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29/08/2009

La « totale »

Martine Aubry promet aux socialistes la « rénovation totale ». Elle ne pouvait pas faire moins à l’heure où toutes les autres forces politiques de l’opposition disputent au PS, avec de solides arguments, l’hégémonie dont il a joui depuis trente ans. Car c’est bien de tous côtés que cette hégémonie est entamée : à gauche par le NPA, le PC et le PG ; à droite par le MoDem ; transversalement par Europe-écologie ; soit au total un capital de voix de plus de 30 %. Pour le PS, il est à craindre que, dans ces conditions, son projet de « primaires » fasse long feu. Qui peut raisonnablement penser que des partis disposant d’une telle réserve de voix aillent se ranger sans broncher derrière le candidat du PS, même bénéficiant d’un soutien plus large que celui de ses militants ?

 

C’est bien pourquoi les « primaires » ne peuvent être qu’un élément d’un dispositif plus large. Quel pourrait-il être ? Faut-il le voir comme une tentative d’intimidation ? Le candidat du PS issu de ces primaires serait en effet investi d’une légitimité que n’auraient pas les autres candidats. On a déjà eu un avant goût de l’effet « primaire » en 2007 avec la candidature Royal. Bové, Buffet, Voynet et Laguiller furent laminés. Mais les scores de Besancenot et surtout de Bayrou montrèrent cependant les limites du procédé. Comment le PS, après son échec aux européennes et après des régionales qui s’annoncent difficiles, peut-il espérer faire mieux qu’en 2007 ? D’autant que les Verts entendent bien montrer avec les régionales que leur score des européennes n’aura pas été un feu de paille. Idem pour un PC qui semble avoir trouvé avec le Front de gauche un moyen de se maintenir à flot.

 

Voilà donc deux anciens alliés de la « gauche plurielle » bien décidé à en découdre, du moins au premier tour. Reste le MoDem et le NPA. Pour le MoDem, les régionales pourraient être l’heure de vérité. Un second échec après celui des européennes pourraient anéantir définitivement les ambitions présidentielles de Bayrou et débarrasser ainsi le PS d’un « allié » potentiel encombrant. Pour le NPA le pari est tout aussi risqué. Deux hypothèses : soit le NPA participe à des listes communes avec le PC et le PG ; soit il fait cavalier seul. La première hypothèse est la plus dangereuse pour le PS, même si le PC est bien décidé au second tour à s’allier avec le PS (la chose est entendue) ; en revanche la seconde hypothèse servira sans aucun doute les desseins du PS.

 

Qu’est-ce à dire ? Le PS sait qu’il va perdre des régions. Son problème est bien évidemment d’en perdre le moins possible mais avec la manière. Imaginons que le NPA soit tenu responsable (à tort ou à raison) de la perte de plusieurs régions ou qu’il soit, grâce aux élus qu’il aura obtenu seul (ce qui n’est pas totalement impossible), en mesure d’arbitrer la constitution de majorités régionales (c’est toute l’ambiguïté des accords « techniques »), on voit tout de suite quel parti le PS pourra en tirer. Désigné à la vindicte du « peuple de gauche » comme celui par qui la gauche perd, le NPA risque d’y laisser des plumes.

 

Il faudra donc attendre les résultats des régionales pour bien mesurer l’impact que pourrait avoir ce projet de « rénovation » avec ces « primaires » comme clé de voute. Mais si le PS réussi en 2010 à marginaliser à la fois le MoDem et le NPA, il aura alors bien plus de marges de manœuvre pour inciter les écologistes comme les communistes à réfléchir à l’éventualité d’une candidature commune dès le 1er tour en 2012. Pour le reste, la « rénovation » est évidemment un leurre mais on attrape pas des mouches avec du vinaigre. Evidemment, bien d'autres hypothèses sont envisageables comme un effondrement du PS, du même ordre que celui des européennes, et une large victoire de la droite. Et pourquoi pas ?

Commentaires

PRIMAIRES OR NOT PRIMAIRES ? C’EST PAS LA QUESTION

Arrêtons les analyses fumeuses avec des équations à multiples inconnues et tenons nous en aux faits au jour d'aujourd'hui.
1) Les primaires c'est pour 2012 (ouvertes? à qui? réservées au PS?)
2) les alliances c'est pour mars 2010 (22 cas de figures)
3) la moitié du PS veut s'allier au Modem, l'autre moitié dit non du bout des lèvres
4) Les Verts veulent leurs dividendes des Européennes
5) MGB ne veut pas d'un FDG limité à un tête à tête avec les partenaires des Européennes mais tourné vers le PS. (déclaration dur Europe 1)
6) le NPA et le PG sont prêts à travailler ensemble durablement mais la position finale du PG est suspendue aux atermoiements du PC.
7) La base du PC ne partage pas vraiment la position de MGB
8) L'adhésion au PG a été essentiellement motivée par la constitution d'un FDG indépendant du PS.
9) La droite parachève la construction de son parti unique.

La question centrale n'est pas de savoir qui perdra le plus ou le moins de plumes en fonction des différentes combinaisons électorales possibles.

La question est de savoir si l'on souhaite une alternance molle ou une alternative?
Pour ma part je préfère m'investir dans la 2éme hypothèse, car c'est désespérant et inutile de voir toujours le même film dont on connaît déjà la fin.

Nous assistons actuellement à la fin de la redistribution des cartes du paysage politique.
- Une droite dure et décomplexée
- Un centre-gauche verdoyant. Gestionnaire "social" d'un système anti-social et destructeur de la planète
- Une gauche non-capitaliste (socialiste) pour mettre fin à l'exploitation de l'Homme et de la Nature.

Cela aura le mérite de la clarté. Cela redonnera tout son sens au débat politique.
Un débat sur les idées, sur un projet de société que chacun pourra se réapproprier sans limiter la politique aux seules manœuvres et gesticulations opportunistes de ceux qui se sont appropriés la "gouvernance" politique et qui vivent matériellement de cette gouvernance.

Toujours est-il qu’en attendant ces échéances électorales programmées, chaque jour qui passe voit des milliers de personnes éjectées sur le bord du chemin. Et c’est bien cela la première préoccupation, l’urgence. Alors tous les débats fumeux sur les alliances et primaires n’ont pour fonction que de masquer l’incapacité de la « gauche » actuelle à mettre en œuvre une politique alternative à Sarkosy.

Pendant que l’on parle des élections, on ne travaille pas aux mobilisations nécessaires. Et de plus la « gauche » se dédouane à peu de frais de cette tâche en affirmant que ce n’est que du ressort des directions syndicales.

Et c'est bien pour cela que le NPA dérange en refusant les règles établies, en faisant le lien entre projet de société, mobilisation, élections, indépendance vis à vis du PS. Et c'est bien pour cela que le PC redoute un FDG avec le NPA, et que PC et PS vont tout faire pour que le PG prenne ses distances avec le NPA.

Écrit par : VERGNES | 30/08/2009

Si le NPA dérange, c'est uniquement parce qu'il a brisé la dynamique unitaire qui s'était amorcée en 2005 avec le NON au TCE !

Ce qui dérange également c'est de voir un NPA complètement à côté de ses pompes ! Et mettre en avant cette sempiternelle « Grève Générale » comme si c'était d'actualité : 3 millions de manifestants dans la rue au plus fort de la mobilisation, mais combien de grévistes ?...( je ne compte pas les débrayages de 2 heures pour aller à la manif ! ). Je me souviens qu'en 68 nous étions 10 millions en grève illimitée !.. On est encore loin du compte !...

Les salariés ne sont pas dupes. Ils savent bien que ce n'est pas avec une grève, même générale, qu'ils vont changer la politique du pays. Et encore moins sortir du capitalisme. Ce qu'ils attendent c'est qu'on se mette réellement au boulot pour que cela change. Et cela passe forcément par des victoires électorales et par des changements institutionnels.

Pour l'instant, c'est quand même le NPA qui refuse un front unitaire de la gauche de gauche, et qui ne sait pas comment s'en sortir entre ses « unitaires » et ses « gauchistes ». Les conditions imposées par le NPA au PC et PG sont aussi ridicules que dérisoires. Faire renoncer le PCF à tous ses élus dans les conseils régionaux, revient à lui demander de se faire hara-kiri.

Voilà ce qui dérange. Et certainement pas de voir le NPA rejoindre les rangs de ceux qui veulent construire une vraie gauche pour contrecarrer l'hégémonie du PS qui n'a que trop durée.

Écrit par : Michel | 30/08/2009

Allons camarades il serait grand temps d'arrêter les clichés éculés sur le sectarisme du NPA.

C'est pratique, cela permet de trouver LA cause de la difficulté à réaliser l'unité à la gauche du PS, et çà évite d'avoir une réflexion critique sur les autres composantes de la gauche radicale. On tient le coupable ,inutile de pousser plus loin les investigations.

Alors je vous conseille de regarder de plus près, les déclarations actuelles de la direction du PCF, et si vous trouvez l'ombre d'une volonté de construire un front de gauche indépendant du PS, c'est que je ne sais pas lire.

MGB souhaite un FDG sans le Modem (Ouf!). Voila qui en dit long sur sa conception d'un FDG: une autre mouture de "l'Union de la gauche" ou de la Gauche plurielle", mais en aucun cas un FDG de la gauche de la gauche comme le souhaite le PG et le NPA.

Heureusement que le NPA refuse ce type d'alliance. Quant au PG il va bien falloir qu'il arrête de faire semblant de ne pas avoir compris que le PC ne veut plus d'un FDG version Européennes. Ce n'était qu'un coup électoral pour sauver ses élus et non un projet sur le long terme.

C'était prévisible et çà se vérifie. C''est bien pour cela qu'il n'a pas accepté de participer à ce coup électoral et qu'aujourd'hui Mélenchon se réapproprie la proposition initiale du NPA sur la durabilité de cet accord.

A trop vouloir limiter la réflexion politique à "Tout sauf Sarkozy", on en oublie bien vite la dérive droitière et assumée du PS et des autres composantes de la "gauche". Et d'avance désigner le NPA comme seul responsable de l'échec de cette même "gauche, c’est la dédouaner de fait de toutes responsabilités dans son propre échec

Écrit par : VERGNES | 31/08/2009

Selon l'AFP :
« Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a assuré que des primaires et une alliance PS-Verts-MoDem étaient le "chemin de la défaite à gauche", lors de l'université d'été du PCF à Vieux-Boucau (Landes).

"L'arnaque de l'affaire", selon elle, "c'est dire qu'on va additionner les électorats PCF, Verts, MoDem et à coup sûr, ça va nous assurer des majorités. Mais ceux qui vont gagner aux régionales et en 2012, ce sont ceux qui vont mobiliser l'électorat sur un projet correspondant aux attentes populaires". »

Certes, il est vrai qu'au PCF les choses ne sont pas encore arrêtées et, (comme au NPA), il y a des courants qui tirent à droite ou à gauche... Moi je mise sur ceux qui tirent vers la gauche et qui attendent que le NPA rejoigne le front. Il n'est pas certain que ce sont ceux-là qui vont l'emporter. Mais ce qui est sûr, c'est que l'attitude du NPA, qui consiste à les rejetter dans les bras du PS, favorise incontestablement l'aîle droite conservatrice et stalinienne.

Écrit par : Michel | 31/08/2009

J'attends de plus amples information sur ce qui s'est passé entre l'accord NPA-PG de juillet et les déclarations de Besancenot et de Grond à Leucate. Il y a eu apparemment volte-face du « noyau dirigeant » du NPA qui présente aujourd'hui cet accord comme non définitif ; un peu comme si après avoir rencontré quelques difficultés en interne pour le faire admettre à la « fraction » la plus anti-électoraliste du NPA, la direction cherchait maintenant à en minimiser à tout prix la portée.
Quel est le problème ? Il est clair que le PC qui participe dans 20 régions à la majorité ne renoncera jamais à reconduire son alliance avec le PS au second tour. Ceci nous le savons depuis le début. En même temps, il semble bien que le PC, du moins nationalement, est prêt à reconduire le Front de gauche au 1er tour des régionales. Ce qui va cependant poser des problèmes à certains élus locaux du PC qui pencheront peut-être pour une alliance avec le PS dès le 1er tour.
Voilà les données du problème. Le PG se trouve ainsi dans l’embarras, sommé de choisir entre le PC et le NPA. Ce que je préconise pour ma part est très simple. Oui à une unité NPA-PG-PC au 1er tour sur la base d’un programme minimum (à définir) avec l’objectif de faire le meilleur score possible. Au 2e tour, on voit au cas par cas pour « rallier » une majorité de « gauche » avec le PS, avec, par exemple, refus systématique de rallier cette majorité si elle a en son sein des élus du MoDem ou autres élus « centristes », ou si nous jugeons que l’ancienne majorité a mené systématiquement une politique contraire aux intérêts de ceux que nous défendons. En revanche, nous ne pouvons exiger de nos alliés du 1er tour qu’ils adoptent notre point de vue de refus systématique d’entrer dans une quelconque alliance avec le PS. Nous-mêmes, d’ailleurs, nous pouvons être amenés à voter certaines mesures avec ces majorités de « gauche », si nous les trouvons bonnes.
Pourquoi cette tactique me semble-t-elle la meilleure. D’abord parce que, pour ma part, je pense qu’il est absolument nécessaire que se construise « à terme » une force politique alternative ; que nous ne pouvons la représenter à nous seul ; que cette force doit être présente dans les institutions, et le plus massivement possible à la mesure de nos moyens. Penser qu’il est possible de faire autrement ne peut que nous conduire à l’échec. Ce qui est le cas actuellement.
Le NPA est ainsi entrain de manger une partie du capital de sympathie dont il a bénéficié. J’ai bien lu que nous nous réjouissons actuellement d’être la seule force montante : plus de jeunes, plus de femmes, etc. Or, en même temps, nous savons aussi que nous avons en moins d’un an déjà renouvelé plus d’un tiers de nos adhérents et que sur nos 9.000 adhérents officiels, tout au plus pouvons nous compter sur 5.000 militants plus ou moins assidus. Le plus grave, cependant, étant que notre attitude sert les desseins du PC et bien évidemment du PS. Autrement dit, notre tactique va à l’encontre des buts qu’elle s’est fixé.

Écrit par : Gilles | 31/08/2009

Au lieu de faire des supputations sur le changement de position de Besancenot entre la réunion du 30 juin et maintenant, il serait plus simple de s'en tenir aux faits.
Lors de cette réunion rien de définitif n'a été décidé. Et d'ailleurs Mélenchon lui même dit clairement qu'il ne demande pas au NPA de rejoindre le FDG, mais que le FDG doit-être partie prenante d'un rassemblement plus large pour les régionales en constituant un groupe de travail.

Ci-joint la conclusion de cette rencontre NPA/PG

A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n'empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd'hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd'hui contribue à renforcer une dynamique positive et s'en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s'invitent d'ores et déjà à leurs rendez-vous de l'été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d'un tel rassemblement pour les régionales.

Paris, le 30 juin.

Pour le NPA : Pierre Baton, Olivier Besancenot, Frédéric Borras, Pierre François Grond, Ingrid Hayes, Guillaume Liégard, Danielle Obono

Pour le Parti de Gauche : Jean Luc Mélenchon, Gabriel Amard, Eric Coquerel, François Delapierre, Audrey Galland, Raquel Garrido, Pascale le Neouannic, Corinne Morel Darleux

Et pour plus d'infos voir la vidéo de le conférence de presse dur le site du PG.

Et chacun pourra se rendre compte de visu que contrairement aux affirmations de Mélenchon, rien n'avait été arrêté et que du coup Besancenot n'a nullement fait volte-face

Tenir un blog ne veut pas dire qu'en permanence on droit trouver des travers au NPA, pour justifier l'existence de ce blog.

Le débat, la critique, être force de proposition OUI, mai sur des faits vérifiés et non sur des rumeurs ou des affirmations d'une presse qui pour le moins ne porte pas le NPA dans son cœur.

Vérifier ses sources, c'est le minimum pour être crédible.

Écrit par : VERGNES | 31/08/2009

Arrêtons 5 minutes de nous regarder le nombril et regardons plutôt ce que font nos voisins allemands : (Le monde d'aujourd'hui)

« Triomphal Oskar Lafontaine ! Le chef de file de la gauche radicale allemande Die Linke ("La Gauche") et ancien patron des sociaux-démocrates (SPD) avait plus d'une raison de se réjouir, dimanche soir 30août. En Thuringe et en Saxe, deux Länder de l'ex-RDA, son parti s'est imposé comme deuxième force politique. Derrière la CDU d'Angela Merkel et loin, très loin, devant le SPD..... »

Voilà ce que j'appelle un espoir. Au lieu de cela, nous, on se mord la queue, et on essaie de démontrer que ce sont les autres qui ont tort. On va disséquer ce qu'à dit Mélenchon, on va supputer sur ce que va dire Marie Georges Buffet, et on disserte sur les revirements de Besancenot !.... Mais bon sang, ne pensez-vous pas qu'il y urgence, et qu'il y a des choses plus sérieuses à faire ?

Les régionales vont avoir lieu dans quelques mois. La droite va certainement nous reprendre une bonne partie des régions. Moi je trouve que le bilan de ces régions n'est pas si mauvais que cela en matière de transports, formation professionnelle, écologie. Et ce, malgré la présence d'élus communistes et socialistes. Je sais ce qu'ils ont fait dans notre région, et je les reconduirai sans hésiter. Mais si, par contre, on pouvait avoir en plus des élus PG, NPA ou GU, qui s'en plaindrait ?

Écrit par : Michel | 01/09/2009

sur alliance des PS avec Modem, cette appréciation moitié-moitié n'est pas mon ressenti. La confusion sur ce thème est entretenue en mélangeant : accords électoraux de 2è tour voire accord au 1er dans certains cas, avec alliance sur un projet commun. Les questions posées doivent distinguées les 2. Les réponses changent alors, et c'est plus clair pour animer un débat d'opinion. .

Écrit par : noémie | 05/10/2009

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