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05/10/2009

Le NPA au bord de la crise… de nerf

Au soir du 1er congrès du NPA, Daniel Bensaïd, valeureux guerrier des années 68, et ancien dirigeant de la LCR durant plus d’une trentaine d’années avait lâché à un journaliste cette impression experte : « Il y a une minorité de « gauchistes » et une autre de « droitiers » ; c’est un bon équilibre… » Sous-entendu, ça n’empêchera pas la majorité de tenir fermement le cap comme elle l’avait fait quarante ans durant à l’époque de la Ligue. Vite dit et problématique. Que la Ligue ait été peu ou prou dirigée pendant cette longue période par la même équipe en dit assez long déjà sur le double langage qu’a pratiqué allègrement la ligue et qui se perpétue au NPA.

 

Sincèrement féministe, mais sans que cela se traduise par la « promotion » d’une femme aux plus hautes responsabilités ; il n’y a pourtant pas manqué de femmes remarquables à la Ligue. Sincèrement prolétarien, mais la Ligue a plus compté de professeurs dans son « noyau dirigeant » que d’authentiques prolétaires. L’exception Besancenot ? Il avait tous les diplômes requis pour enseigner. Besancenot n’est pas à l’évidence un « ouvrier de souche ». Quant à P.F. Grond, professeur, évidemment. La Ligue a eu des ouvriers ; le NPA en compte un certain nombre ; on ne les entend guère. La révolution serait-elle une chose trop sérieuse pour être confié aux prolétaires ?

 

Eh puis il y a cette question encore plus embarrassante de la démocratie. Tout comme la Ligue en son temps, le NPA aujourd’hui, surtout, entend être transparent, une vitrine. Comment pourrait-il en être autrement dans un parti qui combat pour l’extension de la démocratie dans tous les domaines (le socialisme c’est la démocratie étendue, vraie). Passons sur la façon dont s’est déroulé le congrès et sa préparation ; sur ces amendements jamais pris en compte ; ces débats occultés (« Il n’y a pas consensus ! »), etc. Le « centralisme démocratique » ? Supprimé des statuts ! Mais en réalité toujours en pratique. Le centralisme surtout. Ce qui se traduit ainsi : un « parlement » (CPN) de quelque 100 élus qui enregistre les décisions prises à un autre niveau dans la Commission exécutif (CE) par le « noyau dirigeant ». Et, en coulisse, les membres influents de l’ancienne direction de la Ligue qui veillent au grain.

 

Heureusement, et contrairement à LO, il y a dans le NPA (tout comme il y avait dans feu la LCR) des éléments qui ne marchent pas dans la combine. Il y a le droit de tendance. Il y a surtout une vieille tradition de critique. Il y a enfin cet opportunisme qui fait que lorsque l’on s’aperçoit – avec retard et  sans pour autant l’avouer – que l’on s’est trompé, des retournements sont possibles. Ainsi, celui qui avait dit que la rentrée serait explosive, que l’on aurait une crise politique et que la campagne des européennes avait « permis de favoriser l’ancrage et l’implantation du NPA », fait profil bas aujourd’hui. Il est vrai qu’il connait, lui, les chiffres exacts des adhérents du NPA ; qu’il doit se dire qu’une nouvelle campagne électorale dans les mêmes conditions que la précédente, et s’en est fini pour quelque temps du triomphalisme de Besancenot sur les plateaux de télé et à la radio.

 

Mais où veut-il en venir ? A ceci. Contrairement aux certitudes de Daniel Bensaïd, il est clair qu’aujourd’hui la majorité ne tient plus fermement la barque. Que c’est au sein même du « noyau dirigeant » que ça craque, oscille, tangue. On en a des preuves publiques : en juillet la déclaration commune NPA-PG (Mélenchon), ouverte au débat et qui rend l’unité possible ; retour de bâton après la vive protestation des « gauchistes », confirmé à Leucate puis lors du CPN de septembre, où l’on ferme les portes avec comme préalable à un rassemblement au premier tour cette clause de non-participation aux exécutifs ; puis de nouveau l’ouverture avec la déclaration commune (PC-NPA-PG-Alternatif-Fédération) du 28 septembre. Les uns lâchent du lest pour créer les conditions d’une unité la plus large ; les autres freinent des quatre fers avec les « anciens » comme poissons pilotes, pariant même sur un lâchage du PC et un ralliement du PG à notre thèse.

 

Ce n’est pas une impression mais une certitude. Qui ? Et Besancenot, où se situe-t-il ? Anecdotique. Le plus important, c’est que ceux que l’on qualifiait hier avec mépris de « droitiers », ceux qui bataillent depuis des mois pour l’unité, ne sont plus aujourd’hui regardé comme de vilains petits canards. Ces « unitaires » ont même proposé aux éléments « ouverts » de la majorité de construire une nouvelle majorité. Vont-ils finir par emporter le morceau ? Des réunions entre les différentes formations de « la gauche de gauche » sont prévues dans les jours qui viennent. Quel discours y tiendra le NPA ? Celui des « durs » ou celui des « unitaires » ? Quel impact aura surtout l’échec des négociations dans un parti très ébranlé par les résultats des européennes, cette incertitude grandissante sur l'état de nos effectifs et la remise sine die de la « grève générale » (que Besancenot a rayé provisoirement de son vocabulaire) ? De la crise de nerf à la crise tout court, il n’y a qu’un pas. Evitons de le franchir.

 

Commentaires

Cette présentation du NPA est quelque peu caricaturale.
Pas de femme aux plus hautes responsabilités ? Faux
Pas assez d'ouvriers, surement, mais la composition de la classe ouvrière ne se limite pas aux ouvriers de l'industrie. Caissiéres, aides-soignantes, petits boulots, vacataires, chômeurs, les enseignants ,c'est pas la classe ouvrière ????
Le CPN ce n'est pas 100 mais 180 personnes. Parler de combine est insultant pour tous les militants. Nous ne sommes pas des niais suiveurs et nous avons aussi une capacité de réflexion et les moyens de l'exprimer.

Quant à vouloir "gourouser" Besancenot, c'est du niveau de la presse bourgeoise.

Gilles à trouver vouloir charger la mule, tu en deviens de moins en moins crédible

A vouloir absolument noircir la situation, tu finis pas n'y voir plus très clair, et tu sembles souhaiter une crise du NPA. Mais il n'y aura pas de crise, car tous les ingrédients noirs que tu te délectes à énumérer ne sont en aucune façon le reflet de la situation réelle.
Il y a des débats, c'est la moindre des choses dans une organisation démocratique, c'est même un signe de bonne santé.

Il serait grand temps que tu dises concrétement ce que tu souhaites sans tourner autour du pot.

Écrit par : VERGNES | 05/10/2009

Je ne noircis pas le tableau. C’est pire. J’aurai pourtant des éléments autrement plus destructeurs sur certaines pratiques. J’ai fréquenté ces camarades ; je connais. Je les aime bien, mais j’en ai un peu mare d’être ainsi baladé. La démocratie ? Parlons-en. Jai dans mon comité un membre du CPN. Pas un mot sur ce que j’ai appris par mes propres sources sur ce conflit à l’intérieur de la majorité. Pas un mot sur le rappel à l’ordre d’un « vieux de la vieille » quand il sent que l’on s’écarte de ce qu’il croit être le bon chemin. Et ces quelque 100 élus (sur 180) qui votent comme un seul homme (20 votant contre, 10 s’abstenant) sans avoir tout compris des enjeux. On attend plus d’un parti politique qui a perdu entre 1/3 à la moitié de ses membres en moins d’un an. Oui, il faut sauver le NPA mais pas en fermant sa gueule !

Écrit par : Gilles | 05/10/2009

@ gilles

Malheureusement toutes tes affirmations ne sont que des bruits de couloir, des rumeurs invérifiables.
C'est une méthode détestable .
Cela décrédibilise ton blog....et devient méprisant pour l'ensemble des militants que tu prends pour des moutons.


Dommage de faire un si mauvais usage de la liberté d'expression qui préside dans notre organisation.

Défends tes idées, argumentes, tentes de convaincre et arrêtes de débiner sans aucune preuve comme seul argumentaire.

Résumer le débat interne entre les "vieux de la vieille" et les futurs "vieux de la vieille" c'est du niveau du PS pour expliquer la déchéance du PS. Rien de très politique dans tout cela.

Écrit par : VERGNES | 05/10/2009

"toutes tes affirmations ne sont que des bruits de couloir, des rumeurs invérifiables." (Vergnes)

Pure vérité, vérifiée et confirmée par un membre du CPN qui n'est pas de mon courant mais se situe dans la majorité plutôt proche des gauchistes. Evidemment renseignements pris à la source. Sur les "vieux de la vieille", je crains qu'en effet, une fois encore, ils jouent une dernière mauvaise partie.

Écrit par : Gilles | 05/10/2009

@ Gilles

Je te laisses à tes rumeurs et tes ragots

Ton blog n'est plus à la hauteur d'un débat

Écrit par : VERGNES | 05/10/2009

Cet article n'est effectivement pas sérieux et symptomatique de la haine qu'éprouve Gilles pour le NPA.

On peut mener des débats politiques sur l'orientation du parti sans tomber pour autant dans la diffamation et la calomnie.

Quand je vois Gilles pousser la caricature jusqu'à s'attaquer à l'activité professionnelle d'OB, alors que ce genre d'attaque de caniveau était plutôt jusqu'ici l'apanage de l'extrême droite (Soral) ou des staliniens, je trouve qu'il y a des limites qu'il devrait éviter de franchir.
Accessoirement, Gilles ne doit manifestement pas être bien jeune pour croire qu'on peut faire quelque chose d'une licence d'Histoire aujourd'hui.......

Personnellement, je respecte les militants de Convergences & Alternative qui sont des militants honnêtes (pas comme la GU) et qui ont le mérite de suivre une ligne cohérente, même si je suis en désaccord avec celle-ci et que je la trouve erronée.
Débattre sereinement sur le fond politique, c'est le minimum de respect qu'on doit avoir entre camarades.

Mais j'ai l'impression que ce qui pousse Gilles hors de ses gonds, c'est justement que la (méchante) "majorité" est aujourd'hui dans la même ligne que lui, et que ça invalide ses critiques politiques. D'où la diffamation gratuite.
Ce n'est plus du rationnel mais du passionnel...

Écrit par : toto | 06/10/2009

Toto tu perds ton sang-froid.
D’abord je n’ai aucune haine contre le NPA. Bien au contraire. J’ai toujours été pour cette démarche (parti large, de masse, etc.) et j’ai été délégué au congrès de la LCR sur cette base là, celui qui avait décidé de s’engager dans le processus constituant. A ce titre j’ai localement et nationalement bataillé contre UNIR alors que je partageais avec eux certains doutes sur la volonté de la direction de la LCR d’aller dans cette voie. Il se trouve que le processus constituant n’a fait, malheureusement, que me confirmer dans mes craintes. J’ai de nouveau bataillé, mais encore dans le cadre de la majo, présentant plusieurs textes de contribution et une série d’amendements décisifs. Dans les réunions nationales je me suis retrouvé, non pas face à la nouvelle génération (qui ne répondait pas), mais face à l’ancienne (Sabato, Joshua, Krivine…). J’ai en effet un tout autre bilan de la LCR que j’ai contribué à créer dans les années 60 (adhésion en 1986 jusqu’à 1986 ; ré-adhésion en 2005). Sur tous les points importants (le fantasme de la grève générale insurrectionnelle, le « révolutionnarisme », la question des institutions, la question de l’unité de la « gauche de gauche », le substitutisme par rapport aux syndicats, l’explosion sociale, etc.), je suis souvent intervenu. Ce qui se passe actuellement me donne raison. C’est la majo qui est en train de casser la construction de ce nouveau parti. Et effectivement ça me met en rage. Nous avions tout pour réussir et nous brûlons nos cartouches. A tel point que nous avons permis au PC de redresser la tête. Il est encore temps de redresser tout cela, mais il faudrait une direction compétente. Elle ne l’est pas.

Je veux rajouter ceci. Dans un meeting, il y a un an, je suis intervenu pour contrecarrer l’hypothèse que formulait Alain Krivine comme quoi nous allions vers une explosion sociale. Preuves et exemples locaux à l’appui (je suis militant de la CGT et je travaille dans l’industrie de l’agro-alimentaire et l’industrie nautique comme ouvrier). Alain m’a répondu qu’en effet une autre hypothèse était possible. Il se trouve que c’est la mienne qui a été vérifiée.

Écrit par : Gilles | 06/10/2009

adésion en 1968 et pas 1986 évidemment

Écrit par : Gilles | 06/10/2009

Ton CV ne prouve rien. Tes textes, allant jusqu'à reprendre l'argumentation calomnieuse de l'extrême droite sur OB, parlent d'eux-mêmes.

Par contre, tu confirmes ce que je disais : tu n'es pas très jeune et manifestement pas très au fait de la réalité de la jeunesse aujourd'hui.

Le problème de la grève générale est à mon avis plus complexe que l'analyse simpliste et catégorique que tu en fais. L'excès de caricature n'a jamais été une bonne manière d'argumenter.
Dommage, car le débat pourrait être intéressant sur la manière d'envisager ces questions, s'il était mené sérieusement.

Écrit par : toto | 06/10/2009

diffamation, calomnie, haine???

Je ne les vois pas...

"gourouser" ou "calomnier" Besancenot, je ne le vois pas.

Quelqu'un pour me décrypter ce qui se passe?

Un point de désaccord par contre: le CPN n'est pas une chambre d'enregistrement.

Cependant, un truc qui m'a choqué, c'est entre juin et août, le revirement des militants sur la question des alliances. Dont des piliers régionaux de la LCR. et c'est vrai que de l'extérieur, ça donne l'impression d'un fonctionnement grégaire... ou de la discipline de parti, je sais pas...

Écrit par : rhizome | 06/10/2009

Pas de disciple de parti mais quelque chose qui n’allait pas manquer de péter à la gueule du « noyau dirigeant ».

Résumons : la ligne initiale du NPA (explosion sociale, grève générale, double pouvoir…) était déjà une surenchère par rapport à ce que disait la Ligue. Il ya eu, comme je l’avais très bien vu, et contrairement à la fable de la « construction du NPA par le bas », accord au sommet entre le « groupe Besancenot » appuyé par les historiques de la LCR avec deux courants « gauchistes » dont un issu de LO. C’est cet accord qui est en train de se fissurer. Besancenot, Grond et Borras (surtout) développent actuellement une thèse plus souple sur les alliances. Ils ont été contrecarrés au CPN par les « durs », et « l’attaque » est partie d’un historique de la LCR qui s’était depuis la création du NPA abstenu d’intervenir dans les débats du CPN. S’il a fait ça, c’est qu’il sent très bien que quelque chose leur échappe. Quand je dis que le CPN (180 membres, mais seulement 130 participants) est une chambre d’enregistrement, ce n’est en effet pas tout à fait exact. Disons plutôt que le CPN (élu d’une façon assez curieuse) n’est pas représentatif du sentiment dominant dans le NPA qui a perdu depuis sa création entre 1/3 de ses membres, si on est optimiste, et ½ si on est pessimiste. Je penche moi pour le chiffre de 6.000 militants, chiffre corroboré par une indiscrétion de PF Grond à un journaliste.

En d’autres termes ça flotte au sommet. Mais le « noyau dirigeant » craint que les « gauchistes » provoquent une crise dans le NPA. Et je rejoins Grond là-dessus. Mais je maintiens que c’est de leur faute.

Evidemment je regrette tout ça. Il y avait il y a un an un vrai engouement pour la création d’un parti anticapitaliste large et ouvert. Cette alliance au sommet a fermé les portes et verrouillé. On voit le résultat. Le PC s’appuyant sur l’aubaine du PG qui redresse la tête alors qu’il est dans un sale état, et surtout plein de débats de fond qui n’ont pas pu avoir lieu.

Écrit par : Gilles | 06/10/2009

« Par contre, tu confirmes ce que je disais : tu n'es pas très jeune et manifestement pas très au fait de la réalité de la jeunesse aujourd'hui. » (Toto)

Tu sais que tu es grave Toto.

Il se trouve que j’ai des enfants, de deux générations différentes, des neveux et des nièces surtout avec tous les profils imaginables (prof, graphiste, chômeurs, intérimaires dans le bâtiment ou l’agroalimentaire). Je suis moi-même intérimaire après 35 ans de journalisme (pour compléter ma retraite). J’ai surtout de bons contacts dans le NPA avec de jeunes ouvriers apprentis qui sont, étonnant, sur ma ligne. Sur Besancenot, je dis simplement, tout comme moi d’ailleurs, ce n’est pas un « ouvrier de souche ». Ce n’est pas une injure c’est une constatation. Je disais également que la vieille direction de la LCR n’a jamais été vraiment en contact avec ce qu’est la condition ouvrière. Il l’a juge de l’extérieur. Enfin, leur expérience du syndicalisme (j’ai pour ma part 20 ans de syndicalisme à la CGT) est nulle. Quand Sabato explique (à France culture) qu’à partir des années 80 beaucoup de camarades se sont « réfugiés » dans le travail syndical, on comprend tout. « Réfugié », tu parles, quand il s’agissait de se farcir le PC (d’expérience), ce n’était pas une sinécure. Et si nous avons fait alors beaucoup de travail syndical, c’est que nous avions notre claque des débats internes dans la LCR. Je rappelle pour mémoire que Sabato a milité dans le milieu des années 80 pour une alliance avec le courant « lambertiste » (ex-PT, POI actuellement). C’est dire à quelle genre d’extrémité on en arrive parfois à force d’être hors de la réalité.

Écrit par : Gilles | 06/10/2009

Toto,

si ça t'intéresse, je peux te faire parvenir par mail une lettre ouverte que j'avais écrite en décembre 2008 à cette direction historique. Tu verras que ce que je dis dans cette lettre, c'est vérifié depuis.

Écrit par : Gilles | 06/10/2009

C'est drôle, mais ce que décrit Gilles, ça ressemble curieusement à ce que j'ai moi-même vécu dans la LCR des années 70.

Cherbourg, ville portuaire avec un PC très fort dans l'industrie navale (Arsenal, Constructions Mécaniques,...). Et un groupe Ligue qui est en train d'essayer de s'implanter dans la classe ouvrière. Tant et si bien qu'après 10 ans d'efforts, nous (la Ligue) sommes à la tête des principales luttes qui aboutirent en 1979 à une explosion sociale sans précédents (mieux qu'en 68). Nous avons tous milité à la CGT où nos idées ont fait leur chemin, au point de voir le secrétaire de l'UL adhérer à notre organisation.

Durant cette période, on a eu à se coltiner un PC très stalinien et très agressif, et le débat dans la CGT était très très tendu. D'autant plus que nous étions en pleine lutte contre le nucléaire, dans une des régions la plus nucléarisée de France. Mais malgré quelques voyages du camarde Krivine qui a tenu quelques meetings en nos murs, aucun soutien du « national » qui nous a bien laissé nous démerder dans notre coin. Les débats internes de la LCR, c'était des kilos de bulletins internes aussi redondants qu'indigestes, et tellement coupés de la réalité. (je me demande si c'est pas toto qui les a écrit...)

Les anciens (dont moi-même) ont fini par abandonner la politique et s'en tenir au travail syndical. Puis, en 2004, un congrès qui me semblait plus prometteur que les autres, et surtout avec en point de mire, l'unité avec LO. J'ai ré-adhéré sur ces bases. Je me suis trompé. L'accord avec LO a été une catastrophe. On s'est marginalisé un peu plus sur la ville. Heureusement que 2005 est arrivé avec le non au TCE. Les collectifs antilibéraux ont commencé à prospérer et l'extrême gauche recommençait à être crédible... La suite, on la connait !...

Écrit par : Michel | 06/10/2009

Entre le pipeau sur les effectifs, l'ouvriérisme stalinien et tout le reste, ça vole haut...

Moi ma critique, c'est que l'exécutif est quasiment autant déconnecté du terrain que Gilles, ce qui explique qu'il adopte les positions de Gilles, qui ne sont que celles dans lesquelles essaient de nous pousser les médias bourgeois et la bourgeoisie en général. Tu as raison de souligner que Fred Borras adopte une position très droitière aujourd'hui, qu'il a du mal à justifier sans des pirouettes assez étonnantes.

Sur les BI interminables, c'est effectivement ridicule et j'espère qu'on en est définitivement sortis avec le NPA.

Quant au rôle du NPA et à ses tâches dans la période, nous avons effectivement des désaccords de fond, de nature politique. Ce serait bien de s'en tenir au débat politique et pas à la calomnie, à la diffamation, à la caricature...

Au passage, Gilles, tu sors des énormités sur la fraction par exemple, qui n'a jamais été vraiment dans le NPA et certainement pas proche de la direction de la ligue, bien au contraire.
D'ailleurs, tu omets de signaler que l'essentiel de la direction de la ligue constituait plutôt l'aile droite au congrès de fondation, défendant notamment le fait de ne surtout pas mettre "révolutionnaire" dans le nom. Et qu'elle a failli être mise en minorité par les délégués au congrès.
Comme quoi ta vision très particulière et très subjective des rapports de force à la base, est particulièrement discutable.

Écrit par : toto | 06/10/2009

Tous les anciens membres de LO ou de Voix ouvrière que je connais (plusieurs localement) sont bien actuellement dans la majorité. Ils votent avec la majorité et la suivent mais effetivement, quand elle s'éloigne un peu du point où s'est fait l'accord, alors oui elle s'émeut. Mais comme elle n'a pas, cette "tendance masquée", de perspective autonome, son seul souci est bien de s'accrocher à la majo.

Écrit par : Gilles | 06/10/2009

Je ne sais pas de quels "anciens membres de LO" tu parles, car historiquement il y en a un certain nombre.
Jusqu'ici, je comprenais que tu parlais de la fraction l'Étincelle dont une bonne partie n'est toujours pas dans le NPA aujourd'hui, et qui n'a depuis le début qu'un statut d'observateur et n'a pas pris part à la construction du NPA (mis à part des militants à titre individuel).
Les "consignes" de la fraction jusqu'ici sont de ne pas prendre part "officiellement" aux débats internes du NPA (le reste je ne m'étends pas car c'est un forum public ici). Donc effectivement, je ne vois pas bien ce que tu veux dire, mais j'ai la forte impression que tu fabules (tout en faisant passer tes dires pour des vérités avérées).
A moins que tu ne parles pas de la fraction, auquel cas 1/ je retire ce que j'ai dit 2/ tu devrais préciser de qui tu parles...

Écrit par : toto | 06/10/2009

Comment faites-vous pour connaître les effectifs? Il y a eu recensement?
Je me souviens qu'en mai-juin, y'avait eu une mini polémique qui s'était terminée comme ça:
http://www.rue89.com/2009/07/08/folklorique-de-dire-quil-y-a-une-desertion-des-militants-du-npa

Donc, d'où viendrait le chiffre de la perte d'effectifs?

Écrit par : rhizome | 06/10/2009

Ex d'un comité annonçant 27 membres. En réalité seulement 22 ont repris ou pris leur carte en 2009. Et sur ces 22 très peu sont à jour de cotisation. Le comité LCR avait une dizaine d'adhérents. On a donc plutôt doublement des effectifs que triplement, voire plus comme cela a parfois été annoncé.

Mais je connais des comités à 35 descendus en six mois à 15.

Plus globalement ce comité de 27 (en réalité de 22) a vu passer en outre 20 à trente personnes qui ne sont venues qu'une, deux ou trois fois.

Pour connaître les chiffres, rien de plus simple que de compter les cartes comme la fait le PS qui est passé de 150.000 membres à 65.000 membres.

Ce chiffre pour le NPA entre 5000 à 6000 n'est qu'une indication ; la sphère d'influence est évidemment plus large ; des gens se recommandent du NPA mais n'en font pas partie formellement. J'en connais.

Écrit par : Gilles | 06/10/2009

Faire des calculs sur un seul comité, pour en tirer des déductions à toute la France, c'est totalement ridicule.
Gilles fait semblant d'avoir des chiffres, tout comme il fait semblant de connaître ce qu'il se passe dans la direction........ et qu'il raconte n'importe quoi, comme le coup à propos de la fraction.

Gilles, à force d'outrances et d'excès de caricature, plus personne ne croira un moindre mot de ce que tu dis. Reprends-toi!

Écrit par : toto | 06/10/2009

J'ai eu il y a quatre mois les chiffres d'une cinquantaine de comités ; j'ai eu plus récemment de nouveaux chiffres sur ces mêmes comités. J'extrapole à partir de là. Mais mes chiffres sont corroborés par d’autres sources. Sur la direction mais je pourrais te donner des noms. C’est ce que tu veux ? J’ai discuté ce week-end avec des « vieux » comme moi, qui connaissent bien le fonctionnement de l’ex-LCR, on en arrive au même constat. Quant à la question des divergences dans la majo, j’en ai eu la confirmation de la bouche même d’un membre du CPN, ex-LO. Je n’invente rien. Mais je n’en suis pas étonné, c’était dans l’ordre des choses.

Écrit par : Gilles | 06/10/2009

A partir du moment où la "majo de la majo" s'est ralliée au point de vue de la mino, il est normal qu'il y ait des divergences.
Et des divergences, c'est la moindre des choses pour une orga démocratique, j'en ai aussi avec mes camarades qui se situent à l'aile gauche du parti. C'est plutôt sain.

Écrit par : toto | 06/10/2009

Gilles, c'est le général Rondeau.
Il dispose d'un tas d'infos qu'il note sur son petit carnet, il a ses réseaux,des relations privilégiées, il est au coeur de tout et recoupe les informations et publie tout cela sur son blague-note.

Moi aussi j'ai un copain dont le copain lui a confirmé que j'avais un copain dont le copain...

Tu cites SabaTo ??? T'es sûr? Toi le vieux qui connaît tout le monde et à qui tout le monde fait des confidences off, tu ne confondrais pas les noms par hasard ?

Allons Gilles, argumentes politiquement ta position actuelle et cesses de tourner en rond dans des couloirs dont les bruits ressemblent de plus en plus à des bruits de chiottes.

Écrit par : VERGNES | 06/10/2009

Juste un mot sur la fraction "Etincelle" qui vivait de beaux jours sur l'arsenal de Cherbourg . Ils se sont effectivement ralliés au NPA lors du congrès fondateur. Ils ont même proposé des amendements, notamment celui qui devait entériner leur organisation en tendance au sein du NPA. C'est là que j'ai quitté...

Écrit par : Michel | 06/10/2009

Le débat devient de moins en moins politique et de plus en plus agressifs. Il y en a qui se complaisent là-dedans. Pas moi.

Écrit par : Michel | 06/10/2009

Nouveau "post" si j'ose dire, puisqu'il est question de la Poste et de la démocratie.

Écrit par : Gilles | 06/10/2009

J'ai demain une rencontre PCF-PG-NPA-LO-GU-MRC-POI-etc, et je tombe ce soir sur une intéressante empoignade au sein du NPA.
Eh bien je ne m'en réjouis pas. Car rien de tel que des bisbilles entre camarades qui pensent à peu près la même chose pour ouvrir une autoroute à Sarko et sa bande. Car chez Sarko & C°, on ne pense pas, camarades, on compte. Et rien de tel qu'un bilan bidouillé pour resserrer les rangs.
Alors nous autres, PCF, PG, NPA et autres révolutionnaires, mettons de côté nos querelles internes, voyons ce qui nous rassemble, misons sur sur du positif, comme par exemple l'éradication du capitalisme et les lendemains qui chantent. Ça serait plus intelligent.
Vous croyez pas ?

Écrit par : Mimi vaurien | 06/10/2009

Merci Mimi Vaurien!

Écrit par : rhizome | 07/10/2009

Pour Toto et Vergnes

L'ammendement qui tue : "impliquant le refus de tout accord de gestion
et par conséquent le refus de participer à tout exécutif avec eux », n'a été voté que par 57 membres du CPN.

Tout cela pour confirmer ce que je dis

Écrit par : Gilles | 07/10/2009

Tu pipotes totalement Gilles. Les 57 voix contre 42, c'est sur une question de formulation entre deux versions refusant tout accord de gestion dans tous les cas.

L'amendement C&A a lui fait 10 "pour" (et 106 "contre") si je ne m'abuse...

Écrit par : toto | 07/10/2009

Entre "impliquant le refus de tout accord de gestion et par conséquent le refus de participer à tout exécutif avec eux" et "impliquant le refus de tout accord de gestion", effectivement la différence apparaît infime.
Mais si le premier amendement prend le besoin de préciser : "et par conséquent le refus de participer à tout exécutif avec eux", c'est peut-être qu’il y avait un doute. Car comment expliquer que la majorité se divise sur ce qui apparaît dérisoire à toute personne sensée ?
Un peu schizophrénique ce CPN.

Écrit par : Gilles | 07/10/2009

A croire que tu n'as pas suivi les manoeuvres du PG depuis des mois pour faire semblant d'être "indépendant du PS" (et faire les innocents : "ah bon? quel rapport avec les exécutifs?").
Tous les mots ont de l'importance. Toute phrase sera interprétée. Mieux vaut être trop clair que pas assez. Ça évite les mauvaises surprises.

Le problème ne vient pas de ce point (tout à fait juste), mais du fait qu'il n'est accompagné d'aucun contenu politique pouvant le justifier (car il ne peut être qu'une CONSEQUENCE du contenu politique).

Écrit par : toto | 07/10/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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