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11/09/2009

Le PC va-t-il se briser sur le récif des régionales ?

Avec ses quelque 180 élus présents dans les exécutifs régionaux aux côtés du PS, le PC se retrouve le cul entre deux chaises. Nul besoin d’être un expert de la vie politique française pour comprendre que les régionales de mars 2010 risque, en effet, d’être une dure épreuve pour l’ancien « parti de la classe ouvrière ». Si, à sa base, âgée et nostalgique, on pousse à l’unité avec le PG et pourquoi pas avec le NPA, au sommet, c’est-à-dire parmi ces élus qui collaborent depuis des décennies avec les socialistes à la gestion de nombreuses villes, départements et régions, le sentiment dominant est tout autre.

 

Marie-Georges Buffet a beau dire : « Le Front de gauche [PC, PG et Gauche unitaire] a vocation à être majoritaire pour porter un projet de gauche », ces élus ont quelque doute sur une stratégie qui les conduirait à critiquer dans les faits leur propre gestion dans ces institutions. Car se retrouver dans une alliance au 1er tour avec le PG flanqué du NPA, cela revient à ça. Qui plus est, rien ne dit que le PS sera très généreux après le second tour, qu’il reconduira les « traitres » du 1er tour, comme si de rien était, dans leurs anciennes fonctions. Enfin, en admettant que ce Front élargi au NPA fasse des merveilles, il faudra bien lâcher quelques postes aux autres formations. Bref le PC a toutes les chances d’y perdre des plumes.

 

Pour le PG et le NPA, en revanche, s’ils s’y prennent bien, ces régionales peuvent être le moyen de casser l’ambiguïté sur laquelle surfent les communistes depuis une bonne dizaine d’années. A la fois un pied dans la « gauche plurielle » et un pied en dehors. C’est pourquoi la déclaration commune NPA-PG de juillet ne doit pas rester sans effet. On sait que les « gauchistes » du NPA l’ont très vertement critiqué ; que Besancenot a déclaré à Leucate qu’il ne s’agissait là que d’une déclaration et non d’un accord définitif. Mélenchon, de son côté, a une bonne carte à jouer dans cette affaire. Qu’il réussisse le tour de force d’obtenir des listes communes PC-PG-NPA-Alternatifs, et le voilà bien placé pour être le candidat unique de la « gauche de gauche » en 2012.

 

Où cela risque de ne pas marcher ? En premier lieu, il sera difficile au PC d’avoir une démarche nationale. Ça va se jouer région par région. Deuxièmement, Buffet ne voudra pas entrer dans le jeu du NPA de refus systématique de participation aux exécutifs régionaux. C’est pourquoi, tout en expliquant que, pour ce qui le concerne, le NPA s’en tiendra à des « accords techniques » avec le PS, il ne devra pas en faire une clause de rupture avec ses partenaires éventuels. Reste à savoir enfin ce qui va se passer dans certaines régions pour le PS. Y aura-t-il des alliances au second tour avec le MoDem ? Va-t-il nous faire ce cadeau ? Tout ceci sans compter ce que feront les Verts, région par région. Vont-ils réitérer leur « coup » des européennes ? La « gauche de gauche », et en premier lieu le NPA joue une grande partie de son avenir dans ces élections là.

 

Cherche-t-on à isoler le NPA à tout prix ? – Entre les réponses de MG Buffet sur le chat du Monde et l’entretien avec Patrick Braouezec dans le même journal, on trouve la même idée : laisser le NPA en dehors d’un accord au 1er tour. Le prétexte tout trouvé c’est le refus du NPA de participer au second tour à une alliance – même « technique » – avec le PS. Le PG et la Gauche unitaire va-t-elle tremper dans cette manœuvre politicienne du PC ?

Commentaires

Tiens Gilles, c'est la première fois que vous envisagez que le PC puisse faire tout pour éviter un accord avec le NPA.

Et Braouezec a au moins le mérite d'être clair, il exclu d'office le NPA en prétextant que ce dernier refuse de participer à la gestion des régions.
Le NPA veut participer à la gestion, mais sur des positions claires et indépendantes du PS. Cette nuance échappe bien évidemment volontairement au PC qui pour lui gérer veut dire co-gérer avec le PS en espérant le plus de strapontins possibles.

Quant à dire que le NPA joue une grande partie de son avenir dans cette élection, c'est donner une place surdimensionnée au fait électif.

Et l’on pourrait en dire tout autant du PC et du PG dont l'existence s'appuie essentiellement sur leur nombre d'élus.

Je ne pense pas que le PG et GU puissent participer à ce genre de manœuvre, ce serait de fait la mort politique d’un FDG présenté comme une alternative à l’hégémonie PS.

Et même si le ridicule ne tue pas, ce serait la disparition de Mélenchon et de la GU comme acteur crédibles de la construction de la « gauche de la gauche » ou de l’ « autre gauche ».

Eh oui il va falloir s’appuyer sur le NPA, ce vilain petit canard sectaire responsable de la division de la « gauche de la gauche » qui après tout n’avait si tort que cela sur l’avenir du FDG et des espoirs déçus qu’il allait engendrer.

Certains ont encore du mal à l’admettre, mais pourtant les faits sont là, pourquoi continuer à les nier ?

Critiquer le NPA est une chose légitime. Mais il est aussi légitime de reconnaître que, ce même NPA, ne dit pas que des inepties et reste cohérent dans ses propositions.

Écrit par : VERGNES | 12/09/2009

Tout ça, c'est de la politique fiction ! On a déjà entendu la même chanson avant les Européennes.

Maintenant sur la question de la gestion des institutions : de quoi croyez-vous que le peuple ait besoin ? D'une bande de fiers à bras qui proclament à qui veut l'entendre que c'est eux qui ont raison et que jamais ils ne se compromettront à s'occuper de nos affaires ? Sans vouloir faire la révolution dans les provinces, je pense qu'il y a des choses à faire dans les éxécutifs, à condition d'être majoritaires. Et cette majorité on peut la conquérir. Mais pas en se tirant dans les pattes.

Or, on le voit bien, chacun y va de son petit scénario catastrophe... C'est à celui qui débusquera le premier une faiblesse ou une trahison chez l'autre. Je préfère avoir la démarche de FAIRE, et de VOIR comment cela va se passer. Mais nous, on ne construit pas seulement sur le terrain électotal. Nous regroupons et organisons à peu près tous les syndicalistes actifs et influents du département, toutes confédés confondues. Et ça, c'est aussi un formidable outil pour les luttes.

Maintenant, à ceux qui prédisent une rentrée sociale « chaude » pour ne pas dire plus, je crains qu'ils aillent vers de grosses désillusions.... Et dans ce cas, que leur restera-t-il ?...

Écrit par : Michel | 12/09/2009

Je viens de participer à une première réunion régionale du NPA sur cette question, et je peux assurer qu’il n’y a pas UNE position du NPA, mais plusieurs. La première très minoritaire ne voit pas globalement l’intérêt d’aller aux élections. La seconde, qui se réclame de la majorité mais qui penche au fond (sans le dire ouvertement) plutôt du côté de la première position est pour aller aux urnes mais « pour appuyer les luttes » ; les luttes, le « tous ensemble », la « grève générale étant notre principale préoccupation. Plus ou moins clairement, ces camarades expliquent que l’important n’est pas d’avoir des élus ; ils disent même : à quoi ça sert. Il va s’en dire que ces camarades sont convaincus que nous ne ferons pas d’alliances et que nous irons seuls.
Il y a enfin une troisième position : on va aux urnes et on y va pour avoir des élus ; et pour avoir des élus il faut passer des alliances. Mais même à l’intérieur de ce courant, il y a des divergences. Il y a ceux qui sont pour s’en tenir à la position officielle. Non seulement nous ne participerons pas aux « exécutifs régionaux », mais nous exigeons de nos alliés qu’ils fassent de même, sans quoi pas d’alliance. Il y a donc enfin, cette position qui est la mienne et celle d’un certain nombre de camarades. Si nous maintenons cette exigence, alors nous risquons de faire capoter la dynamique unitaire. Ce qui ne veut pas dire que nous ne menons pas la bataille sur ce point : pas d’alliance avec le PS, sauf sur certaines mesures si nous les pensons conformes aux intérêts de la population.
Il faut également se pencher sur les particularités locales. La question du PC revient à se poser la question : pouvons-nous les isoler ou est-ce eux qui vont nous marginaliser ? Je pense en effet que si nous sommes assez rusés nous pouvons les mettre en porte à faux vis-à-vis de leur électorat, très favorable à une alliance en toute indépendance du PS.

Il ne faut pas oublier également que le PS peut aussi refuser notre proposition "d'accord technique".

Écrit par : Gilles | 12/09/2009

La question que je me pose est la suivante : Y a-t-il encore une cohérence au NPA (si tant est qu'il y en ait eu une..) ? Dans une seule organisation, il y a au moins trois stratégies différentes !!! Au moins au Front de Gauche nous avons la même stratégie pour 3 organisations différentes !!! Gilles, que diable fais-tu encore dans cette galère où le capitaine, le barreur et les rameurs vont chacun dans une direction différente !...

Et à la question que tu poses : « Cherche-t-on à isoler le NPA à tout prix ? », la réponse est simple : Pas besoin, il le fait très bien tout seul !

Écrit par : Michel | 13/09/2009

@ Michel

Quel boutade, pleine de finesse. Encore et encore des clichés éculés...qui ne manquent pas d'aplomb ou peut-être dus à une myopie partisane.

Le NPA a au moins le mérite de la cohérence depuis les Européennes:accord durable et indépendant du PS. Ce qui lui a voulu la caractérisation de sectaire.

A peine les Européennes passées Mélenchon se range à cette position tout en laissant croire que c'est la sienne. (Mais là ce n'est plus sectaire)

La GU est sur la même position, tout en refusant d'être partie prenante du Congrès Constitutif du PG.

Quant au PC il prône un "FDG" englobant le PS, et Braouezec en exclu le NPA.(et là encore aucun ostracisme)

Ce sont les faits, et oser dire "Au moins au Front de Gauche nous avons la même stratégie pour 3 organisations différentes !!! " peut prêter à sourire rose

Reste à souhaiter que Mélenchon ne cédera pas aux avances du PC, ce serait la disparition politique du PG. Et donc un mauvais coup porté à la construction de la "gauche de la gauche".

Écrit par : VERGNES | 13/09/2009

Michel,

Tu t'étonnes qu'il y ait au NPA plusieurs orientations, mais c'est normal et nous le savions depuis le début, et je pense qu'il en est de même au PG, même si ça se voit moins. Et ça sera comme ça longtemps. Le problème c'est qu'il faut que tout le monde le reconnaisse et qu'il y ait débat autour de questions que la "gauche de gauche" ne veut pas aborder. J'ai une formule pour ça : le crétinisme parlementaire a son pendant le crétinisme révolutionnaire et vice et versa. En d'autres termes je ne crois pas plus à la révolution par les urnes qu'à la révolution par les armes, ou sa version édulcorée, par les masses insurgées. Mais il reste entre ces deux illusions bien des hypothèses possibles. C'est sur ces hypothèses jamais évoquées qu'il faut travailler.

Écrit par : Gilles | 13/09/2009

Bien qu'étant membre du PCF, je partage -hélas- la majorité du contenu de cet article, à savoir un regard très critique sur la position plus qu'ambigue du PCF sur le sujet.

La "base" du parti est à mon sens très fortement hostile à un accord de 1er tour avec le PS, et souhaite à minima une reconduction de l'accord avec le PG et GU. Pour ce qui est du NPA, il y'a des clivages anciens très difficile à dépasser pour les plus vieux militants, et puis, il y'a la question de la participation aux executifs.
De ce point de vue, à mon sens, la proposition de Mélenchon : participation en fonction du projet, du rapport de force et en l'absence d'accord avec le Modem me parait une bonne base.

D'ailleurs pour ce qui est de voir reconduit les élus PCF à l'executif même s'ils se présentent indépendament du PS au 1er tour... C'était le cas en 2004 sans que ça ne cause de psychodrame. Et aujourd'hui, la question est surtout de les "imposer" au PS sur la base du rapport de force (électoral) par un score supérieur à 10%. Du moins, c'est mon point de vue.

Pour la position finale du PCF, je ne ferais pas de pronostic. S'il y'a un vote clair et honnête, la base votera pour poursuivre le Front de Gauche, sans accord avec le PS, me semble-t-il. Encore faut-il que le vote soit clair et honnête. Je doute qu'il soit autant bidonné qu'au PS, mais il y'a des façons de poser les questions qui induisent les réponses.

On verra.

Écrit par : Pingouin094 | 14/09/2009

Impression confirmée par ce qui s’est passé à la fête de L’Humanité, où Mélenchon, visiblement mal à l’aise, a bien compris que le PC va tenter une opération de la dernière chance en s’accrochant – avec le secours d’Aubry qui en a bien besoin elle-aussi – aux basques du PS. Et ce malgré la répétition des gestes d’ouverture qui sont faits au MoDem et auxquels Bayrou a répondu favorablement, qui saisit lui aussi sa chance de sortir de son isolement. La victoire de l’opposition à Carcassonne ce dimanche est la meilleure illustration de cette tactique plus qu’ambigüe du PC. N’a-t-il pas participé à une alliance très large incluant non seulement le MoDem mais également des « dissidents » de l’UMP et un représentant du patronat local ? Si une telle alliance avait conduit à la défaite de l’opposition, nul doute que cela aurait conforté le NPA et le PG dans leurs analyses. Mais c’est l’inverse qui s’est produit. La sempiternelle référence à la situation italienne est à ce titre une erreur. L’effondrement de la gauche dans ce pays est dû à de toutes autres causes. Si la stratégie de « l’arc-en-ciel » a été un échec, c’est qu’il n’existe pas en Italie un parti comme le PS français. La crise de la gauche italienne (il en a été de même pour la droite) est bien antérieure. Ce qui signifie que, pour moi, la construction d’une opposition élargie au centre, est une hypothèse tout à fait crédible. Ainsi nous ne devons pas la prendre à la légère et nous en réjouir par avance. Quant à la base du PC, je ne crois pas qu’elle soit outrageusement hostile à une telle solution, même si elle a des doutes. D’autant, qu’en effet, elle ne comprend pas très bien ce à quoi veut en venir le NPA. En d’autres termes, c’est le NPA qui a les clés de la résolution de ce problème. Plus il va multiplier les conditions à une alliance au 1er tour, et plus il risque l’isolement. D’autant que l’explosion sociale tant espérée ne viendra pas. La bonne tactique c’est de tout faire pour qu’une alliance NPA-PG-Fédération-Alternatif, à laquelle pourrait s’adjoindre, dans certaines régions des éléments du PC, se réalise au 1er tour et qu’elle obtienne de bons résultats. Et que dans le mouvement inverse le PS (et ses alliés communistes) soit contraint pour garder ses régions à une alliance avec le MoDem, ce qui ne va pas manquer de se produire. Au second tour, puis au cours de la législature, nous devrons évidemment continuer notre bataille contre des gestions social-libérales, et nous verrons bien alors qui aura raison au final.

Écrit par : Gilles | 14/09/2009

Gilles,

Je pense effectivement que le NPA a les clefs du problème, partagée avec le PG

Si une alliance NPA, PG, Fédération se fait au 1er tour, je vois mal comment le PCF pourrait ne pas suivre et pourrait justifier de s'allier lui au PS. Une grande partie de la base et des militants et des sympathisants ne comprendraient pas et ne suivraient pas... En tout cas, pas moi.

Maintenant, à mon humble sens, il faudrait passer aux actes et mettre le PCF au pied du mur : que le NPA, le PG et la Fédération s'entendent, forçant le PCF a choisir son camp.
Le problème, c'est qu'il faut que Mélenchon accepte de "forcer la main" au PCF, alors que jusqu'à présent, il le considère comme son allié privilégié. Ceci dit, ça fait quelques jours qu'il le laisse entendre.

Après, oui, il y'a un risque que le PCF éclate, mais de toute façon, au point où il en est... il faudra bien que sa décomposition lente cesse d'une manière ou d'une autre. Soit il finit de se noyer, soit en touchant le fond, il arrive à y prendre appuis pour remonter...

PS : Putain que ça fait mal, en tant que militant PCF de voir que c'est mon parti qui bloque à ce point là sur une question pourtant simple et qui ne devrait pas poser de problème quand on s'appelle communiste : faire l'union autour du refus du système capitalisme.

Écrit par : Pingouin094 | 14/09/2009

Dire que c'est le NPA qui a les clefs du problème, c'est faire reposer sur lui les errements du "FGD?". Et une fois encore lui faire porter des responsabilités qu'il n'a pas.

Faut-il répéter milles fois la position du NPA.

La position du NPA est pourtant claire depuis les Européennes, construire une gauche durable et indépendante du PS.

Cela se traduit autant dans les luttes que dans les urnes prolongement de ces luttes.

Donc au 1er tour rassemblement de toutes les orgas et de ceux qui partagent cette perspective.

Au deuxième tour, faire barrage à la droite.

Si le score du premier tour le permet, fusion démocratique au 2éme tour avec la liste de gauche arrivée en tête sauf si le Modem est dans les bagages.

En clair, des candidats de la" gauche de la gauche" sur cette liste fusionnée qui garderont leur indépendance de vote dans l'hémicycle régional, tout en faisant barrage à la droite

C'est pas compliqué à comprendre comme position. Où est le problème?

Écrit par : VERGNES | 14/09/2009

Si c'était si simple, comme le croit Vergnes, nous n'en serions pas là. D'abord où sont ces luttes dont les urnes constitueraient comme un prolongement ? Deuxièmement, on a bien vu le résultat, avec les européennes, ce que pouvait donner la position « limpide » du NPA. Aucun élu et en conséquence perte de la main à cause d'un crédit largement entamé. On le voit bien aujourd'hui. Tout embarrassé qu'il est, c'est le PC qui est à l'initiative. Fort, évidemment, d'un électorat ragaillardi par les européennes et d'un PS affaibli par la guerre de chefs, la concurrence des Verts et de l’apport de ses quelque 180 élus dans les conseils régionaux. La scène d'embrassade entre Marie-George et Martine illustre bien la volonté partagée des deux partis de marginaliser le NPA. L’opération peut-elle réussir ? A l’inverse va-t-elle précipiter la fracture au sein de l’électorat communiste, voire dans le parti ? Quand je dis que c’est le NPA qui a les clés en main, cela signifie que c’est à lui de prendre l’initiative de l’unité NPA-PG-Alternatifs-Fédération, à laquelle pourrait s’adjoindre des communistes. Si le NPA tergiverse (je sais de quoi je parle après plusieurs heures de débats sur ce sujet avec tous les comités de ma région) et laisse finalement le PC reconduire le Front de gauche, laissant le NPA sur la touche, alors nous courrons droit à un nouvel échec.

Écrit par : Gilles | 14/09/2009

Une chose est sûre la date des élections est connue des années à l'avance, pas celles des luttes.

Et ce n'est pas le NPA qui est responsable de l'éclatement des luttes et de la volonté des centrales syndicales de ne pas les coordonner et du PS qui est aux abonnés absents

Vouloir lier les luttes (quelque forme et ampleur qu'elles puissent prendre) aux élections programmées d'avance n'a rien d'absurde et correspond à une approche politique marchant sur ses deux jambes.

Une fois encore (+ les autres milles fois) en quoi la position du NPA n'est pas compréhensible et acceptable par la "gauche radicale".

Le NPA a déjà mille fois fait sa proposition à l'ensemble des organisations et chacun de feindre que la proposition n'a pas été faite.

C'est dans tous les journaux, sur le site NPA, mais à croire que personne ne les regardent.

Il faut faire combien de posts pour le dire et le redire?

Écrit par : VERGNES | 14/09/2009

Vergnes s'entête à dire que le NPA a fait des propositions. Moi, je réitère ce que j'ai vu et entendu avant les Européennes (aet même avant). Les conditions ridicules et extravagantes sur le nucléaire et les élus dans les éxécutifs, ce n'est quand même pas moi qui les aies inventées... Et sur la question d'une alliance "durable", poser cela en préalable est également ue sottise. Comment savoir à l'avance du bon déroulement des choses ... Si le FdG avait fait 2 %, c'est sûr qu'il n'aurait pas survécu. Et alors là, on aurait eu l'air fin à vouloir le maintenir au nom d'un accord fait avec le NPA. Et maintenant voilà que le même NPA reproche à Mélenchon de lui "piquer" ses idées ! Il devrait au contraire s'en féliciter.
Je partage tout-à-fait l'analyse du camarade du PCF. Nous avons, dans la Manche, avec eux, une position très ferme cocernant le Front de Gauche. Ils ne comprendraient pas une autre option venant de la direction. D'autre part, nous avons constamment renouvellé les démarches vers le NPA qui reste sourd à toute proposition.

Écrit par : Michel | 15/09/2009

Si je lis et comprends bien les positions du NPA telles qu'indiquées par Vergnes, ce sont exactement les mêmes que celles du Parti de Gauche !

C'est bien pourquoi je dis que le NPA et le Parti de Gauche ont en main la clé du problème :

Chacun de leurs côtés, ils font, à peu de choses prêt, la même déclaration. On attend maintenant qu'ils la fassent dans un communiqué commun et déclarent qu'ils partiront ensemble aux régionales.

Ceci aura en plus l'avantage de mettre le PCF au pied du mur dans une position inconfortable : celui qui refusera l'unité de la gauche anticapitaliste, au profit d'une alliance avec le PS. Autant dire sa mort politique.
Cela forcerait la main du PCF, qui serait bien obligé de suivre.

C'est ce que, en tant que militant PCF, j'appelle de mes voeux.

Écrit par : Pingouin094 | 15/09/2009

@Michel

Je ne vais polémiquer 107 ans avec vous.

Mais affirmer que le NPA n'a pas fait de proposition et dans le même temps critiquer le caractére durable de la proposition du NPA, revient bien donc à dire que le NPA a bel et bien fait une proposition et qu'elle est enfin reprise par Mélenchon comme vous le reconnaissez

Donc j'ai bien du mal à débattre avec ceux qui disent la même chose et son contraire dans la même phrase.

Dans ma région, ce sont déjà plusieurs réunions qui ont eu lieu avec le PG, et çà se passe très bien et ils ont bien compris la proposition du NPA: il suffit juste de l'écouter attentivement.

Écrit par : VERGNES | 15/09/2009

Nous vous remercions de intiresnuyu iformatsiyu

Écrit par : Nina_Tool | 20/09/2009

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