sur la bande des joyeux capitalistes. Le deuxième BANG de la crise financière est capable d'arriver avant les régionales.

Écrit par : Alain Albert | 10/11/2009

Selon mes informations, réunion terminée.

FDG a refusé les amendements du NPA....

En mode: Archi-dégouté :-(

Écrit par : rafikow | 10/11/2009

tes infos c'est le forum du NPA .... pourquoi tu ne le dis pas ? Par ailleurs, c'était évident que le Front de gauche refuserait, tu t'attendais à quoi ?

Écrit par : antiK | 10/11/2009

non faux.

Forum des marxistes révolutionnaires.

Je m'attends pas à autre chose, mais quand on désire quelquechose fort , on aime croire aux miracles!

Écrit par : rafikow | 10/11/2009

Si c'est vrai, c'est surtout là qu'on va voir à quel point toute cette tactique était vaine. Non seulement il n'y aura pas d'alliance, mais en plus il réussiront à faire porter le chapeau au NPA et à remettre le coup de leurs accusations de sectarisme (avec l'aide des médias bourgeois qu'ils auront derrière eux).

De toute façon, il faut être naïf pour croire que le PCF veut autre chose que NOTRE PEAU...
Jamais ils n'auraient accepté le moindre accord avec le NPA.

Écrit par : toto | 10/11/2009

"mourir pour des idees, l'idee est excellente, moi jai failli mourur de ne l'avoir pas eu; car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante, en hurlant à la mort me sont tombés dessus. Mourons pour des idées d'accord mais de mort lente, mais de mort lente." Brassens

Écrit par : ret marut | 10/11/2009

@ toto,

L'objet de nos négociations n'est pas de savoir si l'on va passer pour sectaire ou non.

L'objet des négociations est de savoir jusqu'où on ne peut pas aller pour ne pas renier la raison d'être du NPA.

Le PCF n'a jamais eu notre peau et ne l'aura jamais car il est condamné à coller au PS.

Ce n'est qu'une élection, ce n'est pas la fin de l'histoire.

Écrit par : VERGNES | 11/11/2009

@VERGNES : toutes ces compromissions, pour au final passer quand-même pour le vilain petit canard sectaire, tu avoueras quand-même que c'est balot!

Maintenant il est bien trop tôt pour tirer les bilans, surtout sur la base de "on dit".

Mais si non seulement on se retrouve seuls, mais en plus on s'en prend plein la gueule comme étant les sectaires, mais en plus on fait une campagne pourrie (bon courage pour regonfler les militants), mais en plus on se viande complet aux élections, mais en plus pendant ce temps les luttes sont au point mort (à force de ne s'intéresser qu'aux élections)........ Et bien on pourra dire bravo à cette tactique foireuse de chez foireuse de notre exécutif.

Ce n'est bien-sûr qu'une éventualité. Il est bien trop tôt pour tirer les bilans.

Écrit par : toto | 11/11/2009

@ Toto

Nous n'avons pas fait de compromissions, sinon l'accord "unitaire" aurait déjà eu lieu.
Nous avons fait des compromis, et si en bout de course il n'y a pas d'accord c'est qu'un accord n'était pas possible.

Ce n'est pas une perte de temps, car la confrontation a permis de montrer et de réaffirmer quel était le périmètre programmatique du NPA en dehors duquel le mot unité serait vidé de son sens.

Et même d'un point de vue purement électoraliste (ce qui est la seule chose qui compte pour le FDG) je vois mal comment le FDG , compte tenu du mode électoral, va pouvoir tirer les marrons du feu et sauver les élus PC et PG (ex PS)...on risque d'avoir des surprises plus l'échéance électorale va se rapprocher....mais bon ce n'est pas vraiment notre probléme.

Écrit par : VERGNES | 11/11/2009

"Ce n'est pas une perte de temps, car la confrontation a permis de montrer et de réaffirmer quel était le périmètre programmatique du NPA en dehors duquel le mot unité serait vidé de son sens." => N'importe quoi! L'aspect programmatique n'a même pas été abordé dans ces discussions! Tout ce dont on parle, c'est de tambouille électoraliste pour savoir qui fait quoi au 2ème tour, qui va dans les exécutifs, etc. Ça n'intéresse PERSONNE ce genre de conneries! C'est du délire entre initiés, incompréhensible à une échelle de masse!

Écrit par : toto | 11/11/2009

PARIS, 10 nov 2009 (AFP) - Le NPA et le Front de gauche (PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire), en net désaccord sur la question de la participation aux exécutifs régionaux, ont proposé mardi une nouvelle réunion, chacun sur des bases différentes, concernant une hypothétique alliance aux régionales.

Après une rencontre de plus de trois heures trente au siège du Parti de gauche, en présence de Jean-Luc Mélenchon - parti avant la fin -, Olivier Besancenot (NPA) qui souhaite "discuter de 3 ou 4 éléments-clefs programmatiques", a proposé "une nouvelle réunion de travail", vendredi ou lundi, sur la base du texte du Front de gauche amendé par le Conseil politique national du NPA ce week-end. Selon cette version amendée, la participation aux exécutifs "ne sera pas possible dans le cadre d’exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe-Ecologie qui mènent des politiques d’adaptation au libéralisme", une proposition inacceptable pour le PCF. Du 30 novembre au 6 décembre, les militants du NPA "trancheront, ils leur faut un maximum de billes pour savoir si les conditions sont réunies pour faire cet accord", a ajouté M. Besancenot, déplorant "la petite musique" de la réunion de mardi soir sur l’air "tout sauf l’amendement du NPA". "Nous, on invite à une réunion de ceux qui sont d’accord sur la base stratégique", c’est-à-dire un premier tour des régionales en autonomie du PS avant de rejoindre socialistes et écologistes pour participer à des majorités de gestion, a expliqué Francis Parny, représentant le PCF à de cette réunion. "On ne peut pas accepter l’idée de ne pas aller dès le départ dans des majorités avec le PS et Europe-Ecologie", a renchérit Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche qui ne veut "pas de réunion sur la base de l’amendement du NPA". "Le NPA doit faire un geste", a-t-il fait valoir, soulignant qu’il est "très difficile de se séparer les uns des autres" après des semaines de discussions et alors qu’on est "tout prêt d’un accord". Même si "la porte n’est jamais fermée", "on ne peut pas obliger un âne à boire quand il n’a pas soif", a résumé M. Parny, en direction du NPA.

Écrit par : VERGNES | 11/11/2009

Ce qui est amusant, c'est de voir comment le PG se fout à la remorque du PCF pour rejeter les amendements du NPA, alors que ceux-ci sont quasiment au mot près la position que défendait le PG encore cet été!

Et du coup, je me pose une question : on sait que les militants PCF vont voter. De même pour les militants NPA. Mais y a-t-il un vote prévu pour les militants du PG? Parce que je sais que dans certaines régions, les militants PG préfèrent partir avec le NPA qu'avec le PCF, pour diverses raisons, souvent locales...

Ça va être un gros boxon tout ça en tout cas. On n'a pas fini de rigoler! :)))

Écrit par : toto | 11/11/2009

Quelle misère !!!!

Écrit par : Agnès | 11/11/2009

C'est le PS qui se frotte mes mains...

http://www.marianne2.fr/Regionales-le-PS-peut-dire-merci-a-Besancenot_a182743.html

Écrit par : des pas perdus | 11/11/2009

@ des pas perdus

On peut critiquer la position du NPA mais pas en s'appuyant sur la presse de canniveau. Marianne est en croisade contre le NPA et aligne les mensonges et les injures à son encontre, ce n'est pas très sain de remettre une pièce dans la machine en citant cet article.

Écrit par : langue-rouge | 11/11/2009

On est bien d'accord que l'axe radical du NPA qui prône l'anticapitalisme est (pas à lui seul mais) une spécificité que ne partage pas forcément l'immense majorité des électeurs de gauche, qui peuvent se définir comme antilibéraux ou favorables à une économie mixte, en bref autre chose de moins radical.
S'il est vrai que tous ces électeurs de gauche ne deviendront pas anticapitalistes du jour au lendemain et même peut-être jamais, y'a quand même des choses à faire entre les deux.
Moi j'aspire à une société non capitalistique comme idéal à vivre et à construire. C'est mon droit le plus stricte. Comment cela va-t-il advenir ? Nul ne le sait. Cela adviendra-t-il un jour ? Nul ne le sait. Il y a quand même des choses à faire avant d'en arriver là.
Si l'on considère par ailleurs, et je l'ai déjà lu et écrit ici dans ce blog, que les déceptions liées aux renoncements du PS et du PCF dans les années 80/90 sont quand même à la source de l'état lamentable dans lequel se trouve la gauche aujourd'hui et que réitérer cette expérience reviendrait à se jeter sous un train, je comprends la volonté du CPN du NPA de ne surtout pas participer à ce genre de renoncement pour des postes.
Mais enfin entre les deux espaces définis ainsi il y a de la place pour un compromis.
Oh le gros mot ! Compromis !
Bon faut y croire... encore.

Écrit par : Agnès | 11/11/2009

Agnès, tu sais très bien que le PCF ne fera jamais le moindre compromis, englué qu'il est dans la lutte des places.
Ce qui est demandé aujourd'hui, ce n'est pas des compromis, mais des compromissions. Et on peut dire que le NPA est déjà allé loin en la matière.

Et puis faudrait se poser une question un jour : des compromis, d'accord, mais pour quoi faire? A quoi ça sert si ce n'est pour aller vers un renversement du capitalisme, vers le socialisme du XXIème siècle (ou du XXIIème)???

Y a-t-il eu un instant un minimum de réflexion sur le "pourquoi"? Autre que la pression de la presse de caniveau comme Marianne, qui nous descendra quoi qu'il advienne, étant donné qu'elle soutient Bayrou? (à moins que nous choisissions le "compromis" de soutenir Bayrou, après tout, poussons la caricature jusqu'au bout...)

Écrit par : toto | 11/11/2009

Cinquante trois commentaires plus tard, on en arrive au point de départ : Sylvia Zappi avait raison !... Comme quoi elle n'est pas si nulle que cela, et elle n'a pas de comptes à régler avec le NPA... Simplement de la clairvoyance journalistique.

Toto devrait se réjouir, il va pouvoir partir en campagne avec son comité, pour un programme vraiment anticapitaliste.

Et nous autres, au Front de Gauche, on va pouvoir faire une campagne régionale alternative à la logique sociale-libérale. Certes ce ne sera pas le grand soir, mais ce sera certainement un pas en avant, car comme disait Agnès, entre le capitalisme et le socialisme, il y certainement d'autres étapes à franchir.

Et ensuite on refera les comptes.

Écrit par : Michel | 11/11/2009

Pour t'éviter de lire les 53 commentaires et pour t'éviter de dire de telles âneries, je copie-colle :

"""""
Je ne sais pas pourquoi tu te fatigues langue-rouge, il est évident que Michel utilise les méthodes picquetistes, à savoir la diffamation et la calomnie sur son ex-future-organisation.

Par ailleurs, je ne suis en rien rassuré par ce que tu dis, car LE MAL EST FAIT!
Que nous partions seuls ou avec le "front de gauche", ce sera assez catastrophique dans les deux cas.
Je n'espère ni l'un ni l'autre à vrai dire, je suis assez indifférent à cette campagne, que vraisemblablement je ne ferai pas de toute façon.

Par ailleurs, je ne vois plus aucun frein à un accord aujourd'hui, à la sortie de ce CPN. Toutes les potentielles barrières (comme la nécessité d'un accord national) ont été supprimées. La proposition du NPA de participer aux exécutifs à condition de ne pas être "dominé" par le PS/EE est précisément la position que défendait le PG il y a quelques mois à peine. Certainement pas un motif de rupture!

Ecrit par : toto | 10.11.2009
"""""

Il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir, non!

Écrit par : toto | 11/11/2009

Bon, les amis, va falloir penser au 3ème tour des régionales..

Écrit par : des pas perdus | 11/11/2009

@Michel

Le pb avec Sylvia Zappi c'est qu'elle caricature toujours les positions du NPA. Ceux qui la connaissent bien savent sa proximité avec Picquet et ses affinités avec l'orientation défendue par le FdG.
Médiapart est par exemple bien plus objectif dans sa manière de rendre compte des débats entre les organisations de la gauche de la gauche et au sein même du NPA.
Stéphane Alliès, ça c'est un journaliste: http://www.npa2009.org/content/le-npa-se-divise-sur-lunit%C3%A9-aux-r%C3%A9gionales-par-st%C3%A9phane-alli%C3%A8s-mediapartfr.

Pourtant, on croit comprendre entre les lignes qu'il n'est pas convaincu lui non plus par l'orientation majoritaire actuelle de la direction du NPA. Cela ne l'empêche pas de tenter de rester le plus objectif possible et surtout d'être respectueux du débat de fond.

Écrit par : langue-rouge | 12/11/2009

"Des luttes, il y en a eues dans notre bassin d'emploi. Mais curieusement, à leur tête on y a vu des militants syndicaux encartés au PCF ou sympathisants, mais jamais au NPA. Pourtant, la LCR a mené des luttes il y a plus de 30 ans... Mais à cette époque-là on ne se proclamait pas « le parti des luttes ». Si le NPA a un quelconque poids politique dans la région, ce n'est certainement pas pour sa capacité à peser dans les conflits sociaux, mais bien par son impact électoral potentiel, obtenu grâce à la médiatisation de Besancenot. Alors c'est quand même curieux de construire toute votre stratégie sur « les luttes » que vous ne menez pas, alors qu'en réalité l'intérêt qu'on vous porte est surtout électoral et que vous vous refusez à l'assumer."

Belle contradiction que tu relèves là, Michel!

Je trouve assez pathétique ces discussions où on s'écharpe pour pas grand chose au final. Il n'y a pas deux personnes d'accord sur 53 commentaires. C'est quand même grave.

Bon, je vous laisse, on m'a promis le grand soir, je l'attends de pied ferme.

