Avertir le modérateur

26/09/2009

Le Front de gauche ressuscité, le NPA marginalisé

Mélenchon vint de répondre favorablement à la demande insistante de Buffet  de création d’un « comité de liaison permanent » du Front de gauche chargé d'élaborer au plus vite « une plate-forme partagée » et d'« enraciner le Front de gauche dans la durée ». Cet accord envisagerait la constitution de listes autonome du Front de gauche au 1er tour dans plus d’une quinzaine de régions. Un tel arrangement sonne vraisemblablement, une fois de plus, le glas d’une unité de toute la « gauche de gauche ».

 

Qu’adviendra-t-il de la Fédération et des Alternatifs ? Pour la fédération qui comprend de nombreux communistes dissidents, il est fort improbable qu’ils puissent s’intégrer à ces listes – le PC n’en voudra pas. Quant aux Alternatifs, les voilà, comme aux européennes, sommés de choisir entre le NPA et le PC. Ils avaient refusé ce choix en juin, qu’est-ce qui pourrait les convaincre de se rallier cette fois-ci au Front de gauche ou au NPA ?

 

Nul besoin d’insister de nouveau sur la faute tactique gravissime du NPA qui vient de faire une fois de plus la preuve de son aveuglement en exigeant de ses partenaires, dès le 1er tour, une clause de non-participation aux exécutifs, avant même de débattre avec eux du programme sur lequel cette alliance se forgerait. Mais une autre question se pose : celle de la démocratie. Dans toutes ces formations, les choix déterminants ont été faits sans consultation préalable de leurs membres. Tout au plus ils seront conviés à les ratifier, en fait quand il n’y aura plus d’autres alternatives.

 

Pour le NPA, la cause est entendue. Le nouveau parti ira seul. Les « gauchistes » s’en féliciteront ; cette unité, ils n’en voulaient pas ; quant à  la « base », elle suivra en traînant les pieds, comme aux européennes. Pour le PG, ça sera autrement plus éprouvant. Voilà ses militants entraînés, bon gré, mal gré à rallier au second tour des exécutifs côte à côte avec le PS. A se demander pourquoi ils en sont partis ?

Commentaires

Pourquoi ils en sont partis ? Mais mon cher, pour la liberté de ton et de programme... Compares seulement le Mélenchon d'avant, et celui d'après la rupture !... Le PG (et le PC) dans les éxécutifs auront toute liberté de proposer ou de refuser des mesures. Evidemment, tout dépend du rapport de forces... Et si le PS n'était pas en tête ?....
Ce qui me semble quand même singulier (et non étonnant connaissant le PCF), c'est que cette décision de « comité de liaison permanent », intervient un mois avant que la CPN se réunisse pour prendre une décision... Apparemment, la décision est déjà prise....!

Écrit par : Michel | 26/09/2009

Parce que le PC dans ces conseils régionaux s'opposent à la politique du PS ? A ce propos, que devient la "gauche unitaire" dans cette affaire.

Écrit par : Gilles | 26/09/2009

Personnellement, je ne me félicite pas de la ligne totalement droitière poursuivie par le NPA actuellement, qui s'annonce prêt à mener une campagne même pas anticapitaliste, juste pour faire plaisir au PCF-PG pour satisfaire leurs exigences.

Il est amusant de voir que Gilles Suze continue à taper sur le NPA, même quand il suit la ligne qu'il défend. Comme quoi le problème n'est pas politique, mais uniquement une volonté de taper sur le NPA quelle que soit la politique suivie...

Écrit par : toto | 26/09/2009

Merci de t'inquiéter du devenir de Gauche Unitaire. Si le Front de gauche est reconduit, pas de problème, nous resterons la 3ème composante. Par contre, en cas d'accord NPA-PG-Alternatifs, il est évident que notre survie sera mise en question. Pas question de rejoindre le bloc PC-PS-Verts. Et comme le NPA ne voudra certainement pas de nous dans leur giron, j'envisage -à titre personnel- de rejoindre le PG, qui est l'organisation dont le programme me semble le plus proche du nôtre. Mais fort heureusement, ce cas de figure semble écarté, et nous nous dirigeons tout droit vers une redite des Européennes...

@ Toto,
« Taper sur.... » est une expression que je n'aime pas beaucoup et qui me rappelle trop nos échanges physiques avec Ordre Nouveau et le Front National. S'agissant des débats que nous avons sur ce blog, je les trouve très fraternels et constructifs. Mais il est vrai que les jeunes générations n'ont pas été éduquées au débat dans les organisations. Sinon, le NPA est loin de suivre la ligne défendue par ceux qui rêvent d'une unité des anticapitalistes. Bien au contraire, ce serait plutôt l'inverse. Comme il y a 6 mois !...

Écrit par : Michel | 27/09/2009

En faisant une liste autonome dès le 1er tour, nous pourrons élaborer un programme qui sera certainement en rupture avec celui du PS. Nous sommes d'ailleurs déjà en train d'y travailler. Parce que jusqu'à présent, aussi bien au NPA, qu'ailleurs, on a surtout parlé « manoeuvres » mais pas beaucoup « programmes ». Et celui du Front de gauche sera assurément anticapitaliste, dans la mesure de ce qui est possible au niveau d'une région.
En cas de fusion au second tour, même dans les éxécutifs, nous garderons notre liberté de parole ...et de vote, si un projet ne correspond pas à notre programme.

@ Toto,
Rassures-toi, le NPA est loin d'avoir une ligne droitière, et comme cela a déjà été évoqué ici, ce sont bien les « gauchistes » qui sont aux commandes. D'ailleurs, pour toi, c'est quoi un programme anticapitaliste ? Pendre les patrons avec leurs boyaux aux crocs de bouchers ?.... (c'est de l'humour).

Écrit par : Michel | 27/09/2009

@Toto
La ligne totalement droitière du NPA ? Elle est bien bonne celle-là. Exigeant de tout éventuel partenaire de ne pas participer aux exécutifs, sans même discuter du programme, cette ligne est d’orientation « gauchiste » au sens où l’entendait nos valeureux aînés. Elle sera surtout d’une totale inefficacité comme l’a montré le peu d’impact qu’a eu le résultat de nos listes aux européennes. Alors cause toujours Toto, ça ne fait que du vent. Je te précise enfin que je ne soutiens pas cette orientation qui ne mène à rien. Au fait, nous ne savons toujours pas combien de membres comporte ce valeureux nouveau parti. Ce que je remarque c’est que depuis plusieurs mois ça ne se précipite pas au portillon pour adhérer. Y aurait-il comme une relation de cause à effet ?
Je tape sur le NPA dans son état actuel parce qu’il est le principal obstacle à la construction d’une force anticapitaliste large. Et je crains qu’il arrive à ses fins, casser ce sentiment unitaire si fort qui s’est exprimé à partir de 2005. En fait le NPA joue contre son camp. C’est ça le « gauchisme ».

@Michel
Pour la Gauche unitaire, ce que je voulais dire c’est qu’elle pèse bien peu dans toutes ces manœuvres « d’appareils ». Car, en fait, c’est bien de cela qu’il s’agit. PC et PG voudraient bien réitérer leur coup des européennes (pour le PC se refaire la cerise) et le NPA espère que cette fois il passera devant le Front de gauche. En d’autres termes, chacun veut la mort de l’autre.

Écrit par : Gilles | 27/09/2009

Deux résultats d'élections à suivre ce soir, au Portugal et en Allemagne. Dans ces deux pays, les deux formations, die Linke et Bloc de gauche, n'ont pas été construits sur le même principe excluant que le NPA. On jugera.

Écrit par : Gilles | 27/09/2009

Gauche Unitaire ! Combien de divisions ?.... C'est vrai qu'en terme de troupes on ne pèse pas lourd. Mais politiquement on a notre mot à dire. Ainsi la proposition qui vient d'être faite par le PC de constitution de « comlité de liaison permanent » est une de nos propositions qui a été faite par Christian Piquet à la fête de l'Huma.

Notre existence n'a aucune utilité en soi. Elle est juste un moyen pour les militants anticapitalistes que nous sommes de ne pas rester frustrés dans un parti qui ne veut absolument pas s'investir dans la conquête des rouages de l'état. Et par voie de conséquence ne veut pas faire l'unité à gauche du PS.

Nous ne voulons pas la mort du NPA. Ce que nous voulons, c'est qu'il soit avec nous. Mais il faut reconnaître qu'il est parfois suicidaire...

Écrit par : Michel | 27/09/2009

Ce qui est amusant, c'est cette volonté de tordre la réalité.

La position du NPA a toujours été qu'il fallait créer un pôle anticapitaliste, indépendant du PS (donc ne cogérant pas les exécutifs avec lui).

L'ennui, c'est que comme le PG et le PCF ne sont pas anticapitalistes et n'ont pas l'intention de le devenir, mais que par contre certains à la direction tiennent absolument à faire des alliances avec eux, ils sont prêts à mettre le programme dans leur poche et faire une campagne antilibérale, juste pour les beaux yeux de ces bureaucrates procapitalistes.

Tous les amendements qui tentaient de mettre un minimum de contenu politique concret (interdiction des licenciements, etc) dans le texte du CPN, ont été très largement rejetés, au prétexte de ne pas froisser les "altercapitalistes" du PCF et du PG.

Sauf que personne ne semble capable de justifier le SENS POLITIQUE de mener une campagne antilibérale plutôt qu'anticapitaliste.
Et à quoi ça pourrait bien servir...

Écrit par : toto | 27/09/2009

Quand on veut faire des alliances, il faut nécessairement faire des compromis.
Si ces compromis n'étaient pas nécessaires, c'est que nous serions tous déjà dans le même parti.
C'est juste de savoir jusqu'où on ne peut pas aller, et sur quoi on est en accord.
Inutile de jouer au poker-menteur, jouons cartes sur table.

Donc ce n'est pas programme contre programme, sinon autant ne pas perdre son temps à se rencontrer.
Si nous ne considérons les élections que comme une tribune, inutile alors de rechercher des alliances.

Si nous abordons les élections comme un des moyens de permettre à ceux qui veulent rompre à la fois avec le capitalisme et avec les directions réformistes en menant campagne ensemble, de militer ensemble et de traduire cette volonté en ayant des élus au sein des régions, alors nous devons prendre en considération les arguments de nos futurs partenaires.
Le terme partenaire ne se résume pas aux directions des orgas mais surtout à leurs militants critiques.


En n'oubliant pas que le cadre de ces élections concerne avant tout la gestion des régions et que nous nous devons d’apporter des réponses concrètes dans le cadre de ces régions, tout en gardant la cohérence de nos propositions dans un cadre national.

Partons du réel, pour en tirer le meilleur parti pour la construction et l’élargissement d’un pôle anticapitaliste plus large que le NPA.

Situation sociale : des salariés dos au mur et isolés ( syndicats et PS atones) se mobilisant avec radicalité pour obtenir un pécule de départ en abandonnant l’espoir de préserver leurs emplois. Chômage et précarité ne cessent de progresser, amplifiant le du repli sur soi.

Situation politique : La droite décomplexée continue de cogner et renforce son aile nationaliste.
Le PS en complète déliquescence depuis 2002, continue son indécent réality-show tout en flirtant de plus en plus ouvertement avec le Modem de crainte que les Verts ne leur volent le leadership.

Cela se traduit pour la majorité de la population par un manque de visibilité d’une autre voie possible que le capitalisme, et ce malgré les coups et contre-coups subis.

Le FDG Européen (sous l’impulsion du PC) trahit comme prévu le projet qu’il a présenté, pour tenter de reconstituer un FDG Gauche Plurielle.

PC et PS ont du coup des intérêts communs : préserver leurs appareils, et pour ce faire éviter toute dispersion de voix préjudiciable à cet objectif et donc d’emmener le PG dans leurs bagages, pour minimiser le plus possible le poids électoral de la gauche de la gauche.

Le NPA lui apparaît comme étant anti-unitaire, ce qui facilite et « justifie » le virage prévisible du PC.

Pour autant, les militants PG et PC enthousiasmés par le projet FDG Européens ne sont pas tous prêts à avaler cette couleuvre. Ce sont ces militants (et les électeurs) que nous devons détacher de leurs directions . Nombre de ces militants se déclarent anticapitalistes, voire révolutionnaires, faudrait-il leur demander un diplôme qui le justifie ou de le jurer sur l’honneur pour que nous daignons faire l’unité avec eux.

On ne naît pas anticapitaliste, on le devient. A moins de préférer que ces militants suivent leur direction par discipline de parti.

N’oublions que la raison d’être de la création du NPA est de construire un parti de masse. Ce qui signifie qu’on y retrouve des niveaux différents d’engagements, de niveau de conscience et d’implication militante.

Pour ce faire, sur la base de propositions clairement anticapitalistes ou ne bénéficiant pas à l’économie capitaliste, (pas tout le programme), nous leur proposons des listes unitaires au 1er tour, avec fusion démocratiques au 2éme sans préalable de non-participation à l’exécutif, même si tout élu NPA sur cette liste unitaire, refuse de participer à l’exécutif.
Si nous maintenons cet impératif de non-participation, il se transforme en obstacle préalable pour débattre plus avant du programme plate-forme sur lequel nous pourrions trouver un accord ne reniant pas la ligne de force de notre projet.

Il n’est d’ailleurs pas sûr que des élus non-NPA veuillent à tous prix y participer. Donc laissons le choix, n’imposons pas.
De toutes les façons les élus NPA garderont leur liberté de parole et de vote…mais ils ne pourront le faire que si ils sont présents dans les hémicycles régionaux pour y porter la voix des sans voix.

Et comment y être présents si nous ne faisons pas d’alliance ?
Qu’il y a-t-il de gênant à avoir des élus ?
Cela signifie-t-il pour autant que nous ne limiterions notre action que dans les urnes ?
Avons-nous peur d’être corrompus ?
Et c’est le moindre des respect vis-à-vis de ceux dont nous sollicitons le vote de leur faire savoir que nous créons toutes les conditions pour être élus et jouer notre rôle dans ces enceintes.
Et c’est le moindre des respects vis-à-vis des militants qui vont se défoncer sur le terrain comme dans toute campagne électorale de voir un aboutissement concret à cet engagement militant.

En clair, des listes unitaires de la gauche de la gauche au 1er tour. Fusion démocratique au 2éme tour pour rétablir un peu de proportionnelle. Libre choix de la participation aux exécutifs pour les élus non-NPA. Non participation pour les élus NPA
C’est la façon la plus efficace de faire barrage à la droite sans cautionner les réformistes.

Chaque élu NPA, c’est un élu réformiste en moins

Car si nous ne nous donnons pas les moyens d’avoir des élus, et bien comme d’habitude nous ferons appel à faire barrage à la droite, c'est-à-dire sans le dire appeler à voter pour le PS/ Verts (sans le modem)

Et bien pour ma part je préfère pour faire barrage à la droite, voter pour une liste sur laquelle il y ait des candidats NPA. Cà me semble plus efficace.

Écrit par : VERGNES | 28/09/2009

Petite note d'humour

Le FDG a perdu, semble-t-il, son quatriéme partenaire "République et Socialisme"

Le Front se lézarde, pour peu que la GU refuse de se retrouver avec le PS au 1er tour dans les bagages du FDG régional, c'est la moitié du FDG qui disparaît.

Écrit par : VERGNES | 28/09/2009

@ Vergnes
Voilà une analyse pleine de bon sens. Dommage que tu ne sois pas aux commandes du NPA. Petite précision quand même, il n'est pas question que GU soit sur une liste avec le PS au 1er tour.

Maintenant voyons ce qui se passe chez nos voisins : (extraits de Politis)
« Die Linke progresse spectaculairement sur la gauche du SPD. En 2005, cette nouvelle formation qui n’était alors qu’une alliance électorale avait réuni 8,7% des suffrages. C’est depuis dimanche le quatrième parti d’Allemagne, avec 12,4% des voix et 76 à 79 sièges. Il devance les Verts (10,6%) qui gagnent un peu plus de deux points. « Nous sommes désormais le parti qui fera pression pour que l’Etat social soit reconstitué », a déclaré son coprésident Oskar Lafontaine, transfuge du SPD.

La progression de Die Linke, né d’une fusion du PDS (communiste), implanté surtout à l’Est, avec des sociaux-démocrates hostiles à l’évolution vers le centre du SPD, ne manquera pas d’animer les discussions en cours au sein de la gauche française. Elle donne des arguments à tous les partisans d’un front de gauche durable qui assume la confrontation avec le PS. Et sera vraisemblablement au cœur des discussions de la réunion, prévue en fin d’après-midi, entre le PCF, le Parti de gauche, le NPA, la Gauche unitaire, la Fédération pour une alternative sociale et écologique et les Alternatifs, en vue des régionales. »

ET le Portugal : « La poussée de la gauche antilibérale se confirme même si elle est de moindre ampleur qu’aux élections européennes. Elle disposera de 31 élus : 16 pour le Bloc de gauche (9,85%), 15 pour la Coalition démocratique et unitaire (CDU) des communistes et verts (7,88%). »

Alors, pourquoi pas nous ?....

Écrit par : Michel | 28/09/2009

@Michel : le Bloc de gauche n'est pas antilibéral mais anticapitaliste. En clair, sur une base de type NPA et non pas de type FDG.

L'objectif de Die Linke est "l'État social" et la cogestion avec le SPD? Quel intérêt? Est-ce franchement un exemple. La quasi-inexistence de l'EG en Allemagne est un lourd handicap qui explique la percée d'antilibéraux cogestionnaires, même si ceux-ci ne représentent absolument pas une alternative.

La question centrale qui se pose, c'est quelle alternative voulons nous construire? Une alternative ANTIcapitaliste, de rupture avec le système capitaliste, ou une alternative ALTERcapitaliste, pour un capitalisme régulé, protectionniste, etc.

Écrit par : toto | 28/09/2009

Camarade toto

La question centrale c'est aussi comment l'on peut gagner les anti-libéraux à l'anticapitalisme. Surement pas en les snobant et en les regardant de haut.

Nous refusons de faire une alliance avec les "anti-libéraux".
Mais aux Européénnes nous étions prêts à le faire s'ils acceptaient un "FDG" durable. Mélenchon est maintenant sur cette position, prenons le au mot.

Mais nous pourrions aborder cette alliance sous un autre angle: à savoir les anti-libéraux acceptent de faire alliance avec les anticapitalistes.

C'est toujours le problème de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine...rien n'empêche de trinquer, çà délie les langues, çà crée du lien, çà aplanit les a-priori, çà dédiabolise les positions supposées de chacun.

La direction du PC veut emmener les composantes du FDG s'asseoir à la table du PS pour boire le calice jusqu'à la lie.

Soit on le laisse faire, soit on rend notre table plus accueillante non pas pour boire de la piquette ( sourire pour le camarade GU) mais pour partager un grand cru rouge.

Chin-chin camarade

Écrit par : VERGNES | 28/09/2009

"La question centrale c'est aussi comment l'on peut gagner les anti-libéraux à l'anticapitalisme. Surement pas en les snobant et en les regardant de haut." => Ce n'est sûrement pas en se convertissant à l'antilibéralisme que l'on peut amener les antilibéraux sur des positions anticapitalistes. On leur donne au contraire raison.

L'accord voté par le congrès de fondation pour les européennes était un accord des ANTICAPITALISTES, autour de trois axes :
- contenu politique ANTICAPITALISTE
- pas uniquement électoral mais qui se retrouve sur le terrain des luttes sociales et écologiques
- durablement INDÉPENDANT du PS

Le PCF-PG ne sont pas d'accord :
- sur le contenu politique, qu'ils veulent altercapitaliste et non pas anticapitaliste
- sur l'intervention dans les luttes, où ils soutiennent les directions confédérales CONTRE le NPA, LO et plus généralement les travailleurs en lutte
- sur l'indépendance par rapport au PS, puisqu'ils veulent cogérer avec ce dernier (la "durabilité" n'irait même pas au delà du 2ème tour)

Maintenant il y a deux manières de réagir :
1/ garder le cap et essayer de convaincre sur des bases POLITIQUES
2/ manger son chapeau et s'aligner sur les bases du PG-PCF puisqu'ils ne sont pas d'accord avec les nôtres.

Il semblerait que la direction, de même que VERGNES ou Gilles Suze, aient choisi la 2ème solution, qui revient à donner raison aux antilibéraux.
Je pense que c'est une grosse connerie et c'est la meilleure manière de ne surtout pas les gagner à l'anticapitalisme.

Écrit par : toto | 28/09/2009

Toto
Sur différents sites je t'ai perçu comme quelqu'un qui s'en tenait à ce qui était écrit, et non à ce que tu voulais vouloir voir écrit et donc un interlocuteur déterminé mais ouvert.

En quoi le fait de constituer des listes unitaires pour les Régionales condamne nos potentiels élus à devenir anti-libéraux dans les hémicycles et des dans luttes.

Serions-nous si faibles programmatiquement et si peu convaincus du combat anticapitaliste que nous serions submergés par l'anti-libéralisme et que nous serions incapables de faire évoluer les anti-libéraux (un peu trop vite et sans nuance associés à la sociale-démocratie).

Où comptes-tu gagner des anticapitalistes ailleurs que chez le anti-libéraux radicaux? Chez la partie de la classe ouvrière qui vote Sarko ?

Vouloir faire alliance électorale avec les seuls anti-capitalistes pur sucre et homologués NR (Norme Révolutionnaire), reviens à faire une liste unitaire du NPA avec le NPA (LO ayant refusé).

Dans les luttes nous militons très souvent avec les anti-libéraux radicaux, prolonger ces luttes dans un cadre électif clairement indépendant du PS n'a rien d'incongru et ne peut que renforcer les luttes sur le terrain.

Tu présentes l'anti-libéralisme comme une maladie hautement contagieuse dés que l'on est en contact avec elle et la quelle nos "cellules" ne pourraient résister.

Allons camarade, aies un peu confiance en toi-même et en ton parti pour convaincre. Mais pour cela il faut accepter de cheminer avec l'autre, sans partir du principe qu'il ne changera jamais.

Se présenter comme révolutionnaire et penser que jamais rien ni personne ne changera est un non-sens.

Il n'est pas ici question d'espérer modifier la position des directions, mais de détacher les éléments les plus radicaux de leur direction.

Et une des façon de le faire, c'est de ne plus donner d'arguments à ces directions de refuser une alliance sur une base radicale au 1er tour en toute indépendance du PS.

Oui il faut faire des compromis, ce qui n'est en rien une compromission sur l'ensemble du programme. Et les "anti-libéraux" devront en faire également.

Moi-même, toi-même nous faisons des compromis au sein du NPA. Cà s'appelle le militer ensemble.

Écrit par : VERGNES | 28/09/2009

Faire une campagne ANTILIBERALE n'est pas un moyen de convaincre d'être ANTICAPITALISTE. Je ne vois pas ce qu'il y a de difficile à comprendre là-dedans, c'est de la logique élémentaire!

C'est justement par la clarté de sa position que la LCR auparavant, puis le NPA aujourd'hui, ont construit leur popularité et d'ailleurs attiré de nombreux anciens militants PCF ou PS.

Je ne vois vraiment pas l'intérêt de se convertir aux positions politiques d'orgas en perte de vitesse.
Et on ne détachera aucun "élément radical" en prenant un virage à droite. Les "radicaux" iront à LO, ou chez les anars.

