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24/07/2009

"Reconquête industrielle " ou luttte contre les licenciements ?

Etrange façon de présenter ces conflits sociaux où les salariés menacent de faire « exploser » leur entreprise si l’on ne répond pas à leurs exigences d’indemnités : « Depuis plusieurs jours, de nombreux médias et le gouvernement essaient de réduire les luttes sociales au seul combat, souvent désespéré pour l’obtention d’indemnités supplémentaires de licenciement. » Etrange parce que venant de la direction confédérale de la CGT, mais somme toute dans l’ordre des choses. Cette médiatisation, il est vrai sélective de ces conflits, ne va pas précisément dans le sens de l’orientation cégétiste de « reconquête industrielle » et de préservation ou de reconquête de l’emploi.

 

La CGT, sur son site, donne ainsi des contre-exemples qui n’ont pas les faveurs des grands médias. Mais qui est responsable de cet état de chose ? La CGT ne manque pas de moyens pour populariser ces luttes comme celle des Molex, de Sonas ou de la SBFM. En outre, on trouve dans la presse de nombreux témoignages de lutte un peu partout dans le pays et pas forcément les plus connues. Quant au gouvernement, il s’en passerait bien de ces conflits qui montrent de quelle façon les grands groupes ont su mettre à profit les milliards d’euros de son « plan automobile », plan auquel participe des dirigeants syndicaux comme Bernard Thibault au travers d’un « Comité stratégique pour l’avenir de l’automobile ».

 

Il est vrai aussi que cet objectif de « reconquête industrielle » a de quoi laisser perplexe les salariés de ces entreprises auxquels on ne laisse plus d’autre alternative que de partir. Qui décide des grands choix industriels, de qui doit partir et de qui doit rester ? Et à quel niveau ces décisions se prennent-elles ? Le sort qui est réservé à la sous-traitance c’est bien de n’en jamais rien savoir. Enfin, ces combats ne sont pas forcément « désespérés » comme semble le dire la CGT.

 

En témoigne ce communiqué des New Fabris : « Réunis en assemblée générale ce jeudi 23 juillet à 13h, les salariés de New Fabris ont décidé de continuer leur mouvement car ils considèrent que les 11 000 euros avancés par M. Estrosi la veille ne sont pas suffisants. Nous exigeons toujours une prime de licenciement de 30 000 euros en plus des indemnités légales. Nous appelons l’ensemble des salariés des entreprises qui, comme nous, sont sous la menace d’une fermeture de leur entreprise ou de licenciements, du bassin châtelleraudais et de toute la France, à nous contacter de façon à coordonner nos luttes et à former un collectif contre les patrons voyous et licencieurs.. »

 

Que la CGT participe à un très haut niveau à ce qu’elle prend pour une « reconquête » de l’industrie automobile mais qui n’est qu’un redéploiement avec son lot de fermetures de sites et de licenciements, pourquoi pas. Encore que l’on se demande en quoi cela peut servir les intérêts des salariés au vu des résultats. Cela ne la dispense pas de toute façon de coordonner toutes ces luttes locales, de leur donner un objectif central, comme le souhaitent les New Fabris. Mais la direction confédérale est-elle prête à une quelconque épreuve de force ? On peut parfois en douter.

Commentaires

Concernant le secteur de l'automobile, je crois qu'on est sur une planche extrêmement glissante. En effet, les patrons de l'automobile continuent à fabriquer des véhicules qui roulent à 200 km/h alors que la vitesse sur route va aller en décroissant; des véhicules qui roulent à l'essence, alors que tout indique que cette source d'énergie va rapidement disparaître; des véhicules de plus en plus prestigieux et gadgétisés, alors que les consommateurs ont de moins en moins les moyens de se les acheter...

Comment, dans ces conditions défendre des plans industriels, qui sont, par définition, aberrants ? Mais pas plus le gouvernement que les organisations syndicales ne prennent ce problème par le bon bout de la lorgnette... En France, on attend toujours la voiture hybride... et la voiture électrique va enfin sortir grâce à ... Ségolène Royal !!!!

Dire que la CGT a les moyens de populariser les luttes, c'est oublier un peu vite que peu de gens lisent la VO ou Le Peuple, pas plus que toutes les publications que la CGT édite à grands frais. Les médias aujourd'hui, il ne faut pas se le cacher, ce n'est pas l'Huma, ni ROUGE, ni "Tout est à nous"... C'est TF1 suivi par M6 et quelques chaînes du service public. Dans les années post-soixanthuitardes, Le Monde et Libération étaient de bons vecteurs de l'information. Aujourd'hui, les journaux gratuits ont pris le relais. La presse locale a encore une certaine audience, mais Internet est en train de prendre le relais et pour peu qu'on sache bien utiliser cet outil, ce peut être un moyen très efficace et rapide pour mobiliser et populariser.

Écrit par : Michel | 25/07/2009

Il y a toujours des bons articles sur les conflits sociaux dans la presse (Le Monde, Libé...). En exemple parmi d'autres : http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/07/24/le-sentiment-de-gachis-des-salaries-d-alcatel-lucent_1222570_1101386.html#ens_id=1217336

Écrit par : Gilles | 25/07/2009

Je ne comprend pas la réaction des dirigeant des syndicats, la base se révolte de plus en plus et eu on ne les voit presque pas on laisse crever des milliers de salaries, oui il y en a qui arrive a obtenir gain de cause mais beaucoup sont licencier en silence. nous on a connu trois pse 280 emploi perdu( Euralcom dont Fabris vessait parti )sur trois an la plus part non pas retrouvé de travail la plus par sont en depression il on vieilli de 10 ans il font formation sur formation qui ne débouche sur aucun travail pour les occupés on leur fait des formations de secouriste ou des formation de remise a niveau bidon, et s'il ne veule pas on lors impose on supprime leur assedic certain dans 6 mois il n auront plus droit au assedic d'autre on divorcé voila l'avenir il y a de quoi se révolte demain que restera t'il en France ses messieurs les syndicalistes deviennes comme les politique derrière leur bureau ovale il laisse mourir les salariés mais la base un jour vas arrivé a s'organise est la on rentrera dans une guerre civile car la les ouvrier ne pourront plus nourrir leur famille rejoignez moi sur le bloc chedli430

Écrit par : berredjeb DS cgt cie compiegne | 25/07/2009

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