Écrit par : rhizome | 12/11/2009

Ne jamais rien attendre des promesses. D'autant plus s'il s'agit de l'expression bourgeoise du "grand soir", c'est qu'il y a anguille sous roche. Voire baleine sous gravier...

Par ailleurs, que les bureaucrates syndicaux ne soient pas du NPA, ce n'est pas une découverte. Même s'ils le voulaient, il y aurait comme qui dirait quelques bâtons dans les roues de leur progression.
Par contre, dans l'animation des luttes, il y a des militants NPA ou des sympathisants (en contact direct) dans la plupart des luttes en cours. En tout cas celles que je connais.
Et ils poussent dans une ligne qui n'est pas exactement celle des bureaucraties... (sacrée différence avec les briseurs de lutte du PCF ou du PG)

Écrit par : toto | 12/11/2009

L'unité est en marche !

1 500 membres le 3 novembre
4 000 membres le 4 novembre
17 000 membres le 5 novembre
40 000 membres le 6 novembre
90 000 membres le 7 novembre
150 000 membres le 8 novembre
220 000 membres le 9 novembre
290 000 membres le 10 novembre
330 000 membres le 11 novembre
...

http://www.facebook.com/group.php?gid=169017211199

C'est pourtant pas compliqué.

Écrit par : Alain Albert | 12/11/2009

Info ou Intox ?...

Résumé : Le 28 octobre, le Front de Gauche a fait une proposition pour un accord unitaire. Ce texte a été jugé positivement par l’ensemble des organisations parties prenantes des discussions. Il était convenu que le NPA donnerait sa réponse après son CPN. Celle ci a consisté en une série d’amendements dont un sur les exécutifs. Celui-ci constitue de fait une fin de non recevoir et donc un refus de faire une campagne unitaire sur une base permettant de rassembler l’ensemble des forces de la gauche de transformation sociale.

Le PG a introduit la réunion, au nom du Front de Gauche, en indiquant qu'elle faisait suite à celle du 28 octobre où le Front de Gauche avait proposé, dans une Déclaration, une démarche de construction des listes et le profil général de la campagne. La réunion du 10 novembre avait pour objet de discuter des réponses à cette proposition, jugée positive par tous les participants le 28 octobre.

Un tour de table a donc été engagé.

Le PCOF a indiqué qu'il considérait que la déclaration du Front de Gauche constituait un « cadre positif », que toutes les forces politiques (PCF comme NPA) avaient fait des concessions, que le groupe de travail sur le programme réuni le 2 novembre avait démontré les convergences et qu'il y avait urgence à lancer la campagne.

Le FSQP a indiqué qu'il avait une assemblée décisionnelle le 6 décembre et qu'il souhaitait que l'unité de tous aboutisse.

Le NPA a indiqué d'abord qu'il avait des amendements issus de son CPN au texte du FDG, sans les détailler ni les expliquer; ensuite sa volonté de discuter du programme.

La FASE ne s'est d'abord pas exprimé sur le texte du FDG mais a développé les points sur lesquels ils pensaient pouvoir rassembler tout le monde. Clémentine Autain a ultérieurement clairement indiqué qu'elle considérait comme un cadre positif le texte du FDG.

Les Alternatifs ont regretté que la logique de la discussion puisse amener une rupture. Ils ont indiqué que le « texte du FDG correspond à ce qu'ils disent ». Ils ont pointé les avancées du PCF sur le 1er tour, du NPA sur les fusions démocratiques. Ils insistent sur le lien avec le mouvement social pour changer les rapports de force à gauche. Ils demandent à ce qu'un « contrat de rassemblement » vienne compléter le texte du FDG

République et Socialisme a indiqué leur accord avec le texte du FDG, la nécessité de discuter les amendements du NPA et de trancher rapidement la discussion.

Le MPEP a également indiqué son accord avec la position du FDG et la nécessité de fixer une date butoir aux réunions.

La discussion (longue...3h40) s'est ensuite focalisée sur un point particulier résumé dans un amendement proposé par le NPA qui refuse de participer à des « exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe Ecologie qui mènent des politiques d'adaptation au libéralisme ».

Cet amendement a été considéré comme inacceptable par une majorité des forces présentes, celles du Front de Gauche, mais également les Alternatifs, la FASE.... Cet amendement rabaisse l'ambition essentielle exprimée dans le texte du FDG de changer les rapports de force à gauche et donc de construire des majorités de gauche, sans le MODEM et portant les points essentiels des mesures de ruptures que l'on défend.
La démarché exprimée dans le texte du Front de Gauche est en effet claire sur la question de la participation à des exécutifs avec le PS et Europe Ecologie. Elle n'est en rien systématique ni non plus exclue à priori. Elle est conditionnée sur trois points : l'évaluation du rapport de force entre les différentes forces de gauche, l'exclusion du MODEM, la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels du programme que nous portons au premier tour. C'est une démarche qui donne un certain nombre de garanties solides en développant une démarche compréhensible par le peuple de gauche qui aspire à l'unité. C'est par ailleurs une approche similaire – ce qui est somme toute assez logique – de celle développée par Die Linke en Allemagne ou le Bloc de Gauche au Portugal.
L'amendement du NPA au contraire impose, à moins d'arriver en tête des listes de gauche, qu'en aucune manière, il ne pourrait y avoir la possibilité (ou même d'avoir des appréciations différentes sur cette possibilité) de participer à des majorités de gauche avec le PS et Europe Ecologie en portant des points essentiels de notre programme.
Il impose également une analyse figée du Parti Socialiste et d'Europe Ecologie qui seraient définitivement voués à mener des politiques d'adaptation au libéralisme sans tenir compte des contradictions qui traversent ces forces. C'est la logique des « deux gauches » inconciliables qui est ainsi introduite dans cet amendement, ce qui évidemment ne pouvait permettre de rassembler l'ensemble des composantes de la gauche antilibérale et anticapitaliste.

Un point de blocage s'est donc cristallisé au cours de la discussion sur cette question. Le NPA, après avoir longuement évité de répondre à la question qui lui était posée de retirer cet amendement, a même déclaré, par la bouche d'Olivier Besancenot, « qu'aucun accord de gestion n'était envisageable pour le NPA avec le Parti Socialiste ».
C'est évidemment une différence d'ambition qui apparaissait clairement entre ceux, qui comme le NPA, se donnent comme objectif de constituer des « oppositions de gauche » et ceux qui veulent contester l'hégémonie du social libéralisme à gauche, changer les rapports de force à gauche, faire gagner une ligne de rupture avec le libéralisme.
Ce point était décisif car il conditionnait la démarche par laquelle on s’adresse aux électeurs, indépendamment des pronostics (qui peuvent être divers dans la gauche antilibérale, voire dans le Front de Gauche, mais cette diversité n'empêche pas une démarche commune) sur la possibilité à court ou moyen terme de changer les rapports de force à gauche, avec l'ambition de mettre en œuvre réellement notre politique à la tête des régions, en ayant la vocation de construire des majorités à gauche sur des points essentiels de notre programme. Ce qui suppose de refuser une posture de témoignage et de dénonciation des insuffisances et des aspects négatifs des politiques mises en œuvre.

L'ensemble des forces ont constaté le blocage. Le FSQP a regretté la tournure que prenait la discussion et a indiqué qu'il ne pourrait prendre de décision que le 6 décembre. Pierre Cours Salies, pour la FASE, a re-proposé l'amendement du NPA en le reformulant, ce qui a été refusé y compris par le NPA. Les Alternatifs ont indiqué que l'amendement du NPA n'était pas acceptable pour eux mais qu'ils souhaitaient que soient précisés les « points essentiels du programme » sur lesquels nous conditionnons notre participation à des majorités de gauche.

Face au refus du NPA de retirer cet amendement, il n'a pas été possible de trouver une issue commune à la réunion. Le NPA s’est évertué à accuser les forces du Front de Gauche de « considérer sa déclaration comme inamendable ». Ce n'est évidemment pas la démarche du Front de Gauche, mais nous avons indiqué que le problème politique majeur posé par un amendement du NPA devait être clarifié pour pouvoir poursuivre les discussions. Le NPA a indiqué sa volonté de maintenir malgré tout cet amendement et a exprimé la volonté que la prochaine réunion rediscute encore de ce point là. Le Front de Gauche a proposé que, sur la base de son projet de déclaration, c'est à dire sans l'amendement du NPA (que nous venions de discuter pendant plus de trois heures, cette même question ayant déjà été abordée longuement au cours des réunions précédentes), une prochaine réunion se tienne et permette d’avancer sur les points permettant maintenant la mise en œuvre de la campagne commune (le premier tour est dans seulement 4 mois).

Le Front de Gauche va donc inviter l'ensemble des forces à participer à une prochaine réunion sur la base du texte de sa Déclaration, en indiquant clairement que si le NPA évoluait positivement dans les délibérations internes à ses instances ou à travers le vote de ses militants, sur la question qui fait blocage, les portes étaient totalement ouvertes pour son inscription dans le processus unitaire.

Le NPA a indiqué sa volonté de convoquer de son côté une autre réunion ayant pour but discuter de ses propres amendements.

Écrit par : Michel | 12/11/2009

http://www.reussirlerassemblement.org/index.php?petition=1

Une pétition à signer et à faire signer: UNITE NOW!

Écrit par : titisme | 14/11/2009

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2009/11/entre-deux-cauchemards/

c'est pourtant clair...simple... trop sans doute, non?

Écrit par : des pas perdus | 14/11/2009

Le revirement de Mélenchon et du PG crée des remous en interne.
Lui qui prétendait au printemps dernier "Qu'on ne s'y trompe pas : il ne s'agit pas de préparer les compromissions avec le social-libéralisme. Au contraire, nous réaffirmons avec force que nous n'accepterons pas d'alliance sous leur domination.", mais surtout "nous avons répété que nous n'accepterions pas de rentrer dans des majorités sous domination sociale-libérale.".
Voir http://lepartidegauche.fr/front-de-gauche/76-actualite/528-a-propos-des-decisions-du-npa-et-de-larrivee-de-qgauche-unitaireq-dans-le-front-de-gauche et http://lepartidegauche.fr/rencontres/519-les-nouvelles-du-front-de-gauche-comptes-rendus-reunions-de-la-semaine-du-2-au-6-mars

Maintenant que le NPA est allé jusqu'à s'aligner sur sa position de "non-domination par le PS/EE pour aller dans les exécutifs", voilà que le PG hurle au loup en s'alignant comme un petit chienchien sur la position du PCF.
Tout ça était couru d'avance.

Notre exécutif a voulu jouer aux bisounours, maintenant ils font les caliméros, devant la violence avec laquelle les rejette le PCF (satellite du PS) et ses satellites (PG et le groupuscule GU).

Comme le PG n'organisera pas de vote interne (la démocratie c'est très surfait parait-il), ça m'étonnerait qu'il se passe quoi que ce soit de ce côté là. C'est "tous avec avec le PS" qui s'annonce...

Écrit par : toto | 14/11/2009

toto : tu es très caricatural... d'autant que tu n'hésites pas à affabuler en mettant des liens qui n'ont rien à voir avec ce que tu avances... mais ça fait sans doute plus sérieux.

En lisant la soixantaine de commentaires de ce court billet, je remarque cher Toto que tu en as écrit près d'un tiers...

Écrit par : des pas perdus | 14/11/2009

@ des pas perdus,
Pourquoi dites vous à Toto que ces liens n'ont rien à voir avec le sujet, il s'agit des déclarations du parti de gauche pour les élections européennes dans lesquelles on retrouve effectivement les propos cités par Toto. S'ils ne sont plus d'actualité, c'est que le pg a changé d'orientation et dans ce cas il faut l'assumer ou en tirer les conséquences, si ces propos représentent toujours la ligne du pg, il y a contradiction avec la position adoptée du front de gauche

Écrit par : myriam | 14/11/2009

j'ai d'ailleurs essayé dans l'après midi d'avoir une explication des militants pg sur ce qui me semble un contradiction en postant en milieu d'après midi sur le 'blog" de Jl Mélenchon mais mes trois messages sont toujours en attente de modération alors même qu'une 20aine d'autres commentaires sont ajoutés depuis ..... si quelqu'un connait la manip pour pouvoir poster sur ce blog, je suis preneuse .....

Écrit par : myriam | 14/11/2009

@des pas perdus : j'ai mis les sources des citations exprès. Mais comme tu dis, la position du PG au printemps dernier était sans doute "caricaturale", puisque tout le monde savait que leur but était de retourner au plus vite à la soupe auprès du PS...

En attendant, ça reste un changement d'orientation clair et net.

@myriam : d'après ce que j'ai compris, Mélenchon censure à fond les messages sur son blog, donc je pense que tu perds ton temps à poster dessus. C'est un blog pour fan club, pas pour débat politique.

Écrit par : toto | 14/11/2009

Des citations retirées de leur contexte...

Écrit par : des pas perdus | 14/11/2009

tout le monde savait que leur but était de retourner au plus vite à la soupe auprès du PS...

Oui toto, tu es "tout le monde"... Ton interventionnisme est obsessionnel... (plus de 2O posts sur ce billet ?).

Écrit par : des pas perdus | 14/11/2009

@ des pas perdus,

Voici le passage en entier :
"S'il s'agissait de la participation aux exécutifs, nous (le PG) avons redit que la question de posera. Mais pas de manière principielle et intemporelle - de type : « jamais rien avec le PS » - qui pourrait signifier que même si le PS devenait minoritaire vis-à-vis du Front de Gauche nous n'accepterions aucune alliance et du coup nous interdirions de construire une majorité sur un programme de transformation. A l'inverse, nous avons répété que nous n'accepterions pas de rentrer dans des majorités sous domination sociale-libérale. Ce qui renvoie donc à la question de se mettre en capacité de les devancer à moyen terme."
D'après ce que je lis, le pg mettait à l'époque deux cas en opposition : le fdg devant et donc alliance possible avec le ps et le fdg derrière et donc refus de participation à une majorité sociale libérale ce qui n'est absolument plus la position affichée du fdg maintenant ... mais plutôt celle de l'amendement NPA
est-ce que je fais une erreur d'interprétation ?
cordialement

Écrit par : myriam | 14/11/2009

De même à propos de l'autre passage
"Or indiquer que nous refuserions, quelque soient les conditions, un accord avec le PS, comme nous le demandait le NPA, c'est évidemment annoncer à l'avance que nous renonçons à construire une majorité. Qu'on ne s'y trompe pas : il ne s'agit pas de préparer les compromissions avec le social-libéralisme. Au contraire, nous réaffirmons avec force que nous n'accepterons pas d'alliance sous leur domination. La campagne européenne que nous allons mener le prouve amplement puisque nous affirmons vouloir devancer les listes de gauche qui acceptent le traité de Lisbonne"
Où là encore, le problème d'après eux ne se pose pas puisque le travail commun n'est envisagé qu'en cas de dépassement... et dans ces deux passage le ps est toujours associé au social libéralisme...
Je le redis, j'ai demandé des explications sur le blog de JLM mais je ne les ai pas eues ...

Écrit par : myriam | 14/11/2009

@des pas perdus : tu es en train de te ridiculiser... :)

Écrit par : toto | 15/11/2009

toto, c'est à croire qu'au NPA il n'y a que toi !.... Tu es omni-prés(id)ent. Il serait temps que d'autres voix se fassent entendre. Gilles a dû déménager en Chine, vu la longueur de son absence... En attendant je trouve ces discussions complètement stériles et inutiles. Il faudrait lancer une grande campagne unitaire par-dessus les états-majors parisiens.

Écrit par : Michel | 16/11/2009

A Michel,

Le propre d'une discussion est de laisser son interlocuteur prendre la parole, je suppose que Toto ne s'est pas répondu à lui-même, il a donc engagé une discussion avec d'autres intervenants, de quel droit quelqu'un d'autre que le titulaire du blog limiterait sa prise de parole ? Et même dans ce cas sans raison valable, je trouverai la pratique douteuse (et c'est un euphémisme).
Vous êtes gentil de donner votre avis, je suis contente de savoir que vous trouvez les discussions inutiles mais quels sont vos arguments ?
Oh et pour éviter tout malentendu, je fais partie de ces "autres voix" du npa que vous vouliez entendre puisque d'après ce que j'ai lu, je ne pense pas être sur la même ligne que Toto.
:-)

Écrit par : myriam | 16/11/2009

Myriam, pourquoi demander des explications tel un juge ?

Je rappelle à toutes fins utiles qu'un blog est un espace personnel, et que son auteur est libre chez

Toto et Myriam, je vous encourage à ouvrir votre propre blog, ainsi vous développerez votre pensée.

Le passage que tu cites est très clair. Et je n'y vois nulle contradiction.... Le PG n'est pas dans le "jamais"... Parce qu'il est possible même en étant mino d'être en position de force... Et puis, c'est sans doute se priver d'arriver en tête dans le Nord Pas de Calais...

Sinon, je lis bien aussi ente les lignes et je comprends où vous voulez en venir... Il s'agit de coller la responsabilité de la désunion sur le dos du PG...C'est vrai que ça doit être : au coude à coude avec LO pendant des années, enfin la suprématie, et voilà qu'arrive un minuscule parti qui fait rater l'OPA du NPA sur l'autre gauche... :-)

Écrit par : des pas perdus | 17/11/2009

A des pas perdus,
Les juges vous demandent ce me semble de vous justifier non, les explications doivent servir à éclairer les points non compris.
Si vous reprenez mon premier message, je disais avoir demandé une explication à des militants pg sur ce qui me semblait une contradiction, il s'agissait pour moi qu'on me donne des explications (et non pas des justifications) sur quelque chose que je ne comprends pas, quel est le mot à employer pour ne pas froisser ?
Quand un enfant ne comprend pas quelque chose, il demande des explications à quelqu'un, se met-il alors dans la position d'un juge ?
Si je me trompe sur le sens du mot, éclairez-moi.

Écrit par : myriam | 17/11/2009

A des pas perdus
Désolée, j'ai répondu au problème de l'explication (je termine d'ailleurs à ce sujet, je ne suis absolument pas permis d'exiger des explications, j'ai simplement demandé qu'on éclaire un point qui pour moi pose problème et franchement, je ne vois pas comment avoir une discussion si le simple fait de demander que l'on explique un point qui semble obscur devient de la provocation et un jugement)
En ce qui concerne le point obscur, il ne s'agit pas de rapport de force mais bien de majorité dominé par le ps dans la formulation employée par le pg : "nous avons répété que nous n'accepterions pas de rentrer dans des majorités sous domination sociale-libérale". (le deuxième passage, car il y avait deux extraits qui étaient cités dans les précédents messages)
Enfin si j'avais quelque chose à dire, je le dirais, je vous assure qu'il n'est pas besoin de lire entre les lignes..
J'ai cité les passages qui me posaient problème, personne n'a jusqu'à maintenant utilisé le texte pour me montrer ce que j'avais mal compris, et la seule personne qui m'a répondu sur le texte lui-même est un militant pg qui avait la même interprétation que moi...

Écrit par : myriam | 17/11/2009

@ Myriam,
Mon propos n'est pas de limiter l'expression de toto, même si elle tourne souvent à l'obsession (de la trahison). Mais je crois que le débat tourne plutôt en rond, et qu'il ne sert plus à rien de rassasser sans arrêt les même griefs. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si le NPA a vraiment l'intention d'avoir des élus dans les conseils régionaux, et si oui, j'aimerais savoir s'ils se contenteront de faire de la figuration. Et si c'est : non, je me demande pourquoi il se présente !...

Écrit par : Michel | 18/11/2009

ne pas être dans les exécutifs, c'est faire de la figuration ?

Écrit par : teddy | 18/11/2009

Même question que Teddy, les représentants élus dans les différentes assemblées font de la figurations s'ils ne participent pas aux exécutifs ??????
Vous ne pensez pas qu'on peut faire son boulot d'élu sans aller dans les exécutifs ? Pourquoi feraient-ils de la figuration s'ils proposent et votent selon les intérêts de leur concitoyens ?
J'ai du mal à saisir le sens de votre question, pouvez-vous la reformuler ?

Écrit par : myriam | 18/11/2009

@Michel : il y a une bonne dizaine de militants NPA qui se sont exprimés ici. Et à la GU, tu es tout seul?

Sinon, sur ce que peuvent faire des élus, justement parce qu'ils ne sont pas dans les exécutifs, lire ici : http://lepimentrouge31.blogspot.com/2007/08/conseil-regional-midi-pyrenees.html

Écrit par : toto | 18/11/2009

A toto
merci pour le lien, il est comme les passages des textes du pg que vous avez relevé utile pour l'argumentaire
Cordialement

Écrit par : myriam | 18/11/2009

Toto, je suis étonné que tu cites cet exemple... il va à l'encontre de tes convictions : « D’une certaine façon, tous ces succès ne constituaient qu’un juste retour des choses dans la mesure où la fédération 31 menait depuis plusieurs années, en avance sur la politique nationale de la LCR, une politique de présence systématique aux élections. » Je suis également étonné de voir que LO obtenait 23 sièges !.... et la bonne vieille LCR, deux seulement.

Mais je pense que cet article va plutôt dans mon sens que dans le tien !... La question des éxécutifs, je n'en fais pas une question de principe. C'est avant tout une question de rapport de forces entre les deux gauches. Là où le rapport de forces est intéressant, je pense qu'il faut y aller. Sinon, je suis d'accord avec cet article. Mais comme on ne sait pas à l'avance quel va être le résultat, on ne peut pas décider de ce qu'on fera au second tour.

Et là, on est au moins d'accord sur une chose, toto, c'est qu'il faut y aller pour se faire élire. Et pour se faire élire il ne faut pas être divisé. Quelqu'un a calculé combien on eurait eu d'élus aux européennes si le NPA et le Front de Gauche avaient été unis. Je crois plus de 25...

Ne pas être dans les éxécutifs est-ce faire de la figuration ?... Dans la plupart des cas je pense que oui. L'exemple de Toulouse est vraiment à part, et on serait heureux si cela se passait partout comme cela.... ou comme à Clermont-Ferrand ! Je me souviens de l'époque où le couple Krivine-Laguiller défrayait la chronique à Bruxelles à propos de la taxe Tobin. Nous n'avons rien eu à gagner de cet épisode.

Et pour répondre à Agnès, voter dans une assemblée où on est archi-minoritaires et où on n'a aucune chance de faire passer un projet, c'est faire de la figuration... Il faut une situation aussi particulière que Midi-Pyrénées, pour pouvoir réellement peser dans un débat. D'où l'intérêt d'une coalition forte pour pouvoir peser face au PS. En 2004 nous avions en face de nous la gauche plurielle, à savoir : PS-PC-Verts. Aujourd'hui nous pouvons renverser la donne et voir le PS seul face à 10 organisations. De quoi réellement peser dans les votes et les débats. C'est pourquoi je pense que toutes ces discussions sont futiles de savoir si on doit être ou non dans les éxécutifs. Le score nous dira bien ce que nous devrons faire.

Pour revenir à toto, toujours aussi perfide, sache que dans la G.U de la Manche qui compte une dizaine de militants, je suis le seul à être retraité. Les autres militent dans leurs boîtes, et surtout dans leurs syndicats. Je pense qu'ils ont d'autres chats à fouetter que de lire le blog du NPA. De plus, ils ne sont que moyennement intéressés à vos débats, contrairement à moi....

Écrit par : Michel | 18/11/2009

Et moi qui croyais que la LCR n'existait plus !...

Écrit par : Michel | 18/11/2009

Moi aussi mais c'est pas si facile de changer sa façon de penser. Depuis le temps que le PS est en rénovation tout doit être neuf du sol au plafond.
Mais la recomposition n'est pas finie à gauche. Le PS cette énorme amybe qui va de Filoche à Valls va bien falloir qu'elle se scinde au risque de mourir engluée dans ses contradictions.
C'est leur affaire mais si on leur donne un blanc ceint on va s'engluer aussi.
Mais je suis quand même pour l'union mais je veux pas finir engluée dans une posture où la gauche et la droite c'est kif kif.

Écrit par : Agnès | 18/11/2009

En attendant que cela arrive, s'allier dans les exécutifs c'est quand même risqué, risquer de se retrouver engluer dans ce cloaque et pourtant je connais des militants socialistes pour lesquels j'ai du respect.
Tu as raison il faut peser et s'allier. Je suis pour que les antilibéraux et les anticapitalistes s'allient.

Écrit par : Agnès | 18/11/2009

En attendant que cela arrive, s'allier dans les exécutifs c'est quand même risqué, risquer de se retrouver engluer dans ce cloaque et pourtant je connais des militants socialistes pour lesquels j'ai du respect.
Tu as raison il faut peser et s'allier. Je suis pour que les antilibéraux et les anticapitalistes s'allient.

Écrit par : Agnès | 18/11/2009

Il faudrait jeter à la poubelle l'expérience au conseil régional de Midi-Py sous prétexte que c'était la ligue???

Ça devient vraiment n'importe quoi l'argumentation picquetiste.

D'autant que Michel n'a manifestement pas lu l'article, qui explique en quoi c'est justement d'être en dehors des exécutifs, qui a permis de faire ce travail.
Et que c'est bien parce que la LCR s'est présentée à l'époque en son nom propre, contre la politique picquetiste de l'époque, que ça a été possible...

Écrit par : toto | 18/11/2009

Ligne téléphonique pas encore rétablie, donc aucun accès à Internet, sauf comme à l'extérieur comme ici à l'UL CGT.

Sur le fond, le PC est entrain de réaliser une bonne opération à laquelle nous nous sommes prêtés : nous marginaliser.

Reste le vote des militants, mais vont-ils avoir les moyens de comprendre ce qui s'est passé ? Commenty ils ont été, une fois de plus bernés ?

Écrit par : Gilles | 19/11/2009

Toto, décidément, tu ne veux pas comprendre ce qu'on te dit !.. Ou plutôt, tu ne comprends que ce qui peut servir ta démonstration ou ta cause... Où as-tu vu que j'ai dit qu'il faut jeter à la poubelle cette expérience ?... Bien au contraire, j'ai même dit que j'étais d'accord avec cet article.

Par contre, ce que tu n'as pas non plus voulu voir, c'est que cette expérience est à l'opposé de tes thèses gauchistes. Et puis, cesses donc ta chasse aux sorcières « piquetistes » et concentres-toi un peu plus sur l'argumentaire. Sinon, je ne vois pas pourquoi je ne traiterais pas de « totoïstes » tous ceux qui sont encore opposés à une stratégie unitaire.

Gilles, par pitié, reviens-vite : ce débat tourne vraiment en rond....! (il devrait y avoir des cyber cafés dans ton coin, non ?....)

Écrit par : Michel | 19/11/2009

En fait, ce n'est pas à Agnès que je voulais répondre, mais à Myriam... Désolé. Mais du coup, je dis quand même à Agnès, que c'est vrai, il y a des militants PS respectables, même parmi les élus. Je citerai pour exemple le Maire de Cherbourg (Cazeneuve) et le Sénateur du même bled (Godefroy) qui se sont levés à 2 heures du matin pour faire le siège de la Police des Frontières et empêcher une reconduite. Je précise qu'ils avaient tous deux voté NON lors du référendum sur le TCE.

Écrit par : Michel | 19/11/2009

Michel, l'article dit précisément en quoi ces élus l'ont été sur une ligne opposée à la tienne, et opposée au courant picquetiste majoritaire à la ligue à l'époque (il dit clairement qu'il était sur ce point "en avance sur la politique nationale", qui a changé suite au renversement de majorité).

Tu dis être d'accord avec cet article alors que tu suis une ligne politique totalement opposée à celle-là. Soit tu n'as pas lu l'article, soit tu es en plein délire...

Écrit par : toto | 19/11/2009

Je vais citer à nouveau cette phrase, particulièrement « révolutionnaire » pour toto : « la fédération 31 menait depuis plusieurs années, en avance sur la politique nationale de la LCR, une politique de présence systématique aux élections. » Je veux bien être un stupide provincial complètement déconnecté des débats à la mode de l'époque, mais je sais quand même lire le français, et le comprendre. Je ne vois pas en quoi cette politique est opposée à la mienne (du moins celle que je préconise, à savoir, la présence dans les élections), puisque tu me traites assez régulièrement d'électoraliste, à l'opposé de la « bonne » ligne, (la tienne), qui serait celle des luttes. D'ailleurs, c'est tellement vrai, qu'à aucun moment il n'est question de « luttes » dans cet article.

Je vais donc te laisser encore imaginer je ne sais quelle picquétisation de mon esprit, et te répéter encore une fois que vos guéguerres de chapelles me passent à cent lieues au-dessus de la tête. Les militants, je les connais depuis plus de 30 ans. On se croise au fil des luttes, des conflits, des manifs, des spectacles, parfois même en garde à vue ou en prison. Certains que j'ai connus au PC sont à présent au PG ou à la LCR, d'autres étaient à la LCR ou chez les Alternatifs, et sont maintenant à G.U. D'autres étaient au PS et sont au PG, ou à la LCR et sont au PC. Bref, les casquettes changent, les badges et les drapeaux également. Mais les militants restent les mêmes. Leurs combats également. Je les vois toujours aux manifs, et dans les coups durs, ils sont là, moins nombreux qu'avant, il faut reconnaître... Je ne peux pas imaginer que nous puissions être dans des équipes différentes, voire même opposés les uns aux autres. Si c'est ça la politique, je préfère alors rester chez moi et m'occuper de mon jardin.

Et un dernier petit mot pour Gilles : tu dis : « Sur le fond, le PC est entrain de réaliser une bonne opération à laquelle nous nous sommes prêtés : nous marginaliser. » Alors, si ce que tu dis est vrai, expliques-moi comment un parti en pleine déroute, déconfiture, agonie, voie de disparition, peut-il être capable de marginaliser le grand parti révolutionnaire montant ? Si cela était, ce serait bien la démonstration que le NPA n'est vraiment qu'un « tigre de papier » !....

Écrit par : Michel | 19/11/2009

Michel, tu sais très bien que cette politique était contradictoire avec la politique picquetiste majoritaire à l'époque, consistant à n'apparaître que dans des coalitions ou en soutien d'autres organisations.

Le fait d'être indépendant, et de s'adresser directement à la population et non pas à une supposée avant-garde militante, est effectivement une ligne taxée de "gauchiste" par les gens comme toi. Partisans de l'avant-garde éclairée qui manipulerait en sous-main des cadres unitaires larges et dont les objectifs politiques n'apparaîtraient jamais au grand jour, pour la majorité de la population.

Tu ne veux pas comprendre la nécessité d'être indépendant du PS, indépendant des institutions, pour pouvoir justement y mener un boulot efficace et utile pour les travailleurs.

Et l'article ne parlerait même pas de luttes? C'est preuve que tu n'as même pas lu les titres de l'article! Je ne parle même pas du contenu!
Tes lunettes sont tellement déformantes que tu es passé à coté de l'essentiel de l'article : comment les élus indépendants ont pu agir en lien avec les LUTTES de terrain, comme relais de ces luttes dans les institutions, pour arriver à imposer des mesures tout en étant ultra-minoritaires (et hors des exécutifs bien-sur).

Bref, les picquetistes sont l'exemple même de la dégénérescence sectaire et complotiste dans laquelle peuvent tomber certains courants trotskistes, à force d'être déconnectés des masses...

Écrit par : toto | 19/11/2009

Ce qui transparait surtout de tes commentaires, c'est ta haine des "picquetistes", comme tu dis, et dont je ne connais absolument rien, si ce n'est que c'est une ligne politique qui me parait juste.

Maintenant, concernant les luttes dont il est question : voici ce que je lis :

« La connaissance de nouveaux terrains de lutte

Notre expérience a permis aussi à la LCR, localement mais aussi nationalement, d’enrichir sa réflexion, et tout simplement sa connaissance, de sujets et de terrains de lutte desquels elle était le plus souvent absente du fait de sa surface sociale encore réduite et de son extériorité aux institutions. Avant d’entrer au conseil régional, nous n’avions aucune idée de ce que pouvait représenter un Contrat de plan, ce qu’était un SDAGE ou la loi PMPOA (3). »

Si pour toi c'est ça les luttes, excuses-moi, mais éplucher un Contrat de Plan, un SDAGE ou une loi PMPOA, ça ne fait pas trembler l'édifice capitaliste.

Je persiste à penser qu'avec deux élus sur 91, on ne pèse pas lourd dans un conseil régional, et à part s'abstenir sur un vote concernant de bonnes mesures sociales, je ne vois pas ce que les deux élus LCR, quoi qu'ils en disent, peuvent apporter par leur présence à la classe ouvrière. D'ailleurs, leur présence a été tellement appréciée qu'en 2004 aucun d'entre eux n'a été réélu.

Comme je l'ai dit, notre présence dans les Conseils Régionaux n'a de sens que si l'on a un rapport de force favorable face au PS. Pour moi c'est ça l'indépendance.

Écrit par : Michel | 19/11/2009

"Je persiste à penser qu'avec deux élus sur 91, on ne pèse pas lourd dans un conseil régional, et à part s'abstenir sur un vote concernant de bonnes mesures sociales, je ne vois pas ce que les deux élus LCR, quoi qu'ils en disent, peuvent apporter par leur présence à la classe ouvrière."
=> il te suffit de lire l'article : les transports en commun gratuits pour les chômeurs sur toute la région par exemple

"D'ailleurs, leur présence a été tellement appréciée qu'en 2004 aucun d'entre eux n'a été réélu."
=> le mode de scrutin a effectivement été modifié, tout comme pour les européennes (sans parler de la "concurrence" de l'AMP en 2004). Preuve que des élus révolutionnaires et indépendants, même ultra-minoritaires, ça dérange la bourgeoisie.

Par ailleurs, je parle de picquetistes parce que c'est plus respectueux que de parler de "crapauds". Mais bon, c'est comme tu préfères.
Et le renégat Picquet ne m'a pas donné beaucoup d'occasions de l'apprécier non. Je suis pas suffisamment vieux pour ça.

Écrit par : toto | 20/11/2009

Toto, tu qualifies de crapauds ceux qui ne pensent pas comme toi. Mais comment qualifier ceux qui falsifient l'histoire comme tu le fais aussi outrageusement ? Si j'ai bien compris, les 2 élus de la LCR ont réussi à imposer aux 91 élus du conseil régional la gratuité des transports pour les chômeurs ?

Tu te fous de qui, là ?....

Moi j'ai une autre lecture de la glorieuse attitude des élus de la LCR. Comme de toutes façons il votaient toujours NON à toutes les mesures proposées par la majorité « gauche plurielle », cette fois-ci ils ont pensé (à juste titre) que cela passerait plutôt mal de voter contre une mesure favorable aux chômeurs. Alors, ces faux-culs ont préféré s'abstenir plutôt que de voter OUI à une mesure tout-à-fait légitime. Mais rassures-toi, toto, même si les deux clampins avaient voté NON, la mesure serait quand même passée !

Alors, à tous ceux qui se posaient la question de savoir ce que pouvait vouloir dire « faire de la figuration », voilà une belle illustration de ce que j'avançais un peu plus haut. Merci toto.

Quant à toi, toto, je commence à comprendre le pourquoi de ta haine envers ceux qui ont un projet politique un peu plus cohérent que le tien. Car, si telle est ton ambition, d'aboyer à deux ou trois dans un CR, et être totalement inefficace et inutile, tu viens de nous donner un beau contre-exemple de ce que tu prêches à longueurs de lignes.

Face à ce genre de pitreries, je préfère être dans un groupe solide, ayant un programme peut-être pas révolutionnaire, mais avant tout pragmatique et résolument de rupture avec la logique capitaliste. C'est sur quoi les 10 organisations devraient s'engager. Et là, tout « picquetiste » que je suis, je suis à 100 % pour.

Écrit par : Michel | 20/11/2009

"Toto, tu qualifies de crapauds ceux qui ne pensent pas comme toi."
=> non justement, je refuse de le faire. Je qualifie les partisans de Picquet de picquetiste, ce qui est la qualification la plus juste et la plus neutre.

Par ailleurs, tu n'as manifestement rien compris à l'article. La gratuité des transports en commun pour les chômeurs est effectivement une mesure initiée et portée par les élus LCR. Ils ont bien évidemment voté "pour" cette mesure.
Et parce que le budget annuel comportait cette mesure, ils se sont abstenus sur le vote du budget (plutôt que de voter contre), ce qui était effectivement logique.

Tu es d'une telle mauvaise foi que tu voudrais faire passer une mesure des élus LCR pour une mesure de la "gauche plurielle"??? Tu crois franchement que le PS va porter dans un CR un projet pour la gratuité des transports en commun pour les chômeurs??? Tu te fous de qui?

Écrit par : toto | 20/11/2009

Puisqu'on parle programme, la gratuité doit être pour tous.
Sinon c'est un flicage qui se met en place pour la catégorie exonérée. Papiers justificatifs de ceci, de celà...

C'est un peu le problème de la CAF.
Le constat est plutôt bon. Les salaires sont trop faibles par rapport aux loyers.
Mais la solution pour palier est une allocation sous conditions.
Les pauvres doivent justifier de tout et étaler leur vie privée. S'ils baisent ou non avec leur colocataire, ce que font leur conjoint, et caetera.

Anecdotique.
Mais le pauvre va être fiché pour chaque besoin, pour chaque demande.
Etaler sa vie privé et un passage obligé. Le joug a accepter pour obtenir l'aide.
Le croisement des fichiers informatiques et la fin du secret professionnel des travailleurs sociaux n'en sont que la suite logique.

Bref, la gratuité des transports pour les chômeurs n'est peut-être pas si positif que celà.
C'est la gratuité (des transports publics) pour tous qui est nécessaire. Sans condition.

C'est l'impôt qui doit assurer la redistribution.
Ce sont les riches qui doivent justifier de leur vie et de leur ressources.
Pas les pauvres.

Écrit par : Alain Albert | 22/11/2009

Ce qui nous a amené Le Pen un certain second tour et une droite autoritaire depuis c'est le grand écart entre des paroles et grands principes de gauche et des actes concrets favorisant franchement les riches au détriment du peuple (80%).

Il s'agirait enfin d'avoir des partis fidèles à la classe qu'ils disent représenter. Sarkozy, lui, est fidèle à sa classe. Et il le fait sans états d'âme.

Les explications filandreuses qui existent pour continuer des politiques libérales tuent la gauche et pire, font mal à la population.

Il nous faut des partis qui appuient ce qui fait avancer les choses et reprend ce que la classe dirigeante a piqué au peuple, et qui dise non à ce qui dépouille le peuple, mesures grandes ou peites, qui dise non à ce qui amène à filer ce qui ressort du bien public aux bourgeois.

Il y en a marre de ces pourris qui disent qu'ils sont de gauche , voir communistes, et qui filent du fric à pleins cageots à des grandes entreprises, aux actionnaires nécessiteux.

L'indépendance des partis de gauche, dans les actes, vis à vis des libéraux doit devenir une chose sacrée.

On vote ce qui fait avancer les choses,
On s'oppose aux régressions , au filage de fric au privé

Pour ce qui est du cas des régionales, la question est claire, faire partie d'un exécutif implique un accord de gestion. Même un PS minoritaire face à une gauche anti-libérale requinquée et plus puissante, fera chantage pour que la politique qu'il mène et a mené continue.

Les pirouettes rhétoriques pour camoufler des actes qui se déroulent toujours et que le PC, le PdG , le PS, les verts, souhaitent proroger, n'y changeront rien.

On en a vu plein de trucs comme ça, de négociations nébuleuses et de campagnes zunitaires pour aboutir à des gens qui privatisent comme des bœufs, ...

Que le NPA tienne bon dans cette histoire, en faveur de l'intérêt de la majorité de la population face à ceux qui essayent d'obtenir son assentiment pour qu'il serve de soutien au concret à ceux qui n'ont jamais cessé de s'allier aux libéraux qui nous ont fait tant de mal.

Écrit par : Copas | 22/11/2009

Copas : tu veux être majo tout seul... Fichtre comme c'est beau de rêver... Ce qui m'inquiète c'est que tu seulement contre le libéralisme. Ne serais-tu qu'anti-libéral ? Camarade, là je te trouve trop mou du genou ! Tu ne serais pas menchevik ?

Salutations anticapitalistes...

Écrit par : des pas perdus | 22/11/2009

@Alain Albert : je partage tes remarques et je crois que la gratuité POUR TOUS des transports en commun, doit être portée pour les régionales.

Sinon, d'ac avec Copas.

Écrit par : toto | 22/11/2009

Le clan des totoistes se resserre.... Une seule question : une entreprise en difficulté va mettre les clés sous la porte. Les salariés, avec comité d'entreprise et syndicats en tête, demandent des aides à la région. Que faites-vous ?....

Écrit par : Nelson Picquet | 24/11/2009

On soutient les salariés, quelle question!!??

Tu voudrais pas non plus qu'on aide leur patron licencieur et/ou mauvais gestionnaire qui les met sur la paille?

Écrit par : toto | 24/11/2009

Une petite remarque en se basant sur une phrase de Copas :

"On vote ce qui fait avancer les choses,
On s'oppose aux régressions , au filage de fric au privé"

Voter sur ce qui fait avancer les choses sans être dans les executifs, ça veut dire attendre que le PS fasse de sa propre initiative des propositions qui font avancer les choses. A mon avis, on peut attendre ça longtemps.

Etre dans les exécutifs, ça veut dire être en mesure de faire des propositions qui font avancer les choses, propositions qui n'existeront jamais si on n'est pas dans les exécutifs.

Maintenant, bien sûr, faire des propositions qui font avancer les choses, ça n'a de sens que si elles sont adoptées, et si ne sont pas adoptées dans les mêmes temps des propositions qui font reculer les choses.

D'où la notion importante du "rapport de force" : avoir suffisament d'élus pour à minima empêcher que ne soient votés les propositions qui font reculer les choses. Ensuite, à nous de convaincre nos partenaires sur celles qui les font avancer.

Écrit par : Laurent MELY | 24/11/2009

Je voudrais m'insurger également sur une phrase cité plus haut : "Agnès, tu sais très bien que le PCF ne fera jamais le moindre compromis, englué qu'il est dans la lutte des places."

Le PCF est tellement englué dans la "lutte des places" que la grande majorité des régions ont voté des listes indépendantes du PS. Y compris dans des régions où rien ne l'assure de dépasser la barre des 5%, avec le risque de perdre ces fameuses places.
Je pense notamment à la région Poitou-Charente, ou les militants ont désavoué leur direction et voté l'indépendance vis à vis du PS et refuser de partir sur une liste dirrigé par Ségolène Royal... ce dont on ne peut que se féliciter, même si cela aura sans doute pour conséquence qu'il n'y aura pas de conseiller régionaux communistes en Poitou-Charante.

Donc, cette phrase est totalement fausse. Mais la désinformation (de part et d'autres) est le meilleur moyens de ceux qui y ont intérêt pour éviter un accord PCF - NPA

Écrit par : Laurent MELY | 24/11/2009

On soutient donc les salariés.... Comment ?.... Par des grèves, des pétitions, des manifs ?... Ou en filant des aides financières comme à Heuliez ?...

Écrit par : Nelson Picquet | 24/11/2009

@Laurent Mely : "Voter sur ce qui fait avancer les choses sans être dans les executifs, ça veut dire attendre que le PS fasse de sa propre initiative des propositions qui font avancer les choses."
=> c'est totalement faux. Lire l'article déjà posté plus haut : http://lepimentrouge31.blogspot.com/2007/08/conseil-regional-midi-pyrenees.html

Par ailleurs, en choisissant de partir avec le PG au premier tour, tout en rejetant le NPA et en choisissant le PS au 2ème tour, le PCF a fait le pire choix qu'il pouvait faire, à mon avis. Sauf grosse surprise, il peut dire adieu à ses élus... (donc à ses financements)
Le pire, c'est que ce n'est même pas une rupture avec la lutte des places, puisqu'il prévoit sans détour de gouverner avec le PS derrière. C'est juste un mauvais choix de tactique électorale...

@Nelson Picquet : il y a plein de moyens de soutenir les salariés pour un conseil régional (puisque c'est de ça qu'on parle non?), allant du soutien logistique et juridique, au soutien financier (pour la caisse de grève par exemple) et l'aide particulière qui doit être donnée pour la reprise en autogestion de l'entreprise, etc.

Il est par contre hors de question de donner de l'argent public au patronat. D'autant plus au patronat licencieur! (on nage en plein délire là!)

Écrit par : toto | 24/11/2009

Depuis LIP (1973), connais-tu beaucoup d'entreprises qui fonctionnent en autogestion ? Autrement dit, toto, tu préfères laisser une entreprise mettre les clés sous la porte, et les salariés au chômage, plutôt que de lui donner une aide.

Effectivement, ton conseil régional accompagnera bien les futurs chômeurs : aide juridique, soutien logistique (gamelle du pauvre ?), soutien au comité de grève (mais grève contre qui et pour obtenir quoi ? de meilleures indemnités ?).

Mais les salariés, es-tu sûr que c'est cela qu'ils demandent ?

Écrit par : Nelson Picquet | 24/11/2009

Celle de Fumel a été plombée, entre autres, par le conseil régional d'Aquitaine qui a refusé de PRÊTER de l'argent nécessaire à la croissance de l'entreprise, alors que dans le même temps, il SUBVENTIONNE allègrement le patronat.
Conseil régional "de gauche" s'il était besoin de préciser.

On pourrait aussi parler de la lutte des Molex et de bien d'autres, où le CR aurait pu agir et n'a rien fait.

Par ailleurs, tu ironises sur le soutien aux luttes des travailleurs. Et tu me sembles soutenir la logique sarkoziste qui dit qu'aider les riches et les patrons serait censé bénéficier aux salariés. Qu'il faudrait remercier les riches de nous donner du boulot. Etc.
Discours de droite, à gerber!

Nous on lutte pour l'interdiction des licenciements, et la moindre des choses est que nos élus placent leur combat politique institutionnel dans la même ligne.
On n'est pas là pour servir la soupe aux patrons qui jouent le chantage à la délocalisation et aux licenciements, afin de capter un max d'argent public (et faire quand-même ce qu'ils veulent au final).

Les salariés veulent-ils être berner par les gens comme toi? "Es-tu sûr que c'est cela qu'ils demandent ?" Parles-en à ceux de Gandrange par exemple...

Écrit par : toto | 24/11/2009

Tout le monde s'en fout mais comme chômeur, je ne défends plus les salariés. Du moins tant qu'ils défendent leurs emplois, leurs indemnités, leurs crédits, leurs primes...

Je les défendrais de nouveau quand ils défendront nos retraites, nos allocations chômages, nos salaires, nos emplois, nos services publics, notre assurance santé, nos écoles.

Plein le dos de ces lapins qui ont une peur panique du grand méchant chômage.

Et les partis qui défendent les salariés, c'est fini pour moi.
Pas les mêmes intérêts.

5 000 000 de chômeurs.
Sur que les syndicats et partis de salariés vont prendre cette donnée en compte à un moment.

Écrit par : Alain Albert | 24/11/2009

Alain, les chômeurs, ce sont des travailleurs privés d'emploi, par les capitalistes.

Je ne crois pas que compartimenter les travailleurs entre eux soit pertinent.

Je ne crois pas que la défense des droits des chômeurs soit incompatible avec l'interdiction des licenciements, ou la reprise en autogestion des entreprises.
L'expérience montre d'ailleurs que les entreprises autogestionnaires sont souvent génératrices d'emploi.
(voir Fumel, Zanon-Fasinpat, etc)

Maintenant tu as raison de signaler qu'il faut des revendications communes à même de fédérer dans des luttes communes entre chômeurs, précaires, travailleurs du privé, du public, etc.

Écrit par : toto | 24/11/2009

Si je suis militant au NPA, je ne suis clairement pas du même avis que Copas et Toto sur les régionales.
Je suis pour en arriver à un compromis sur la question des exécutif en laissant à chacun des protagonistes le choix de participer ou pas aux exécutifs sachant que je suis absolument contre la participation aux exécutifs des élus NPA.

J'avoue ne pas comprendre d'ailleurs l'analyse de Laurent Mely sur cette question: "Etre dans les exécutifs, ça veut dire être en mesure de faire des propositions qui font avancer les choses, propositions qui n'existeront jamais si on n'est pas dans les exécutifs."
Il est bien sûr absolument faux de prétendre que seuls les membres de l'exécutif ont le pouvoir de faire des propositions. Le NPA a un élu à la région Rhone-Alpes et la LCR en avaient quelques uns jusqu'en 2004 notamment en Midi-Pyrénées et nous savons que cette affirmation est rigoureusement fausse.
Mely toi qui est au PCF tu ne vas tout de même pas me dire que les camarades PCF du Nord-Pas-de-Calais qui ne sont pas aux exécutifs se contentent d'un simple rôle d'observateur. On peut bien sûr en tant que simple élu faire avancer les choses par des propositions et des amendements.

En plus, il faut répondre précisément sur les marges de manoeuvre dont on dispose au sein des exécutifs. Jusqu'à preuve du contraire, l'exécutif ne peut aller à l'encontre de la majorité de l'assemblée. Son rôle essentiel est de mettre en oeuvre une politique qui a le soutien majoritaire de l'assemblée. Les membres de l'exécutif doivent donc se plier aux exigences du PS dans une majorité de gauche où le PS est hégémonique.
Si le PS décide de privilégier la formation professionnelle privée en IdF comme c'est le cas aujourd'hui, l'élu pcf en charge de cette affaire en IdF au sein de l'exécutif devra donc appliquer cette orientation malgré tout ce qu'il peut en penser et d'ailleurs c'est ce qu'il fait aujourd'hui. Au maximum, il peut peut-être à la marge limiter un peu les dégâts (et encore !) mais il est pieds et mains liés et s'il refuse de le faire il devra démissionner tout simplement.

Pour finir, je ne peux que sursauter à la lecture de cette autre phrase: "Maintenant, bien sûr, faire des propositions qui font avancer les choses, ça n'a de sens que si elles sont adoptées"
C'est assez terrifiant Mely et j'espère que ça dépasse ta pensée. Sinon c'est le règne absolue de la compromission et de la passivité.
Dans ce cas, il n'y a aucun débat dans une assemblée locale si les seules mesures défendues sont celles qui sont certaines d'être majoritaires et dans ce cas on garde dans notre poche l'essentiel de notre programme. L'importance d'une bataille sur le long terme même quand on est minoritaire, la nécessité de se battre même quand on est à peu près sûr de perdre que ce soit sur le terrain des institutions que sur le terrain social, sans ça, il n'y a plus d'espoir de changer les choses. Les victoires sociales ou électorales sont d'abord le produit de batailles menées sur la durée et parfois même de défaites successives.

A vrai dire, je vois dans ce message de Laurent Mely le condensé de toutes les inconséquences de l'électoralisme forcené du PCF. Tout semble se résumer aux marges de manoeuvres étroites au sein des institutions, c'est le règne absolu du court terme et le faux pragmatisme se fait compromission.
Le NPA a d'autres défauts mais pas ceux là.

Un élément essentiel du débat consiste à tenter de comprendre comment on peut desserrer l'étau au sein des institutions en s'appuyant sur la mobilisation active de ceux là même qui nous ont élus et qui ne doivent pas être réduits au rang de spectateurs entre deux élections.
Sur la question des subventions aux entreprises, il est clair que sur le principe il faut systématique s'y opposer. Mais on peut imaginer dans des circonstances exceptionnelles de voter des aides dans la mesure par exemple où une demande explicite est faite par des salariés en lutte dans une boite mais cela ne doit pas être une règle.
Bref, il y a une position de principe qui s'appuie sur une analyse de fond et des ajustements possibles exceptionnellement quand on le juge nécessaire. Tout le contraire de la position qui semble être celle du PCF aujourd'hui. Pour ce parti la position de principe semble être de subventionner systématiquement les entreprises sauf dans certains cas exceptionnels.

Écrit par : langue-rouge | 24/11/2009

Non toto, le problème n'est pas d'être privé d'emploi mais d'être privé de revenus.
Flické, culpabilisé et infantilisé.
Les problèmes ne sont pas les licenciements mais les revenus du chômage.
Les droits des chômeurs.
Qui sont des droits des salariés dont ils ne veulent surtout pas se mêler ^^

Que les ouvriers de l'industrie de l'automobile ou de l'armement, que les caissières de grandes surfaces, par exemple, soient licenciés ne me pose aucun problème.

Tant mieux.
Vive les licenciements.

Se battre pour conserver l'exploitation, faudrait quand même le faire.
Et le tout en omettant au passage 5 millions de loosers. Zap!

Maintenant, il faut poser la question de comment on vit après le licenciement ou la fin de contrat. Les revenus du chômage.

Il faut sortir de de ce machin "ouvriers-salariés-travail" et de cette position défensive totalement contreproductive.
C'est la revendication de droits qui est nécessaire.

Droits aux revenus et aux temps libres.


Travailler moins pour gagner moins > Fait et totalement foireux
Travailler plus pour gagner plus > Faux mais totalement entendu
Travailler moins et gagner plus > Inaudible. Bataille idéologique abandonnée.

Écrit par : Alain Albert | 24/11/2009

Alain, travailler moins pour travailler tous, et pour gagner plus (aucun revenu inférieur à 1500€ net), c'est bien la position du NPA.

Sur le rapport au travail, il faut lire la Critique du programme de Gotha de Marx, ou le Droit à la paresse de Lafargue. Si tu ne connais pas, je t'en conseille la lecture, je pense que ça te plaira.

Par rapport aux productions inutiles voire nuisibles, je suis par contre en désaccord avec ta position. La solution ce n'est pas on licencie tout le monde, et on rembauche ailleurs pour des productions utiles. Ça c'est la solution capitaliste qui sert à tirer nos droits vers le bas, et tirer sur la corde.
Je pense qu'il est nécessaire de poser la question de la reconversion industrielle de ces secteurs, autour de la question "qui contrôle et met en œuvre cette reconversion?", les capitalistes ou les travailleurs (au sens large)?
Je suis plutôt pour une solution du type : baisse massive du temps de travail (avec la baisse de production), prise de contrôle des moyens de production par les travailleurs et usagers, reconversion vers des productions utiles et démocratiquement déterminées en utilisant le savoir-faire acquis, et embauche massive sur ces nouvelles productions.
On doit travailler tous, pour travailler le moins possible, afin d'avoir tous les meilleures conditions de vie possibles (donc pas dans la pénurie évidemment).

Écrit par : toto | 25/11/2009

Justement, le jour où le NPA défendra le droit à la paresse et non les droits des travailleurs, je le suivrai.

Je me rappelle d'une initiative d'une amie dans le NPA 31. sur la question du chômage. Sur la question du "jouir du temps libre", des revenus suffisants, etc., SANS TRAVAILLER, parce qu'actuellement, les gens ne vivent pas tous avec le chômage, donc il faudrait un revenu d'existence. Personne au NPA ne l'a accompagné pour tracter, personne n'est allé voir les ANPE, etc pour sensibiliser les chômeurs. Elle n'a essuyé dans son noyau local (comité, ça s'appelle) de bouffons que des critiques. Tous ceux qui participaient à cette action, et les autres qui étaient éloignés de la ligne "LCR" ont depuis rendu leur carte. Ce qui fait que certains jeunes au NPA 31 me font tendrement rigoler quand ils me disent: "tu veux que ça change, ben viens". Parce que ça changera pas de l'intérieur et que cette idolâtrie du travail va continuer tant que ceux de la LCR n'auront pas décolonisé leur imaginaire trotskiste.

Ah midi-pyrénées et ses élus. J'adore Lucien, c'est un mec sympa, drôle, mais tout n'est pas blanc ou noir et ce que je constate, c'est qu'il y a toujours une majorité de gens pour qui le droit au chômage n'est pas une priorité au sein du NPA. Mais quand il s'agit de sortir les drapeaux, vous êtes les premiers, ça c'est sûr...

Autre chose. J'entends parler de "solution capitaliste" si on transfère les travailleurs du nuisible vers l'utile. En quoi est-ce capitaliste? ça ne l'est pas en soi, ça l'est dans UN univers conceptuel choisi. Dans le tien, ça n'est pas capitaliste, puisque c'est assorti de ceci, cela, blabla bla.
Mais dans ceux qui réclament un revenu d'existence inconditionnel, ça n'est pas plus capitaliste. C'est simplement un déboulonnage de la "valeur travail". ON peut avoir un statut social sans travailler.
Et c'est être en posture de domination dans le rapport de forces. Vous avez besoin de travailleurs? va falloir les payer. Va falloir les faire participer aux décisions. Va falloir que leur boulot soit épanouissant, etc, etc.
Donc y'a pas de solution capitaliste par essence, et je trouve que la question du revenu d'existence est effectivement le point central pour faire basculer toute l'économie et le système capitaliste dans un autre système. Pas forcément socialiste. Mais un système où le droit de vivre décemment serait respecté. Et ça suffit à rendre heureux.

Écrit par : rhizome | 25/11/2009

A nelson picquet, à propos de ce qu'on ferait si les CE et les syndicats nous demandaient d'aider une entreprise.

On auditera l'entreprise et on consentirait bien entendu à filer du fric, mais sous conditions (d'ou l'audit) et sous forme de prêt (quitte à ce qu'il soit à taux zéro ou 2%).

Écrit par : teddy | 25/11/2009

rhizome : on fait des diffs à pôle emploi, sans doute pas suffisamment, mais on en fait. Tout comme on s'inscrit dans les cadres unitaires de luttes de chômeurs et précaires.
On revendique effectivement un revenu minimal de 1500€ net pour tous, cad y compris les chômeurs, retraités, handicapés lourds (donc ne pouvant pas travailler), etc.

Maintenant, on n'a pas les effectifs pour être absolument partout. Donc effectivement, notre présence dépend aussi des militants qui s'investissent à titre individuel sur tel ou tel sujet (écologie, féminisme, précarité, etc) et créent la dynamique militante.

Tu connais par contre très mal le marxisme pour penser que c'est une idolâtrie du travail. Bien au contraire, il vise l'abolition du salariat et du travail contraint. Et là-dessus, c'est bien l'objectif qu'on défend. D'où les deux ouvrages de référence que je citais juste avant.
Sauf qu'effectivement il défend les exploités contre les exploiteurs, et les exploités sont bien la classe de ceux qui vivent de leur travail (chômeurs, salariés, etc), celle des exploiteurs, celle qui vit du travail des autres.

Bref, je trouve tes explications assez embrouillées, mais je ne vois pas de désaccord fondamental à première vue. Si ce n'est sur l'analyse du système capitaliste et des fondements sur lesquels il repose et se maintient.

Écrit par : toto | 25/11/2009

@teddy : pas d'accord avec toi, hors de question de céder au chantage du patronat en lui filant de l'argent public.
Par contre, pour toute entreprise dans ce cas là, il faut revendiquer absolument l'ouverture des livres de compte. Sinon c'est faire le bisounours que de gober les soi-disant difficultés de tel ou tel site, soi-disant plus rentable, etc.

Écrit par : toto | 25/11/2009

Je vois que sur la question de l'aide aux entreprises, le NPA n'est pas unanime. Ne pas aider certaines entreprises (sous conditions, bien sûr), c'est vouer une grande partie des salariés au chômage. C'est peut être ce que vous définissez être « le droit à la paresse » ?...

Maintenant autre question : est-ce qu'une entreprise de plomberie qui compte un patron et 1 ou 2 employés, et qui veut se moderniser vers les énergies renouvellables, est-il considéré comme « LE PATRONAT » et doit-il être privé des subsides de la région ?... Sachant que c'est quand même les PME et les TPE qui sont les plus productrices d'emplois. Et les emplois dits « verts », sont-ils de bons emplois ?...

Troisième question. Que pensez-vous de la suppression de la taxe professionnelle ? Doit-elle être maintenue ? modifiée ? ou supprimée ? Et les PME - TPE doivent-elles êtres soumises à cette taxe ?

Écrit par : Nelson Picquet | 25/11/2009

@Nelson Piquet

Je vais préciser, je ne suis pas au NPA.

Les entreprises dans leur globalité reçoivent 65 milliards d'euro d'aides diverses.
Les restaurateurs ont reçu 3 milliards de TVA en cadeau.
Le chômage a il disparu pour autant ? Ben non.
C'est peut-être ce "sous conditions" qui est sûrement important. L'entreprise reçoit des aides, la puissance territoriale augmente le capital, donc prends des parts dans l'entreprise ?

Et non bien-sûr, le chômage n'est pas le droit à la paresse.
"Le droit à la paresse" de Lafargue ou "l'éloge de l'oisiveté" de Russel (il y en a d'autres) se trouvent facilement en librairie. Et ça se lit très rapidement.

Sur la taxe professionnelle, si l'impôt ne rentre pas par un côté, il va falloir qu'il rentre par un autre.
Comment donner des subsides aux PME TPE sinon ?

J'imagine que si l'entreprise de plomberie ne paye plus la taxe professionnelle, la puissance territoriale ira courageusement prendre dans la poche du salarié et de l'apprenti plombier.
C'est du moins ce qui se fait ces dernières décennies.


Une piste que je trouve personnellement intéressante avec une vidéo très claire.
Je crois que nombre d'employeurs trouveraient un intérêt certain dans les solutions proposées.
http://www.redistribution.fr/index.php



@toto
Il n'y a pas de tendance lafarguiste au NPA et il n'y en aura pas.
Le NPA ne fera pas non plus campagne pour le droit à la paresse. Pas tendance.

1 500 pour tous... Voui, voui.
C'est clair que dès que tu dis NPA, c'est la mesure phare qui vient à l'esprit de ton interlocuteur. SMIC à 1500 à la rigueur. Douce ambiguïté.

Je crois qu'une affiche 1 500 avec l'image d'un SDF a failli passer mais que celà a été retoqué car forcément "Pas de revenu vital en dessous de 1500 euros", avec un SDF, "on comprend difficilement".
On parle d'abord d'emplois et de salaires. Soyons clairs.

La question n'est pas de savoir ce que dis le programme de Gotha, le marxisme, les principes fondateurs du NPA ou le comte Russel, mais ce que nous disons, les idées que nous défendons sur la place publique, la bataille idéologique que nous menons présentement.

Tiens un lien : http://www.npa2009.org/
La proposition des 1 500 va te sauter aux yeux. :D


"LE TRAVAIL DISPONIBLE DOIT ÊTRE REPARTI ENTRE TOUS LES OUVRIERS EXISTANTS, et cette répartition déterminer la longueur de la semaine de travail. Le salaire moyen de chaque ouvrier reste le même qu'avec l'ancienne semaine de travail !"

Qui entends une organisation proposer ça actuellement ?
Où est la campagne pour la réduction du temps de travail ?
Le NPA, LO, le PG, ou le PCF sont pour le droit à la paresse ?

Écrit par : Alain Albert | 25/11/2009

je plussoie totalement Alain.

Je tiens à rajouter sur mes expériences et celles de mes potes au NPA (ou anciennement au NPA).
Vous faites des "diffs" au pôle emploi. Mais c'est pas pour dire aux chômeurs qu'ils doivent lever la tête. C'est pour dire aux chômeurs de bourrer les urnes pour vous, ou d'être dans la rue. C'est pas pour leur dire qu'il n'y a pas de honte à être chômeur, c'est pour leur dire que le NPA trouve ça scandaleux de virer des gens et de les payer moins de 1.500€.
Alors, quand on donne une vision du chômage qui n'est pas celle-là, non, y'a personne pour tracter. Y'a personne pour dire "chômeurs, réjouissez-vous", puisque c'était le titre du tract.
Et arrête de prendre les gens pour des nouilles en disant que le NPA n'est pas pour la valeur travail. Vous parlez que de ça, et des travailleurs, tout le temps.
Je l'ai assez dit. On est citoyens d'abord. Travailleurs, ça arrive après, ou pas.
c'est pas parce que le travail n'est pas contraint qu'il y en a pour tous, et que tous ont envie d'y participer.
Donc, si, faut déboulonner votre foutue valeur travail, votre culte de la productivité.
Et ça, j'en démordrai pas, ça transpire des textes fondateurs aux choix de vos actions.
Moi, au lieu de dire "interdiction des licenciements" (c'est con, mais c'est con.. putain, comment il peut être permis d'être aussi con), je dirais: "chômage à 1.500€ minimum pour tous, à durée indéterminée". ça, c'est prendre en compte le droit à la paresse, ça, c'est prendre en compte le fait que le statut social, on ne l'a pas que par le travail, mais par mille autre petites choses qu'on fait, ou pas, qu'on dit, ou pas, par la vie en commun, etc. mais défendre l'interdiction des licenciements, dont je me plais à rappeler que c'est très con, et qu'il faut a priori ne pas savoir lire et écrire pour proclamer de telles âneries, c'est faire le jeu du capitalisme et de la production, c'est faire le jeu du patronat, de l'ump et de ses heures sup.

Quant à la réduction du temps de travail, que dalle. J'ai même du mal à trouver un point programmatique où il serait dit 32, 28, ou 25h. Rien. Même les socialos osent le dire, eux, qu'ils sont pour les 32h. http://www.nouvellegauche.fr/faisabilite-des-32-heures/
Je plussoie encore Alain, c'est à la marge, ces questions là. On n'en entend jamais parler.
Arrêter de sacraliser le travail, même non contraint, et autoriser les gens à être autre chose que ce qu'ils font.
ça c'est un discours que tous les partis productivistes tiennent. Et le parti arrête d'être productiviste quand il arrête de ne parler qu'aux travailleurs et de glorifier les seuls travailleurs.
Alors quand le NPA aura nettoyé ses textes fondamentaux, on en reparlera.

Écrit par : rhizome | 25/11/2009

ceci dit: http://cpossible.npa2009.org/content/minimum-vital-1500-%E2%82%AC

Écrit par : Longjohnsilver | 25/11/2009

Merci pour le lien, Longjohnsilver.
C'est passé finalement. Autant pour moi.

Le mettre directement sur la page d'accueil du NPA, c'est sûrement possible aussi.

Écrit par : Alain Albert | 25/11/2009

Tout militant du NPA que je suis, j'ai les boules. L'unité sur le papier, ça avait de la gueule.
Bon je ne comprends peut-être rien à la discussion mais je voudrais poser cette question aux militants de la gauche radicale.
"En quoi le fait d'entrer dans les exécutifs va-t-il permettre d'affirmer votre radicalité ?" Si cela était si facile, on n'aurait pas assité au déclin du PCF... On n'aurait pas eu des ministres communistes affublés de l'infamie d'avoir mené des provatisations déshonnorantes.
Participer aux exécutifs, c'est se montrer solidaire du budget, de la politique menée par la majo PS. C'est ça ou j'ai rien compris ?
La gauche radicale veut promouvoir des solutions de rupture avec les pratiques du passé. Pour être crédible, pour y arriver, il ne faut certainement pas se lancer tête baissée dans la première opportunité venue.
Je vois déjà pâlir les couleurs du PG... La Gauche piquetiste prône l'unité mais se garde bien de donner un mode d'emploi. La Gauche Unitaire devrait tout de même s'interroger sur les intentions du PC. Quant au PC, il pense que ses maoeuvres, vont le dispenser d'aborder son bilan dans les executifs régionaux.
Et, finalement, peu importe que le NPA porte le chapeau... Pour se prétendre révolutionnaire, il faut être tenace.
Vous les militants de tous bords de la Gauche Radicale, vous n'allez pas être dupes. Si vous étiez de bonne foi, vous diriez, que ces négociations, c'était du pocker menteur... Le NPA ne doit pas avoir honte de ne pas pas participer aux petits arrangments entre amis...
Alors, vilain petit canard, pourquoi pas mais pas opportuniste.

Écrit par : JR | 25/11/2009

@Alain : "Je crois qu'une affiche 1 500 avec l'image d'un SDF a failli passer mais que celà a été retoqué car forcément "Pas de revenu vital en dessous de 1500 euros", avec un SDF, "on comprend difficilement"." => Tu es mal informé, l'affiche est bien passée avec trois autres, affublées de l'horrible slogan "c'est possible".

Quant à ta phrase "LE TRAVAIL DISPONIBLE DOIT ÊTRE REPARTI ENTRE TOUS LES OUVRIERS EXISTANTS, et cette répartition déterminer la longueur de la semaine de travail. Le salaire moyen de chaque ouvrier reste le même qu'avec l'ancienne semaine de travail !", c'est exactement ce que nous défendons, à la différence que nous revendiquons dans le même temps AUCUN REVENU QUEL QU'IL SOIT en dessous de 1500€ net.
Ce avec quoi j'ai un désaccord par ailleurs : je pense qu'il faut étendre le champ de la gratuité, du bien commun (salaire socialisé), plutôt que d'augmenter globalement le revenu individuel (sachant qu'il faut évidemment relever les minima quand-même!).

@rhizome : je ne sais pas pourquoi je passe du temps à te répondre, puisque tu n'en tiens pas compte, et tu fabules totalement sur nos positions (clairement et farouchement antiproductivistes notamment).
Par contre, désolé, mais soutenir les licenciements, c'est non seulement très con et petit bourgeois, mais c'est la défense en soi du capitalisme et du droit du capitaliste de disposer de la vie de ses employés comme bon lui semble.


Quant aux clichés sur les "vilains trotskistes", à qui tu prêtes toutes les tares imaginables, voici pour info le projet de résolution pour le congrès mondial de la IVème Internationale, dont la LCR était la section française : http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article15504
Je te conseille de lire, puis de critiquer en connaissance de cause (tu trouveras aussi sur le site ESSF le rapport complet de Tanuro ainsi que d'autres contributions dont celle de Löwy par exemple).

Écrit par : toto | 25/11/2009

@toto C'est noté.
Ceci dit regarde la page d'accueil du site NPA d'aujourd'hui :

5 sujets Poste/enseignants. Service public. Droits des salariés
4 sujets sur les régionales
3 sujets sur les droits (enfants, personnes agées, femmes)
3 sujets sur les sans-papiers
3 sujets souscription
3 sujets International
3 sujets climats
3 autres sujets monde du travail
2 sujets police partout, justice nulle part
1 sujet taxe accidenté du travail
1 sujet C'est possible
1 Olivier Besancenot invité d'Itélé (lundi 23/11)
1 Bulletin lycéens...

Ca suit l'actualité, plutôt celle des luttes.
Le journal des luttes.

Il ne devrait pas y avoir des éléments de programme en première page ?
Des éléments clairs pour comprendre que le NPA est antiproductiviste.

J'imagine que dans le journal "Tout est nous" ce sont les mêmes thèmes qui sont mis en avant.
Ce ne sont pas forcément les autres qui comprennent mal.

Écrit par : Alain Albert | 26/11/2009

Non mais je rêve ? Dans quel monde sommes-nous ? Serions-nous déjà en train de nous battre pour nous partager les dépouilles du vieux monde capitaliste ?

Réveillez-vous, les gars, nous sommes dans la France de Sarkozy avec 50 millions d'individualistes qui ne rêvent qu'à une chose, avoir chacun sa part du gâteau. Si vous vous présentez à des élections comme cela, avec ce programme, ne vous étonnez pas de vous retrouver au coude à coude avec Lutte Ouvrière.

Bien sûr, vos idées sont bonnes et généreuses et je ne les conteste pas en tant que tel. Mais un peu de réalisme ne nuirait pas, et un programme transitoire reste à définir pour changer avant tout les idéologies dominantes. Et ce ne sont pas les discours lénifiants de toto qui changeront cet état de fait.

Écrit par : wilson pickett | 26/11/2009

A alain albert,

et bien justement, dans ta liste, tu as cité "c'est possible", comme sujet. Le programme est une question si importante que le NPA a décidé d'y consacrer un site entier sur la question : cpossible.npa2009.org

Écrit par : teddy | 26/11/2009

@Alain : je suis d'accord avec tes remarques. Si tu lis mes interventions ici, tu auras remarqué que je ne suis pas vraiment d'accord avec la communication et la "tactique" utilisée par notre exécutif.
Reste que le fond politique est ce qu'il est. Avec certes des visions pluralistes du sujet, ce qui est plutôt une bonne chose de toute façon.

Je pense qu'on passe beaucoup trop sous silence les éléments programmatiques et la perspective politique, alternative au capitalisme que l'on défend.
C'est une erreur, car c'est là-dessus qu'il faut communiquer et argumenter. Sans pour autant se séparer du mouvement réel bien-sûr, il faut arriver à combiner les deux.

Écrit par : toto | 26/11/2009

"Par contre, désolé, mais soutenir les licenciements, c'est non seulement très con et petit bourgeois, mais c'est la défense en soi du capitalisme et du droit du capitaliste de disposer de la vie de ses employés comme bon lui semble."

Ah, mais je ne dis pas "licenciez, licenciez", je ne "soutiens" pas les licenciements! Je considère juste qu'exiger que ce soit la règle absolue et générale est complètement débile. Et que ça ne peut qu'être l'oeuvre d'illettrés. Ensuite, ce n'est pas un pouvoir de "disposer de la vie des salariés", ça, c'est de la parano et aussi une très grande connerie, mais tu cumules pas mal. Par contre, c'est un frein à l'emploi, une aubaine pour les heures sup' (peur d'employer, donc j'ai recours aux heures sup', normal, c'est du sarkozysme, et de ce point de vue productiviste, vous allez main dans la main) , l'impossibilité de reconvertir l'inutile, l'obsolète, le dangereux, et la fuite en avant nécessaire de la production, inutile, obsolète, dangereuse, c'est aussi l'impossibilité d'adapter la production, l'impossibilité d'exclure l'incompétence, faire comme si la TPE la PME et la multinationale fonctionnaient pareil, etc. Fonder cette revendication en règle générale et applicable à tout est con et contre-productif. Je me répète, mais je ne vois pas l'utilité. La visibilité du message rend encore plus hostile alors que de défendre un droit à une vie décente pour tous paraîtrait plus funky, mais nooooon, faut interdire tous les licenciements, car le patron est une enflure. Règle générale là encore, comme s'il était impossible de voir plus loin que dominant/dominé, ce dont je veux bien croire que tu en es parfaitement incapable.

Et défendre l'interdiction des licenciements, la continuation de la production, et vanter les mérites des travailleurs pour oublier le reste du monde, ça s'appelle du productivisme.
Après, vous pouvez dire que vous êtes "antiproductivistes" avec un programme qui dit l'inverse, un discours qui dit l'inverse, des préconisations de mesures qui vont à l'inverse, ça a la même valeur que Sarko qui a pu dire et répéter qu'il était altermondialiste ou socialiste. ça s'appelle la novlangue, et tout le monde sait où ça mène. ou dois-je te le rappeler?

Et je constate que ton absence de réponse sur la valeur travail est bien l'aveu de ta part que le NPA le glorifie. Mais si tu as besoin de preuves, il me semble que les textes fondateurs ou les discours officiels suffisent à me donner raison.

Quant aux "vilains trotskystes", ce que je constate, c'est qu'à part "l'avant-garde" (Lowy puisque tu le cites), la grande majorité des membres du NPA a une pensée archaïsante, simpliste et totalement décalée des réalités sociales, économiques, politiques, et autre, et tu en offres une preuve, à la fois vivifiante et consternante.

Écrit par : rhizome | 26/11/2009

rhizome : tu n'as pas lu le texte et tu nous accuses de contre-vérités. Je ne discute plus avec toi tant que tu n'auras pas au minimum lu le projet de résolution que j'ai posté juste au dessus.

A part ça, être pour la réduction massive du temps de travail, et pour le contrôle démocratiques des moyens de production afin de déterminer démocratiquement ce qu'il est nécessaire de produire en fonction des besoins sociaux et environnementaux, plutôt que de laisser les capitalistes produire toujours plus dans leur course effrénée aux profits, c'est bien connu que c'est du productivisme.

De même, je sais pas d'où tu sors cette débilité de "valeur travail" (à part dans le discours de Sarkozy), nous on défend la valeur d'usage.

Bref, les leçons venant de quelqu'un qui soutient ouvertement le système capitaliste, ça va comme ça. Tant que tu n'auras pas pris la peine d'essayer de comprendre un minimum ce que défendent les anticapitalistes, ça ne sert à rien de discuter sur de tels clichés.

Écrit par : toto | 26/11/2009

Ouh là là, le débat vole de plus en plus haut... Il va être temps que Gilles finisse de déménager pour recadrer une discussion qui part un peu dans tous les sens...

Vous semblez oublier le titre de ce billet : « le NPA prêt à partir seul aux régionales » En développant ce genre d'arguments, c'est sûr que vous allez vous retrouver tous seuls. C'est d'ailleurs ce qui se dessinait depuis le début, malgré les contorsion de votre direction pour faire croire que la responsablité venait d'ailleurs. A titre indicatif, rappelons que :

Dans chaque région, les adhérents du PCF se sont prononcés sur le type de liste qu’ils entendent présenter au premier tour des élections régionales. A l’issue des trois jours consacrés à cette consultation, 41 284 communistes avaient déposé un bulletin dans l’urne, soit 63,92 % des adhérents à jour de leur cotisations. Les résultats confirment le choix fait par les conférences régionales, puisque dans 16 régions sur 22 le PCF ira à la bataille au premier tour sous l’égide de listes Front de gauche.

On est loin de ce que vous annonciez à longueur de ligne sur la dépendance vis-à-vis du PS. Nous attendons que le NPA, toujours prêt à donner des leçons de démocratie en fasse autant pour justifier sa ligne politique.

Et puisque cet argument ne tient plus, il fallait en trouver un autre : celui des éxécutifs. Puisque le NPA ne veut pas participer aux éxécutifs, grand bien lui fasse, et qu'il n'interdise pas aux autres d'y participer si tant est qu'ils le juge utile. Je ne vois pas là motif de rupture.

Vous semblez oublier que le débat sur les régionales porte essentiellement sur les transports, l'aménagement du territoire, la formation, etc... Nous avons les uns et les autres des choses à dire sur ces sujets. Mais il est tellement plus facile de s'envoler sur des questions de productivisme, sachant bien qu'elles ne sont absolument pas à l'ordre du jour. Ce sont là des discussions de salon qu'il faudra aborder un jour, certes, mais pour l'instant, nos préoccupations en sont loin.

Écrit par : Michel | 27/11/2009

Bonjour à tous,
En quête de débats et commentaires sur la position du NPA aux régionales, je suis tombé sur votre forum . Je ne vais pas être un débatteur qui répond chaque jour à mes détracteurs mais j'ai envie de vous donner mon sentiment sur cette question .
D'abord, présentation en quelques mots: j'ai milité à la LCR de 71 à 86. Depuis , j'en reste plus ou moins proche selon les aléas de la ligne nationale . Lorsque le NPA a été créé, l'appel large aux militants anticapitalistes , l'abandon de fait de la référence trotskiste, m'a fait espéré qu'un parti anticapitaliste de masse était sur les rails . Bah c'est mal parti, semble-t-il ...
Pour en revenir aux régionales, mon sentiment est que la direction du NPA est tombée dans le piège du PCF. Ces derniers étaient moribonds, leurs militants doutaient de plus en plus et le NPA, par son intransigeance aux Européennes , puis aux régionales donne au PCF l'occasion de se refaire une santé politique et trouver même de nouveaux partenaires à entrainer vers une nouvelle version de la "gauche plurielle"...
Deux choses sont claires : le PCF veut marginaliser le NPA car il constituait un danger de mort politique pour lui. Donc, puisqu'on leur offre sur un plateau un (faux) prétexte de désunion au 1er tour des Européennes il saute dessus . Désormais, en admettant que la consultation nationale au sein du NPA infléchisse la ligne , Besancenot et ses camarades pourront faire la danse du ventre pour intégrer une campagne unitaire aux Régionales , ce sera non ...
Deuxième constat évident : si les bureaucrates et autres gestionnaires du PCF chient dans leur froc pour le mandat qu'ils risquent de perdre, la base de ce parti, elle, veut l'unité à la gauche du PS.
Le seul thermomètre d'un parti qui se veut "révolutionnaire" (OK mais un projet de société alternative CREDIBLE , svp) , de masse et de classe pour définir sa ligne de conduite ce sont les souffrances sociales et les aspirations du monde du travail .
500 000 chomeurs de plus en 2009, 10 millions de gens en dessous du seuil de pauvreté en France, ça réclame un espoir politique tout de suite . Pas la mythique "révolution" mais des mesures sociales d'envergure qui s'en prennent aux profits capitalistes. Quant aux luttes, dont le NPA veut être le haut parleur, elles crèvent de l'absence de la moindre perspective politique à Gauche .Un score à deux chiffres pour les forces à la gauche du PS offrait une formidable éclaircie ...
Alors, depuis les Européennes, on est pas fichu de constituer un bloc politique, avec des partenaires d'accord sur l'essentiel, contre le libéralisme et le social libéralisme ? Mais dans quel monde vivent les militants du NPA ?
C'était très simple : pas de préalable sur les intentions des uns et des autres au second tour. Après ce dernier, le Pc rejoignait les majorités PS EE et achevait de se décredibiliser aux yeux de tous ceux qui veulent une vraie gauche ? Nous, on restait en dehors pour faire avancer nos propositions .
Le NPA se construira en apparaissant comme les plus unitaires , les plus loyaux , les plus constructifs (en termes de propositions alternatives ) . C'est pas le chemin que vous semblez prendre . Après le score minable que vous allez ramasser aux Régionales , le "phénomène" NPA va se rabougrir comme une vieille poire trop mûre. Vos nouveaux militants vont se barrer sur la pointe des pieds et vous serez redevenus un groupuscule d'extrême gauche parmi d'autres . Tu me diras, les doctrinaires pourront continuer leurs dialogues de sourds . Plus que jamais, tout le monde s'en foutra ...

Écrit par : mojo | 27/11/2009

Pour Michel, dès qu'un débat parle de FOND politique, c'est une dérive insupportable. Lui qui a horreur de ça...

Concernant les magouilles politicardes qui sont le seul truc qui t'intéresse, le PCF a effectivement fait le choix de partir avec le PS dès le 1er tour dans 1/4 des régions (OB avait annoncé entre 1/4 et la moitié, c'est donc la fourchette basse), et impose à son rassemblement de rejoindre le PS en fusion POLITIQUE pour le 2ème tour, et d'assurer avec lui la gestion (libérale) des exécutifs.

Du côté du NPA, trois positions sont en balance et seront tranchées la semaine prochaine :
- celle de Gilles (rassemblant C&A et la droite de la "majo") explique qu'il faut continuer les concessions et reniements, pour accepter n'importe "l'unité" sur n'importe quelle base, et faire de ce fait une démonstration pédagogique : soit le FDG nous rejette de toute façon et admet que ce n'est pas un problème de fond politique mais uniquement de volonté de nous détruire, soit on fait le 1er tour ensemble, et comme le PS n'acceptera que des satellites FDG sur ses listes au second tour (et pas de fusion technique, permettant aux élus d'être indépendants), le FDG nous évincera pour aller à la soupe => dans les deux cas nous pourrions (soi-disant) jouer les caliméros et montrer que c'est nous les gentils unitaires et que les autres sont méchants avec nous (position "C")

- celle de l'aile gauche critique les reniements successifs et propose de prendre acte des désaccords, et d'essayer de relancer l'organisation sur des bases anticapitalistes, pour réussir une vraie campagne anticapitaliste, antiproductiviste, écologiste, etc. (position "B")

- celle de la "majo" du CE essaie de ménager la chèvre et le chou entre rétropédalage, se rendant compte qu'ils ont complètement merdé, et continuer quand-même dans la même voie. (position "A")

Il est probable que la "majo" soit mise sérieusement en difficulté et soit à moins de 50% des voix.
A l'inverse, l'aile droite rassemblant une partie de la "majo" et C&A, et qui multiplie les cartes de complaisance pour gonfler ses résultats, devrait faire un gros score. Mais probablement pas majoritaire non plus.

Au final, ça devrait être statu quo, mais gros tangage en perspective pour la direction incompétente actuelle (ce sur quoi je suis d'accord avec Gilles, comme quoi...).

Écrit par : toto | 27/11/2009

Bien que ne partageant pas toutes les analyses de mojo, je trouve sa contribution pleine de bons sens et de réalisme, ce qui manque tragiquement à toto et sa bande.

Je ne suis pas contre les débats de FOND, comme il dit, mais je trouve que chaque chose doit être à sa place. Que nous définissions, entre nous, de quelle société nous avons besoin, c'est un point sur lequel je ne rechigne pas, et sur lequel je trouve même que vous n'allez pas assez loin, concernant les problèmes de la vie quotidienne.

C'est tout autre chose que de préparer une campagne électorale qui donnera des armes et des arguments à nos luttes qui manquent bien, actuellement de perspectives politiques. Et là je rejoins tout-à-fait mojo qui, je l'espère, interviendra plus souvent sur ce blog. Malgré tout, son analyse du PCF est bien la même que j'avais, comme lui, entre les années 71 et 86. Les choses ont évolué depuis, et les communistes ont compris que leur repli était surtout lié à leur analyse erronée de l'Union soviétique (le bilan globalement positif), et par la suite à leur expérience de l'Union de la Gauche et de la Gauche Plurielle. Pourquoi voulez-vous qu'ils commettent encore une fois les mêmes erreurs ? Seraient-ils maso ?...

En ce qui concerne les 6 régions qui ne se sont pas encore prononcées pour l'indépendance au PS au premier tour, rien n'est encore joué. Pour exemple la Basse-Normandie où 20 voix seulement ont fait basculer dans le mauvais sens. Mais même ce choix n'est pas définitif, puisque le vote indiquait une alliance allant du PS au NPA. Le NPA, la GU, le PG ayant déjà décliné l'offre, sans doute suivis par la FASE le M'pep et les Alternatifs, la donne sera changée, et nous ne désespérons pas un rebondissement de dernière heure.

Écrit par : Michel | 27/11/2009

Entre ceux qui disent, on verra après la révolution et ceux qui disent on verra après les prochaines élections, on ne voit pas grand chose.

Pour ce qui est du programme des régionales, il me semble bien que ce sujet à été proscrit par le FdG dans les rencontres unitaires nationales.
On peut en discuter ici mais ça risque de faire discussion de salon.

Ceci dit, les militants du NPA sont aussi appeler à se prononcer au sujet de ces régionales.
http://www.npa2009.org/content/consultation-des-militants-du-npa-sur-les-%C3%A9lections-r%C3%A9gionales

Dans 5 mois, après les régionales de mars 2010, nous pourrons discuter d'un revenu minimum décent pour tous (aussi irréaliste que les congés payés) ou nous aurons d'autres préoccupations ?

Les cantonales sont en mars 2011. La présidentielle et les législatives en 2012.


Chiffres officiels du chômage en France :

Octobre 2009 : 4 629 000
Octobre 2008 : 3 843 100

cf page 15
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-4.pdf

Mais ça, c'est hors sujet. Pas assez réaliste.


Et d'accord avec l'analyse de mojo.
Il faut une perspective politique concrète.
Et ça, c'était le rôle d'un nouveau parti anticapitaliste. Pas besoin d'un mégaphone.

Écrit par : Alain Albert | 27/11/2009

360 candidatures pour 1 poste de secrétaire d'accueil dans une ville de 80 000 habitants.
Un parti va proposer une perspective aux 359 loosers ?

Une formation ?
Parce qu'il y a un problème de formation ? Sans blague.

Écrit par : Alain Albert | 27/11/2009

@mojo : dois-je comprendre que pour toi, le NPA devait accepter de rentrer dans les exécutifs avec le PS quelles que soient les circonstances, comme le lui demande le PCF?

Je partage une bonne partie de tes préoccupations, j'ai des désaccords sur d'autres, mais je voudrais revenir sur un point particulier : je crois qu'il serait particulièrement grave et irresponsable de construire un bloc politique "contre le LIBÉRALISME".
Cette délimitation signifierait qu'on sous-entend que le libéralisme est le problème, alors que C'EST LE CAPITALISME !!!
Le capitalisme peut prendre d'autres formes : étatiste, fasciste, etc. Il n'en devient pas plus acceptable. La situation du plus grand nombre ne s'en trouve pas pour autant améliorée.

De même, face au défi central aujourd'hui qui est de faire face à la crise climatique sans précédent, il n'est pas possible de former un bloc politique qui ne soit pas CLAIREMENT ANTIPRODUCTIVISTE, et fondamentalement écologiste.
Pour ces raisons, je comprends tout à fait l'hostilité de Raoul Marc Jennar à toute alliance avec le PCF : http://www.jennar.fr/index.php/ou-allons-nous/
(pas réputé pour être un "gauchiste" et qui appelle d'ailleurs à voter pour l'aile droite du NPA).

Je pense qu'il est effectivement capital pour le NPA d'articuler deux choses :
- un cap politique clairement anticapitaliste et antiproductiviste, autour duquel il peut rassembler le plus largement possible ceux qui partagent cette volonté.
- une unité dans les luttes la plus large possible et au delà des divergences politiques, pour affronter dès aujourd'hui le gouvernement et le patronat, et construire la convergence des luttes à même d'engendrer une dynamique capable de remporter des luttes victorieuses, que ce soit sur les questions sociales ou écologiques.

Écrit par : toto | 27/11/2009

@Alain : je suis bien d'accord avec toi, "ceux qui disent, on verra après la révolution" ne sont franchement pas sérieux.

On retrouve ce genre de discours chez LO ou La Riposte par exemple, concernant l'écologie, le féminisme, etc.
Toutes ces luttes doivent être menées ici maintenant. Hors de question de faire de l'ouvriérisme ou de l'électoralisme.

On est parfaitement d'accord sur la nécessité d'ouvrir une perspective politique concrète, qui soit clairement anticapitaliste et antiproductiviste. Écologiste, féministe, internationaliste et émancipatrice.

Écrit par : toto | 27/11/2009

C'est vrai que le PCF se sent assez fort aujourd'hui pour faire de la participation aux executifs un motif d'exclusion du NPA. Il répond (mais lui en position de force aujourd'hui ...)au préalable inverse formulé par le NPA dès les Européennes .

Si on avait été plus malin à ce moment (et surtout plus à l'écoute de l'aspiration à l'unité autour de nous dans les entreprises), on aurait fait une bonne campagne commune aux Européennes avec un score qui aurait fait l'évènement . Le dynamisme des militants NPA, la qualité de nos porte paroles auraient fait la différence . On aurait été en position de force vis à vis du Front de Gauche pour aborder les Régionales et le PCF aurait été incapable de nous évincer .
Après, il ne fallait pas empêcher nos alliés réformistes d'envisager leur ralliement à une majo PS EE. C'est leur problème . Du côté du NPA, après une campagne unitaire pour le 1er tour des régionales réussie, on était, là encore, en position de force pour expliquer pourquoi il était hors de question de participer à la majo régionale. Beaucoup de travailleurs ne supportent plus les leaders socio libéraux du PS et ceux qui retournaient à la soupe après une campagne clairement anticapitaliste se discréditaient.

Ca fait des années que je ne suis plus organisé . La situation présente parfois des inconvénients (d'où une furieuse envie de réadhérer lors du lancement du NPA) mais ça me permet de lever la tête du guidon . Autour de moi, en particulier à Solidaires où je milite, le nombre de copains , électeurs de Besancenot, qui ont finalement opté pour le Front de Gauche aux Européennes m'a fait réfléchir un peu . Par ailleurs, dans ma ville, les 1ers résultats électoraux du NPA ont déçu nombre de néo militants qui ont quitté leur organisation sans faire de bruit .

Un dernier mot sur ceux qui ,sur ce forum et ailleurs, collent les étiquettes qui les arrangent sur les courants au sein du NPA . Ainsi, les unitaires seraient la "droite" , prêts à tous les compromis pourris et,bien sûr, à l'aile "gauche", les vrais anticapitalistes (menés par les anciens de LO ? ...). Je veux pas jouer les ancêtres mais toutes ces années de militantisme m'ont appris à être méfiants à l'égard de ceux qui se présentent contre les vrais révolutionnaires, les bolchos purs et durs . En général, ils sont passés à côté de tous les nouveaux thèmes de radicalisation (féminisme, écologie, altermondialisme ...). De plus, nombre de ceux que j'ai croisé ont fini,quelques années plus tard, au mieux au PS ... Ce sont eux qui nous entrainent vers le dogmatisme, vers le mythe (toujours renaissant...) de la petite organisation qui va autogrossire pour devenir le grand parti révolutionnaire . Qu'on se le dise : cette stratégie autocentrée ne marche pas !!

Écrit par : Mojo | 27/11/2009

"politique concrète, qui soit clairement anticapitaliste et antiproductiviste. Écologiste, féministe, internationaliste et émancipatrice."

Parfait ça.

Il manque un point précisant que la démocratie est la condition sine qua non, et que le capitalisme et la démocratie sont incompatibles.


Un nom
5 lignes concises pour remplacer le charabia des principes fondateurs.
50 mesures concrètes.

Chaque élément validé par l'ensemble des militants.

Et pour ma part, je trouverais le npa plus en ordre de bataille.

Écrit par : Alain Albert | 28/11/2009

Mojo, une partie de la confusion vient je pense d'un point important : le PCF et le PG ne sont pas réformistes. Ils ne prétendent pas atteindre le socialisme par voie de réformes.
Ce qu'ils prétendent, c'est être altercapitalistes (terme de Francis Parny), aller vers un capitalisme régulé, avec un État fort qui planifierait un certain nombre de choses et limiterait les inégalités.

On n'est probablement pas dans le même milieu ni de la même génération. Moi dans mon milieu ("jeunes" travailleurs du privé), personne n'aurait à l'idée d'aller voter pour le FDG. Soit ils votent directement pour le PS ou EE, s'ils veulent voter pour la gauche plurielle (ou plus-rien), soit ils votent NPA ou s'abstiennent.
Que leur apporte le FDG? Rien du tout! Il ne répond à aucune de leurs aspirations, il représente tout ce qu'ils ont détesté (gouvernement Jospin et cie).

La grosse difficulté dans le privé, la jeunesse, les précaires, c'est d'expliquer à quoi ça peut bien servir d'aller voter dans ces élections bourgeoises. Pourquoi le NPA, qui se dit anticapitaliste, va à ces élections que tout le monde sait pipées d'avance, et qui ne changeront rien sur le terrain?

D'un autre côté, à l'inverse, s'ils connaissent le NPA, c'est aussi grâce à la candidature d'OB aux présidentielles. Donc ils sont à même de comprendre l'utilité de la participation électorale pour mobiliser et fédérer autour d'idées politiques.

A mon sens, la question du NPA aujourd'hui, n'est pas d'être ou pas "autocentrée", mais de savoir s'il est capable d'incarner une réelle alternative politique au capitalisme. Ou s'il se contentera d'être récupéré par la gauche plus-rien.
Alternative politique ne veut pas dire faire tout tout seul, il faut continuer à viser l'unité la plus large dans les luttes, et y pousser systématiquement vers leur radicalisation. Mais l'indépendance politique est indispensables pour viser l'alternative.

Écrit par : toto | 28/11/2009

@Alain : oui tu as raison, démocratique doit être au centre, ça me paraît tellement évident que j'oublie de le dire. Et la démocratie et le capitalisme sont effectivement incompatibles.

Concernant les principes fondateurs, c'est l'inconvénient de l'écriture d'un texte à dix mille mains, il est difficile de faire clair et concis... ;)

Le NPA serait peut-être plus en ordre de bataille s'il clarifiait tout ça, ainsi que la question stratégique.
Ça éviterait peut-être qu'on vienne nous expliquer qu'il faut absolument faire des alliances sur des bases totalement opposées aux notres (productivisme, étatisme, etc).

Écrit par : toto | 28/11/2009

"Je ne sais pas pourquoi tu te fatigues langue-rouge, il est évident que Michel utilise les méthodes picquetistes, à savoir la diffamation et la calomnie sur son ex-future-organisation." Je suis tout à fait d'accord !

Écrit par : Pocker Top | 22/03/2010

votre blog m'a ouvert les yeux. Merci encore !

Écrit par : Transpiration excessive | 04/04/2010

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