Avertir le modérateur

15/10/2009

L’alliance MoDem-Europe Ecologie, c’est loin d’être fait

L’offensive des frères Cohn-Bendit pour monter des listes communes MoDem-Europe Ecologie au premier tour des régionales se heurtent à la résistance des Verts. De tous ? Le Figaro, qui commente l’information, n’en dit pas plus, mais cette épine dans le pied dans la stratégie à long terme des « frères pétard » de la politique française devrait nous interroger un peu plus sur ce parti Vert que nous avons mis un peu trop vite dans le camp du social-libéralisme.

 

Non pas qu’il faille voir dans cette résistance une incompatibilité absolue entre le projet de centre-gauche, partagé par certains socialistes, verts et centristes, et celui de l’écologie politique. L’antilibéralisme d’une partie des Verts, leur anti productivisme surtout ne va pas jusque là. Certains d’entre eux ont déjà franchi le pas en adhérant au MoDem comme leur ancien secrétaire national, Yann Wehrling, ou l’ancien député Vert, Jean-Luc Benhamias. On a vu aussi d’autres figures de ce parti passer au PS tandis que d’autres rejoignaient le Parti de gauche. Les frontières sont poreuses.

 

Il n’est pas moins vrai que la « gauche radicale » partage également avec l’écologie politique bien des points relatifs à la protection de l’environnement, au nucléaire (hormis le PC et LO), sur la croissance et le développement. Mais qu’est-ce qui fait alors que nous ne pouvons pas nous entendre ? Il est clair que leur positionnement sur les institutions diverge sérieusement des nôtres ; de même sur les moyens. Les Verts sont avant tout électoralistes, même si cela ne les dispense pas d’agir parfois en dehors des cadres stricts de l’action parlementaire. Mais on pourrait en dire tout autant du PC et du Parti de gauche.

 

Il est un point néanmoins qui nous sépare définitivement : celui de la propriété privé. Les Verts ne sont pas anticapitalistes. Partisans de la régulation (Alain Lipietz, qui vient de l’extrême-gauche des années 60 appartient à cette école), ils ne voient pas d’autres recours possibles aux maux de la Terre que dans l’intervention de la « puissance publique », c’est-à-dire dans l’Etat. Mais là encore, sont-ils si différents des « communistes » et des « amis de Jean-Luc Mélenchon » ?

 

Faire le choix d’une alliance avec le MoDem couperait définitivement le cordon qui lie encore les Verts à la « gauche ». Mais tout comme pour le PS, il y a d’abord là un calcul politicien. Dans cette atmosphère générale de délitement de ce que l’on croyait être la « gauche », cela importe peu. Seul le résultat compte. Cohn-Bendit a bien compris que dans cette période tous les « coups » étaient permis. Les écologistes sincères devraient y regarder de plus près avant de franchir ce pas.

 

Commentaires

Les Verts ne sont ni plus proche de nous, ni plus éloignés de nous, que le PCF ou le PG.
Si on estime que l'idéologie du PCF ou du PG est compatible avec la notre, on doit faire pareil pour les Verts.

C'est en tout cas la même question de fond politique et de tactique qui se pose vis-à-vis de ces derniers.
Et pour moi, la réponse à y apporter est la même. Porter le débat sur le fond politique et construire l'unité dans les luttes (sociales et écologiques).

Écrit par : toto | 15/10/2009

Précisons qu'il ne faut pas confondre les Verts (légèrement à gauche du PS) et Europe Écologie (clairement à droite du PS) qui ne sont pas des rassemblements de même nature.
Si la discussion et la construction de front unique est possible avec les Verts, elle ne l'est pas avec les DCB et autres...

Écrit par : toto | 15/10/2009

En fait, les tractations préélectorales sont faites pour ceux qui n'ont que çà à faire. En moment, il y a une bataille concrète à mener, celle de la poste. Et là depuis la votation, je ne vois rien venir de nulle part. En tout cas rien de concret. Je vois là une question, où la gauche peut se rassemebler autour de ses valeurs de toujours... Terrain sur lequel le MODEM n'est pas près d'aller, par exemple... Terrain sur lequel on peut faire une réelle différence entre une gauche qui a la volonté politique de le faire et celle qui ne veut pas.
ça me rappelle le débat sur l'unité pour les régionales. Voici un moyen de clarifier la situation... Action ou bla bla ????
Au bla bla Cohn Bendit est plus fort que nous, alors action...
Il n'y a pas d'alternative, alors Action ou réaction. Tous à vos comité unitaires contre la privatisation des services public.
N'oublions pas que nous vivons une époque épique mais nous n'avons plus rien d'épique. Dommage au demeurant.

Écrit par : JR | 15/10/2009

Toto,
Tu n'es pas sans savoir quelle place nous accordons au Verts dans nos textes. Au même niveau que le PS. Cette partie a été, je crois, amendée. Je l’avais fait pour ma part. Quant à Europe Ecologie plus à droite, je connais des gens, très haut placés dans la hiérarchie de EE, qui sont plus à gauche que certains Verts. Là encore, les placer à droite, nous arrangeait.

