Avertir le modérateur

14/07/2009

Les « gauchistes » du NPA ne veulent pas de l’accord NPA-PG

En signant avec le PG de Jean-Luc Mélenchon un préaccord pour des listes communes aux futures élections régionales, la Commission exécutive du NPA a déclenché une vague de protestations dans les rangs de SA majorité. Habituée aux discours gauchisants et triomphalistes de sa direction, une partie de cette majorité ne comprend plus que l’on s’accorde désormais avec un parti dont on avait repoussé quelques mois auparavant les propositions d’alliances. Il est vrai qu’entre temps, les résultats des européennes sont passés par là. Mais cette « gauche » [terme de pure convenance] du NPA ne rêve que de luttes, de grève générale et de « renversement du capitalisme ». Elle n’a cure des petits calculs électoraux d’une direction qui vient soudainement de changer son fusil d’épaule. Je publie, ci-dessous, plusieurs de ces réactions qui s’ajoutent à celle d’une dizaine de membres du CPN publiée récemment.

 

1/ Contribution au débat de camarades de la Haute-Garonne

Signataires : Laurent (Colomiers, conseiller municipal, CILT31), Pauline (Jeunes travailleurs, CPN), Patrick (Airbus, CILT31), François (Jeunes travailleurs, secrétariat fédéral 31), Côme (Mirail, secrétariat jeunes national), Fanny (Toulouse Centre, CILT31), Simon (Arsenal, SF 31), Céline (SNCF), Sylvain (Santé), Flora (Colomiers), Ianic (Colomiers), Sébastien (Toulouse Centre), Fanny (Arsenal), Nadia (Colomiers), Ian (Bonnefoy), Sylvain (Toulouse Nord, CILT31), Yann (Bonnefoy)

 

Nouveau « Mai 68 » ou Nouveau « Mai 81 » ? - Nous tenons à exprimer notre inquiétude quant aux récentes prises de position du comité exécutif, notamment l’élaboration de la déclaration commune avec le PG. La précipitation et les divergences politiques qu’occasionne cette déclaration nécessitent une réappropriation large du débat dans l’organisation.

Loin de s’atténuer, la crise s’accentue. Dans tous ces aspects (économiques, sociaux, politiques, écologiques) nous traversons plus qu’une classique crise conjoncturelle. L’idée de la bourgeoisie de réguler le système via des plans de relance s’est soldée par un échec. Dans les différents pays les gouvernements sont repassés à l’offensive (cf. la feuille de route donnée par Sarkozy à Versailles). Pour maintenir le système, les classes dominantes n’ont que deux solutions, accentuer la pression sur les travailleuses et les travailleurs (licenciements massifs, baisse des salaires, casse des services publics…) et mener des offensives impérialistes pour asseoir leur domination (Iran, Afghanistan,…).

 

Une priorité : l’unité dans les luttes ! Acculés par le patronat, les travailleuses et les travailleurs n’ont qu’une solution : se donner les moyens d’inverser le rapport de force. L’urgence est à construire partout, dans les quartiers, les entreprises, les services publics, des fronts de luttes et de dégager des revendications unifiantes. Pour cela, il faut rassembler dans des fronts de lutte, sans exclusive, toutes les composantes de la gauche politique et syndicale pour entraîner l’ensemble de notre camp social. Seul un mouvement d’ensemble, une grève générale, sera en capacité d’améliorer les conditions matérielles de notre classe et de dégager la perspective d’un renversement du capitalisme. La priorité exclusive du moment est d’obtenir une déclaration unitaire sur des objectifs précis avec un calendrier d’action ambitieux et non une déclaration sur la tactique électorale des forces de la « gauche de la gauche » aux régionales. Cela nécessite, pour nous, d’élaborer un véritable plan d’urgence pour la lutte que pourront s’approprier les militantes et militants de l’organisation (droit à l’emploi, interdiction des licenciements, augmentation des salaires, diminution du temps de travail, contrôle ouvrier…)

 

La récente déclaration NPA-PG ne répond pas à cette priorité. La direction de l’organisation a fait le choix de la tactique électoraliste. A ce jeu là, les appareils du PC et du PG auront toujours un train d’avance. Par ailleurs, les anticapitalistes n’ont pas d’illusions sur la possibilité de changement par les urnes comme nous l’avons acté dans nos principes fondateurs. Nous nous présentons aux élections pour diffuser un programme. Si nous avons la chance d’avoir des élus, ils ne sont que les relais des mobilisations de masse et des sentinelles dans les institutions que nous voulons renverser. La récente déclaration PG-NPA pose de ce point de vue deux problèmes : elle sème des illusions sur la nature anticapitaliste du PG/PCF d’une part et elle donne du crédit à la stratégie de « révolution par les urnes » prônée par Mélenchon. Cette révolution par les urnes a déjà eu lieu en Mai 81 quand la gauche arrive aux affaires en prétendant pouvoir appliquer un programme de rupture avec le système dans le cadre des institutions. Sans remonter si loin, il y aurait beaucoup à dire sur le bilan des militants du PG dans les institutions qui n’ont jamais quitté les directions des exécutifs. De même, que sur le rôle des cadres syndicaux du FG au printemps qui ont cautionné la stratégie des directions syndicales.  Il faut continuer à distinguer la nécessaire unité dans les luttes et la participation commune à des échéances électorales !

 

Renforcer le débat démocratique dans l’organisation. Le positionnement politique de la direction ne nous correspond pas. Le positionnement de nos listes au second tour des régionales en faveur de fusions « techniques » mériterait au moins une discussion dans le nouveau parti que nous construisons. Pour conclure, nous ne pouvons nous satisfaire d’une déclaration qui implique un changement d’orientation alors que les structures de base de l’organisation n’ont pas été consultées. Un large débat doit s’ouvrir jusqu’au CPN de la rentrée qui permette à l’ensemble des militantes et militants de s’approprier ces questions et de choisir en conséquence. Ce CPN devrait préparer une conférence nationale à l’automne pour trancher ces questions. Par ailleurs, il est urgent pour nous de préciser notre programme et notre stratégie pour renverser le capitalisme afin de renforcer la cohérence de notre organisation et son utilité dans les confrontations à venir.

 

2/ Mazdak (membre du CPN-département 38) - Ici comme dans d’autres départements, le ton et le contenu de la déclaration commune NPA / PG ont surpris voire choqué un grand nombre de camarades. Précisons qu’en ce qui nous concerne, le débat ne porte pas sur la décision du CPN de rencontrer les forces politiques à la gauche du PS. Cela est juste politiquement que ce soit sur la question des luttes sociales ou sur celle des campagnes électorales. En effet, le NPA n’a pas vocation par principe à camper seul sur des positions anticapitalistes. Nous devons explorer toutes les pistes nous permettant d’être toujours plus nombreux face à « ceux d’en face », cela s’appelle construire un rapport de forces. En effet, si «structurellement »  le NPA est anticapitaliste, il doit porter l’exigence de l’unité de toutes les forces anticapitalistes.

 

Les axes défendus par le NPA et votés au CPN pour les rencontres bilatérales sont justes : un soutien actif au développement, à l’extension et à la coordination des luttes, un programme anticapitaliste avec des mesures phares d’urgence pour les régionales, un positionnement strictement indépendant des listes du PS et écologiste, aucun accord de solidarité de gestion.  En cas d’accord politique avec d’éventuels partenaires, il ne pourrait s’agir pour nous que d’un accord national avec des listes communes dans toutes les régions. Ces axes permettent de mener une bataille pour l’unité tout cela en aidant à la clarification politique. Il nous semble que la déclaration commune PG / NPA devait s’en tenir, sur ces points-là, aux accords et désaccords constatés et à des propositions pour faire préciser ou évoluer les positionnements.


Or deux problèmes apparaissent : le ton très euphorique de la déclaration et la question du deuxième tour des régionales. Par sa tonalité le communiqué, donne l’impression qu’un accord est déjà bouclé ou qu’il est vraiment à portée de main. Il nous semble au contraire qu’il reste pas mal de chemin à parcourir et d’obstacles à franchir : le PG est-il d’accord pour s’engager à soutenir de toutes ses capacités les luttes, à aider à leur extension et à leur coordination ? Cela serait un changement de pratiques intéressant et utile dans les luttes : dans la dernière période, le PG a été soit absent soit a combattu par la voix des différents cadres syndicaux qui lui sont affiliés, toute unification et coordination des luttes !

 

Sur le plan électoral : Quelles mesures d’urgence serait-il prêt à défendre dans le cadre des régionales ? Rien n’est dit sur cette question essentielle (même si personne n’attend de programme complet à ce stade des discussions !). S’engage-t-il à refuser de rejoindre une majorité de gestion avec le PS ? Sur ce point, l’ambiguïté, c’est le moins que l’on puisse dire, plane !  Le communiqué ne permet aucune clarification à ce sujet. Seul point positif : l’accord des deux parties sur « un accord national » en cas de listes communes, chose qui mérite d’être vérifié tout de même.


Sur le deuxième tour, nous n’acceptons pas la position qui a été prise : d’abord parce que, à juste titre,  la résolution du CPN stipulait qu’il ne fallait exclure aucun cas de figure au deuxième tour. Ce qui parait raisonnable : qu’en sera-t-il des luttes sociales, quel sera le rapport de forces ? Quelle aura été l’action des différents partis de la gauche du PS pendant tous ces mois qui nous séparent du scrutin ? Ensuite, le positionnement au deuxième tour est une question tactique et se décide après l’analyse des  résultats du premier tour. Ou alors il ne s’agit plus de tactique mais de stratégie.

Nous sommes étonnés et en désaccord avec la décision de la CE qui, 10 mois avant le scrutin, délivre un positionnement pour le vote du second tour, c'est-à-dire qui clôt un débat qui n’a pas commencé dans le NPA alors que nous avons encore tout à faire pour informer et former l’ensemble des camarades sur l’enjeu des régionales. Nous former et nous informer pour que ces enjeux soient suffisamment clairs pour tous et toutes afin de décider ensemble de notre stratégie pour cette échéance et de notre tactique de deuxième tour. Enfin dans les conseils régionaux dans lesquels le Parti de gauche a aujourd’hui des élus, un bilan de leur positionnement lors des votes du budget ou de subventions doit être fait réellement.

 

Pour finir, nous voulons qu’un débat soit ouvert dans le NPA sur le bilan de toutes les réunions bilatérales dès maintenant afin que les comités puissent se saisir des questions, que l’Université soit aussi un moment d’échanges et de  confrontations des différents points de vue sur la stratégie qui sera la nôtre aux élections régionales, dans le respect des premiers votes du CPN.

 

3/ Comité NPA Charente - Nous sommes désagréablement surpris d'apprendre par la presse et la radio qu'un préaccord en vue des élections régionales est sur les rails avec le PG, et que les modalités d'un accord "technique" avec le PS sont déjà posées et annoncées publiquement dans le communiqué commun PG – NPA !

Il nous semble que la primeur de l'information aurait pu être réservée aux militants du NPA, mais surtout qu'il aurait été nettement souhaitable que le débat sur les régionales ait eu lieu avant dans notre organisation. La résolution du dernier CPN précisait pourtant : « Il s’agit d’une orientation générale qui n’exclut pas l’ensemble des cas de figure qui peuvent se poser (fusion, maintien de nos listes, désistement, abstention…) » et qu’il aurait fallu aussi dire explicitement dans le communiqué avec le PG. Nous ne sommes pas opposés à des rencontres avec d'autres organisations mais les déclarations faites à l'issue de celles-ci et les engagements doivent respecter un préalable démocratique élémentaire : la consultation des militants. D’autant plus que notre comité a décidé que, dès la rentrée de septembre, nous mettons en route des formations sur les Régionales et la politique du NPA, et qu’un stage régional sur ce sujet est proposé pour les 10 et 11 octobre.

 

Nous avions déjà réagi -et protesté- lors des européennes quant à la "désignation" des têtes de liste qui avait été expliquée par des impératifs d'urgence. Mais là, point d'urgence. Ce type de pratiques doit être définitivement banni. Nous demandons la diffusion de notre message à tous les comités NPA.

 

4/ Allaoui, lycéen et membre du NPA. Le NPA va-t-il devenir un énième parti électoraliste ? Une chose est sûre, suite à la décision tout à fait scandaleuse du CE, qui n’a pas hésité à spolier toute forme de débat au sein du parti, une vague d’indignation a ébranlé les esprits de la majorité de mes camarades. Cette réaction, était prévisible. Nous, jeunes militants, en devenant membre du parti, pensions rejoindre la nouvelle gauche révolutionnaire, celle qui est consciente que le peuple ne triomphera pas grâce aux élections dites "démocratiques", étant donné que ces dernières sont contrôlées par la classe dirigeante bourgeoise, celle qui a vocation à rassembler toutes les mouvances d'"extrême" gauche pour construire un front commun et dynamique face au système capitaliste, celle qui milite dans la rue, auprès des salariés, des lycéens, des étudiants, des chômeurs et de toutes les autres personnes qui font face chaque jour à l’oppression impérialiste, et enfin, celle qui applique en son sein la démocratie, bafouée depuis toujours par nos bienveillants dirigeants.

Avec cette prise de décision, le CE change non seulement radicalement la ligne directrice du NPA après seulement 6 mois d’existence, mais offense également tous les militants et militantes qui avaient foi en l’idéal révolutionnaire qui animait ce jeune parti. Moi-même, jeune militant, je ne vous apprendrai rien en vous disant que de nos jours les partis sont perçus d’un mauvais œil auprès de la jeunesse, notamment, celle se réclamant de la gauche anticapitaliste et révolutionnaire. Et bien, au moment même ou nous commencions à défaire ce préjugé et à rallier ce qui devait devenir l’avant garde du parti, et plus globalement, la force vive de l’insurrection à venir,  le CE par cette décision, que nous ressentons comme une véritable trahison, a réussi à conforter très largement cet état d’esprit, et par la même, sème le doute chez ceux pour qui il était évident que sans parti nous n’arriverions à rien.

 

Dans notre région, nous avions enfin réussi à poser, non sans difficultés, les bases d’un comité jeune, nous avions réussi en quelques semaines à rassembler plus d’une vingtaine de militants motivés par l’idéal que diffusait alors le NPA. De jeunes militants déçus par le PS et le PC, d’autres hostiles à l’idée même d’adhérer à un quelconque parti aussi révolutionnaire fut-il, et même des jeunes apolitiques, mais néanmoins révoltés par le système morbide dans lequel nous survivons, nous ont rejoints. Mes camarades et moi avions réussi à instaurer un climat de confiance et de sérénité dans notre petit comité fraîchement crée. C’est alors, qu’à la manière de la bureaucratie bourgeoise, le CE, diffusa une déclaration mettant en évidence notre future alliance avec un parti qui n’a, depuis bien longtemps, plus rien à voir avec la gauche révolutionnaire et anticapitaliste à laquelle nous appartenons tous. Nous n’étions aucunement au courant de ce qui se déroulait dans les coulisses de notre parti, et cette déclaration amorça le lent et douloureux  processus de dislocation qui est actuellement en cours dans notre comité. A présent, tout est à refaire, mais ce n’est peut-être pas perdu.

 

Dans 10 longs mois les régionales auront lieu, pourtant la direction du NPA a déjà fondé une alliance avec un parti réformiste, incarnant à nos yeux une gauche moribonde et désuète, alors même que la crise systémique s’accentue de plus belle. Nous ressentons ce changement de bord comme irresponsable, décevant, et contre tous nos principes démocratiques. Néanmoins, il est encore temps de redéfinir le rôle du parti, de l’utiliser pour ce à quoi il a été créé à la base, à savoir, être une structure stable sur laquelle le peuple pourra compter, un agitateur de conscience, afin d’aider à élever celle des travailleurs et travailleuses, de la sublimer, pour que ceux-ci puissent par eux même créer la révolution par les luttes.

Commentaires

Gilles Suze, je ne te connais pas. Il parait qu'on est dans le même parti.
Je m'interroge sur le sens de ce blog.
En effet, c'est quoi cette pretique pourrie de balancer des contribution de militants, qui on vocation à alimenter le débat INTERNE, sur un blog public. Blog qui est surtout lu par des pisse papier de la presse hostile, qui s'y alimentent réguliérement pour écrire leurs saloperies ?

Écrit par : Barikad | 14/07/2009

Le sens de ce blog c'est d'ouvrir le débat le plus largement possible dans un parti qui a des pratiques restrictives de la démocratie et au-delà c’est-à-dire en direction de tous ceux qui s’intéressent à la construction d’un mouvement anticapitaliste large et de masse. Quant aux « pisse-papier de la presse hostile », dont j’ai fait partie une trentaine d’années, ils font leur métier, bien ou mal, avec leurs idées, parfois hostiles, parfois critiques, mais aussi parfois bienveillante. Je te rappelle, pour mémoire, la couverture médiatique pour le moins acritique dont a bénéficié Besancenot durant des années, et qui a finit d’ailleurs pas m’agacer. Un parti qui se replie sur soi n’a pas vocation à convaincre.

PS : première adhésion en 1968

Écrit par : Gilles | 14/07/2009

Bonne réponse. A toutes fins utiles, ce débat n'intéresse pas que le NPA. De nombreux anticapitalistes de vieille date ont quitté ou n'ont pas rejoint votre organisation. Il n'en demeure pas moins qu'ils sont, comme vous, et avec vous, dans le combat. Si vous voulez grandir et vous agrandir, il faudra quand même qu'un jour vous regardiez ce qu'il ya autour de vous...

Écrit par : Michel | 14/07/2009

LE PARTI POLITIQUE «  P. S.  »
BROIE – T - IL DU NOIR ?

TOUTES POSITIONS POLITIQUES COMPRISES; PAS ÉTONNANT LORSQUE L - ON DONNE AUX GENS DU « PEUPLE » L ' IMPRESSION QUE LA SEULE CHOSE QUI COMPTE POUR LE POLITIQUE , QUELQUE SOIT SON PARTI , C'EST D ' ÊTRE ÉLU .
Pourquoi faire ?
Pour les honneurs ?
Pour les titres ?
Pour les situations ou pour l' argent ? ou
Pour autre chose?

IL NE FAUDRAIT PAS OUBLIER QUELQUES PRINCIPES DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE :
LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ
ÉLU PAR LE PEUPLE, ÉLU POUR LE PEUPLE

Association pour l 'emploi, l ' information et la solidarité des travailleurs victimes du chômage ou de la précarité .

MICHEL LHEROT APEIS DU CHER sur GOOGLE

Écrit par : apeis du cher | 14/07/2009

Ou allons nous ?     J' AI MAL A LA FRANCE .
 
CATASTROPHES HUMAINES EN VUE .
 
LAGENERATION DES "S A N S" et celle DES " T R O P " GENERATION DES «  SANS  »
 
Les «  S A N S  » essaient de débuter leur vie de chômeurs
Abandonnées SOUVENT SANS MINIMAS SOCIAUX
LES " S A N S " : sans permis de conduire - sans famille en mesure de les soutenir - sans savoir lire, écrire ou compter - Sans scolarité normale avec des enseignants cherchant à faire des têtes BIEN FAITES sachant réfléchir , en s'intéressant à tous les élèves, y compris aux difficiles qui ont besoin de plus d'attention - Sans revenu ni minimas sociaux - sans boulot , malgré un C A P - ou Sans compétence professionnelle - Sans employeur, autour du domicile , dans un rayon raisonnable ( campagne ) - sans argent – sans logement - ET SANS SOUTIEN DES ELUS .
 
 
LA GENERATION DES "T R O P " et LA GENERATION DES " SANS"
 
Ou allons nous ?     J' AI MAL A LA FRANCE .
 
CATASTROPHES HUMAINES EN VUE .
 
LA GENERATION DES «  TROP  » :
 
- Trop vieux et pas assez rentable , il est sûr qu'il n'ont plus leur force et la souplesse de leur vingt ans - Trop GROS - Trop expérimenté - Trop petit, pas assez grand - Trop lent – Trop handicapé , même s'il ne sont pas reconnu , ni par la M D P H ou la sécu, même si leur médecin délivre un certificat d'inaptitude physique - Trop cher - ...
 
MICHEL LHEROT
 
Association pour l 'emploi, l 'information et la solidarité des victimes du chômage ou de la précarité du cher
Par apeis du cher - Communauté : Mouvance Partenia

Écrit par : apeis du cher | 14/07/2009

Je ne connais pas non plus Gilles Suze. Mais je trouve cela assez salutaire cet espace de libre échange, même si et justement parce que je suis loin d'être d'accord avec ce qu'il écrit.

Écrit par : Agnès | 14/07/2009

Je ne "connais" pas non plus Gilles Suze, mais je le lis pourtant très régulièrement. Et je m'interroge moi aussi sur la pertinence de publier ce genre de contribution dans un blog où la presse - qui ment - ne va pas manquer d'aller piocher, Marianne en tête. Sauf à penser que ça pourrait peut-être même être fait exprès, mais ça serait du procès d'intention, n'est-ce pas ?

En bref : des contributions internes représentatives d'une minorité constituée pour l'essentiel - du moins à Toulouse - d'étudiants ex-JCR, présentée comme un mouvement de fond de protestations : le procédé est pour le moins cavalier. Faisant moi-même partie de la "gauche" du NPA, je peux affirmer que contrairement à ce que ce blog, la majorité de cette mouvance a parfaitement bien compris les enjeux de cette alliance tactique, et sont d'accord avec ses finalités - et c'est là où nous divergeons, par ailleurs avec les minoritaires, qui eux aussi ont compris, mais sont visiblement prêt à des procédés peu recommandables pour tenter de faire capoter la majo. Et comme d'habitude, ça ne marchera pas, et ça ne changera rien.

Écrit par : CSP | 14/07/2009

Spéciale dékassdi à "michel", de la GU : en revanche, si il y'a bien un truc sur lequel les signataires de la contribution toulousaine et les autres membres de la majo sont d'accord, c'est que jamais, jamais, JAMAIS !!! on ne fera quoi que ce soit avec le Picquet's fan-club.

Écrit par : CSP | 14/07/2009

CSP, je ne te connais pas non plus mais tu m'as l'air bien nerveux, pour quelqu'un qui prétend que ces protestations sont ultra minoritaires.
C'est sûr que Monsieur Picquet ne s'est pas honoré par son attitude lors des dernières européennes mais enfin c'est pas bien d'être rancunier.
Non sérieusement. Je ne veux pas raconter mon expérience sur un site "ennemi" mais moi aussi je fais parti du NPA depuis peu (l'année dernière) et j'ai aussi appris par les médias les résultats des tractations NPA/PG/PCF. ça m'a fait drôle surtout que pour les européennes j'avais été un bon petit soldat, devalisant le rayon colle à papier peint du Leroy Merlin du coin et autres mission d'intérêt général. Donc il ne faut pas monter sur tes grands chevaux. Je n'ai pas déchiré ma carte et je ne suis pas prête de le faire mais quand même faut pas dire nimportnawak.

Écrit par : Agnès | 14/07/2009

@ agnès : "tu m'as l'air bien nerveux" : nan, pas nerveux ; mais hyper-vénère de voir les procédés de certains prêts à tout pour descendre le NPA, et y compris en interne.
"C'est sûr que Monsieur Picquet ne s'est pas honoré par son attitude lors des dernières européennes mais enfin c'est pas bien d'être rancunier."
Oui, c'est très vilain d'être rancunier, très très très, bouh le méchant. Juste, vu le comportement du sus-cité et de ses groupies, ça rend pas peace and love, à force.

Écrit par : CSP | 14/07/2009

Elle est bien bonne celle-là : « je m'interroge moi aussi sur la pertinence de publier ce genre de contribution dans un blog où la presse - qui ment - ne va pas manquer d'aller piocher, Marianne en tête. Sauf à penser que ça pourrait peut-être même être fait exprès, mais ça serait du procès d'intention, n'est-ce pas ? » (CSP)

Si je publie ces textes, c’est bien pour qu’ils soient lus, ce qui est en général la vocation d’un texte. Que la presse s’en empare, c’est normal, elle est faite pour ça. A moins qu’il s’agisse de garder pour nous nos « petits secrets » d’alchimiste. Mais là, nous ne sommes plus dans la politique mais dans le sectaire. Ainsi, à LO, les débats sont circonscrits à certains cercles, les initiés. Heureusement à la LCR et au NPA il n’en a jamais été ainsi. Quand nos illustres prédécesseurs polémiquaient, c’était généralement public, à coups d’articles de presse (tous les courants avaient leurs bulletins, leurs journaux…) sauf évidemment lorsqu’ils étaient contraints à la clandestinité. Mais nous n’en sommes pas là, je suppose. Encore que, parfois, le comportement de certains camarades m’incite à penser que nous vivons dans des mondes parallèles. Donc, si je publie ces textes – et comme tu l’auras remarqué sans ajouter de commentaire – c’est que j’entends bien que ces textes soient pris au pied de la lettre, pour ce qu’ils sont. Et ils sont en effet parfaits. Certes pratiquement indéchiffrables pour un travailleur moyen, et inopérant pour notre pratique. Mais je n’invente rien, ils parlent d’eux-mêmes. Et c’est bien ce que je voudrais démontrer.

Écrit par : Gilles | 14/07/2009

Autre remarque. Si je procède ainsi, c’est que je souhaite que tout le monde en fasse ainsi. J’aimerai en savoir plus sur les débats au PC, au PS (encore que là, c’est sans problème), au PG, à LO. Et puis Besancenot et sa « tendance » ont pu bénéficier, pendant des années, et très largement, du support des plus grands médias pour faire connaître leur orientation. Moi, je n’ai que mon blog. Que des journalistes de Marianne ou du Monde me reprennent, je n’y vois aucun inconvénient. Comme ce sont des gens bien élevés, ils me demandent toujours mon accord. Après, quand c’est parti, et qu’ils interprètent mal mon propos ou l’utilisent dans un mauvais contexte, c’est leur problème, et je ne manque pas de leur faire remarquer.

Écrit par : Gilles | 14/07/2009

Je ne crains d'échanger à propos de mes idées. Contrairement à Gilles je n'ai pas peur d'être ou de me dire anticapitaliste car pour l'instant je ne sais pas sur quel nouveau modèle cela va déboucher.
Cela dit je pense que la critique à tout va et à tout crin que répandent certains camarades manque juste d'humilité.
ET je suis d'accord avec Gilles sur un point. Un groupe qui ne veut pas "aérer" ses idées ça peut devenir une secte.

Écrit par : Agnès | 14/07/2009

"Que des journalistes de Marianne ou du Monde me reprennent, je n’y vois aucun inconvénient. Comme ce sont des gens bien élevés, ils me demandent toujours mon accord. Après, quand c’est parti, et qu’ils interprètent mal mon propos ou l’utilisent dans un mauvais contexte, c’est leur problème"

Sauf que quand Marianne et Zappi reprennent ce genre de textes, c'est SYSTÉMATIQUEMENT pour nous enfoncer. Et là, ce n'est plus "leur" problème, mais bel et bien le notre. Moi-même, je fais on ne peut plus gaffe à ce que j'écris sur nos cuisines internes précisément parce que je ne sais que trop bien qu'à partir du moment où j'aurais une amorce de critiquette sur le NPA, ça peut devenir "CSP, blogueur du NPA, émet de profonds doutes sur son parti" dans un canard lu nationalement, avec tout un article venimeux qui déformera mes propos - c'est déjà arrivé et avec Marianne, comme par hasard. Ce n'est pas une question de transparence, c'est une question d'éviter de mâcher la besogne à des gens dont le seul loisir est de nous chier dans les bottes.

Écrit par : CSP | 14/07/2009

Je ne crois pas que le silence radio soit le meilleur moyen de ne pas donner le flan à la critique.
De toute façon ceux qui veulent lire des articles qui critiquent le NPA n'ont que l'embarras du choix.
Le meilleur moyen c'est me semble-t-il que la cuisine interne comme tu dis soit démocratique, correcte et débouche sur des idées nouvelles...

Écrit par : Agnès | 14/07/2009

Heureux de l’apprendre, j’aurais peur d’être anticapitaliste ! A mon âge, hélas, je ne crains plus grand-chose. De plus je n’ai jamais dit ça. Ce qui m’inquiète, moi, ce sont ces organisations qui sont « anticapitalistes » depuis un bon siècle et qui en sont toujours au même point, théoriquement, et pratiquement à 5 %, niveau influence. Ça la fout mal. Et pendant le même temps, le capitalisme, lui, il a pris du poids, de l’envergure, et il est, en gros, nulle part réellement contesté. Aucun « spectre » ne le menace. Quand le discours révolutionnariste ressasse on n’est plus dans le babillage infantile, mais dans le désastre sénile. Je suis en effet pour une « révision » de tout ce fatras.

Écrit par : Gilles | 14/07/2009

Il se trouve que Zappi, qui est une ancienne de la LCR (comme son frère), connait bien la maison. Au moment du congrès je lui ai reproché l’inverse de ce que tu avances. Je trouvais, à juste titre, qu’elle en faisait des tonnes sur le NPA et que son propos confinait au travail d’une attachée de presse. Pour l’anecdote, Engels (et Marx) qui avait critiqué très sévèrement le programme du parti social-démocrate allemand au moment de l’unification avec les lassaliens (Programme de Gotha) explique que s’il se trouvait dans la presse « bourgeoise » de bons journalistes, ils ne manqueraient pas de démonter tout ce galimatias (« un programme méli mélo). Hélas, écrivit plus tard Engels, les journalistes, comme les ouvriers d’ailleurs, n’y avaient vu que du feu. Le gros reproche que je ferais aux journalistes, c’est précisément cela. Par manque de réel intérêt et souvent de culture, ils ne s’attachent qu’à l’anecdote et pas au fond. S’ils faisaient bien leur travail, ce serait autrement plus vachard.

Écrit par : Gilles | 14/07/2009

CSP écrit : « des contributions internes représentatives d'une minorité constituée pour l'essentiel - du moins à Toulouse - d'étudiants ex-JCR, présentée comme un mouvement de fond de protestations… » Bref, ces camarades ne seraient pas représentatifs. Je crains que ce soit le contraire, c’est-à-dire qu’ils avancent eux sans aucun masque, nus comme vers. Mais quand Samy écrit : « les élections c’est le terrain de l’adversaire, pas le nôtre », et bien il dit exactement la même chose que ces jeunes écervelés. Et Samy est loin d’être jeune.

Écrit par : Gilles | 14/07/2009

Internet est plus un terrain de ping-pong (où on s'envoie des arguments en essayant d'avoir le dernier mot) qu'un terrain de débat (où l'on échange pour "construire" et rajouter des briques aux briques).

Ce qui m'inquiète de beaucoup des textes ci-dessus, c'est qu'il est très peu fait mentions (autrement qu'avec des mots) du terrain réel des luttes quoitidiennes. Car sur ce terrain, il faut bien rassembler le NOMBRE, il faut bien construire de l'UNITE pour flanquer la patée au MEDEF, et à ses exécutants politiques. Et là, comment on fait, comment font chacun de tous ces comités, militants ? Je ne doute pas qu'ils le font (rassembler pour gagner). Mais comment ? jusqu'où (PS résigné au marché, PC en quête de strapontins, PG opportunistes, Verts libéraux ...). Fait on le NPA tout seul ? Et quand on est tout seul, comment fait on pour lutter efficacement en rassemblant majoritairement ?

Faites un test et comptez combien de fois on parle de Sarkozy, Parisot, Medef, actionnaires, fonds de pension dans les textes ci-dessus. Ca fait peur.

Ne peut on faire une unité large en "défense" et affirmer son identité propre dans notre programme ? Si la baraque du voisin est victime d'une tempête, on rassemble tous les voisins pour sauver ce qui est à sauver. Quand il faut reconstruire les toit, je préfère peut être le programme du NPA avec ses panneaux solaires que celui du PS qui va promouvoir l'électricité nucléaire.

A moins de sombrer dans le "crétinisme parlementaire" et de penser que tout viendra des processus électoraux, les échéances électorales ne relèvent peut être que de tactiques de "défense". et il n'y a pas à se prendre la tête et imaginer des manipulations internes. Un parti ça ne se construit peut être pas en 6 mois.

Salut et Fraternité

Le mouton rouge

Écrit par : Le mouton rouge | 15/07/2009

Tous vos commentaires sur la presse hostile sont fort intéressants. Mais qu'est allé faire Besancenot au Figaro ?.. J'ai été gêné par tous les commentaires haineux et débiles qui ont suivi son interview. Je ne pense pas qu'il ait réussi à convaincre un seul lecteur du figaro. Il serait peut-être intéressant d'avoir un jour un débat approfondi sur le rôle de la presse, comme l'a rapidement abordé Gilles.

Quand à CSP, son problème n'est pas du ressort d'une quelconque organisation politique.. Il ferait bien d'aller consulter chez un éminent spécialiste. Sa haine du "Picquet's fan club" (dont je fais partie, et je n'en ai pas honte), dépasse toute analyse politique. C'est du viscéral tout cru.

Un autre sujet de réflexion : posez-vous donc la question de savoir ce que sont devenus les "révolutionnaires" historiques : à part Krivine et Bensaïd (et Gilles Suze bien sûr), qui sont encore dans l'organisation . Le parcours de Picquet est encore le moins contestable dans toute la liste que j'ai en mémoire. Et ce qui irrite sans doute CSP, c'est que justement il n'ait rejoint ni le PS, ni le PC, ni le PG.

Écrit par : Michel | 15/07/2009

A mon avis, il n'y a pas de manipulation. Il y a juste une locomotive qui fonce sans se soucier de reste du train.
C'est comme les institutions européennes. Les peuples votent NON, on n'en a cure. Les commissions ont décidé que ce serait comme ça, alors basta.
C'est comme à l'Assemblée nationale justement. Plus ça va plus ils fonctionnent en commissions qui décident pratiquement seules, qui perdent encore plus de légitimité. Et dans les communes, il y a le conseil municipal élu et puis il y a les différentes instances d'agglomérations et ceux-là ne sont pas tous élus et ils décident pour tous en ayant aucune légitimité à le faire. Et tous se sentent de moins en moins responsables devant les citoyens. Tout est dilué à tel point qu'on ne sait plus d'où ça vient. T'appelle la mairie pour leur demander un truc et tu apprends que ça ne dépend plus d'eux mais que cette responsabilité échoit maintenant à la communauté d'agglomération. C'est qui qui dirige ça ? T'en sais trop rien.
En fonctionnant ainsi, les élus outrepassent les pouvoirs qui leur sont conférés. Les commissions définissent des pans entiers de ce que sera la politique menée. Etait-ce le mandat qu'on leur a confié ?
Alors oui on a besoin de parler de ce que c'est la démocratie. Comment l'organiser pour que ceux qui sont élus soient responsables devant ceux qui ont voté. Et on a beau croire que les élections c'est bidon. Même dans une organisation politique quelle qu'elle soit on a besoin de démocratie sinon c'est au mieux le bordel, au pire une forme d'accaparement aveugle du pouvoir.

Écrit par : Agnès | 15/07/2009

Le mouton rouge
Je ne parle pas assez de Sarkozy, du Medef, des luttes quotidiennes… Que voulez-vous que j’en dise qui n’ait été déjà dit. Ce qui me pose problème c’est comment se fait-il que tous ces « méchants » s’en tirent aussi bien ? Pourquoi le mouvement social accumule les défaites depuis une trentaine d’années ? Pourquoi les « révolutionnaires » sont aussi minoritaires ? Pourquoi le NPA est un « géant » comparé à tous les autres courants, formations, se réclamant des mêmes thèses dans le monde ? Pourquoi il n’y a pas eu « d’explosion sociale » en France et encore moins ailleurs et pourquoi il n’y en aura pas ? Pourquoi, allègrement, au cours de la dernière décennie du siècle dernier, tout l’Est de l’Europe est passé avec armes et bagage dans le « camp de l’ennemi » en quelques années, etc. Pourquoi enfin le « socialisme » ne fait plus rêver ?

Écrit par : Gilles | 15/07/2009

C'est pas les questions que se pose Emmanuel Walz le maire d'Ivry ça ?

Écrit par : Agnès | 15/07/2009

A 40 ans si t'as pas fait la révolution t'as raté ta vie !!!

Écrit par : Agnès | 15/07/2009

Tu poses toujours les mêmes questions Gilles !
D'un côté, du côté du libéralisme, leur idéologie elle est simple. Ils peuvent rester pragmatiques. Et quand t'es pragmatiques avec un seul but, le pouvoir de l'argent, c'est plus facile que quand tu vas défendre des idées d'égalité, de justice sociale...

D'un autre côté, en fait, le problème c'est que les organisations minoritaires qui défendent une idéologie qui ne va pas de soi. Au bout d'un moment, elles s'essouflent, elles se centrent sur elles-mêmes, se replient sur soi et deviennent élitistes, l'idéologie devient doctrine et là c'est mort quoi ! Si t'aères pas la maison ça sent le renfermé...

C'est pour ça que j'espère beaucoup du NPA !

Écrit par : Agnès | 15/07/2009

Agnès
Je ne crois pas que c’est ce genre de questions que Valls se pose. Valls se situe dans le court temps de la politique politicienne. Son horizon c’est le prochain gouvernement ; il ne veut pas mourir avant d’avoir été ministre ou quelque chose comme cela. Alors il se dit que tout compte fait ces vieilles histoires d’émancipation sociale ont fait leur temps, qu’il est plus intéressant de consolider ce qui existe et qu’entre droite et gauche il n’y a que quelques degré de différence. Je me pose de toutes autres questions. Je suis pour sortir du capitalisme – ce qui n’est pas le cas de Valls – et je me dis que tout ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui a échoué, qu’il doit bien y avoir des raisons à ça, qu’il faut chercher autre chose et regarder dans le temps long des grands bouleversements historiques pour trouver d’autres solutions.

Écrit par : Gilles | 15/07/2009

Agnès, toujours
Tu sembles oublier que cette « idéologie » comme tu l’appelles a eu quelque succès à la fin du 19e et durant une bonne moitié du 20e. Elle a certes jamais été majoritaire durablement mais le mouvement ouvrier et plus largement le mouvement social s’est construit là-dessus et que tout n’a pas été perdu. Que seraient nos sociétés d’aujourd’hui sans ces conquêtes sociales comme le suffrage universel ou la sécurité sociale. L’Etat dit providence ce n’est pas une invention des « classes possédantes », mais un compromis qu’elles durent passer à un moment. C’est cette potentialité du mouvement social à transformer le monde qui s’épuise aujourd’hui. Il arrive en fait – mutatis mutandis – à cette « idéologie » ce qui est arrivé à d’autres comme le christianisme. Un jour ou l’autre, on finit par s'appercevoir que « Dieu est mort » !

Écrit par : Gilles | 15/07/2009

Gilles
Je ne renie pas "cette" idéologie parce que c'est la mienne aussi. Je dis que toute idéologie qui n'est plus en phase avec la réalité devient une doctrine.
Une doctrine c'est figé, c'est le repli sur soi.
Je pense qu'à l'est ça faisait bien longtemps que la réalité ne collait plus aux idées et vice versa d'où nécessité d'endoctrinement donc mort à plus ou moins long terme.
L'idéologie c'est autre chose c'est un ensemble d'idées orientées vers un idéal.

Écrit par : Agnès | 15/07/2009

Une idéologie tu la choisis. Mais faut pas abandonner à mon avis toute sa capacité à penser par soi même aussi et un peu son libre arbitre à une organisation sinon t'es plus qu'un mouton et en fait à mon avis toujours t'es plus d'une grande utilité pour ton idéologie.
Une idéologie à mon avis encore faut la faire vivre en la soumettant à des débats, en l'éprouvant à l'épreuve des faits, en l'alimentant de nouveaux éléments au fur et à mesure grâce à la démocratie.
Faut pas la figer. Faut prendre le meilleur et le fondamental et faut continuellement en retisser la maille.

Écrit par : Agnès | 15/07/2009

Gilles

oui, je sais, les combats, les défaites. Comme disait Marx, tant qu'ils n'ont pas rencersé le capitalisme, les prolétaires ne peuvent gagner qu'une seule chose dans leur luttes : c'est la conscience de leur unité.

Maintenant, concernant le NPA. Je vois circuler beaucoup de choses : c'est la faute au CE, c'est les anciens de la LCR, etc ... etc ... Mais les comités ont leur autonomie. Quand il y a eu la grève EDF ou dans les universités, comment chaque militant, chaque comité s'est il rendu sur les lieux de lutte, pour les populariser? Comment chacun est intervenu pour dépasser les saucissonage. Ya pas besoin de grands discours, juste un peu de constance et de conviction. Oui, c'est ingrat, mais en même temps, c'est avec les vrais gens qui se sont sur leur piquet de grève, que l'on crée de l'espoir, que l'on s'organise, qu'on échange les numéros de tl, qu'on crée de la solidarité et de la fraternité. Et les rondes des obstinés, ça a fait sourire pas mal, mais il y a eu de vrais projets, et il y a de vraies promesses de luttes à poursuivre

Et ce n'est pas de la politique individuelle. J'ai confiance dans mes camarades du NPA et j'imagine que partout, chacune et chacun fait sont peit boulot et que l'ensemble ca va faire un NPA outil de lutte unitaire et anticapitaliste. Evidemment si dans différents coins il ya quelques uns qui cultivent les aigreurs, les rancunes et la suspicion ...

Salut et Fraternité

Écrit par : Le mouton rouge | 15/07/2009

Excuse moi Gilles mais tu souffles le chaud et le froid...
Je suppose que c'est pour alimenter ton blog.
Tu dis que tu veux échanger des idées mais tu ne penses qu'à polémiquer.
Qu'est-ce que tu veux à la fin ?
Fonder la tendance de ceux qui sont au NPA mais qui pensent que " Pourquoi il n’y a pas eu « d’explosion sociale » en France et encore moins ailleurs et pourquoi il n’y en aura pas ? " qu'il n'y aura jamais de changement ?

Écrit par : Agnès | 15/07/2009

Mon propos est à assez clair. Ayant fait le bilan des tentatives de sortie des rapports sociaux de production capitalistes entre 1848 et le milieu des années 1970 et conclu à leur échec, j’essaye de trouver d’autres voies, mais avec toujours le même objectif : la transformation révolutionnaire de la société. Telle est mon hypothèse de base. Mais dans un premier temps il me faut bien faire la démonstration que s’il y a eu échec, ce n’est pas à cause d’une répétition de « Thermidor » (thèse du mouvement trotskiste, reprise abondamment par Bensaïd), mais parce ce que la voie choisie – en gros celle d’une « révolution » calquée sur le prétendu modèle de 1789-1794, modèle « amélioré » en 1917 – était une erreur. Erreur funeste parce qu’elle est un des éléments, me semble-t-il, qui a considérablement affaibli le mouvement ouvrier et qui est l’une des principales causes du déclin même de l’idée du socialisme.
Pour ce qui concerne la question de « l’explosion sociale », de la grève générale prolongée (« insurrectionnelle » ?), je bataille là-dessus depuis un an. Ça ne veut pas dire qu’il ne se passera rien. Je dis simplement qu’après trente ans de reculs et aucune alternative à l’horizon, le mouvement social ne peut pas produire une telle « explosion » et que la crise, quand elle est à son pic, n’a pas d’autre résultat que de faire reculer un peu plus le mouvement. Pour que ça bouge à nouveau, pour qu’il y ait des luttes offensives, dans un tel contexte, il faut construire, avec ce que l’on a, un embryon d’alternative, seul moyen de redonner confiance. Bref proposer comme le fait le NPA un « nouveau mai 68 » est absurde et contre-productif, même s’il parvient à rassembler quelque milliers d’éléments convaincus, mais bien isolés.

Écrit par : Gilles | 15/07/2009

A mon avis, on n'en est pas encore à se demander comment se passerait un mouvement "insurrectionnel".
A mon avis, il y a d'abord du travail de terrain à faire comme le souligne Le mouton rouge.
A mon avis également, pendant des années c'était morne plaine. Horizon qui semblait totalement bouché. Et depuis un ou deux ans, les lignes bougent et elles bougent assez vite. Et ça ça rend optimiste !
Et ce sera ma conclusion, si des erreurs surviennent dans l'avenir, ce serait plutôt des erreurs d'appréciation concernant l'essor initial du mouvement et non concernant son développement "insurrectionnel" ou même une réaction à ce mouvement. Si on n'invente pas dès le départ de nouvelles modalités alors on fera peut-être retombé le soufflé plus vite qu'il n'est monté.
Et c'est là dessus que je pense qu'il est préférable de se pencher actuellement.

Écrit par : Agnès | 15/07/2009

« Il y a d'abord du travail de terrain à faire comme le souligne Le mouton rouge. » Ce n’est pas le Mouton rouge, c'est Sisyphe. Comme disait Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra : « Etait-ce cela – la vie ? Dirai-je à la mort. Allons ! Recommençons encore une fois ! » Où sont les grands mouvements ouvriers du début du 20e : l’anglais, l’allemand, le français, l’américain ? Que sont devenus ces dizaines de millions d’ouvriers de l’industrie qui avaient en tête le « socialisme » comme objectif ? Et c’est le NPA avec ces quelques milliers de militants et ses 5% d’ouvriers qui va reconstruire tout ça ? Voir le nouveau « post » publié ce matin : « Nouveau « Mai 68 » ou Nouveau « Mai 81 » ? Ni l’un, ni l’autre ! »

Écrit par : Gilles | 15/07/2009

T'as raison je pense sur le mythe de Sisyphe. C'est comme une partie d'échec. On a toujours un ou plusieurs coups de retard. Si on voulait vraiment voir plus loin, on commencerai par étudier et modéliser à fond l'architecture du capitalisme et ses liens avec les Etats. Pour pouvoir mener des actions mondialisées ciblées sur la consommation et la production, des actions pacifiques et citoyennes, j'entends. Pour reprendre les rennes de la prospective qu'on laisse aux stratèges du capital et aux hauts fonctionnaires actuellement et ils nous balladent bien.

Écrit par : Agnès | 16/07/2009

Balancer des textes internes, qui n'ont pas vocation à être public, sur internet, c'est tout bonnement inacceptable.
Si le NPA n'était pas aussi étonnamment complaisant envers ses membres les plus droitiers qui peuvent visiblement tout se permettre, cette attitude mériterait sanction...


Etant donné que votre seule motivation au NPA semble être de taper sur le NPA (vous êtes un peu le Valls du NPA visiblement), je vois mal ce que vous faîtes au NPA.
Vous devriez aller faire un tour au PG/PS voir si l'herbe y est plus verte, et correspond mieux à vos idées...

Écrit par : toto | 16/07/2009

Toto

J’ai déjà répondu à ce problème. Texte à vocation interne ? Ces camarades défendent publiquement, par leurs pratiques et leur discours, cette ligne qui n’est finalement que l’orientation majoritaire du NPA dans toute sa « stupide limpidité ». Quant à savoir si l’on ne peut pas batailler contre une orientation que l’on pense inopérante et contre-productive, qui nous conduit à répéter au bas mot quarante ans d’erreurs de la LCR, qu’est-ce que cela signifie. J’ai assez donné dans cette orientation entre 1968 et 1978 pour savoir là où elle nous conduit, c’est pourquoi je suis bien déterminé à la combattre. Le parallèle avec Valls est grossier. Si c’est ce que tu as comme argument, permets-moi de te dire que c’est un peu court. Défends ta ligne, l’explosion sociale et la crise politique qui vient, la grève générale qui se prépare avec au bout un gouvernement anticapitaliste, etc. et veille bien à me montrer quels éléments te permettent, dans la conjoncture, de la confirmer.

Écrit par : Gilles | 16/07/2009

Ce n'est pas bien Toto d'essayer de décourager des camarades qui essaient de réfléchir aux problèmes qui nous sont posés.
Si le NPA est tant décrié en ce moment c'est bien qu'il relance un débat qu'on croyait éteint pour encore plus longtemps que ça.
Si on ne discute pas ensemble (même avec l'aile droitière du NPA,sic), je ne vois pas comment on va pouvoir parler à ceux qui ne sont même pas au NPA...

Écrit par : Agnès | 16/07/2009

C'est aux auteurs des différents textes de choisir s'ils veulent les rendre public. Publier arbitrairement les textes INTERNES de son organisation, c'est une FAUTE politique.

Écrit par : toto | 16/07/2009

Déjà répondu. S’ils n’osent pas rendre publiques leurs positions, serait-ce parce qu’elles seraient difficilement défendables ? Il est absolument nécessaire que tout le monde sache qu’au NPA, il existe une opposition à des alliances avec le PG et le PC (comme me l’a dit un jour un camarade : « je ne parle pas avec ces gens là »), voire à aller aux élections.

Écrit par : Gilles | 16/07/2009

Gilles,
Sincèrement faut arrêter de relever les paroles d'une seule personne et donner l'impression que tu les généralises au NPA.
Il a raison Toto sur le point que ce serait mieux que les gens rendent publics leurs propres textes.
Moi je trouve cependant que contrairement aux autres partis les textes émanant du NPA ont ceci de formidables qu'ils portent sur le débat d'idées et non sur des querelles de personnes. C'est quelquechose dont nous pouvons être fiers tant cela devient rare.

Écrit par : Agnès | 16/07/2009

C'est comme ça que j'agis localement, et c'est ainsi que le dialogue avec le PG et la Fédération n'a pas été rompu. Ce qui va être d'ailleurs assez drôle si ce processus est poussé jusqu'au bout aux régionales. Devrais-je laisser ceux qui sont opposés à un tel accord négocier avec les autres courants ? J'ai déjà vécu cette triste expérience au moment des municipales. J'avais avec d'autres camarades réussi à ce que nous nous présentions, et dans une rencontre avec d'éventuels colistiers venant d'autres courants, j'ai eu la désagréable surprise d'entendre mes camarades, en gros opposés et à l'élection et aux alliances, resservir leur même discours antiunitaires. Evidemment l’unité a été impossible.

Écrit par : Gilles | 16/07/2009

Évidemment qu'il y a des discussions qui sont INTERNES à l'orga.
Si notre orga ne peut plus avoir de débats INTERNES, mais que tout est PUBLIC ça ne sert à rien de construire un parti.

Bizarrement je doute que les discussions internes d'Unir, de la GU ou de C&A se trouvent postés sur ce site. Surtout quand il y a des bisbilles, et il y en a eu!
Là il s'agit bien de textes INTERNES postés en toute connaissance de cause sur internet, dans le but ouvertement affiché de NUIRE à son organisation.

Je trouve que la complaisance de la direction du NPA envers son aile droite est tout bonnement ahurissante. Il y a pourtant des actes qui sont inacceptables!

Écrit par : toto | 16/07/2009

N'ayant aucun lien avec le PG et la Gauche unitaire (ex-UNIR), je ne sais pas ce qui s'y passe. mais s'il advenait que je sois informé de ce qui s'y passe, je ne manquerai pas de vous en tenir informé.

Quant à ceci : "Je trouve que la complaisance de la direction du NPA envers son aile droite est tout bonnement ahurissante. Il y a pourtant des actes qui sont inacceptables !" ça vaut un aller simple pour un camp de redressement ! Droitier et déviationniste ! Toto ou Pol Pot !

Écrit par : Gilles | 16/07/2009

Voilà ce qu'on appelle généralement un point Godwin (avec Pol Pot en lieu et place d'Hitler, faut varier les plaisirs).

Écrit par : toto | 16/07/2009

Tu l’as cherché. Ce sont ces expressions : « complaisance » ; « aile droite » ; « actes inacceptables », qui en sont à l’origine. Tu ne peux pas te départir de cette tradition qui a fait des ravages dans le mouvement ouvrier – mais il en fut de même sous la révolution française – qui consiste à disqualifier l’opposant. J’ai beau chercher, je ne vois aucuns arguments de fond dans tes messages. Sur le programme de Gotha, j’attends en vain ta réponse. Un jour, j’ai cité (sans le dire) les premières lignes du Capital, dans une réunion de section. J’ai eu cette réponse d’un camarade : « Je croyais que nous étions un parti anticapitaliste ». Alors j’ai expliqué d’où provenait ma citation. Il est vrai que ce même camarade s’est toujours vanté auprès de moi de n’avoir lu que le Manifeste. Une autre fois, on m’a reproché d’employer le terme de « classe moyenne » : « ça n’existe pas !», m’a-t-on dit. Marx pourtant en parle souvent et de bien d’autres choses encore.

Écrit par : Gilles | 16/07/2009

@ Toto

Juste comme ça, je vous pose la question : z'auriez pas été grand inquisiteur, dans une existence antérieure ?

Écrit par : Hopfrog | 16/07/2009

Voilà on laisse Toto et Gilles seuls un après-midi et voilà ce que ça donne : des noms d'oiseaux !
Heureusement qu'il y a la parité hommes / femmes au NPA parce que si c'était uniquement masculin je me rends compte qu'on y échangerait plus rapidement des noms d'oiseaux !!!

Écrit par : Agnès | 16/07/2009

Moi qui ne suis encarté nulle part, je suis assez sidéré à la lecture de ces réactions provenant de la base du NPA.

Par trois choses, en particulier :
• la virtuosité à laquelle ces auteurs (certains sont encore lycéens) sont déjà parvenus dans le maniement de la langue de bois. Par instants, on a vraiment l'impression de lire un montage de phrases copiées-collées ;
• la verbosité de ces textes, qu'on pourrait facilement réduire à la moitié de leur longueur sans aucun dommage pour leur contenu (à certains moments, on croirait entendre Arlette Laguiller herself) ;
• le fort parfum de sacristie qui règne sur tout cela.

Bon, oui, d'accord, les auteurs n'imaginaient pas que ces textes pourraient circuler à l'extérieur de leur parti. Mais enfin, ça ressemble vraiment à ça, le débat d'« idées » à l'intérieur du NPA ? Je respecte ces auteurs mais enfin, vu de l'extérieur, ça donne vraiment pas envie d'entrer !

Écrit par : Hopfrog | 17/07/2009

Et pour d'autres, ça donne envie de sortir. Je constate quand même que ce qui était autrefois une qualité à la "Ligue", à savoir, le débat politique, la confrontation des idées, et surtout la confrontation de la praxis avec la théorie, est devenu aujourd'hui quasiment une insulte. Les jeunes militants devraient peut être apprendre la tolérance, et surtout maîtriser leur "longue impatience".....

Écrit par : Michel | 17/07/2009

Les "jeunes" sont parfaitement excusables. Je ne m'en prends pas à eux mais en particulier à ma génération. Dans le courant "Convergences et alternative", c'est d'une parfaite mixité et je suppose qu'il en est de même dans la majorité. Ce n'est pas un phénomène "jeune", c'est le "corpus" théorique des courants radicaux qui est en cause, un enseignement de la "révolution" qui a été fait il y près d'un siècle sans de nouveaux apports de la recherche. Enseignement qui avait déjà ses points obscurs. Un exemple : les 21 conditions. Etaient-elles justifiées ? Qu’elles furent leurs conséquences ? Les trotskistes ont tout mis sur le dos de Staline. Staline à bon dos.

Écrit par : Gilles | 17/07/2009

Je suis forcée d'être d'accord avec Hopfrog.
Cela dit pour répondre aussi à Michel, j'ai moins de respect pour un discours à géométrie variable dont le fond idéologique est seulement un fond de commerce que pour un discours certes quelque peu doctrinal mais qui a l'avantage de ne pas être qu'un discours de circonstances...

Écrit par : Agnès | 17/07/2009

Le discours à géométrie variable.... Je me pose la question : c'est quoi ?... Les circonstances ?... justement parlons-en !... Actuellement des milliers de travailleurs font les frais de la politique anti-sociale de Sarkozy. Ils se mobilisent massivement et unitairement pour exprimer leur désaccord. Quelle perspective politique avons-nous à leur offrir, si ce n'est l'étalage de nos chamailleries ?...

Alors si tu as un discours qui ne soit pas de circonstances à leur proposer, surtout ne te gênes pas.... Il y a des centaines de militants syndicaux qui se battent chaque jour dans les boîtes et qui voient que leurs luttes ne débouchent sur rien. La seule réponse qu'ils ont à donner c'est de rassembler des bouteilles de gaz et de menacer de tout faire péter.

Le NPA, chantre des luttes et de la grève générale, a-t-il une meilleure réponse à donner à cette situation ? Comme le disait fort justement Gilles (il me semble), autrefois les travailleurs se battaient pour instaurer le socialisme. Aujourd'hui ils se battent sans idéal, juste pour préserver le peu de confort que leur donne la société capitaliste. Dans un premier temps, nous devons leur donner les armes (au sens figuré, of course) pour cela. Et ces armes, cela peut être une victoire électorale. En 1981, nous avons été nombreux à croire qu'il allait y avoir du changement. Il y en a eu, certes. Mais le réalisme néo-libéral a vite repris le dessus. Au lieu de chausser les bottes de l'ancien système, il aurait fallu mettre en place de nouvelles règles, de nouvelles lois.... C'est justement ce qu'est en train de faire Sarkozy, mais dans l'autre sens, comme pour couper la route à toute vélléité d'émancipation et de progrès sociaux.
Il aurait également fallu mobiliser les travailleurs pour la conquête de nouveaux droits, de nouveaux avantages, de nouvelles garanties. Au lieu de cela, on s'est laissé dépouiller, sans réagir, et ça continue encore....
Mais à l'époque, on (l'extrême-gauche) ne représentait pas grand chose. Aujourd'hui, du fait de notre audience notre responsabilité est plus grande. Mais gardons la doctrine pour les congrès, et tenons aux travailleurs qui nous écoutent un discours, non pas de circonstance, mais adapté à leur attente. Ce qui est loin d'être le cas.

Écrit par : Michel | 17/07/2009

Justement le problème c'est que les solutions pour améliorer la situation à mon avis ne correspondent pas aux attentes des milliers, millions de travailleurs qui sont aujourd'hui en difficulté.
C'est le problème que soulèvent des leaders syndicalistes : les salariés préfèrent obtenir une grosse prime plutôt que de tenter de préserver les emplois. Une fois la prime obtenue, la plupart d'entre eux ne se sentent pas plus solidaires du reste des salariès que les autres salariés se sont sentis solidaires quand ça a été difficile pour eux.
Sincèrement j'ai encore dans les oreilles ce qu'affirmait Jospin face aux luttes des Michelin : On ne peut pas intervenir dans cette affaire !
Alors tu peux continuer à dire que les salariés souhaitent une victoire électorale, ça n'empêchera pas qu'une victoire électorale (quelques élus ici ou ailleurs) ne règlera pas leurs problèmes majeurs.
C'est-à-dire que le capitalisme essaie de niveler par le bas toutes les conditions sociales dans le monde entier.
Ne pas tenir un discours à la hauteur de ce qui se passe c'est exposer les salariés à d'autres désenchantements.

Écrit par : Agnès | 17/07/2009

Si les salariés préfèrent obtenir une grosse prime, c'est parce qu'ils savent qu'ils ne peuvent pas empêcher leur boîte de fermer. Par contre, ils savent que c'est possible de "gonfler" la prime.

Certes, la plus grosse connerie que Jospin ait faite, c'est cette phrase. Néanmoins, Ségolène Royal a quand même "sauvé" Heuliez en Poitou-Charentes.

Mais je le concède, gagner des élections, si ensuite on ne fait rien pour changer les règles, c'est de la foutaise. C'est bien pour cela que le PS se casse la gueule.

Le discours que nous on doit tenir c'est : il faut voter pour nous, pour que nous changions les choses, avec votre appui. Mais continuez à vous battre, on vous soutiendra. Et voilà les objectifs qu'on vous propose : voter une loi contre les licenciements - voter une loi contre les parachutes dorés, les bonus, les très hauts salaires, etc... - abroger le bouclier fiscal - etc... etc... Mais pour cela il faut évidemment gagner les élections.

Écrit par : Michel | 17/07/2009

Maintenant que le capitalisme a montré ses limites au vu et au sus de tous, c'est pas le moment de lui redonner une deuxième légitimité. Sauver une boîte c'est bien. Mais les élus PS au parlement européens vont continuer de voter avec les libéraux des textes qui feront licencier toujours plus de salariés. Alors il faut regarder comme aux échecs tous les coups qui se joeunt et ceux qui se préparent aussi...

Tu assistes à 2% de ce qui se passe à l'intérieur du NPA. Ce ne sont pas des chamailleries. C'est une bagarre pour faire émerger une nouvelle façon de faire de la politique. Ce ne sont pas des chamailleries parce que ce ne sont pas des affaires de personnes. Si monsieur Picquet a voulu se singulariser en mettant en avant son nom c'est son affaire, moi je ne vois pas une affaire de personne mais une affaire de pratiques.

Écrit par : Agnès | 17/07/2009

Aucune élection n'a jamais eu le pouvoir de mettre fin au capitalisme. Le capitalisme, par définition, se base sur le PRIVÉ, la propriété PRIVÉE des moyens de production.

Or n'en déplaise à certains, rentrer dans les institutions ne donne pas la main sur le privé. Jospin avait tout à fait raison de sortir sa phrase, qui ne faisait qu'avouer que le PS et ses alliés se situent sur un terrain exclusivement institutionnel, qui n'a effectivement aucun pouvoir sur ce genre d'évènements.

La question concrète est dans le privé : comment renverser la propriété privée, le pouvoir capitaliste? La grève générale et la réappropriation des moyens de production par les travailleurs, OK. Celle-ci doit évidemment s'accompagner d'une conquête du pouvoir POLITIQUE et de la destruction de l'appareil d'État bourgeois, c'est une évidence.
Autrement? Je ne vois pas.

L'aile droite du NPA prétend faire la révolution dans les urnes, prétend que s'allier à une fraction de la bourgeoisie dans une sorte de "front populaire" servirait à quelque chose. Tout comme elle prétend que Sarkozy aurait effectué une rupture fondamentale avec ses prédécesseurs (dont il était quand-même ministre), alors qu'il n'a fait que poursuivre leur travail, en accélérant les attaques à l'approche de la crise, ce qui justifierait un "front unique dans la rue et dans les urnes" sans aucune exigence sur le fond politique (en mettant notamment de côté l'anticapitalisme puisque le danger ne serait plus le capitalisme mais le sarkozisme).
Cette théorie est bien heureusement ultra-minoritaire, et ce ne sont pas les pratiques crapuleuses de Picquet ou de l'auteur de ce blog qui convaincront qui que ce soit...

Écrit par : toto | 17/07/2009

Tiens toto,

Aucune REVOLUTION n'a jamais eu le pouvoir de mettre fin au capitalisme : Russie, Chine, etc.

Écrit par : Gilles | 17/07/2009

... et puis j'en ai ma claque de cette "L'aile droite du NPA". Je suis mille fois plus radical que toi ! Où et qui a prétendu "faire la révolution par les urnes", comme tu dis ? Personne ici. Je récuse cette idée de "révolution" comme méthode de "transformation révolutionnaire". C'est ce que j'ai écrit, pas autre chose. En Russie et en Chine, il a fallu à chaque fois une guerre pour que les partis communistes parviennent au pouvoir et nous savons aujourd'hui ce que cela a donné au final. Alors avec ta "grève générale" tout ce que tu peux espérer obtenir ce sont des accords Matignon (1936) ou un Grenelle (1968). Tu auras l'air malin après ça.

Écrit par : Gilles | 17/07/2009

Voilà ce qu'il en pensait, Engels, de ta "grève générale", toto : "« Un beau matin tous les ouvriers de toutes les entreprises d'un pays ou même du monde entier abandonnent le travail, obligeant ainsi, en quatre semaines tout au plus, les classes possédantes soit à capituler, soit à attaquer les ouvriers, si bien que ceux-ci auraient le droit de se défendre, et par la même occasion d'abattre la vieille société tout entière […]« Cette suggestion est bien loin d'être une nouveauté : des socialistes français et à leur suite des socialistes belges, ont, depuis 1848, souvent enfourché ce cheval de bataille qui, à l'origine, est de race anglaise. Au cours du développement rapide et vigoureux du chartisme parmi les ouvriers anglais, à la suite de la crise de 1837, on prêchait dès 1839, le « saint mois », la suspension du travail à l'échelle de la nation, et cette idée avait trouvé un tel écho que les ouvriers du nord de l'Angleterre tentèrent en juillet 1842 de la mettre en pratique. Le Congrès des Alliancistes à Genève, le 1° septembre 1873, mit également à l'ordre du jour la grève générale. Simplement tout le monde admettait qu'il fallait pour la faire que la classe ouvrière soit entièrement organisée et qu'elle ait des fonds de réserve. C'est là précisément que le bât blesse. D'une part les gouvernements, surtout si on les encourage par l'abstention politique, ne laisseront jamais arriver à ce stade ni l'organisation ni la trésorerie des ouvriers; et d'autre part les événements politiques et les interventions des classes dominantes amèneront l'affranchissement des travailleurs bien avant que le prolétariat ne parvienne à se donner cette organisation idéale et ce fonds de réserve gigantesque. Par ailleurs, s'il les possédait, il n'aurait pas besoin du détour de la grève générale pour parvenir à son but. »

Écrit par : Gilles | 17/07/2009

Avant je militais free lance sans cartes. Je venais manifester ou donner un coup de main sur Raz le front, sur les Sans papiers, sur les mobilisations... Je n'étais pas à la LIgue et je suis rentrée au NPA en espérant changer des choses à et de l'intérieur. C'est une chance offerte, une fois pas deux.
En ce moment il y a deux chances : Mélenchon qui est quand même courageux de quitter le PS... Et surtout la création du NPA...
Mais comme dit Confusius : "Avant de changer le monde, change-toi toi-même petit scarabée".
Si Le PG devient un PS bis un peu plus petit, si le NPA devient une Ligue bis un peu plus grand, mais s'ils restent les mêmes je retournerais faire d'autres choses qui me passionnent aussi et je militerai quand ça me chante...

Écrit par : Agnès | 17/07/2009

Et donc je poursuis mon propos :
A mon avis le problème en ce moment c'est pas la révolution ou les élections, c'est comment rendre cette recomposition (qu'on a quand même longtemps appelée de nos voeux) comment rendre ce renouveau lisible par le plus grand nombre.
Si on ressort le discours de la ligue sans changer une virgule, sans changer une once de pratique, alors la création du NPA apparaîtra comme un coup politique sans lendemain. Il faut être à la hauteur des espoirs qu'on suscite...
Si on s'allie vite fait au PCF ou au PS qui n'ont pas brillé ces dernières decennies pour avoir changer la donne en matière de électoralisme, la création du PG apparaîtra comme un avatar du PS.
C'est le moment d'être créatifs de part et d'autre !

Écrit par : Agnès | 17/07/2009

Quel débat !
Je suis un vieux militant politique (et syndical) qui avait quitté le PS en 1983 au moment du virage politique libéral (après avoir navigué dans les mouvements de gauche) je l'ai rejoint en 2004, pour le quitter de nouveau en novembre 2008. Je fais partie de l'aventure pg.
Quel est notre ennemi commun : la droite et Nicolas Sarkozy.
Un constat : le PS est en train d'imploser entre une minorité de gauche (j'en étais), un centre gauche mou qui va sans doute aller jusqu'à une alliance avec le Modem et le "tout à l'ego" d'un certain nombre de dirigeants.
Les Verts de gauche commencent à comprendre vers quelle direction les entraîne Cohn Bendit. Certains quittent le bateau pour se rapprocher du pg.
Il est temps pour tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce "cirque" de se fédérer, Front de gauche, ou toute autre appellation... Nos liens sont plus forts que nos divisions.
Pour faire quoi ?
Construire une république sociale et écologiste (sachant que l'écologie ne se fera pas avec un capitalisme sans entraves). Comment ? En confrontant nos idées. En inventant une nouvelle démocratie.
Comment museler le capitalisme ?
Comment mettre en place des alternatives ?
Dans quelle société voulons-nous vivre ?
Soyons un outil d'émancipation et d'éducation populaire...
.... (la liste est loin d'être close)
En étant prêt à tout. Que ce soit par les urnes aussi bien qu'à l'occasion d'évènement telle qu'une explosion sociale (même si elle nous semble improbable aujourd'hui). Salut à tous et fraternité.

Écrit par : Lucien/38 | 17/07/2009

Oui mais la grève générale est un moyen d'émancipation et de recomposition et de formation et pour retrouver sa dignité aussi même si elle ne débouche pas sur la révolution.

Oups sauf si c'est Thatcher qui est au pouvoir...

Écrit par : Agnès | 17/07/2009

Qui est contre la « grève générale » ? Personne. Mais ce qu’il faut retenir c’est ce que dit Engels : « C'est là précisément que le bât blesse. D'une part les gouvernements, surtout si on les encourage par l'abstention politique, etc. » Si on encourage les gouvernements pas « l’abstention politique ». C’est ça qui est important. Le NPA fait en quelque sorte du « syndicalisme révolutionnaire » ou plutôt il réduit la lutte politique à une lutte syndicale radicale. La lutte politique se fixe d’autres objectifs que la grève. A l’inverse le PG et le PC réduisent la lutte politique au terrain électoral. Il va falloir s’accorder entre les trois partis de la « gauche de gauche » ou alors on ne débouchera que sur des alliances électorales de circonstance qui auront peu d’impact sur nos électorats. (voir le nouveau post publié ce matin)

Écrit par : Gilles | 17/07/2009

"Qui est contre la « grève générale » ? Personne." => Ben si, tout le monde au contraire, du PG au FN, en passant par le PCF, le PS, le Modem, l'UMP... De même bien-sûr que les directions confédérales.
Les défenseurs de l'ordre bourgeois veulent à tout prix éviter une grève générale massive et prolongée, qui quoi qu'en dise certains ébranlerait sérieusement le pouvoir capitaliste.

Quant au problème entre les partis à gauche du PS, il n'est pas simplement d'ordre stratégique, il porte bien sur l'OBJECTIF visé.

D'ailleurs, Lucien/38 explique très bien son objectif : il est de "museler le capitalisme", mais pas de RENVERSER le capitalisme, de remettre en cause l'ordre bourgeois.
Il y a certes des ponts entre antilibéralisme et anticapitalisme, ainsi que des luttes concrètes à mener en commun, mais l'enjeu est bien de faire basculer les antilibéraux vers l'anticapitalisme, et non pas de se replier d'urgence vers des bases antilibérales, justifiées par un soi-disant danger "spécifique" sarkoziste (qui serait plus ou moins fasciste).

Écrit par : toto | 17/07/2009

Toto fait le bête ! Personne n'est ici contre la GG. Quant aux PC et au PG, pourquoi dis-tu qu'ils y sont opposés ? A moins qu'en dehors du NPA, tout le reste ne soit qu'une "masse réactionnaire" ?

Écrit par : Gilles | 17/07/2009

Le fait d'être contre une grève générale massive et prolongée, et d'y opposer le débouché dans les urnes, ne fait pas d'eux pour autant des réactionnaires patentés. Faudrait pas tomber dans la caricature.
(par ailleurs, des orgas poussant à la grève générale il y en a plein d'autres : LO, l'AL, la CNT, etc...)

Par contre, ils souhaitent effectivement maintenir l'ordre capitaliste, en le régulant, en renforçant le pouvoir d'État, en nationalisant les secteurs clés par RACHAT auprès des capitalistes (ne surtout pas se fâcher avec la bourgeoisie).
C'est effectivement la base d'un programme étatiste antilibéral cohérent, si l'on en partage la finalité. Et si l'on croit à la possibilité de sa réelle mise en œuvre.

Mais ça n'a rien à voir avec une perspective anticapitaliste, socialiste, voire écosocialiste. Ni même avec ma conception démocratique.

A partir de là, il y a deux stratégies possibles :
- la "défaitiste", considérant que c'est foutu, que le danger Sarkozy est trop grand, qu'il faut d'urgence se rassembler sur n'importe quelle base, cad les bases "minimales", des plus à droite : antilibérales, étatiques etc
- "l'ambitieuse", qui a la volonté de porter jusqu'au bout un projet anticapitaliste, quitte à être minoritaires, en tentant de rallier le plus de monde possible sur ces bases là, quitte à ce que ça prenne plus de temps (pour cette 2ème analyse, Sarkozy n'est pas "fasciste" ni fondamentalement différent des autres dirigeants bourgeois avant ou après lui, et ne justifie pas de céder à la panique)

La 1ère stratégie est bien heureusement ultra-minoritaire dans le NPA, elle était d'ailleurs (pour les mêmes raisons défaitistes) contre la constitution du NPA qu'elle jugeait inopportune, vouée à l'échec etc.
La 2ème est majoritaire, mais pour autant, ça n'enlève pas le risque de tentation électoraliste/tacticienne comme la récente déclaration bidon-mais-condamnable avec le PG.
La tentation de délaisser l'anticapitalisme pour de l'institutionnalisme confortable existera toujours, c'est pourtant la délimitation clairement anticapitaliste, clairement en rupture avec le système qui fait le succès du NPA aujourd'hui, et que celui-ci ne doit pas abandonner.

Écrit par : toto | 17/07/2009

" A moins qu'en dehors du NPA, tout le reste ne soit qu'une "masse réactionnaire" ?

oui, c'est ce que l'on a l'habitude d'entendre : Hors du NPA point de salut. Tous les autres sont des salauds de vendus au capitalisme...

Concernant les chamailleries, Agnès, ce n'est pas aux débats internes au NPA que je pense... ni aux attitudes de certains. La démarche de Picquet étant de mettre en adéquation une théorie (celle de l'unité), avec une pratique (celle du Front de Gauche). Elle a eu le gros avantage de mettre en campagne un potentiel de militants qui seraient restés l'arme au pied. Et là je pense très sérieusement à tous ces anciens de la LCR qui se sont retirés après les présidentielles de 2007 (ou même avant), et tous ces déçus du NPA qui y ont fait un passage éclair. Sans compter tous ceux, militants associatifs, militants syndicaux, qui n'ont pas encore trouvé l'offre proposée suffisament attractive.

Mais c'est à cet ukase, si bien prononcé par toto à l'encontre des autres organisations anticapitalistes que je pense. Il suffit d'aller sur des site comme Bellaciao, ou CSP, et on a vite la conviction que notre pays est peuplé de 59.990.000 salauds.

Je salue Lucien/38 qui a eu le courage de quitter le PS pour rejoindre le PG. Sa démarche est saine et va dans le bon sens. Quand aux communistes qui sont tiraillés entre les appels de la gauche radicale (qu'ils ont d'ailleurs combatue pendant de longues années), et la gestion des villes et des régions avec le PS, ce n'est certes pas en les traitant de social-traîtres qu'ils vont basculer de notre côté. Ces militants, qu'on le veuille ou non, sont encore ceux qui défendent les intérêts des travailleurs dans la plupart des entreprises. La grève générale (puisque c'est le must, paraît-il) ne se déclenchera pas à l'appel des seuls militants du NPA. Il va falloir entraîner du monde avec vous pour cela... Et ce ton péremptoire à l'égard des autres forces politiques (j'en exclu le PS), n'est certes pas celui qui convient.

Le triomphalisme et l'auto-suffisance de ces derniers mois ont eu leur sanction le 7 juin. Tirez-en les leçons avec intelligence et humilité. C'est ce que fait Gilles Suze dans ce blog. C'est salutaire et cela évite de couper des ponts définitivement.

A toto, quand même. Lorsque je suis entré à la Ligue, on m'a fait lire "Le programme de transition" d'un certain Leon Trotski... Est-ce que cela te parle, ou bien ce ne sont que des radotages d'une autre époque, pour toi ?.. On m'a également fait lire "Le gauchisme, maladie infantile du communisme" d'un certain Lénine. Sans compter toutes les citations que Gilles a extrait des écrits de Karl Marx. De quoi se faire quand même une petite idée de ce que pourrait être une période "transitoire" vers le socialisme. La révolution ne se fera pas en un jour. Et il faudra entraîner et convaincre des gens qui y sont aujourd'hui opposés, mais qui demain pourront voir les choses d'une autre façon.

Écrit par : Michel | 17/07/2009

Postuler que le PG et le PC sont contre, dans toute éventualité, une grève générale, d'une part, et qu'ils "souhaitent effectivement maintenir l'ordre capitaliste", d'autre part, les range dans le "camp réactionnaire".

Ainsi, toute alliance avec eux est uniquement tactique, c'est en gros le vieux piège du Front unique ouvrier que nous leur tendons. Autant leur dire d'aller se faire foutre tout de suite, d'autant que l'on a à gauche de précieux alliés : LO, AL et la CNT.

Écrit par : Gilles | 17/07/2009

Sans oublier le POI !!!...

Écrit par : Michel | 17/07/2009

Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Selon Toto, il y aurait dans le NPA, deux stratégies : la bonne (la sienne) et l’autre « la défaitiste, considérant que c'est foutu, que le danger Sarkozy est trop grand, qu'il faut d'urgence se rassembler sur n'importe quelle base, c’est-à-dire que les bases minimales, des plus à droite : antilibérales, étatiques etc. »

1ère remarque. Ce qu’il vient de définir là comme stratégie, c’est celle de… LO, qui pour ses raisons a fait alliance avec le PS au 1er tour des municipales et que Toto préconise comme allié. Cette « tendance » n’existe pas au NPA.

2ème remarque. En vérité, Toto nous attribue des pensées et des actes que nous n’avons jamais eus. J’ai été délégué au congrès de la LCR (tendance PFA) et j’ai voté pour la création du NPA. Je ne suis pas pour un programme « minimal ». Bien au contraire, c’est même, paradoxalement ce que je reproche au NPA qui se bat sur un programme « syndicaliste révolutionnaire » sans objectif politique précis sinon un vague « gouvernement anticapitaliste ». Avec qui ? Comment ? Sur quelles bases ? Quant à l’étatisme, j’ai bien signalé dans mes textes que cette question de l’Etat était pour moi primordiale, ce qui n'est manifestement pas la préoccupation du NPA vu le peu d'intérêt qu'il porte à la question des institutions et de la démocratie.

Monsieur Toto, vous avez tout faux.

Écrit par : Gilles | 17/07/2009

Sincèrement je suis attérrée. J'essaie de réfléchir de toute bonne foi. Mais à chaque fois une polémique digne d'une cour de maternelle apparaît qui sape toute tentative de réflexion...
C'est le capitalisme qui est la source de nos problèmes. Il est juste de dire que c'est le capitalisme la cible. Sarkosy c'est le nain qui prépare le travail pour le capitalisme en essayant de nous faire croire au Père Noël.
Il suffira pas de créer des emplois jeunes pour faire reculer le chômage... L'Etat tel qu'il existe aujourd'hui n'a pas les moyens d'y changer grand chose.
Vous allez dire changeons l'Etat. Que ne l'avez vous fait quand vous étiez au pouvoir. C'est pas si simple hein !
On dirait que dans vos esprits c'est la capitalisme ou Pol Pot !!!
Moi je plaide pour qu'on trouve d'autres moyens de faire trébucher le capitalisme pour éviter que règne la peur. Il faut utiliser l'intelligence et non la peur...

Écrit par : Agnès | 17/07/2009

Comment faut-il parler ?
Quand les seuls « arguments » consistent à dire que vous êtes « droitier », ou que vous êtes pour vous allier avec n’importe qui et n’importe quoi (et je sais, malheureusement qu’une bonne partie de « l’extrême-gauche » « pense » (le mot est trop fort) ainsi), alors, oui, les bras m’en tombent !

Sur la question de l’Etat. Les premiers écrits de Marx (à propos d’Hegel) portent là-dessus, tout comme les derniers. Il devait y consacré toute une partie du Capital (inachevé). La « révolution » c’est d’abord la question de l’Etat (« L’Etat et la Révolution », Lénine).

Agnès dit : « Vous allez dire changeons l'Etat. Que ne l'avez vous fait quand vous étiez au pouvoir. » A qui s’adresse-t-elle ? Cette question de l’Etat, c’est tout le problème de la « gouvernance ». Toutes ces mesures « anticapitalistes » qui les prend ? Qui les fait adopter ? Qui veille à ce qu’elles soient mises en œuvre ? Et la police, et l’armée ? Et les fonctionnaires ? Tout continue comme avant ? Alors pourquoi pas Besancenot président ! ça, jamais !

Écrit par : Gilles | 18/07/2009

Donc ta conclusion si je comprends bien c'est que le capitalisme est un système indépassable ?

Écrit par : Agnès | 18/07/2009

Je ne vois pas le rapport ? Ou on ne se comprend pas ? Ou tu confonds un peu tout. Je me demande : que devient l'Etat qui je te rappelle est le 1er employeur et une puissance financière considérable (entre autre) pendant cette longue phase de "transition" qu'est la "transformation révolutionnaire" de la société, phase longue, voire très longue ? Que fait-on de l'armée par exemple et de la police ? Comment sont nommés les fonctionnaires ? Sont-ils élus par exemple comme sous la Commune de 1871 ? Etc.

Écrit par : Gilles | 18/07/2009

D'autant plus que l'armée est maintenant une armée de métier... Autrement dit des mercenaires majoritairement à la solde du capital. Dans sa grande lucidité post soixantehuitarde, la « Ligue Communiste » avait noyauté des comités de soldats au sein de l'armée. De nombreux soldats et militants ont ainsi pu faire une partie de leur service militaire dans les geôles de la grande muette.

Quand je lis ce genre de débats, j'ai l'impression de revenir 40 ans en arrière... Décidément, tout est à refaire !....

Écrit par : Michel | 18/07/2009

Vous ne supportez pas l'élitisme de certains interlocuteurs de la gauche de la gauche alors vous il vous faut arrêter avec cette espèce de condescendance !
Michel je te remercie mais tu es au PG je crois. On a le droit de changer d'avis mais quand même j'aimerais t'entendre reconnaître que le PS et le PCF avait quand même hérité d'un passé de luttes pour porter les transformations au niveau de l'Etat et là (à part l'abolition de la peine de mort) je cherche les traces de cette transition vers un monde meilleur...
Vas-y je suis tout ouie, pourquoi cela n'a-t-il pas eu lieu ?

Écrit par : Agnès | 18/07/2009

Tout d'abord je ne suis pas au PG, mais si Picquet n'avait pas fait son pas en avant, j'y serais sans doute...

En 81, je faisais partie de ceux qui y ont cru, de ceux qui sont descendus dans la rue, qui ont dansé de joie, bref c'était l'an 01 !... Il y a eu le sacre au Panthéon, les roses sur les tombes de Jaurès et Jean Moulin, puis le magnifique discours de Badinter à l'Assemblée Nationale... n'oublions pas les 35 heures et la 5ème semaine de congé payé. Mitterand a voulu s'attaquer à l'école privée : 1 million de personnes aux Champs-Elysées pour exiger son maintien... Etais-ce le début de la fin ?... Faudrait demander aux historiens ou aux érudits. Moi je n'étais qu'un ouvrier métallurgiste.

Mais toujours est-il que la droite a réussi à reprendre le dessus "idéologiquement" tout d'abord, puis politiquement. Il est vrai que le PS n'était pas dans le projet d'un changement radical de société. Mais s'il avait été poussé au cul par un mouvement social du type de 1936 ou 1968, peut-être que les choses auraient évolué différemment. Le PC était en train de se débattre avec les restes de stalinisme qui gangrénait encore le parti. Ses ministres auraient dû démissionner. Au lieu de cela, ils ont cautionné les renoncements du PS.

Mais s'il fallait ré-écrire l'histoire, je pense (et on le disait déjà à l'époque) qu'une coalition avec le PS ne pouvait pas mener à de grands changements. Aujourd'hui, nous sommes en mesure de passer devant lui, et d'avancer des propositions de changement « radical » de société.

Pour répondre à ta question : NON, le PS et le PC n'ont pas hérité d'un passé de luttes. En 1981, très peu de luttes, et une victoire de Mitterand contre toute attente, surtout due aux trahisons de la droite envers leur propre camp (l'appel de Chirac à voter Mitterand). Le passé de luttes, c'était 36 et 68... Et en ce qui concerne le PC et le PS, je me souviens qu'ils frainaient des 4 fers, obligés de prendre le train en marche. Leur haine des gauchistes n'avait d'égal que leur incapacité à contrôler ce mouvement qui leur échappait.

Pour en revenir à aujourd'hui : le PS est complètement discrédité, y compris dans ses propres rangs. Mais tant qu'il est le seul à représenter une forme d'opposition, les gens se tourneront encore vers lui. Mais de plus en plus faiblement. Le PC quand à lui, il a profondément changé. Je l'ai senti physiquement et politiquement au cours de cette campagne. Une nouvelle génération est décidée à en découdre en s'alliant de préférence avec la gauche radicale (PG,GU,NPA). Reste les vieux « orthodoxes » anciens staliniens, habitués aux compromissions avec le PS. Ils n'ont pas participé au Front de Gauche, ou alors en traînant les pieds. Mais ils sont historiquement condamnés à disparaître. Il n'y a qu'une chose qui peut accélérer cette mutation, c'est l'émergence d'une force nouvelle allant du NPA au PG, en passant par les satellites (Fédération, LO, CNT, etc...).

Les verts semblent avoir le vent en poupe. C'est trompeur. Ils sont le résultat d'une somme d'évènements contradictoires : les déçus du PS et du Modem, les fans de la gouaille de Cohn-Bendit, les bobos sensibles à l'écologie, et les vrais écologistes. Ce mouvement ne va pas tarder à se décanter et chacun rejoindra son camp, selon les exigences du mouvement social.

J'ai été très long et je ne sais pas si j'ai répondu à tes questions...

Écrit par : Michel | 18/07/2009

Une précision encore : chaque fois que la gauche est arrivée au pouvoir, ce n'était pas à la suite d'un grand mouvement populaire de contestation du système, mais grâce aux trahisons ou erreurs de la droite. (Chirac appelle à voter Mitterand en 81, et la dissolution de l'assemblée décidée par Chirac en 97). Ce ne sont pas les meilleures conditions pour faire un changement radical de société.

Écrit par : Michel | 18/07/2009

J'entends tes arguments.
Je t'accorde la cinquième semaine de congé payé mais pas les 35 heures car la façon dont elles ont été mises en place participe du processus de dérégualtion du travail...
Donc ma conclusion c'est bien donc bien que rechercher des transformations révolutionnaires ne se passera pas d'un grand mouvement social d'envergure et d'une pression sociale continue.

Écrit par : Agnès | 18/07/2009

« En 1981, très peu de luttes, et une victoire de Mitterrand contre toute attente, surtout due aux trahisons de la droite envers leur propre camp (l'appel de Chirac à voter Mitterrand). »

Erreur. De 1962 (grève des mineurs) à 1976 (y compris donc 1968), une période de luttes intenses. En 1976, plus de 4 millions de journées de grève. Après cela ne cesse de redescendre (voir http://ilyaura.20minutes-blogs.fr/archive/2009/07/02/sarkozy-meme-pas-peur.html). En 1965 de Gaulle en ballotage. En 1967 l’opposition (gauche plus le centre) rate la victoire aux législatives d’un seul poste de député. Puis 1968. Le PS qui se reconstruit en 1971, le Programme commun et les législatives de 1978 remportées par la droite contre toute attente en grande partie parce que le PC a rompu l’union de la gauche. Enfin 1981. Chirac appelant à voter Mitterrand (où as-tu vu ça) ou Marchais demandant (secrètement) de voter Giscard, anecdotique.

Oui, en 1981, la victoire de Mitterrand est en partie le produit de cette décennie de luttes mais avec deux caractéristiques : un PC qui verrouille un mouvement syndical autrement plus puissant qu’aujourd’hui (le taux de syndicalisation tourne alors entre 15 à 20 %) avec des gros bastions, et qui impose au PS certaines mesures que l’on qualifierait aujourd’hui d’anticapitaliste, mais qu’une partie du PS veut également (toute une série de nationalisations) et puis à l’intérieur du PS et de la CFDT, le courant de la 2e gauche (Rocard, Maire, etc.)

Écrit par : Gilles | 18/07/2009

Michel,

C’est après 1981 que ça se gâte. Le mouvement social n’est pas préparé à une telle échéance. Il fait confiance. L’extrême-gauche ne pèse pas ou si peu, c’est d’ailleurs le début de la chute pour la LCR. De nombreux « cadres » partent, parfois vers le PS, surtout ils sont déboussolés. Quand on lit les « mémoires » de Bensaïd ou de Krivine on est frappé par cette incompréhension de cette conjoncture. J’étais en 1978 au cœur de l’organisation, on voyait dans la victoire de la gauche la possibilité d’un « débordement », un peu selon le schéma de 1936. C’est dès ces années là que je suis devenu très critique, mais je me suis heurté au même mur d’incompréhension qu’aujourd’hui. On se contente de dire qu’ils trahissent comme si cela suffisait. Remarque que ce sont en gros les mêmes qui sont aujourd’hui à la tête du NPA et qui reproduisent la même ligne : celle du « débordement ». Mais aujourd’hui le mouvement social est bien plus faible et a accumulé 30 ans de reculs.

Écrit par : Gilles | 18/07/2009

Evidemment, si on remonte 20 ans en arrière... Quand à Chirac refusant de soutenir Giscard au second tour, c'est de notoriété publique. Il me semble que c'est Pasqua qui aurait lâché le morceau en disant que Chirac demandait à son entourage (et au-delà) à voter Mitterand.

Sur le PC qui verrouille le mouvement syndical, j'ai toujours entendu ça, mais depuis la fin du stalinisme (où il fallait consolider le socialisme en URSS plutôt que de rompre le statu-quo de l'ordre capitaliste mondial), cela tient à présent plus de la légende que de la réalité. Le PCF se heurte d'avantage à la désyndicalisation et à la couardise des autres centrales syndicales, qu'à un projet mûrement réfléchi et organisé pour bloquer les luttes. J'ai moi-même vécu de l'intérieur de forts mouvements de grève avec occupations et affrontements avec les CRS, en 1979, où le PCF et la petite Ligue Communiste Cherbourgeoise ont mené de concert un mouvement destiné à empêcher un patronat étranger (Babcok) à délocaliser. Le PCF s'était alors fâché très fort avec ses alliés PS qui refusaient de mettre à la disposition des grévistes les bennes à ordures municipales pour empêcher le départ des machines. Ce furent 3 jours d'émeute dont tous les cherbourgeois se souviennent encore...

Écrit par : Michel | 18/07/2009

Tout à fait d'accord sur ce dernier point.

Écrit par : Michel | 18/07/2009

Je suis d'accord avec toi. Je reprends le terme de "verrouillage" qui comme celui de "trahison" est sujet à caution. Mais tu sais comme moi que la subtilité n'est pas le fort des "gauchistes". Néanmoins, il y a aussi une part de vérité. Longtemps le PC a cru que son poids syndical lui permettrait de faire céder le PS dans le cadre de l'Etat. J'en reviens donc à mon obsession : dans quel cadre institutionnel s’opère la « rupture » ?

Écrit par : Gilles | 18/07/2009

Là, on avance...

En 81, ce qui a coincé, c'est la nature même de la coalition au pouvoir. Un PS très fort et incontesté à gauche. Un homme « providentiel », Mitterand. Un PCF réduit à occuper des strapontins ministériels (Sports, Transports,...), et un mouvement syndical endormi par la « victoire ».

Les nationalisations ont coûté très cher et ont servi de prétexte à l'austérité. A partir de là, la classe ouvrière n'a plus suivi et s'est dit : « C'est comme la droite ».

Bien sûr, nationaliser sans indemniser, aurait été un programme vraiment révolutionnaire. Mais là, il faut être costaud. Et ne pas avoir un PS à la tête du pays !... Instaurer le contrôle des changes pour éviter la fuite des capitaux, contrôle ouvrier dans les banques, renforcement aux frontières pour intercepter et confisquer les valises de billets, bref, le programme de « réjouissances » serait long à énumérer....

Mais bien sûr, s'attendre à la réaction... A l'époque l'armée était encore de conscription, la police plus ou moins républicaine,.... mais les milices et autres bandes armées n'auraient sans doute pas tardé à apparaître.

Concernant les patrons qui auraient été tentés de mettre la clé sous la porte, bon voyage à eux, et les ouvriers se réapproprient l'outil de production... comme à LIP.

On peut refaire l'histoire, mais si la direction du NPA rêve d'un « Mai 68 réussi », pourquoi ne pourrait-on pas rêver d'un « Mai 81 réussi » ?...

Écrit par : Michel | 18/07/2009

Je vois que tu connais ton « bréviaire » par cœur ! Je plaisante. Je crois que plutôt que de s’emballer sur les « mesures » faut-il revoir tout ce qui concerne la question de l’occupation de l’Etat ou plutôt comment élargir, construire, achever le processus de démocratie. Ce n’est pas tant l’armée qui me préoccupe (et encore moins les « bandes armées ») qui n’agit que dans des situations de chaos, que comment associer tout le mouvement social à cette rupture. C’est bien pourquoi je considère qu’aujourd’hui la question de l’unité et d’un mouvement très large est décisive pour préparer de telles situations. Ce qui n’est pas dans la tradition du mouvement ouvrier depuis des lustres, habitué à suivre des partis et des syndicats depuis en gros le début du XXe siècle. En gros c’est le mouvement qui doit faire cette rupture, « ses » dirigeants ne devant être alors que des « fonctionnaires » du mouvement, dûment contrôlé par lui. Ce n’est donc pas pour moi un « mai 81 réussi » qui doit être l’objectif, mais une « Commune de Paris réussi », les partis ne jouant pas un rôle « dirigeants », mais de conseils.

Écrit par : Gilles | 18/07/2009

Il y a intérêt à ce qu'elle soit réussie, dans ce cas, ta commune, .... car ça s'est quand même très mal terminé !

Mais on a oublié l'un et l'autre le rôle des médias... C'est une dimension nouvelle qui a son importance !

Écrit par : Michel | 18/07/2009

"Insurrection" minoritaire provoquée par l'intervention de l'armée dans un Paris assiégé, les ouvriers parisiens isolés du reste de la France, une division interne considérable entre les différents courants et surtout, dans la majorité, beaucoup trop de beaux parleurs, en somme les « gauchistes » de l’époque. C’est précisément ce qu’il ne faut pas recommencer. En revanche, leur intention de ne pas reconstruire un Etat à l’image de l’Etat bonapartiste est une excellente initiative. C’est cela qu’il faut refaire, au goût de notre époque évidemment.

Écrit par : Gilles | 18/07/2009

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu