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23/07/2009

« Que faire du PS ? » ou la « dérive droitière » du NPA ?

Sous la plume de Fred Borras, membre de la direction du NPA, on  peut lire ceci à propos de la crise du PS : « La question est posée : que peut-on faire ou non avec le PS ? » Bonne question en effet dont il faut regretter que le NPA ne se la pose pas sans ambiguïté. Car cette question nous sommes quelques uns à l’avoir déjà posée en ces mêmes termes. Or nous avons eu le droit immédiatement à un tir de barrage. Pour nos contradicteurs, cela revenait à dire que nous étions pour une alliance avec le PS, or, précisait ces camarades, le « NPA ne veut pas se prostituer comme le PCF et le PG ! ». Telle était donc la rhétorique courante, du moins comprise comme telle par de nombreux membres de la majorité.

 

Mais les choses ne sont pas aussi simples. En effet depuis plusieurs années, la LCR, le NPA aujourd’hui, fait une différence « subtile » (ou présentée comme tel) entre la droite – l’UMP, le MoDem… – et le PS. Quand le PS arrive seul en tête (ou allié avec le PC et les Verts) dans une élection au 1er tour (présidentielle, législatives, municipales), nous appelons à « battre la droite », ce qui revient de facto à voter PS, mais sans le dire clairement. Mieux, aux municipales nous proposons au second tour des « fusions techniques » (autre subtilité) avec le PS. En revanche quand le PS est allié avec le MoDem, nous ne donnons aucune consigne de vote ce qui revient dire qu’il n’y a pas d’autre alternative que de s’abstenir

 

Toutes ces « subtilités » ne sont pas sans poser problème et n’éclairent guère notre électorat qui à 80-90% vote à « gauche » au second tour. Ainsi les Verts, dont nous admettions jusqu’ici le positionnement à gauche, où les situons-nous désormais ? Au cours de la campagne des européennes, il semble bien que nous avons qualifié leur liste de « libéral-écologiste » ou quelque chose d’approchant. Je voudrais bien d’ailleurs que l’on m’explique en quoi les Verts seraient aujourd’hui plus « social-libéral » que le PS. Quant au PC, excusez du peu. Quelques décennies de collaboration avec le PS au pouvoir, ça laisse des traces ; sans évoquer notre cher Mélenchon, membre pendant trente ans de ce parti et une fois ministre. Ajouter à ça, cerise sur le gâteau, qu’à deux reprises au moins, en 2002 et 2009 (Hénin-Beaumont), nous avons assez clairement appelé à battre le Front national, donc à mêler nos voix à celles de la droite parlementaire.

 

Alors comment se sortir de ce guêpier ? Fred Borras propose ceci : « Pour conserver une chance de rebattre les cartes, il faut choisir l'indépendance, populariser un projet anticapitaliste et œuvrer ensemble au changement du rapport de forces. Dans la rue, dans les urnes, dans les institutions. » Oui, vous avec bien lu, non seulement dans la rue (orientation classique du NPA) mais aussi dans les urnes, et mieux encore dans les institutions ! Là apparemment, Borras aurait dépassé les bornes. Je sais que, péniblement, nous avons réussi à faire passer dans l’orientation du NPA, des amendements qui vont dans ce sens. Mais beaucoup de membres lambda de la majorité ne l’ont pas entendu ainsi. Pour eux, le NPA c’est le « parti des luttes », point ! Les élections comme « tribune », passe encore, mais « changer les rapports de force dans les institutions », alors là on est en carrément dans une « dérive droitière ». Ça va chauffer dur à Leucate en août et au CPN à la rentrée !

 

Et c’est là que tout ce salmigondis autour de « l’indépendance », « fusions techniques » et autre « mais nous faisons la différence entre le PS et la droite » devient problématique. Car s’il est possible de changer le rapport de force dans « la rue, les urnes et les institutions », je ne crois pas la direction du NPA assez naïve pour croire que ça va se faire sans alliance avec non seulement le PG mais aussi avec le PC et, last but not least… avec certains socialistes (un peu comme en 2005 lors du référendum contre le TCE). Car comment en effet passer de 5, 6 ou 7 % à 15, 20, voire 30 % (nécessaire pour dépasser le PS) si l’on reste accroché, comme l’alpiniste à son rocher, à notre orientation « révolutionnariste ». En d’autres termes comment arriver à réconcilier l’inconciliable ?

 

Pour bien comprendre le problème, faisons un petit retour dans le passé. Jadis, les trotskistes (et les communistes avant qu’ils ne deviennent staliniens) proposaient pour résoudre ce problème ce qu’ils appelaient le « front unique ouvrier ». Décrypté, cela signifiait que dans « les luttes, les urnes et les institutions », ils proposaient aux autres « partis ouvriers » réformistes ou « centristes » (c’est-à-dire hésitant entre la réforme et la révolution) des alliances (de la base au sommet) sur la base d’un programme dit de « transition », pour répondre à la crise sociale et politique du moment.

 

Premier problème, cette tactique-là, ce n’est pas ce que le NPA propose aujourd’hui. Exiger d’éventuels alliés qu’ils s’engagent à « populariser un projet anticapitaliste », c’est, ni plus ni moins leur demander de se rallier à la totalité de notre orientation. Second problème, le PS est-il encore un « parti ouvrier », pas au sens sociologique du terme (le NPA ne l’est pas plus) mais parce qu’il serait encore dans la posture d’un parti défendant en partie les intérêts des classes populaires. On peut en douter. Ainsi, nous ne pouvons pas apparemment appliquer au PS cette bonne vieille tactique du FUO. Trop tard. En revanche, cela pourrait se comprendre avec le PG et le PC. Mais ce n’est pas ce que nous leur proposons.

 

Qu’est-ce qui cloche alors ? Tout simplement les fondements même de l’orientation du NPA, c’est-à-dire tous le « corpus idéologico-politique » qui la sous-tend, en gros la vieille orientation « communiste-révolutionnaire » dont le FUO est l’un des fleurons avec cette « révolution » au bout du bout, ce moment où tout bascule. Cette orientation, en effet, dont le FUO constitue un leurre (pour « plumer la volaille » socialiste, disait-on), est inapplicable aujourd’hui, si tant est qu’elle le fut un jour. En 1983, Immanuel Wallerstein, un historien américain, aujourd’hui très proche de l’altermondialiste et de l’anticapitalisme, et fort réputé, écrivait ceci : « Le communisme se trouve en Utopie, c’est-à-dire nulle part. C’est un avatar de toutes nos eschatologies religieuses […] Ce n’est pas un projet historique, mais une mythologie vivante. Le socialisme, au contraire, est un système historiquement réalisable […] qui maximiserait l’égalité et l’équité d’un système, qui augmenterait le contrôle exercé par l’humanité sur sa propre existence (la démocratie) et qui libérerait l’imagination humaine. »

 

Pensons à ce qu’un tel projet impliquerait dans l’état de la gauche et du mouvement social. Peut-être pourrions-nous y retrouver en partie de ce que propose Fred Bourras dans l’immédiat, mais pas tout, et surtout pas ceci : « Une domination de classe ne peut pas être éliminée par voie de réformes. Les luttes peuvent permettre de la contenir, de lui arracher des mesures progressistes pour les classes populaires, pas la supprimer.  En 1789, la domination de la classe privilégiée de l'Ancien Régime n'a pas été abolie par des réformes. Il a fallu une révolution pour l'éliminer. Il faudra une révolution sociale pour abattre le capitalisme. » [Principes fondateurs du NPA] Avec une telle interprétation de la révolution française – évidemment ça ne s’est pas passé comme ça – et en souhaitant la répéter, on se condamne à l'impuissance. D'où, pour corriger le tir, ces petits aménagements que nous propose aujourd'hui le direction du NPA, au risque d'une dérive « droitière et opportuniste ». Mais ça, ce n'est pas moi qui le dit. J'en laisse le soin à d'autres.

Commentaires

Après la ligne gauchiste et sectaire qui a donné aux européennes les résultats que l'ont sait, peut-on encore s'étonner (et se plaindre) que la direction du NPA « redresse la barre » et devienne un tant soit peu réaliste ?...

Qu'il se dessine actuellement une force anticapitaliste allant des secteurs les plus progressifs du PCF jusqu'au NPA, décidés à ne faire aucune concession ou courbette au PS, il y a quand même de quoi se réjouir. Et il y a également l'opportunité de pouvoir peser un peu plus lourd dans le débat qui nous oppose à la gauche socio-libérale.

Que cela pose des problèmes de « pureté idéologique » au NPA, on n'en doute pas un seul instant. On ne crée pas impunément un parti de révoltés au sens large, sans aucune doctrine idéologique. Le trotskisme avait au moins cela de confortable, c'est qu'il précisait bien les limites politiques. Aujourd'hui, l'arc de cercle va de l'ultra-gauchisme, à une certaine forme de réformisme. Pas facile de gouverner là-dedans. Mais cela devrait au moins conforter Gilles de voir qu'ils semblent un peu aller dans son sens...

Écrit par : Michel | 24/07/2009

Comprends ma surprise. Il y a quelques semaines, c’était encore, que les luttes et rien que les luttes. Puis on a rajouté par les urnes. Et là c’est aussi dans les institutions. Exactement l’amendement que j’avais fait voté dans ma section (je ne sais plus si j’avais été majoritaire, j’ai quelque doute) et que j’avais défendu à Paris. J’avais eu contre moi Joshua et Sabato et finalement cet amendement avait été repoussé sous prétexte que c’était du « réformisme radical ». Je pense en effet que c’est un revirement purement opportuniste et que nous aurons de nouveaux zigzags dans les prochains mois. Le problème n’est pas pour la direction de naviguer entre deux ailes, l’une gauchiste, l’autre « réformiste » ou si tu veux une droite et une gauche (ça c’est la thèse de Bensaïd). L’orientation majoritaire est gauchiste, ce qui la rend inapplicable.

Écrit par : Gilles | 24/07/2009

Je te trouve d'un pessimisme désarmant. Je pense que la direction a dû enfin comprendre la justesse de tes analyses, et qu'elles correspondent aux nécessités du moment.
Quant à la majorité « gauchiste » qui constitue le NPA, comme elle doit être assez « sous-politisée », elle va avaler la couleuvre sans trop de difficultés.
Le parti a toujours raison !...

Écrit par : Michel | 24/07/2009

Non. Moi je suis habitué à tous ces zigzags. Je pense plutôt aux nouveaux adhérents du NPA, surtout. Je viens d’être contacté par un jeune adhérent complètement déboussolé qui essaye d’y comprendre quelque chose. Je viens d’apprendre également qu’au sein du CPN s’est tenue début juillet une réunion pour organiser un « courant marxiste » dans le NPA. Voilà où nous conduit l’irresponsabilité de la « clique dirigeante ».

Écrit par : Gilles | 24/07/2009

Arrêtez de vous faire tout ce cinéma.
Moi, je ne me pose pas toutes ces questions. Le NPA est jeune, en voie de constitution.
Je suis retraité et membre du NPA depuis janvier 2009.
Je ne suis pas un ancien LCR.
Regardez autour de vous, et si vous trouvez mieux que le NPA, allez-y!
Vous êtes négatifs, pessimistes et traiter la direction actuelle du NPA de gauchiste et de clique dirigeante montre que pour moi vous êtes mal dans votre peau ou "droitier"
Allez camarades, les mois qui vont venir sont riches de promesses!

Écrit par : Michel B | 24/07/2009

"Le NPA est jeune" ! Ah bon ! Même direction que la LCR qui a 40 ans, plus toutes ces années 30-40-50. Dans le NPA, les jeunes sont minoritaires. Le NPA est un "vieux" parti qui veut faire jeune avec des vieilles recettes. Comme je fais parti de ces gens qui ont construit la LCR il y a quarante ans et le NPA il y a un an, eh bien j'y reste, ne vous en déplaise pour en faire autre chose qu'un groupuscule de braillards.

Écrit par : Gilles | 24/07/2009

Rassurez-vous, ce Michel B (bien qu'ayant les mêmes initiales), ce n'est pas moi. Le malheur, c'est que justement, les jeunes militants ne se posent pas de questions... Ils suivent aveuglément, confortés dans leurs certitudes par un Besancenot chouchou des médias, qui est effectivement le meilleur produit marketing disponible sur les médias. Mais je veux bien répondre à sa question, car contrairement à Gilles (bien que je sois d'accord sur le fond avec lui), je ne suis pas resté au NPA (après 40 ans de fidélité à cette organisation). J'ai trouvé mieux, pour l'instant, car je milite dans le front de gauche, et j'en suis pleinement satisfait. J'ai suivi en cela Christian Picquet (et son fan club), autre militant historique de la LCR. Je veux bien être traité de "droitier" dans une organisation qui flirte pas mal avec "l'ultra-gauche". Cela me situerait dans une frange de gens raisonnables tout en étant fondamentalement anticapitaliste.

Écrit par : Michel | 25/07/2009

d'accord, faudra juste me prouver en quoi le npa est d'ultra gauche

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ultragauche

Écrit par : Martini Rossu | 26/07/2009

Faisons un peu de linguistique : quelle est la différence entre "flirter avec l'ultra-gauche" et "être" d'ultra gauche. Si la confusion s'installe déjà ici, cela promet pour la suite des débats....

Écrit par : Michel | 26/07/2009

Soit, je me suis mal exprimé...

En quoi le Npa flirte t'il avec l'ultragauche ?

J'ai encore vu aucune propagande pour les conseils ouvriers...
Ni au sens MAMesque du terme, participation massive du NPA aux squats libertaires, aux émeutes, aux actions plus radicales (tgv, attaques de prison...)...

Écrit par : Martini Rossu | 28/07/2009

Je ne me placerai pas tant sur le plan des formes d'action qui, à une certaine époque étaient très violentes à la vieille LCR et, pouvaient être assimilées à de l'ultra-gauchisme, ce qui d'ailleurs à abouti à la dissolution de la Ligue Communiste par le ministre de l'intérieur .

Simplement, à l'époque nous étions "trotskistes", ce qui signifiait une certaine conception de l'Etat et de son rôle dans un processus révolutionnaire.

Ce que j'appelle les ultra-gauchistes aujourd'hui, c'est toute cette frange qui pense que pour lutter contre le capitalisme, il suffit de lutter contre le patronat. Niant ainsi le rôle de l'Etat et des structures étatiques qui permettent au capitalisme de prospérer. L'aboutissement de cette logique étant de considérer les élections comme une compromission. D'où une forte abstention de cette frange de sympathisants du NPA aux européennes et leur réticence dans les pourparlers en vue des régionales.

Écrit par : Michel | 28/07/2009

Essayons d’être précis. De mon point de vue, le NPA s’est engagé lors de sa création sur une pente dangereuse. Il y a eu en effet à ce moment là un flirt, sinon avec l’ultragauche (encore que la main tendue à Rouillant pourrait-être interprétée ainsi), du moins avec un certain gauchisme récurrent dans l’extrême-gauche française. Mais qu’est-ce qu’au juste le « gauchisme » ? C’est une attitude politique qui consiste à vouloir « aller plus vite que la musique », sans prendre en considération les tendances lourdes d’une période ; qui s’imagine que l’abîme qui sépare « l’avant garde révolutionnaire » des « larges masses » est d’abord et surtout le produit d’une trahison des partis « réformistes » et des bureaucraties syndicales. Comment combler cet abîme sinon par des appels incessants à la lutte. Le déclenchement de la crise a été, pour ce « gauchisme », une chance inespérée, tout comme la crise interne au PS. Les conditions étaient réunies, semblait-il, pour que l’on s’achemine très rapidement vers une explosion sociale.
C’est bien dans ce climat là d’exaltation que furent écrits les textes fondateurs du NPA. La grande « idée » qui traverse ces textes c’est que l’on n’obtient rien sans la lutte. De là à dire, rien que la lutte, il n'y a qu'un pas. C’est bien ainsi qu’ils furent interprétés. Les textes primitifs portaient d’ailleurs assez nettement les stigmates de ce à quoi on reconnait facilement le « gauchisme » : sous-estimation, voir négation, de la lutte syndicale et de l’importance des processus électoraux. Des amendements permirent d’infléchir un tant soit peu cette tendance, mais le mal était fait. D’autant plus que l’objectif principal, initial, n’était plus d’ouvrir largement le spectre de l’anticapitalisme, et d’accepter dans ses limites mêmes toutes les hypothèses « stratégiques », mais à l’inverse de débusquer tout ce qui ne serait pas « conforme » à l’idée que certains se font de cet « anticapitalisme ». Ainsi, avons-nous forcé le trait (le NPA était d'abord et surtout le « parti des luttes ») et rejeté « à droite » tous ceux qui faisaient de l’unité un axe de construction du parti.
On a vu le résultat : il n’y a pas eu d’explosion sociale et le NPA a mis tant de clauses inacceptables à la réalisation de l’unité avec le PG et le PC aux européennes, que nous y avons été seuls. D’où la rectification de tir par la direction dont l’accord avec le PG est la conséquence. D’où le rejet de cet accord par ceux qui se sont le plus impliqués dans l’orientation précédente. Ainsi on entend aujourd’hui ces « gauchistes » expliquer que la direction à céder à « l’électoralisme ». Certes la direction peut arguer qu’elle ne fait qu’appliquer l’orientation du NPA, que c’est Mélenchon qui a changé, qu’il a besoin de cet accord pour faire plier le PC (ce qui n’est pas faux), néanmoins on sent bien que cette direction pratique par glissements progressifs. Il y a quelques semaines, Pierre-François Grond, l’un des « bras droits » de Besancenot, écrivait que le NPA c’était non seulement les luttes mais aussi les urnes. Fred Borras, autre proche de Besancenot en rajoute aujourd’hui une couche en écrivant qu’il faut construire un rapport de force : dans les luttes, dans les urnes, mais aussi dans les institutions parlementaires. Il est probable qu’à la rentrée de septembre, entre 35 à 40 membres du parlement vont combattre systématiquement ce « programme ». Et que ceux que l’on qualifiait de « droite », c’est-à-dire le courant unitaire, dont je fais parti, vont – ironie de l’Histoire – voter avec la majorité autour de Besancenot. Mais pour autant en aurons-nous fini avec le « gauchisme » ? Je ne crois pas. La méthode de construction du NPA initiée par Besancenot et ses amis a été une erreur. Ils ont trop donné la part belle à leurs gauchistes, leur confiant beaucoup de responsabilité, les « montant » contre nous. Et voilà le résultat. Surtout nous avons gâché une opportunité de construire un nouveau parti beaucoup plus large que le NPA actuel, et surtout absolument pas réfléchi au fond sur les voies possibles de sortie du capitalisme.

Écrit par : Gilles | 28/07/2009

Ultra-gauche n'importe quoi! Certains ne savent vraiment pas ce qu'ils écrivent....

Écrit par : toto | 20/08/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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