Cela dit, si certains d'entre vous veulent s'exprimer sur mon blog par un texte, je suis près à les publier. Mais il faut trouver un thème dans l'actualité ou autre.

Écrit par : Gilles | 15/10/2009

Précisons également que le refus d'alliance avec le Modem ne concerne que le premier tour. Pour le second tour il y a ouvertement volonté de créer un pôle centriste (dit progressiste) Verts-PS-Modem.

François de Rugy explique ainsi "Chaque chose en son temps : au premier tour, on rassemble la famille écologiste. Au deuxième tour, on rassemble tous les progressistes." pour développer derrière "Le deuxième tour permet aux électeurs de construire une majorité. Pour moi, elle doit aller de la gauche traditionnelle au MoDem en passant par les écologistes. Dans ce but, nous, les Verts, pouvons servir de trait d'union."
(http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/15/01002-20091015ARTFIG00437-verts-modem-une-alliance-qui-semerait-la-confusion-.php)


Sans oublier les divergences Verts/EE. Certains comme DCB sont déjà furieux et dénoncent un "repli identitaire" (déjà vu? ;) ).

"Porte-parole des Amis d'Europe Écologie, Franck Laval le dit - « avec le sourire », précise-t-il - : « Ce ne sont pas les Verts, qui dirigent le rassemblement Europe Écologie ! » En accord avec les frères Cohn-Bendit, « sur le terrain, nous faisons comme si de rien n'était et nous allons continuer de discuter avec les gens du MoDem », explique-t-il . L'association prône même la double appartenance. Des contacts ont ainsi déjà été pris en Poitou-Charentes et en Paca. De son côté, le mouvement Cap 21, parti associé au MoDem, poursuit également les contacts avec les Verts."

"Pour Franck Laval, depuis le décès d'Adrien Zeller, la droite alsacienne serait divisée. « Un rassemblement avec les Verts, le MoDem et le Mouvement écologiste indépendant d'Antoine Waechter aurait toutes ses chances » , croit-il savoir."

"De leur côté, les cadres du MoDem, réunis pour un bureau exécutif mardi soir, ont « pris acte » de la position de la direction des Verts. Mais ils assurent « faire la différence » entre le parti des Verts et le rassemblement Europe Écologie."
(http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/15/01002-20091015ARTFIG00008-le-jusqu-au-boutisme-des-verts-divise-les-ecologistes-.php)

Bref que du bon!

Et tout comme le Modem, je différencie effectivement les Verts du rassemblement de centriste EE.

Écrit par : toto | 15/10/2009

@Gilles : la place des Verts dans nos textes? Je sais pas. La même que le PS grosso modo.
Pour moi le problème n'est pas vraiment la place donnée aux Verts, même si on a tendance à les confondre à tort avec EE (qui quoi que tu en dises est clairement à droite du PS), mais de faire passer des vessies pour des lanternes en classant abusivement le PCF et le PG dans la "gauche radicale".

@JR : d'accord avec toi. Assez de blabla. Action!

Écrit par : toto | 15/10/2009

Scolastique, voilà le mot que je cherchais... Ce débat, qui consiste à classer les partis politiques à gauche à droite... Un peu un peu plus, un peu moins, c'est la discussion sur le sexe des anges... Pendant ce temps, on privatise la poste... pour ne parler que de l'actualité. Un potentat place son rejeton., réforme le lycée, expulse des Afghans et que sais-je encore...
Alors la différence entre certains et les autres en peut être réelle si on arrive à créer un mouvement, qui fasse céder le pouvoir. Plutôt ddans la rue, que dans les élections. Mais il n'y aura pas de grand soir électoral sans la RUE.
N'oublions pas que nous vivons une époque épique mais nous n'avons plus rien d'épique. Dommage au demeurant.

Écrit par : JR | 15/10/2009

Ce ne serait pas plutôt "spéculatif" ?

Écrit par : Gilles | 15/10/2009

Sur le MoDem et Europe Ecologie des infos supplémentaires dans Marianne (http://www.marianne2.fr/Comment-Europe-Ecologie-veut-tuer-le-Modem_a182433.html). Tout ça évidemment à base d'un vieux sondage où le NPA est donné comme le Front de gauche à 6 %, LO à 3 (?), le PS à 21, le MoDem à 8 et EE à 17 %. Spéculation dirait JR !

Écrit par : Gilles | 15/10/2009

Il n'y a que ceux qui ont le nez en permanence dans la politique pour extrapoler telle ou telle éventualité en fonction de la déclaration d'untel ou d'untel...

Dans la "vraie vie", pour l'ensemble de la population et donc pour une grande partie des électeurs "écolos" ils ne voient aucune différence entre Europe Ecologie , les Verts, les amis d'EE.

Toutes ces "subtilités" ne peuvent que brouiller l'image unitaire dont se prévaut les écologistes, facteur selon eux du rôle moteur qu'ils se prévalent de jouer au sein de la "gauche".

Dopés par leur flatteur résultat des Européennes, les écologistes de tout poil se voient déjà en haut de l'affiche.
Cette situation va engendrer des appétits de places parmi de nombreux sans-grades prêts à tous types d'alliances.

Ca va pas être bio à voir. Mais cela permettra de trier le bon grain de l'OGM

Écrit par : VERGNES | 15/10/2009

"Il y aura la spéculation de l'intérieur"....
Outre que le mot est hasardeux dand un contexte de crise... financière, je maintiens que c'est dans l'action que les choses se décanteront.
Il est impossible de faire honnêtement l'unité avec qui que ce soit (PC, PG, altenatifs, verts même), si il n'y a pas l'action pour mesurer de façon objective de nos alternatives politiques respectives...
Les Atermoiements du PC, du PG, qui court vers les ateliers du PC, choses concrètes, averrées... de quoi donner le tourni, me font penser que sur le terrain électoral, comme dans les luttes, l'indépendance ça paye...

Mais n'oublions pas que "nous vivons une époque épique mais nous n'avons plus rien d'épique". Dommage au demeurant.

Écrit par : JR | 15/10/2009

Toutes ces spéculations sur l'audience des « écologistes » (verts, EE, DCB, CAP21, etc..) sont totallement fallacieuses. Leur score ne tient qu'à une seule chose : le profond désarroi dans lequel est plongé le peuple de gauche devant le triste spectacle donné par le PS et l'absence d'alternative crédible donnée par la gauche radicale. Le vert n'est qu'une valeur refuge dans laquelle s'engouffrent tous ceux qui sont en mal de changement. Et qu'importe si elle est de droite ou de gauche. En attendant de sauver notre condition de travailleur exploité, sauvons au moins la planète.

Voilà comment raisonne l'électeur moyen, et même si ça doit faire hurler toto, ils n'en ont que faire de savoir si DCB roule pour la droite libérale ou pas. Il a une grande gueule, il a su fédérer une bonne partie de l'écologie, et ça, ça plaît.

En ce qui nous concerne (la gauche radicale), il nous faudrait une dynamique équivalente et arrêtons de nous masturber le bulbe avec des débats qui passent à 10.000 mètres au-dessus de ceux qui luttent dans les entreprises. La votation a eu du succès, justement parce que personne ne s'est approprié ce combat (même si certains l'ont récupéré à leur profit). Ce type de collectif est exemplaire parce qu'il n'y a en son sein aucune lutte idéologique entre les « purs » et les « pourris de chez pourris ».

Les querelles de chapelle, on en a tous marre, et si vous voulez un jour dépasser les 6 %, il serait temps d'apprendre à vous adresser au peuple.

Écrit par : Michel | 16/10/2009

Michel, tu es toujours aussi confus.
Le "peuple de gauche", ça n'existe que dans la tête de quelques bureaucrates déconnectés du monde réel. Il n'y a qu'un seul peuple, qui n'est ni "de gauche", ni "de droite", mais traversé de multiples sensibilités politiques avec toutes les nuances (et contradictions) imaginables.
Raisonner en terme de "peuple de gauche", "peuple de droite", séparation arbitraire et artificielle, plutôt qu'en terme de classes sociales et d'opposition entre les deux classes antagonistes du capitalisme, le prolétariat et la bourgeoisie, c'est déjà être totalement à côté de la plaque.

Pour le reste, EE a surtout fait un gros score parce qu'ils étaient les seuls à présenter un projet politique de manière audible. Même si c'était du flan, c'est pas bien grave pour eux.
Maintenant, la question n'est pas de savoir comment faire un "gros score" (mis à part pour les électoralistes) mais comment transformer la société, et dans un premier temps commencer par faire reculer le gouvernement et le patronat.
Sur cette question, ni EE ni les régulationnistes, n'apportent de réponse. Et pour cause...

Écrit par : toto | 16/10/2009

Toto, il s’en fout de faire un « gros score ». Ce qui l’intéresse c’est de « transformer » la société. Comment ? Avec qui ? Mystère et boule de gomme ! On peut bien admettre que tout ne se fera pas par les élections, et encore moins aux régionales, mais sous-estimer avec autant de constance la dynamique qui pourrait ressortir d’une alliance PC-PG-NPA et autres, ça frise l’inconscience. Ce soir il y a une nouvelle rencontre nationale. Le PC qui sent bien qu’il est coincé entre l’OPA que tente EE sur une partie de la « gauche » et du « centre » (OPA dont le PS va avoir bien du mal à se débarrasser)et la possibilité d’un rassemblement à la gauche du PS, va de nouveau tenter le bras de fer. Il n’a qu’une solution pour s’en sortir : pousser le NPA à la faute. Car si la dynamique est enclenchée à la gauche du PS, il sera d’autant plus difficile pour lui de négocier des accords avec le PS. Certains, ici, n’aiment pas « spéculer ». Rien à foutre disent-ils. La lutte ! La Lutte ! La Lutte ! Ok. Dans mon comité j’ai demandé ce que l’on faisait pour le 17 (manif femmes) : silence. J’ai reposé le problème pour les marches contre les licenciements et la précarité : re silence. Hier j’ai vu un copain (du NPA) et nous avons convenu de tenter de mettre sur pied un comité (très large) « d’usagers du pôle emplois ». Pas d’AC ou autres associations du genre ici. Un comité chômeurs CGT en panne avec uniquement des préretraités. Les conditions de la « lutte » c’est cela. Un vrai désert, sauf rare exception. Alors pas de leçons.

Écrit par : Gilles | 16/10/2009

Je suis confus, certes, mais les « travailleurs » ou « la classe ouvrière » sur lesquels tu comptes pour transformer la société, comment crois-tu qu'ils réfléchissent ? Crois-tu qu'ils vont lire le programme de Gotha ou la Lettre de Marx à Engels avant de se foutre en grève ?...

Ils regardent avant tout ce qu'on leur propose. Que ce soit une élection ou une lutte... Les luttes, en 2003, on a vu où cela nous amené. Beaucoup s'en souviennent encore et surtout se souviennent du nombre de boîtes de haricots verts qu'ils ont dû ouvrir pour éponger leur dettes suite à ces luttes qui ont mené nulle part. Ils savent bien ce qui a manqué à ce moment-là. Un programme politique s'adossant à ces luttes et ouvrant des perspectives nouvelles, porté par des organisations crédibles. Je regrette, mais le NPA, même avec le meilleur des programmes, il n'est pas crédible. La belle gueule de Besancenot à la télé, ça ne suffit pas !

Écrit par : Michel | 16/10/2009

Gilles : effectivement, la finalité n'est pas le score mais la transformation de la société. Et dans l'immédiat faire reculer le gouvernement et le patronat.

Un "gros score" pourrait au mieux être un outil, un moyen, certainement pas une finalité. Reste à expliquer en quoi un "gros score" ferait reculer en quoi que ce soit le gouvernement et le patronat.
EE a fait un "gros score" aux européennes, historique même. A-t-on avancé du moindre pouième dans la transformation sociale ou écologique? Évidemment non.

Donc au lieu de prendre les choses de manière simpliste, électoraliste et étatiste, et balayer toute objection comme étant forcément "gauchiste", il y a de réelles questions à poser, aussi bien théoriques que concrètes.

Comme tu le dis, la situation du terrain des luttes demande une implication particulière des révolutionnaires, et la recherche d'une unité DANS L'ACTION, unité qui n'est pas et n'a pas à être politique, mais dans laquelle nous faisons entendre notre message politique. Le b-a-ba du marxisme révolutionnaire en somme...

Écrit par : toto | 16/10/2009

Michel, ton raisonnement fait rêver : il y a eu des luttes défaites, c'est donc que les luttes ça mène nulle part.
Mais il y a eu aussi un paquet de défaites électorales, et tu n'en tires pas pour autant la conclusion que les élections ne mènent nulle part.
On a pourtant vu que même les élections "victorieuses" (sur des programmes bien plus radicaux que PCF-PG) n'ont mené nulle part, si ce n'est à un renforcement considérable du capitalisme.

L'anticapitalisme n'est "pas crédible"? Certes, pour une bonne partie de la population.
Mais pour une bonne partie de la population aussi, le capitalisme n'est pas beaucoup plus crédible. Maintenant j'ai choisi mon camp et je n'ai pas peur d'être minoritaire. Pour l'instant.

Écrit par : toto | 16/10/2009

Il faut se méfier des Verts. Exemple dans la Sarre en Allemagne : http://www.marianne2.fr/Allemagne-vers-une-alliance-droite-liberaux-verts_a182460.html

Écrit par : Gilles | 16/10/2009

Tout net. Depuis plusieurs mois ça n'adhère plus au NPA. c'est le cas dans mon comité et c'est général. Dans le mien on compte déjà 5 à 6 départs et d'autres s'interrogent. Si l'unité échoue, le NPA va perdre plus d'un millier d'adhérents. Je connais le chiffre des cartes qui sont remontées. C'est désatreux. Coninuons à ce rythme. L'unité à la gauche du PS est un premier pas décisif. Il ne sera pas évidemment suffisant. Mais si l'on veut contrer l'opération centre-gauche on n'a pas d'autre alternative. Si on fait en revanche un "bon score", ça remettra un peu de baume au coeur de ceux qui veulent lutter.

Écrit par : Gilles | 16/10/2009

Le "bourrage de crâne" depuis quelques années sur la catastrophe annoncée du type fin du monde millénariste joue à la fois sur la peur et la culpabilisation individuelle au delà de toute appartenance politique: "nous sommes tous coupables et le jugement dernier va nous châtier si nous continuons à pêcher contre Mére Nature

Le score d'Europe Ecologie s'explique tout d'abord pour le peu d'intérêt et de la défiance que les électeurs portent aux institutions européennes et du rejet des partis.

De plus comme tout problème écolo , ne peut se résoudre à l'échelle d'un territoire , le cadre Européen donne une réelle cohérence à ce vote.

Et dans ce cadre quitte à voter, autant voter pour les écolos, çà ne peut pas faire de mal et en plus çà donne bonne conscience.

Il n'est pas ici question de nier la situation écologique, mais de re-situer l'utilisation qui en est faite pour contribuer à ancrer le schéma ni droite ni "gauche".

Écrit par : VERGNES | 16/10/2009

Pas surprenant l'alliance des verts allemand avec la droite. Contrairement à ce que dit le guignol de Marianne (car je ne peux appeler ces gens là "journaliste"), ça n'a rien de nouveau. Cohn-Bendit a déjà fait de même dans les années 90 à l'échelle municipale. Le principe est de dire que l'écologie n'est "ni de gauche ni de droite" et que pour être utile, il faut rentrer dans les exécutifs, que ceux-ci soient sous contrôle de la gauche ou de la droite.

En tant que président du PVE, DCB cherche à imposer cette ligne partout en Europe, à commencer par la France, d'où le fameux "rassemblement" EE, qui n'est en fait qu'une (stratégique) droitisation de ligne par rapport aux Verts.

Reste qu'EE a percé sur un projet politique (même s'il est creux) et non sur le fait d'être "à gauche du PS" ou "à droite du PS".
Ceux qui s'en servent d'exemple pour nous vendre le fait d'être "à gauche du PS" comme projet politique commun sont clairement des charlatans! :P

@Vergnes : le vote EE est certes en grande partie apolitique, en partie un rejet du système institutionnel, mais ça va effectivement plus loin que ça, et on aurait tort de ne pas savoir analyser par exemple le vote ouvrier en faveur d'EE.
Je pense que ça doit remet en cause une certaine vision un peu dogmatique des trotskistes sur la revendication transitoire et le programme d'urgence.
Dogmatisme de la revendication transitoire (élaborée par une avant-garde éclairée, qui seule sait où on va) que je retrouve dans les propos de Gilles ou de Michel, qui nous explique qu'il faut éviter d'être anticapitaliste et anti-étatiste car le peuple (de gauche?) ne serait pas prêt...

Écrit par : toto | 16/10/2009

Premier point d’histoire qui a son importance. Trotski, comme sur bien d’autres points, a été à la remorque sur la démarche transitoire, « inventée » autour de 1921 par Paul Levy et Radeck contre les « gauchistes » allemands, Levy et Radeck prônant des alliances avec les autres courants (majoritaires) du mouvement ouvrier, dans les luttes et les élections. C’est cette « tactique » qui sera en partie appliquée en 1923. Mais les dégâts étaient tels déjà dans le mouvement ouvrier que cette tactique n’a pas porté ses fruits.
Second point Michel et moi, souhaitons « éviter d'être anticapitaliste et anti-étatiste car le peuple (de gauche?) ne serait pas prêt... », selon Toto, fin analyste de notre pensée confuse. D’abord, c’est exact que le « peuple » (comme il dit) n’est ni anticapitaliste, ni anti-étatiste ou alors le NPA serait le premier parti de France et Sarkozy sur le point de partir en exil. Quant à nous on essaye seulement d’expliquer – mais est-ce que cela en vaut la peine ? – à Toto et à ses amis que le minimum serait de forger une alliance au 1er tour avec le PC, le PG, le NPA et les autres, en totale indépendance du PS, sans autre forme de procès.

Écrit par : Gilles | 16/10/2009

Précision : quand je dis que "cette tactique n’a pas porté ses fruits", c'est-à-terme. Car entre 1921 et 1923 le KPD, de petit parti activiste va devenir un vrai parti de masse. Le problème c'est qu'à partir de 1924 les gauchistes et les futurs "staliniens" ("classe contre classe", "feu sur la social-démocratie", etc.) vont faire cause commune pour éliminer les "droitiers" qui le seront, les staliniens vainqueurs puis les fascistes (qui eux surent s'unir) parachevant le travail dans les années 30.

En France aujourd'hui, nul besoin des staliniens et des fascistes, l'obstination imbécile de quelques gauchistes "objectivement" alliés au descendant du stalinisme, vont suffire pour faire capoter une opportunité historique de sortir la tête hors de l’eau.

Écrit par : Gilles | 16/10/2009

Les gauchistes et futurs "staliniens" de l'époque n'avaient effectivement rien compris au principe du front unique.
Sans doute confondaient-ils eux aussi l'unité d'action (dans les luttes) et l'unité politique (dans les urnes).........

S'il fallait parler aux travailleurs en leur disant uniquement ce qu'ils savent et pensent déjà MAJORITAIREMENT, il faudrait arrêter de défendre les sans-papiers, arrêter d'être féministe, etc. Et puis prendre sa carte au PS et à l'UMP qui sont bien plus en phase avec la pensée "majoritaire".
A force de vouloir faire de la revendication transitoire de transitoire de transitoire, ça en devient ridicule.

On ne fait pas du syndicalisme, on fait de la politique, et on se doit de tracer une perspective POLITIQUE. De ne pas se prendre pour l'avant-garde éclairée qui ne formulerait que des revendications transitoires en taisant totalement son objectif final, mais au contraire mener des campagnes politiques alliant ouvertement les deux.
Il est bien de notre devoir de dire tout haut qu'il faut renverser le capitalisme et construire le socialisme, et que la confrontation avec l'ordre capitaliste est la seule réponse pour répondre à nos revendications immédiates.

Écrit par : toto | 16/10/2009

Les gauchistes et futurs "staliniens" de l'époque se foutaient du FUO et autres fariboles. C'était "classe contre classe" et autres joyeusetés. Tout ce qui était à leur droite était déclaré ennemi. Les plus proches surtout. Ça ne t’évoque rien ? De plus, je te l’ai déjà dit, ce que je recommande ressemble à une démarche de FUO, mais ce n’en est pas une. Elle n’est pas un calcul. Je ne vois aucun inconvénient, en effet, à travailler avec des gens qui ne sont pas des « anticapitalistes » purs, etc. Et je n’entends pas les « dominer ». Ce qui était le but du FUO. Nous n’en sommes plus là. Les divisions, les points de vue différents ou divergents sont presque nécessaires. De toute façon, ils ne sont pas prêts de s’aplanir. C’est pourquoi un programme commun doit consigner d’une certaine façon cet état du mouvement. Quand on veut à tout prix trancher on ne sait jamais où cela s’arrête.

Écrit par : Gilles | 16/10/2009

Toto, tu dois être un sacré « rat de bibliothèques » et tu dois passer ton temps à compulser les écrits de nos héroïques prédécesseurs... Et de ce fait tu n'as aucun pied dans la réalité. Ce qui fait que tu ne sais rien faire d'autre que de caricaturer ceux qui ne pensent pas comme toi.

J'explique donc : de dire que les luttes de 2003 n'ont mené à rien, parce qu'il n'y avait aucun projet politique derrière, ne signifie pas que les luttes ne servent à rien. (Ne me fait pas dire ce que je ne veux pas dire...). Simplement à l'époque, le PS qui était le parti d'opposition dominant, n'avait (et pour cause) aucun projet alternatif. Aujourd'hui, ce projet existe, aussi bien du côté du NPA que du FDG. Mais porté par des organisations qui tiraillent chacune de leur côté, ce n'est pas crédible. C'est peut-être pourquoi les travailleurs n'ont pas tellement envie de s'engager dans une lutte frontale contre le système.

Si tu étais un peu plus impliqué dans la réalité sociale, et si, plutôt que de te contenter des refaire le monde au sein de ta section, tu te confrontais un peu avec les « vrais gens », ceux qui travaillent, chôment, souffrent, et désespèrent, tu te rendrais vite compte qu'il y a quelque chose qui ne colle pas dans ta belle mécanique bien huîlée... Toi, comme moi, on peut certainement nous contenter de rester minoritaires dans ce monde capitaliste. On peut même très bien s'en accommoder. Mais pour la grande majorité des travailleurs (et chômeurs), c'est de plus en plus insupportable. Fréquentes un peu plus les restaus du coeur, le secours populaire, les centres d'action sociale. Et tu verras qu'il y a urgence.

Je reviens sur la médiatisation du postier Besancenot. Etre brillant sur un plateau télé est certes valorisant pour votre organisation. Mais cela a-t-il fait avancer d'un iota la lutte des salariés de la poste ? A la limite, je préfère le discours du délégué de chez Conti qui a traité Thibault de « racaille » et qui a exprimé aux Lefebvre et consorts toute la haine de classe des travailleurs en lutte. Là on sentait toute l'émotion d'un ouvrier en face de son exploiteur. Chez Besancenot, il n'y a rien de tout cela. Et les sondages qui le portent au pinacle de la contestation, cela me fait trop penser à la télé réalité : pour Besancenot tapez 1, pour Aubry tapez 2.

Écrit par : Michel | 16/10/2009

@Gilles : en effet, ils se foutaient du FUO et ce n'était justement pas classe contre classe, mais des luttes basées sur des divergences politiques (alors que le FUO consiste à justement rassembler le prolétariat au delà de ses divergences politiques).

Le FUO, ce n'est précisément pas une alliance POLITIQUE, mais un front de classe.

A moins de considérer que les élections NE SONT PAS POLITIQUES (que sont-elles alors?), le FUO n'a rien à faire dans les urnes des élections bourgeoises.

@Michel : je connais sans doute mieux les vrais gens que toi, je ne vis pas enfermé dans le microcosme "G de G", mais au milieu de travailleurs, qui pour la plupart ne blairent pas la politique et surtout la politique institutionnelle. D'ailleurs la plupart font partie des fameux abstentionnistes. Quelques uns votent NPA. Certains votent PS. Aucun ne vote PCF-PG (et oui, je suis dans la population active du privé, plutôt jeune et exploitée, pas au sein des retraités ou pré-retraités du public).
Ce qui est intéressant, c'est que justement une bonne partie (si ce n'est une bonne majorité) des jeunes génération a compris qu'il n'y avait rien à attendre de la politique institutionnelle. La population est moins bête que ne le pensent les avant-gardistes éclairés, adeptes des stratégies conspirationnistes de transition vers une transition vers une transition.......

Ah oui, et on devrait se plaindre d'avoir un porte-parole populaire. Mazette...

Écrit par : toto | 16/10/2009

Pourquoi toto continue de dire des conneries. A-t-il lu le manifeste d'EE? comment peut-il dire une absurdité comme "EE est à droite du PS"? A-t-il lu le programme et les déclarations du PS? Ou croit-il qu'il que le PS s'est réancré à gauche du PG???

Écrit par : rhizome | 21/10/2009

rhizome : j'ai bien lu le manifeste d'EE, et tu le sais car je t'ai déjà répondu sur cette question.
Mais manifestement, tu n'as pas lu les déclarations de ses dirigeants, notamment par rapport au Modem. J'ai pourtant cité et posté quelques articles plus haut.

Par ailleurs, le vote EE est à mon avis beaucoup plus complexe que le positionnement de ses dirigeants politiques.
Comme je l'ai dit plus haut : "Reste qu'EE a percé sur un projet politique (même s'il est creux) et non sur le fait d'être "à gauche du PS" ou "à droite du PS".
" et "le vote EE est certes en grande partie apolitique, en partie un rejet du système institutionnel, mais ça va effectivement plus loin que ça, et on aurait tort de ne pas savoir analyser par exemple le vote ouvrier en faveur d'EE."

En clair, le vote EE est beaucoup plus complexe qu'une simple question de bobos droitiers voulant se donner bonne conscience. Tout comme il n'est pas non plus celui d'une quelconque remise en cause du capitalisme, du productivisme ou quoi que ce soit allant dans ce sens (DCB est de toute façon farouchement productiviste).
L'important, c'est de comprendre que c'est un vote à facettes multiples qui est le fruit d'une réelle sensibilité au thème de l'écologie (bien récupérée par des politiciens habiles).

Plutôt que de s'enflammer en caractérisations hâtives, il est plus intéressant et pertinent de s'en servir pour faire une analyse de la conscience politique du prolétariat aujourd'hui.
Tout comme il est intéressant de comprendre la manœuvre politique à laquelle se livrent les dirigeants d'EE, poussant vers une collaboration privilégiée avec le Modem, plutôt que le PS, en espérant ainsi mettre le PS en position de faiblesse...

Écrit par : toto | 21/10/2009

Toto a raison au moins sur un point. EE veut affaiblir le PS. C’est tirer la leçon de 20 ans de collaboration loyale des Verts sans que cela leur profite et sans que cela modifie très sensiblement la politique écologique des socialistes. Ils auraient pu prendre d’autres alliés ; faire un pas vers la « gauche radicale » (au Portugal les Verts sont alliés avec le PC depuis 10 ans) ; ils ont choisi en France le MoDem ; en Allemagne ils sont en train – semble-t-il – de lorgner du côté de la droite. Il y a deux raisons à cela. La première c’est qu’ils font partie désormais de l’establishment. Il ne faut pas négliger cet aspect des choses. Ils ont des élus et des bouts de pouvoirs à défendre. La seconde c’est que pour eux, le combat écologique transcende le « conflit de classe ». J’ai un vieil ami, député EE, qui vient de l’extrême-gauche, qui reste « anticapitaliste » en ce sens où pour lui capitalisme = productivisme. Mais pour lui le « mouvement ouvrier », ou tout du moins les partis qui s’en réclament, reste profondément « productivisme », attaché au « toujours plus ». Ce qui n’est pas entièrement faux. Dans le « programme » de la gauche radicale, l’écologie, est qu’on le veuille ou non, encore au second plan (voir ce que Jennar à dit là-dessus). Reste à nous à démontrer non pas l’inverse, mais que le combat écologique est partie intégrante de notre programme. Un exemple : pour mois il est plus important de mettre en avant la réduction du temps de travail (32 h, voire plus) que les revendications quantitatives (1.500 euros ; 300 euros, etc.).

Écrit par : Gilles | 21/10/2009

Non toto, tu ne l'as pas lu. EE est clairement antiproductiviste. J'ai cité plusieurs sources.
Alors maintenant, il y a un leader charismatique. Ce n'est pas un chef. Ce n'est qu'un porte-parole. Il ne parle qu'en son nom. Je pense que les verts au sein d'EE ne peuvent pas le piffrer. Donc si, je maintiens: antiproductiviste sûrement, et aumoins alter-capitaliste (de toute façon, un capitalisme antiproductiviste n'est plus un capitalisme). Ce n'est pas une question d'individus mais de programme. Bizarre d'ailleurs que dans le cas d'EE tu te réfères constamment aux discours individuels, et pas au discours programmatique pour proférer une droitisation quelconque, et pas pour le NPA. D'ailleurs, tu nommes calomnie toute référence à l'individualité de Besancenot (notamment son appartenance à la classe moyenne). Ceci étant dit, je n'ai pas lu ta réponse la dernière fois, je sais pas où la trouver et j'ai bien peur d'être déçu si je la lis. (et j'ai pas le temps de polémiquer en ce moment [contradiction performative])

Écrit par : rhizome | 22/10/2009

EE défend bien la relance écologique du capitalisme, c'est-à-dire le productivisme (croissance verte etc). Il n'y a pas d'ambiguïté là-dessus, les faits sont têtus.

Au passage, lire un peu...
http://www.ladecroissance.net/?chemin=textes/daniel-cohn-bendit
http://www.reporterre.net/spip.php?article339

Bon, mais tu as raison, ce qui importe ce ne sont pas forcément les dirigeants d'EE qui en définissent la ligne, mais bien LA LIGNE EN QUESTION.
Et la ligne en question est aujourd'hui de privilégier le partenariat avec le Modem, afin de créer un rapport de force par rapport au PS. L'objectif final étant un gouvernement réunissant ces trois composantes (et peut-être le PCF).
L'objectif est bien un rassemblement sur des bases capitalistes et libérales, et bien-sûr productivistes (en phase avec les bases du PS et du Modem).

Je ne comprends même pas comment tu peux nier cette évidence, qui se passe directement sous tes yeux! Les déclarations se multiplient dans tous les médias.

Concernant l'individualité d'OB, ça n'a rien de calomnieux de reprendre ses déclarations et le fond politique qu'il défend en tant que porte-parole du NPA, qui est logiquement le point de vue majoritaire du NPA.
Ce qui est calomnieux, c'est de reprendre les calomnies d'extrême droite sur sa vie privée, qui s'avèrent évidemment fausses (pas vraiment une surprise).

Écrit par : toto | 22/10/2009

@Toto et rhizome
Je n’ai pas lu le programme d’EE mais j’ai un vieux copain, que j’ai revu cet été, qui est membre d’EE, conseiller de Hulot, et député européen. Effectivement, il est anti-productiviste acharné. Il a même écrit récemment un livre à ce sujet (il avait également fait une bio de Dumont). Nous avons longuement discuté de tout cela une soirée entière et nous partagions les mêmes objectifs. Comme il connait pas mal l’Afrique et moi un peu, nous avons évoqué la question de l’agriculture dans ce pays. Je ne lui ai pas dit alors, mais je pense qu’il y a beaucoup de leurre sur la question de la relance d’une agriculture vivrière dans ces pays. Non pas qu’elle ne soit pas nécessaire pour maintenir des populations à la campagne ou pour satisfaire à des besoins alimentaires locaux immédiat, mais le problème de l’Afrique n’est pas là. Il est que l’agriculture industrielle n’a eu ici que pour objectif de vendre sur le marché mondial (coton, arachide, bois précieux, café…) – ce qui n’est pas forcément un mal en soi – mais au total détriment des besoins alimentaires d’une population en croissance forte. J’avais signalé ces exemples où des Chinois et d’autres louaient aujourd’hui des terres en Afrique pour faire ce que les Africains pourraient faire, s’ils en avaient les moyens. Or là encore il s’agit de produire pour le marché mondial et pas pour les Africains.
Quant à l’histoire de l’alliance MoDem-EE, elle est purement opportuniste, pour le rapport de force avec le PS. J’ai déjà dit ici que le MoDem n’est rien d’autre qu’un simple outil électoral pour Bayrou, qu’il n’a pas au fond de « programme » et qu’il n’est l’expression d’aucune « tendance » dans la bourgeoisie. En revanche la construction d’un parti démocrate à l’américaine est bien dans le projet d’EE et d’une partie du PS. Mais aucun lien avec la défense du « productivisme ». Mais peut-il y avoir un capitalisme qui ne soit pas productiviste ?

Écrit par : Gilles | 22/10/2009

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu