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28/09/2009

La « gauche radicale » la plus bête d’Europe

Les résultats électoraux des législatives d’hier en Allemagne et au Portugal devraient, normalement, faire réfléchir « notre » gauche radicale française (NPA, LO). An Allemagne, Die Linke enregistre une belle poussée, passant de 8,7 % en 2005 à plus de 12 % nationalement (80 sièges), avec de gros scores dans certains Land comme dans le Brandebourg (27,7 %) à l'Est, Die Linke devenant le 1er parti parmi les chômeurs. Au Portugal, l'ensemble de la gauche « antilibérale » effectue également un bond en avant obtenant au total 31 élus : 16 pour le Bloc de gauche, 15 pour la Coalition démocratique et unitaire (CDU), alliance des communistes et des écologistes. Notons, cependant, que les partis au pouvoir dans ces deux pays, la CDU en Allemagne et le PS au Portugal, même affaiblis, resteront « aux affaires ». Comme quoi, la crise économique avec ses conséquences sociales, n’a pas pour effet, comme le croyaient naïvement « notre » gauche radicale, d’ouvrir des crises politiques. Pour qu’une telle crise survienne, faut-il encore qu’il y ait des alternatives aux pouvoirs en place. Nous en sommes encore loin.

 

Mais pendant ce temps là, que fait notre « gauche radicale » française ? Voilà comment la direction du NPA présente l’enjeu des régionales de mars 2010 : « Une large majorité  de membres du CPN a considéré qu’il convenait de mener bataille sur le terrain unitaire en mettant en avant l’incompatibilité  programmatique entre ceux qui veulent rompre avec le système et ceux qui veulent l’aménager. » Ce que, en termes plus crus, il y a quelque mois, des camarades majoritaires de mon comité traduisaient ainsi : « pas d’alliance avec ceux qui veulent se prostituer avec le PS ! » C'est-à-dire avec le PC et le PG. Notons qu’il y a eu, les 19 et 20 septembre dernier, une vingtaine de camarades du CPN pour considérer que la position majoritaire était encore trop « droitière ». « Notre politique dans les élections, expliquent-ils, privilégient les seuls appareils et négligent la base et les luttes […] les dernières élections ont montré une défiance importante dans les classes populaires pour la cuisine électorale », etc.

 

Bref, sans jamais le dire ouvertement, ces camarades considèrent que le NPA ferait passer les élections avant les luttes. Diable ! Mais la position majoritaire est-elle si différente finalement de celle de ces 21 camarades ? Au vue de ses conséquences, non. Les obstacles mis par la majorité du NPA à la réalisation d’une unité la plus large possible à la gauche du PS sont tels qu’ils reviennent en effet à ce qu’aux prochaines élections nous nous présenterons seuls, comme aux européennes. Avec vraisemblablement le même résultat. Or les positions, en apparence les plus claires, les plus limpides, ne sont pas forcément les plus intelligentes. Car il s’agit bien là d’intelligence tactique. Combien d’électeurs, de salariés sont en effet intimement persuadés que la seule alternative c’est de « rompre avec le système » ? Une infime minorité, même dans l’électorat de notre « gauche radicale ». Cette rupture ça se construit, et pas à coups d’invectives et de discours, mais dans une dynamique de rassemblement. C’est pourquoi le rassemblement est la condition sine qua non de la construction d’une dynamique, préalable au débat sur la rupture, seul moyen de se faire entendre et de convaincre.

Commentaires

Ces comparaisons n'ont aucun sens! Le Bloc de gauche au Portugal s'est construit sur des bases ANTIcapitalistes, comme le NPA. Et il ne cogère pas les institutions avec les soc-dems ni les antilibéraux.

C'est bien la preuve qu'il est possible de tracer une perspective ANTIcapitaliste aujourd'hui, et ne pas se contenter de cogestion social-libérale autour de l'illusion d'un capitalisme régulé, protectionniste, l'ALTERcapitalisme que nous promettent le PCF et le PG.

La stratégie du renoncement défendue aujourd'hui par la direction du NPA, proposant de s'aligner sur les positions antilibérales/altercapitalistes du PCF et du PG pour ne surtout pas les froisser, passe totalement à côté du rôle du NPA dans la période. Celle d'une crise du capitalisme d'ampleur rarement égalée, où il est indispensable d'ouvrir des perspectives clairement ANTIcapitalistes.

Mais pour certains, peu nombreux heureusement, ce n'est jamais assez. Il faudrait en plus que le NPA prône une alliance de cogestion avec le PS. Tant qu'à renoncer, ils veulent pousser la logique jusqu'au bout!

Qu'il y ait une vingtaine de membres du CPN qui refusent cette logique actuelle, c'est déjà ça. Que ça leur vaille de se faire traiter de "gauchistes" en dit long sur l'état d'esprit et les objectifs de certains...

Écrit par : toto | 28/09/2009

Mouais...
La gauche de gauche en Europe n'est pas non plus aux affaires. Ils font des "beaux scores", mais qui sont pas faramineux non plus. Une alliance FDG-NPA aux européennes les aurait massacré. Donc bon... je ne lorgnerai pas sur la "réussite" outre-rhin et au fond de la péninsule ibérique.

Ensuite, bien que j'adhère à l'idée d'un rassemblement de toute la gauche en France, c'est pas une question de "rupture". Et cette "rupture" est avant tout un "discours". Quand on creuse un peu le débat "réforme ou révolution", on voit que c'est avant tout du vent. Je ne dis pas que ça veut dire qu'il n'y aurait pas de changement ou que celui-là ne serait pas "radical", simplement, je n'arrive pas à voir où la radicalité des uns serait "rupture" et où la radicalité des autres ne le serait pas.
ça c'est mon premier point: Le PG, PCF, les Verts sont (ou ont des composantes) radicaux. ils ne placent pas les "ruptures" au même endroit.

Le second, c'est qu'entre notre système et celui souhaité par les gauches, il y a forcément une transition. Celle-ci n'est pas prise en compte. On ne passe pas d'un capitalisme financier à une société démocratique, sociale, écologique etc. d'un soir au lendemain matin.
Dans le cadre d'une transition, je trouvais très intelligent le programme d'Europe Ecologie qui vise la sortie du capitalisme peu à peu, en proposant une politique "de gauche". Alors que le NPA, lui a proposé, avant la réalisation de l'utopie, "des mesures d'urgence", pas franchement toutes réalisables, qui s'inscrivent dans le hic et nunc, au lieu de penser cela dans un processus, un temps qui passe, et qui mène, in fine, à l'écosocialisme du XXIe siècle. A mon humble avis, il faudrait réussir à penser que le FdG est une instance de transition, un trépied. Je ne pense pas que la lutte contre le néolibéralisme soit moins bonne que la lutte contre le capitalisme. Ce premier point d'accord est important. Sur le capitalisme, c'est avant tout un problème de définition. Au NPA, on la définit comme un système socio-économique qui vise à la maximisation des profits pour un tout petit nombre de citoyens déconnecté du reste de la sphère sociale. Si les partis s'entendaient sur cette définition, du PC aux verts en passant par le PG, la fèd, les alternatifs, GU, tous seraient d'accord pour dire que c'est de la merde. Mais le capitalisme n'est pas que ça, malheureusement. Le consensus de la social-démocratie y adjoint des éléments qu'on a du mal à voir disparaître: services publics, protection sociale... Un éclaircissement entre les partis sur ce point là serait intéressant. Je sais déjà qu'ATTAC prépare ses réflexions sur le capitalisme. Nous verrons là où cela les mène...

Enfin, et malgré tout: il n'y a pas de majorité de gauche dans notre pays. nos idées de gauche ne sont pas forcément majoritaires. ET dans ce cadre là, il faut chercher à gauchiser les partis comme le PS ou certains verts à la con, mais il faut aussi accepter qu'un moindre mal est mieux qu'une défaite absolue. Et là, il faut accepter de payer le prix d'une majorité: à quel sacrifice sommes-nous prêts pour produire une majorité de "gauche" ou "progressiste"? Là j'admire le consensus chez Europe Ecologie qui a réussi à orienter bien à gauche le programme, alors que les rangs sont majoritairement "libéraux".
La gauche "rouge" en compte bien moins, et arriver à un accord me semble dès lors réalisable.

Écrit par : rhizome | 28/09/2009

Pôvre Toto !
Décidément, rien ne lui convient. Le Bloc de gauche serait « anticapitaliste » et pas « antilibéral ». S’il est l’un, il est l’autre. Le Bloc est le produit d’une alliance, d’un rassemblement entre différents courants de la gauche radicale portugaise (ex-maoïste, trotskiste…), l’autre pôle étant le PC avec des verts radicaux. Le Bloc est ce que n’a pas réussi à faire le NPA qui est en gros l’ancienne LCR élargie à des individus venant d’autres horizons, mais sans ossature, incapables de contrer le noyau dirigeant de l’ex-LCR. D’où l’incroyable arrogance de cette direction qui croit avoir tout prouvé parce qu’elle a triplé les effectifs de l’ancienne formation profitant d’une incroyable mansuétude des médias vis-à-vis de Besancenot pendant quelques années, en faisant il y a quelque mois encore (avant les européennes), le principal opposant à Sarkozy. Le problème n’est pas de savoir que le PC est pour la « cogestion » des exécutifs avec le PC, ça fait un bon bout de temps que nous le savons. Il est plutôt comment faisons-nous pour convaincre ceux qui espèrent dans un renouveau « radical » de la gauche se débarrasser de cette illusion. Pour l’instant, notre orientation est un échec.

Écrit par : Gilles | 28/09/2009

"Pour l’instant, notre orientation est un échec." => effectivement, s'aligner sur les positions antilibérales/altercapitalistes du PCF-PG n'est pas la meilleure manière de les convaincre d'aller vers l'anticapitalisme. C'est plutôt leur donner raison.
Le NPA fait fausse route aujourd'hui... Certains n'ont pas compris l'enjeu de la période!

Quant au Bloc de gauche au Portugal, il a les délimitations du NPA (anticapitalisme) et s'il y a aussi des ex-maoïstes dans ce "Bloc", c'est dû à la configuration politique locale. En France, il n'y avait malheureusement pas d'autres forces politiques prêtes à se lancer dans la constitution d'un nouveau parti anticapitaliste.
C'est effectivement une difficulté à prendre en compte. Chaque pays a ses spécificités.

Écrit par : toto | 28/09/2009

Le NPA s'est donc, selon toi, aligné sur les positions antilibérales/altercapitalistes du PCF-PG. Mais alors, pourquoi l'unité ne peut pas se faire. Ce que tu dis, toto, est proprement absurde.

Écrit par : Gilles | 28/09/2009

L'unité ne peut pas se faire
1/ parce qu'ils (PCF-PG) n'ont jamais eu l'intention de la faire, leur but est uniquement de gagner la bataille médiatique à ce sujet
2/ parce que malgré l'alignement programmatique, le PCF-PG souhaite absolument cogérer avec le PS, ce qui reste un point de rupture avec le NPA (heureusement!).

Il est vrai qu'en acceptant de s'aligner sur une ligne antilibérale/altercapitaliste, l'indépendance par rapport au PS n'a plus beaucoup de sens.

Le problème, c'est que cet alignement est purement tactique (je me doute bien que notre direction ne s'est pas convertie au capitalisme), pour essayer d'obtenir un accord d'alliance alors que les bases politiques d'une telle alliance n'existent pas aujourd'hui.
Du coup, c'est soit sur leurs bases, soit sur les nôtres. De manière totalement incompréhensible car le rapport de force est en notre faveur, notre direction choisit de s'aligner sur les leurs...

Écrit par : toto | 28/09/2009

@ Gilles,

Il faut lire la résolution d'étape et ne pas lui faire dire ce qu'elle ne dit pas.
Je cite:
"C'est ce dont nos élus seront les relais et porte paroles autour d’un programme de mesures d’urgence contre l’offensive patronale, en opposition déterminée à la politique gouvernementale et à l’extrême droite, dans l’indépendance vis-à-vis du PS et du parti des Verts. impliquant le refus de toute majorité de gestion et par vers conséquent de participation à tout executif de région avec eux."

Rien n'indique que nous exigeons que nos partenaires ne participent pas à l'éxécutif même si pour notre part nos élus refusent d'y participer.
Nous parlons de mesures d'urgences et non de la totalité de notre programme.

"b) dans ce cadre général, un accord sur une plateforme de mesures sociales et écologiques adaptées aux prérogatives des conseils régionaux : sur l'éducation, la formation, les transports, les services publics, sur l'emploi, l'environnement, le logement, l'agriculture, la culture... avec pour point d'orgue la mobilisation des fonds publics au service des intérêts généraux de la population et donc le refus de toute subvention aux intérêts privés et patronaux. Un programme qui tranche avec les déclinaisons locales des politiques d'adaptation au capitalisme menées par des majorités d'union de la gauche sortante, un programme prenant appui sur l'organisation et la mobilisation des classes populaires pour qu'elles se donnent les moyens de contrôler et décider."

Une fois encore, il est réaffirmé notre prise en compte des problémes concrets de la Région comme illustration de notre programme,sans nécessairement dévellopper l'ensemble de notre programme anticapitaliste.

"La question du deuxième tour n'est pas la discussion prioritaire. C'est une question tactique qui dépend des rapports de forces, notamment des résultats du premier tour. Notre objectif est d'impulser la plus large dynamique pour battre la droite et infliger une défaite Sarkozy et elle dépend d'abord du premier tour."

C'est clair, la position au 2éme tour n'est pas un préalable à une alliance au 1er tour.
Nulle part dans ce texte il est signifié que nous exigeons de nos partenaires qu'il ne participent pas aux exécutifs.

Il n'est guère constructif de stigmatiser en permanence le NPA en ne le regardant qu'avec des lunettes à visée sectaire. La nuance est autorisée, çà rend souvent le message plus crédible.

@ toto

Le pragmatisme n'est pas toujours un vilain défaut, tant qu'il permet de faire avancer, ne serait ce qu'un peu, notre projet.
Ce n'est pas tout ou rien, c'est avançons en avançant.

Et à t'entendre affirmer que l'unité ne peut se faire, j'entends surtout ne faisons rien pour aller vers cette unité.

Écrit par : VERGNES | 29/09/2009

Je sais lire.

La motion dit que pour le 1er tour, il s'agit d'obtenir "un accord national sur une plate-forme pour des élus porte paroles et relais des luttes des salariés et des opprimés, des exigences sociales et écologiques, autour d’un programme de mesures d’urgence contre l’offensive patronale, en opposition déterminée à la politique gouvernementale et à l’extrême droite, dans l’indépendance vis-à-vis du PS et des Verts impliquant le refus de participer à tout exécutif de région avec eux. Ce programme est un plan de rupture avec les politiques libérales et le capitalisme...", etc.

Je souligne : "impliquant le refus de participer à tout exécutif de région avec eux."

C'est clair, limpide, sans ambiguïté !

Écrit par : Gilles | 29/09/2009

La question n'est pas seulement de savoir si "l'unité" peut ou pas se faire.
La question, c'est QUELLE unité, pour QUEL objectif?

L'unité dans les luttes a toujours été la priorité, et elle doit aller au delà des divergences politiques qui traversent le prolétariat. Elle doit rassembler non pas tous ceux qui défendent le prolétariat (y aurait pas grand monde), mais tous ceux que le prolétariat perçoit comme étant ses défenseurs.
En clair, il s'agit de rassembler toute la gauche politique, syndicale et associative pour être capable de construire des mobilisations VICTORIEUSES contre le gouvernement et le patronat.

En revanche, ce n'est pas parce qu'on privilégie le front unique, que l'on tait nos propres positions et propositions, que l'on arrête de faire la critique des réformistes, ou des procapitalistes (altercapitalistes pour certains).
La question centrale est de savoir si OUI ou NON, nous voulons construire une alternative ANTICAPITALISTE? Et défendre politiquement cette alternative?

Personnellement, je suis anticapitaliste, PAS antilibéral. Et je refuse de faire une campagne antilibérale. Je pense que c'est le cas de la majorité de mes camarades.
Si notre direction persiste à vouloir un accord électoral sur ces bases là, elle se retrouvera "à poil", sans militants. Et nous laisserons les militants PCF faire campagne tous seuls (comme ils font déjà avec le PG).
Et personnellement, je pense que je remettrai sérieusement en cause mon engagement politique au NPA.

Écrit par : toto | 29/09/2009

Je te précise que j'ai dans mon comité un membre du CPN et c'est bien ainsi qu'elle entend la motion : obtenir du PC, du PG et des autres qu'ils s'engagent dès le 1er tour, à ne pas participer aux exécutifs. Elle en mesure toutes les conséquences, que l'unité ne se fera pas, ce qui ne la dérange pas outre mesure.

Écrit par : Gilles | 29/09/2009

Ne pas participer aux exécutifs, c'est bien le minimum pour créer une alternative. Le problème n'est pas là.

Le problème c'est l'incohérence entre d'un côté l'alignement sur le fond programmatique des antilibéraux, et de l'autre, maintenir une stratégie anticapitaliste impliquant la non-participation aux exécutifs avec le PS (ce qui n'a alors plus de sens et tombe comme un cheveu sur la soupe).

Écrit par : toto | 29/09/2009

@ Gilles

Les mots ont un sens, en enlever dans la phrase modifie évidement son sens

C'est ce dont NOS élus seront les relais et porte paroles autour d’un programme de mesures d’urgence contre l’offensive patronale, en opposition déterminée à la politique gouvernementale et à l’extrême droite, dans l’indépendance vis-à-vis du PS et du parti des Verts. impliquant le refus de toute majorité de gestion et par conséquent de participation à tout éxecutif de région avec eux. Ce programme est un plan de rupture avec les politiques libérales et le capitalisme loin des illusions qui prétendraient le rendre plus « humain » et le « repeindre en vert ».


Omettre de citer 'NOS " élus me parait peu honnête.
Car cela change totalement le message envoyé.
Débattre oui, mais sur des bases claires et non sur des interprétations tendancieuses

Gilles j'attends ton rectificatif, puisque tu affirmes que tu sais lire

Écrit par : VERGNES | 29/09/2009

"Omettre de citer 'NOS " élus me parait peu honnête" (Vergnes)

Mais nulle part il n'est question de NOS élus.

Je cite : "un accord national sur une plate-forme pour DES élus".

Je répéte ce que j'ai dit précédemment. La "majorité" locale l'entend bien ainsi et nous aussi, ou alors je serais d'accord, moi et mon courant, avec la majorité, ce qui n'est pas le cas.

Écrit par : Gilles | 29/09/2009

@ Gilles

Il faut que tu contactes immédiatement le camarade Afflelou

C-joint le copié-collé de la résolution (en PDF) page 3, colonne de gauche

"a) Un accord national sur une plateforme de
soutien aux luttes des salariés et des opprimés et
des exigences sociales et écologiques favorisant
des formes de lutte unitaire, autogérées et
démocratiques, impliquant dans l’activité et
les prises de décision, l’ensemble des acteurs
et actrices de ces luttes. C’est ce dont nos
élus seront les relais et porte paroles autour
d’un programme de mesures d’urgence contre
l’offensive patronale, en opposition déterminée à
la politique gouvernementale et à l’extrême droite,
dans l’indépendance vis-à-vis du PS et du parti
des Verts. impliquant le refus de toute majorité de
gestion et par conséquent de participation à tout
executif de région avec eux. Ce programme est un
plan de rupture avec les politiques libérales et le
capitalisme loin des illusions qui prétendraient
le rendre plus « humain » et le « repeindre en
vert"

Bon su tu persistes à nier l'évidence, ce serait de la mauvaise foi et là tout débat est impossible.

Tout le monde peut se tromper, même toi. Le reconnaître n'a rien d'infamant.

Écrit par : VERGNES | 29/09/2009

Il y a en effet DEUX versions de cette motion : une en word ou il y a "DES" et la version PDF que je viens de recevoir et où il y a "NOS". Comprenne qui pourra, ais je pense que tu te trompessur sn interprétation.

Mon courant à voter contre cette motion parce que la majorité a refusé ce que nous proposions : ne pas faire de cette clause, une clause extensive à TOUS les élus.

Explication de vote de mon courant : "Ces amendements n’ayant pas été intégrés, nous avons décidé de continuer le débat au sein du CPN et de proposer au vote ou
de soutenir les principaux amendements qui permettaient de clarifier notre stratégie et de lever les obstacles à la conclusion d’un accord unitaire. Il s’agissait notamment 1) de l’amendement que nous avions proposé sur le fait de ne pas imposer à nos éventuels partenaires la non-participation aux exécutifs – que nous revendiquons pour nousmêmes – comme une condition préalable et sine qua non d’un accord, tout en menant avec eux un débat public de conviction sur cette question..."

Écrit par : Gilles | 29/09/2009

Rectificatif

Page 3, colonne de droite

Écrit par : VERGNES | 29/09/2009

Belle pirouette, mais voici le texte en Word qui dit exactement la même chose que le PDF (et pourquoi en serait-il autrement?)

" a) Un accord national sur une plateforme de soutien aux luttes des salariés et des opprimés et des exigences sociales et écologiques favorisant des formes de lutte unitaire, autogérées et démocratiques, impliquant dans l'activité et les prises de décision, l'ensemble des acteurs et actrices de ces luttes. C'est ce dont nos élus seront les relais et porte paroles autour d’un programme de mesures d’urgence contre l’offensive patronale, en opposition déterminée à la politique gouvernementale et à l’extrême droite, dans l’indépendance vis-à-vis du PS et du parti des Verts. impliquant le refus de toute majorité de gestion et par conséquent de participation à tout executif de région avec eux. Ce programme est un plan de rupture avec les politiques libérales et le capitalisme loin des illusions qui prétendraient le rendre plus « humain » et le « repeindre en vert ».


C'est d'ailleurs ce texte que je t'avais d'ailleurs copié-collé avant de te citer celui en PDF.

Je mettrais donc cela sur le compte d'une déficience visuel et non d'un aveuglement coupable.

Bon maintenant qu'on est au clair sur le texte, le débat peut se poursuivre, mais il va falloir du coup que tu nuances tes conclusions hâtives sur l'isolationnisme du NPA et ne pas laisser croire que tout est joué.

Écrit par : VERGNES | 29/09/2009

Pourquoi t’acharnes-tu à essayer de « sauver » cette motion ? J’ai bien une version Word où il y a DES et pas NOS. Alors peut-être y en a-t-il d’autres ? Mais là n’est pas le problème. Je viens de lire le rapport introductif à cette motion par Borras, celui qui est le plus « droitier » sur cette question, comme diraient nos gauchistes, genre Toto. Pourquoi Borras n’intègre pas alors l’amendement de « Convergences et alternative » si nous sommes d’accord ? Dans son rapport il explique que le Front de gauche se fissure, qu’il y a de l’eau dans le gaz entre le PC et le PG, que le PG se rapproche de nous, etc. Tout va bien donc, enfonçons le clou. Je ne sais pas d’où Borras tire ces infos, mais elles sont fausses. Evidemment le PG craint que le PC se serve de lui comme d’un marchepied. Mais il a tout aussi à craindre de nous… et de ses militants, dont certains, comme au PC, sont prêts à « gouverner » avec le PS, du moins à certaines conditions. Il est là le problème et pas ailleurs. Il y a une majorité de gens à la gauche du PS, une MAJORITE, qui est dans cette perspective là. Qu’ils aient tort ou raison, peu importe, c’est un fait. Comment les convaincre qu’il faut procéder autrement ? Par le débat ? Certes, mais cela ne suffira pas. Par l’action concrète, dans les conseils régionaux, en les prévenant par avance du jeu dangereux d’une collaboration sans principes, etc. Mais si nous leur disons avant le 1er tour : pas de participation aux exécutifs, alors qu’ils pensent le contraire, nous courrons à l’échec. Et c’est bien là le problème central. Je cite Borras qui s’adresse à mon Courant : « Vous dites qu’elle [la position majoritaire] constitue un obstacle à priori. Rien ne le prouve. Ce n’est pas sur. Il faut le vérifier. Et donc le mettre dans les discussions unitaires qui commencent. » Eh bien moi, j’ai vérifié. J’ai posé la question au PG local et je leur ai demandé s’il était d’accord avec ça. Ils m’ont clairement répondu NON.

Écrit par : Gilles | 29/09/2009

Pourquoi vous battre sur des points et des virgules, alors que l'évidence saute aux yeux, quoi qu'en dise VERGNES, le NPA ne veut pas d'une alliance, pas plus pour les régionales que cela n'a été pour les européennes ou les présidentielles. Sa direction préfère écouter des « TOTO » que des gens censés et mesurés. C'est à désespérer. Mais à la limite, dans ce manège, ce sera encore une fois le NPA qui y perdra, car plus personne ne croit à leur version que ce sont les « autres » qui ne veulent pas l'unité. Rendez-vous le 11 mars !....

Écrit par : Michel | 29/09/2009

Gilles et VERGNES : vous êtes dans un dialogue de sourd qui oublie l'essentiel, à savoir sur quel fond politique on va aux élections.

La tambouille électoraliste des alliances, ça n'intéresse pas grand monde si ce n'est les déjà militants. Par contre, la réponse politique à la crise du capitalisme, là ça touche du monde.

D'ailleurs, l'écroulement du PS et plus généralement de la social-démocratie européenne, ce n'est pas à cause des divisions et autres coups bas, mais bien par l'absence de projet politique clair et audible, englués qu'ils sont dans le social-libéralisme et la gestion du capitalisme (aujourd'hui discrédité par la crise).

Écrit par : toto | 29/09/2009

@Michel : si la direction du NPA écoutait des gens censés et mesurés comme moi, qui veulent faire de la politique dans la clarté et la transparence, ça se saurait! :P

Pour l'instant, elle préfère écouter les "grands stratèges" et leurs manœuvres électoralistes, en jouant à la grenouille qui veut être plus grosse que le bœuf, car à ce jeu là, les électoralistes à la Buffet-Mélenchon nous auront à tous les coups!

Écrit par : toto | 29/09/2009

@ Gilles

je ne m'acharne nullement à "sauver" cette motion d'étape, mais j'ai pour habitude de débattre sur des faits et non sur des interprétations personnelles.

Cette motion d'étape laisse une porte ouverte sur la non-participation aux exécutifs, c'est un fait qu'il est inutile de nier. Et cette motion comme son nom l'indique est une étape, ce qui signifie que nous ne sommes pas à la fin de la course.

On peut regretter que cette porte ouverte ne soit pas plus explicite dans sa formulation, mais on ne peut par contre-coup répandre à qui veut l'entendre l'idée que le NPA en fait un casus belli .

C'est purement de la désinformation qui participe à la caricature permanente que font les médias du NPA.

En politique seuls les faits comptent, le reste c'est du bavardage.
Rien n'est définitivement décidé et rien ne permet d'affirmer que le NPA refuse l'unité en s'appuyant seulement sur un ressentiment personnel nécessairement peu objectif et accentué par le fait que tu animes un blog critique vis à vis du NPA.

Autant je trouve Toto inutilement dogmatique, autant Gilles tu me parais d'un parti pris qui fausse ton analyse, ce qui sert de repoussoir pour ceux avec qui justement tu souhaites que le NPA fasse unité.
En ce sens tu n'es pas un bon ambassadeur de l'unité que pourtant tu souhaites voir avancer.

Écrit par : VERGNES | 29/09/2009

J'ai publié deux notes depuis. Une analyse de ce qu'il faudrait faire et la déclaration de toute la gauche de gauche (sauf LO) à l'issue de leur rencontre d'hier. Je suis pour une clarification de notre position qui est pour moi pour l'instant improductive. Nous avons face à nous des gens qui pensent, à juste raison, qu'il y a un bon coup à faire. C'est de ça qu'il faut profiter en le retournant en notre faveur. Il faut que nous apparaissons comme ceux qui veulent l'unité et pas le contraire. Or nous passons pour l'instant comme les empêcheurs, comme dans une moindre mesure le PC, ce qu'a bien vu le journaliste de Marianne.

Écrit par : Gilles | 29/09/2009

C'est un peu facile de dire dès qu'il y a désaccord que les autres sont dogmatiques.

Personnellement, je vous trouve bien dogmatiques de "l'unité pour l'unité", et de "l'union dans les luttes et dans les urnes", et je n'ai jamais eu besoin d'aucun dogme pour penser que ce sont deux gigantesques conneries.

Écrit par : toto | 30/09/2009

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