Au passage, l'indépendance par rapport au PS UNIQUEMENT AU PREMIER TOUR, tu ne peux pas croire sérieusement que ce soit acceptable. Tu crois qu'une alliance qui explose dès le 2ème tour est à même de construire une alternative?
Ou bien tu penses qu'il faut aller cogérer gaiement les régions avec le PS?

Moi personnellement, j'en ai rien à foutre de "détacher des pans du PS/PCF/PG". Ce qui m'intéresse, c'est comment on fait naître une réelle alternative politique au capitalisme, et comment on le renverse, pas comment on rafistole les débris de la gauche plus-rien.
Ce n'est que parce qu'on créera une réelle alternative politique, que des militants d'autres orgas nous rejoindront.

L'alternative politique ne se construira pas à base de renoncements.

Écrit par : toto | 28/09/2009

Camarade toto,

Qui t'as parlé de faire une campagne antilibérale?

Pourquoi faire ce genre d'affirmation, et du coup en tirer des conséquences et des conclusions qui n'ont pas lieu d'être.

Lis ce qui est écrit et non ce qui t'arrangerait qu'il soit écrit pour justifier ton argumentaire.

Exemple; dans ma Région PC et PS sont pour la création de l'aéroport de Notre Dame des Landes (prés de Nantes qui en posséde déjà un et pas saturé).
Lutter contre l'implantation de cet aéroport (avec le PG) et utiliser le budget pour les transports publics gratuits c'est anti-libéral?, anti-capitaliste?

C'est tout simplement l'illustration de la gabegie capitaliste soutenue par les réformistes.

Alors on leur dit quoi aux militants opposés (PG, décroissants et Verts radicaux...)à ce projet pharaonique ? De se présenter sur une liste FDG (ce qu'ils ne feront pas vu la position du PC) car ils ne sont pas labellisés anticapitalistes pur sucre et que fort probablement le PC et le PS vont se présenter ensemble au 1er tour pour faire face à la vague écolo.

On les laisse sur le bord du chemin? On leur dit de repasser plus tard quand ils auront fini leur mue anti-libérale, ou on fait sorte que cette mue s'accélère.

Etre révolutionnaire, c'est d'abord partir du concret...pour le modifier et ne pas attendre qu'il se modifie par la seule affirmation et diffusion du programme comme une vérité révélée.
Nous sommes des matérialistes, et si l'existence détermine la conscience, alors faisons en sorte de créer les conditions concrètes, palpables pour que chacun puisse faire l'expérience des limites du réformisme.



L'alliance au 1er tour a également pour finalité qu'il y ait des élus anticapitalistes clairement déclarés et indépendants des exécutifs dans les Régions. Et les "antilibéraux radicaux" présents avec avec nous sur une liste le savent, et c'est bien là leur début d'acceptation de la nécessité de l'anticapitalisme indépendant des réformistes.

Ps Toto, certaines de tes expressions bien spécifiques me font penser à un autre pseudo sur un autre site où ce pseudo est plus dogmatique, mais pour dire la même chose que toi....mais je me trompes peut-être. Pour ma part j'utilise toujours le même pseudo.

Écrit par : VERGNES | 28/09/2009

Il suffit de lire le texte voté par le CPN du 19-20 septembre. Lire aussi les amendements rejetés (dont l'interdiction des licenciements) et les explications.

Quel message aux "oppositionnels" des partis PG-PCF-Verts-PS, etc? Et bien on mène une campagne claire, anticapitaliste, écologiste, antiproductiviste, qui soit à même de les convaincre de nous rejoindre.

Mais croire qu'il y a des hordes de militants dans ces partis prêts à nous rejoindre, je crois que ça relève d'un fantasme historique de la LCR. Je suis plus que sceptique sur sa réalité.

Pour ce qui est de la finalité d'avoir des élus, chacun sa finalité. Moi la finalité, c'est de renverser le capitalisme et d'instaurer le socialisme. Avoir des élus n'est qu'un outil parmi d'autres, qui peut être utilisé à cette fin. A condition d'en maîtriser les conditions.

Écrit par : toto | 29/09/2009

« Moi la finalité, c'est de renverser le capitalisme et d'instaurer le socialisme. »
@ toto

Alors, je te demandes comment tu comptes faire !... Tu vas renverser le capitalisme avec le seul NPA ? Ou tu vas convaincre les masses grace à la justesse de ton discours ? Or ton discours il n'est même pas convainquant au sein même de l'organisation la plus anticapitaliste qui soit. Il faudrait bien que tu réfléchisses à cela !

@ Vergnes,
Tu as tout-à-fait raison de parler de cas concrets. Les travailleurs se foutent totalement des discours alambiqués sur l'anticapitalisme ou l'antilibéralisme. Ce qu'ils veulent c'est que leur vie s'améliore. Et qu'importe qui leur procure le bonheur.

Ton exemple d'aéroport est tout-à-fait symptomatique des contradictions dans lesquelles s'englue le PCF, partenaire du PS. Nous avons la même chose à Cherbourg avec un projet de terminal charbonnier. Nous devons d'abord convaincre le PC de se désolidariser du PS sur ce sujet. Sinon, nous ferons campagne contre eux.

Sur l'interdiction de licencier, c'est une arme à double tranchant. Elle peut très bien se retourner contre nous. C'est pourquoi il vaut mieux s'en tenir à interdire de licencier dans les entreprises qui font du profit.

Écrit par : Michel | 29/09/2009

@Michel : non non, je vais gagner les régionales et imposer la "révolution par les urnes". Sarkozy et le patronat seront obligés de se soumettre sans résistance face à la "vérité des urnes".

Et puis comme tu dis, peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse. Proposons aux travailleurs de sortir de leurs souffrances quotidiennes par la religion et la spiritualité.

Écrit par : toto | 29/09/2009

Toto, alors là, vraiment tu es pathétique... Certes, les régionales, ce n'est pas la révolution. Mais c'est peut-être un chemin pour s'en rapprocher. Ensuite, tes luttes, où sont-elles ? Et en attendant que le pays s'embrase, tu fais quoi ?... C'est d'ailleurs curieux que lorsque je te pose une question précise concernant ton passage au socialisme, tu t'esquives par une pirouette qui se veut ironique, au lieu de répondre.

Améliorer le sort des travailleurs (et des autres), certes, ce sont de basses besognes réservées aux curés et aux gourous. Mais vraiment, tu nous prends pour qui ? J'ai l'impression de me trouver sur un autre blog voisin où l'on profère à foison ce genre d'inepties.

Si tu es vraiment membre du NPA comme tu le dis (ce dont je commence à douter), alors, je me dis que les choses ont bien changé dans cette organisation réputée pour le haut niveau de culture politique de ses militants. Mais peut-être n'es-tu pas militant, mais juste un adhérent à 10 ou 20 euros.

Écrit par : Michel | 29/09/2009

Attaquer sur la culture politique..... pfff.....
Je ne vais pas te faire un cours sur "Réforme et révolution", il y a déjà plein de formations disponibles sur internet.

Notamment pour comprendre la différence entre lutter pour des réformes (ce que font les révolutionnaires) et réformisme.

Maintenant, l'objectif des révolutionnaires n'est pas de "procurer le bonheur" aux travailleurs par n'importe quel moyen, mais bien d'améliorer leurs conditions matérielles pour atteindre les conditions objectives de réalisation du socialisme.

Reste qu'il faut aussi préparer les conditions subjectives de cette réalisation, et ça passe par un parti révolutionnaire.

PS : pas la peine de jouer du pipeau, le NPA est un parti de "néo-militants" et n'est absolument pas une "organisation réputée pour le haut niveau de culture politique de ses militants". Par contre, c'est une organisation de militants et non pas d'adhérents, qui donne une importance particulière à la formation. Ce qui est différent, car là, tu anticipes sur l'avenir.

Écrit par : toto | 29/09/2009

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu