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30/06/2009

Deux plantages et un cas d’école

A Hénin-Beaumont, cette vieille terre ouvrière, la « gauche » joue à se faire peur. Un maire socialiste en prison pour une série de malversations, des partis de « gauche » divisés pratiquant des alliances curieuses (le PC sur la même liste qu’un « morceau » du PS et le MoDem), une droite gouvernementale à 4 % conduite par un candidat de la « diversité » et un FN à près de 40%, ce n’est pas banal. L’abstention, cette fois-ci n’explique pas tout : moins de 40 %. Quant à la situation sociale locale – un chômage autour de 20 % –, ce n’est pas non plus très original dans cette ancienne cité minière.

Ce qui retient l’attention c’est le score du NPA : 2,42 % ! C’est à la fois normal (contrairement au FN, le NPA n’a aucune ambition électorale ; mais alors pourquoi se présenter ?) et inquiétant. On a là un mélange détonnant (discrédit de la « gauche », effets dramatiques de la crise économique, une droite quasi absente…) et pourtant c’est la droite extrême qui ramasse la mise. J’entends les critiques : « Mais tout cela ne peut que les favoriser ! » Mais que faut-il au NPA pour qu’il perce ?

A Perpignan, résultat identique (ici aussi la participation est honorable pour une partielle : 53,82 %). Allié à LO, le NPA totalise 2,46 % des exprimés. Ici la droite gouvernementale  existe bien et dirige la ville, mais elle a été prise la main dans… une chaussette. Il y a également dans cette ville des quartiers populaires et une population importante d’exclus et de salariés à bas revenus. La « gauche » traditionnelle (plus le MoDem) totalise près de 39 % des exprimés et le maire UMP invalidé un peu plus de 40 %. Cette fois-ci, le FN est à son étiage : 9, 42 %. Conclusion, quelque soit le cas de figure, « l’extrême-gauche » reste au fond du trou.

Il ne reste alors pour tout ce beau monde qu’une solution : « faire barrage ! », au FN dans le Nord (voir ci-dessous le communiqué du NPA) et à la droite gouvernementale dans le Sud. En d’autres termes, le NPA pèse des queues de cerise et pas le moindre frémissement à l’horizon. A la mi-juillet, à Aix, une autre partielle sera intéressante à suivre. Pour la première fois, la « gauche de gauche » (NPA, PC, PG) va se présenter unie face à une droite qui a culminé à 44 % et à un PS qui pourrait s’allier avec le MoDem. Un véritable cas d’école ! On verra bien alors ce qui est le plus efficace.

Encore qu’il faille bien se demander ce que veut le NPA ? Lui que l’on donnait il y a un mois comme « le petit parti qui allait en montrer aux gros » apparaît bien pâle des genoux depuis quelques semaines alors qu’en deux élections, les Verts (aux européennes) et le FN (grâce à une seule municipale) ont fait la démonstration, qu’une bonne tactique électorale, ça paye. Le NPA serait-il au-dessus de tout ça ?

Communiqué de presse du NPA sur le second tour des élections municipales à Hénin-Beaumont : Les résultats du 1er tour illustrent le rejet de la gestion de la ville par les équipes qui étaient aux affaires. Mais le Front National à 40% représente un danger. Le Front National n’est pas un parti d’opposition, il dévoie la colère pour s’attaquer aux libertés et à la démocratie. Nous rappelons à ceux des électeurs qui ont voté Front National au 1er tour et à ceux des électeurs qui seront tentés de s’abstenir au second, qu’une victoire du Front National serait la pire des choses pour les travailleurs et les couches populaires d’Hénin-Beaumont. C’est pourquoi même si le NPA n’est pas propriétaire de leurs voix, nous appelons tous les électeurs à empêcher le Front National d’emporter la mairie.

Commentaires

Bah, voilà qu'ils publient ce jour (29 juin) sous le titre " le NPA, structurellement unitaire (sic) et anticapitaliste", un [article] [déclaration] [communiqué] (biffer les mentions inutiles) où on lit en clair ceci :

(...) Nous proposons au Parti de gauche (PG), aux Alternatifs, à la Fédération, au PCF et à Lutte ouvrière de constituer partout des listes communes au premier tour des régionales de mars 2010.

Ces listes doivent porter les exigences sociales et écologistes face à la crise, ainsi que des mesures anticapitalistes adaptées au rôle des conseils régionaux. (...)

Ils n'ont pas envie de se prendre un nouveau rateau en 2010. Il y a donc un réalisme certain au NPA...Et c'est vrai aussi qu'ils nous ont habitués à souffler le chaud et le froid, donc prudence.

Écrit par : Jean-Marc | 30/06/2009

"Structurellement unitaire" ! Rions un peu. Comment des gens aussi sectaires et fermés à tout dialogue en interne pourraient-ils être ouverts à l'extérieur ? Dans mon comité, un à un, ceux qui ne sont pas d'accord avec cette orientation quitte le navire. Ne resteront bientôt que les "purs", obtus et fiers, attendant l'apocalypse comme les taborites du XVe siècle.

Écrit par : Gilles | 30/06/2009

Tout ceci montre effectivement qu'il faut une union de la gauche anticapitaliste sur une base claire, le rejet du capitalisme.

Cela implique que le NPA parvienne à être effectivement plus unitaire et moins fermé et sectaire, arc-bouté sur ses positions.
Cela implique que le PCF ose enfin claquer la porte au nez du PS.

La réunion NPA - PG a-t-elle permis de faire bouger les lignes ? J'espère, mais on est encore loin du résultat !

Écrit par : Pingouin094 | 01/07/2009

"Dans mon comité, un à un, ceux qui ne sont pas d'accord avec cette orientation quitte le navire" .... Lesquels ? Ceux qui ont refusé la ligne sectaire, ou ceux qui refusent la ligne structurellement unitaire ?.... Dans ma ville, les "unitaires" ont déjà quitté le navire (et rejoint le FDG). Alors, si à présent, les autres (ceux qui refusent l'unité) s'en vont aussi, les purs et durs pourront se compter sur les doigts de la main. Le NPA, à force de négocier des virages à 90°, va finir par perdre toute sa cargaison. L'opération inverse aurait été nettement plus fructueuse : commencer par une tactique unitaire, puis durcir ensuite le ton, pour récupérer les éléments les plus avancés de ce magma, y compris dans les rangs du PG et du PC.

D'après certaines enquêtes, le NPA serait revenu au niveau de l'ancienne LCR, soit 3500 militants. Tout ça pour ça ?.....

Écrit par : Michel | 01/07/2009

Ce n’est pas seulement la question de l’unité qui fait problème, mais une ambiance générale où le débat et le questionnement est mal vu. Tout ce qui n’est pas dans la ligne est frappé d’hérésie. Exemple : un camarade explique par lettre sa démission. Il explique qu'il ne s'agit pas d'une divergence sur le fond (l'anticapitalisme) mais sur la stratégie. La "majorité" n'en tient pas compte et explique qu'il s'agit d'une divergence politique de fond et que le camarade est pour une alliance avec le PS, précisant : "Nous ne sommes pas, nous, pour nous prostituer (Sic) !"

C’est cette ambiance qui fait fuir certains. Après chaque réunion, je me demande si je vais revenir à la prochaine. J’avais qualifié ce parti de « parti groupies ». Je persiste. Quant à savoir combien nous sommes, je pense qu’il y a erreur sur le chiffre de 3.000 ou 3.500. Je pense plutôt à des effectifs entre 7.000 à 9.000 mais avec un turnover important. Plus de la moitié de ceux qui étaient là il y a un an ne sont pas revenus et ont été remplacés par d’autres.

Écrit par : Gilles | 02/07/2009

C'est vrai, cette question d'ambiance... Si je suis parti, c'était principalement à cause de cela. La question de l'unité est venue comme un bon prétexte "politique".
J'avais la fâcheuse manie de discutter chaque décision, comme on faisait autrefois en cellule.... Ils ont considéré que j'étais un emmerdeur qui s'opposait à tout, et n'était pas "constructif". Pas de discussions politiques dans les réunions, uniquement de l'intendance (qui n'a pas payé sa cotise, qui va vendre Rouge, qui va porter les drapeaux, etc...). On s'en lasse vite.

Écrit par : Michel | 02/07/2009

C'est très exactement ça. Parler de politique devient injurieux, iconoclaste, lèse-majesté, bref chiant. En gros les deux ou trois « dirigeants » « expriment » une opinion, généralement succincte et peu argumentée, et la « masse » ne moufte pas. J’ai souhaité faire un point sur l’Iran le 30 juin. Qu'elle n’a pas été ma surprise de m’entendre répliquer par un ancien de la LCR (moins que moi qui suis de la génération des années 60-70) me répliquer qu’il n’y avait peut-être pas eu fraude, et que c’était devenu une « mode » de contester des élections comme au Mali récemment. Dans la foulée deux « nouveaux » (en réalité deux vieux gauchistes, un Anglais et une Chilienne) ont été plus loin, expliquant qu’il fallait voir là la main de la CIA et d’Israël !!! J’avoue que j’ai abonné là le « débat ». Une intervention supplémentaire et l’on m’aurait demandé de me taire (cela est déjà arrivé).

Écrit par : Gilles | 02/07/2009

Je vois que ça se déchaine, que ça parle de désertion des adhérents, d'un retour à la situation de la LCR, de sectarisme congénitalb et puis bien sûr ça en rajoute en utilisant les vieilles tactiques de la presse, le mircor-trottoir.
Il était une fois, dans un comité, quelque part en France, un jour, un vieux m'a dit et le NPA tout entier se résume aux quelques mots de ce malheureux militant peut être sectaire, peut être con tout simplement. S'il savit que c'était lui qui fixait la ligne du NPA. Il faut lui dire, ça lui fera plaisir..

Oui, il y a des sectaires au NPA, mais il y en a aussi au PG et au PCF et pas forcément moins. Il y en a pour qui appeler à l'unité est une manière de cacher leur refus de rompre avec le PS et surtout de récupérer une partie des électeurs du NPA.

Quant aux chiffres d'adhérents, rien ne permet de dire que l'on est moins que 9-10000 aujourd'hui. Ceux qui disent qu'il y a moins de monde aujourd'hui dans les réunions de comités que juste avant le congrès oublient un peu vite que cela a toujours été le cas à la LCR et ils seront probablement surpris de voir qu'au prochain congrès il y aura comme c'était le cas à la LCR bien plus de monde aux réunions. J'ai connu des périodes ou il y avait moins de monde dans les réunions à la ligue sans que quiconque en tire des conclusions hatives sur la baisse éventuelle du nombre d'adhérents.
Pour l'instant, dans un certain nombre de comités, les retours sont toujours les mêmes, quand on appelle ceux qu'on ne voit plus en réunion et qu'on leur demande s'ils veulent prendre leur carte d'adhérents et payer leur cotises les réponses sont toujours positives.
Evidemment, il faut faire l'effort d'aller chercher les adhérents, d'aller au delà des mails anonymes envoyés toutes les semaines pour annoncer la prochaine réunion.
Si on attend les bras croisés et qu'on espère que spontanément hors période de congrès tous les adhérents viendront en réunion et payeront leurs cotises, on attendra longtemps.

Par ailleurs, ça me fait toujours marrer de voir que rien ne filtre des problèmes de démocratie au PG et au PCF, aucun articles de Marianne, aucun de Libé, de Politis, ou de Zappi dans le Monde.
Et pourtant, le fonctionnement du PG est loin d'être aussi démocratique que celui du NPA pourtant loin d'être parfait.

Et pour ceux qui se déchainent à coups d'anecdotes, j'en ai un tas moi aussi mais comme les militants de n'importe quelle orga de la gauche du PS en ont sur des problèmes de démocratie interne, de petits chefs qui veulent régner dans leur section, de sectaires qui vivent dans leur petit monde.
Cela prouve quoi ? Que la démocratie est un combat permanent dans n'importe quelle orga mais aussi dans n'importe quel collectif, que cela demande une vigilance permanente que ce soit au NPA ou ailleurs. Mais les anecdotes, je n'en fait pas une règle et surtout je ne joue pas au candide en les enfilant comme un collier de perle à la vue de tous pour nourrir la haine que certains vouent au NPA.

Pour ce que j'en ai vu du fonctionnement des autres orgas, c'est encore au NPA que ça se passe le mieux. La meilleure preuve en est la transparence étonnante de cette orga par rapport à l'extérieur.
Qui a entendu parler des désaccords internes au PG, des problèmes de démocratie ? Personne et pourtant il y en a.
Au PCF, on en parle de temps en temps même si pour Mélenchon tout est formidablement démocratique dans ce parti.
Et qui sait que la GU sur le débat sur la régularisation des sans-papiers s'est fait fermé le clapet par le PG qui a recommandé d'ailleurs de ne pas trop en faire pour que ça ne se sache pas en externe. Et Picquet n'a rien dit. Lui qui rapportait tout à la presse quand il était à la LCR, il a fermé sa bouche sur cette question parce que Coquerel lui a dit de la fermer. Il a bien changé.
Et sur les tensions entre le PG et le PCF, quelqu'un a vu quelque chose de croustillant dans la presse ?
Rien et pourtant il s'en passe des choses, il suffit de discuter avec des dirigeants et des militants du PG.
Mais moi je ne vois aucun intérêt à dévoiler des anecdotes sans explication sinon mes paroles risquent d'être détournées.

On imagine pas une seconde qu'un truc comme ça se passe au NPA et pas simplement parce que la direction est différente mais parce que les militants n'ont pas la même culture de la hiérarchie.
Ils créent des blogs, ils gueulent sur les forums, ils créent des courants. Vous verrez au prochain congrès.
Dans mon comité par exemple, les libertaires et quelques gauchistes gueulent contre l'initiative de la direction de faire un pas vers l'unité. Ils hurlent au déni de démocratie, à l'absence de consultation de la base de manière tout à fait injustifiée mais ça révèle un certain état d'esprit assez sain tant que ça reste constructif.

Pour ce qui est des résultats à Perpignan et à Hénin-Beaumont, je vois un point commun, LO. A Perpignan, l'alliance NPA-LO fait fuir les électeurs NPA qui ne se reconnaissent pas dans le trotskysme.
A Hénin-Beaumont, la liste montée en catastrophe (3 semaines avant en faisant du porte-à-porte) est drivée par la frange trotskyste orthodoxe du NPA qui a fait une campagne à la LO et qui a donc obtenu un score à la LO.
Mais quitte à tirer des conclusions définitves de ces 2 expériences, je suppose donc que tu évalues que le FN en France est à 40%, c'est ça ? Pourquoi n'extrapoler que les résultats du NPA ?

Au fait, le NPA doit être très fort. A lire ce blog, il ne fait que des mauvais trucs. Il n'a jamais depuis le début du processus constituant eut raison sur rien. Même pas une fois par hasard, c'est pour dire.
Très fort ce parti. On se demande encore pourquoi tant d'adhérents y sont restés et pourquoi toi tu y restes. On n'oblige personne, c'est pas l'église de la scientologie.
D'ailleurs, vous saviez qu'il y aura plus de monde à l'UE cette année que l'année dernière ? C'est bien la preuve que tout le monde se tire du NPA.
Et pourtant, c'est payant et c'est pas donné.

Écrit par : langue-rouge | 03/07/2009

Je fais partie de cette génération entrée à la Ligue en 1968 (participation au 1er congrès en 1969 en Allemagne) et qui l’a quitté en 1986 sur un désaccord profond : tout en restant anticapitaliste, ce que je n’ai jamais cessé d’être, je considérais qu’il devait y avoir quelques explications à plus de soixante ans d’échecs répétés de notre courant, et au-delà considérant que vu ce que la « révolution » avait donné, on était en droit de s’interroger sur le fond de cet échec autrement qu’en invoquant un soi-disant Thermidor. Voilà pour le point de départ. A cette époque je n’avais aucune réponse précise.
J’ai repris contact avec la LCR en 2005, estimant qu’après la campagne pour le non – et quelques retours critiques de Bensaïd dans La Lente impatience – il y avait une opportunité que je qualifiais d’historique de reconstruire quelque chose de profondément nouveau. J’adhérai aussitôt à la perspective d’un rassemblement large et de masse et je fus sur ces bases délégué au congrès de la LCR (tendance majoritaire) qui décida de la création du NPA. C’est au cours du « processus constituant » que je commençai à déchanter. J’y ai pourtant participé produisant des textes et des amendements. Mais très rapidement je fus convaincu que fondamentalement rien n’allait changer, que l’on reconduisait ni plus ni moins la vieille orientation de la LCR, elle-même avatar de ce « trotskisme » dont je commençais peu à comprendre qu’il était, lui et ce dont il était l’héritier, la source de toutes nos erreurs. Je rencontrais localement une très vive hostilité à tout ce que je pouvais argumenter, sans que pour autant on m’oppose quelque chose de consistant. Quand on a face à soi des gens qui n’ont que leur foi de charbonnier, il est bien difficile de débattre. Ils n’entendent rien, sont sourds à tout et en plus, ce qui n’arrange rien, n’accepte pas que l’on puisse avoir une autre opinion que la leur. Il en fut de même nationalement. J’eu ainsi quelques vifs échanges avec Joshua et Sabato. Quant à la nouvelle génération de la LCR (Grond, Desmarq), leur attitude totalement fermée et méprisante a fini par me convaincre, qu’il était impossible de travailler avec eux, à moins de se plier à leur ligne. Alors oui, mon blog est une arme, c’est tout ce dont je dispose, pour combattre la ligne actuelle du NPA que je considère comme un obstacle majeur à la construction de ce courant anticapitaliste large.
Quant au PC et au PG, si j’avais une quelconque illusion sur eux, j’y serai. Mais pour l’instant je considère que le principal de la bataille se trouve au NPA. C’est pourquoi j'y reste, même s’il est souvent proprement insupportable d’entendre ce que j’ai entendu dernièrement comme quoi ce qui se passait en Iran était une entreprise de déstabilisation de la CIA et d’Israël. Je n’avais jamais entendu de tels propos à la LCR.

Écrit par : Gilles | 03/07/2009

Autre précision :

Que les journalistes s’intéressent plus particulièrement au NPA, quoi de plus normal. Ils ont raison, c’est bien là que tout ce passe finalement. J’ai des contacts avec eux et j’essaye autant que faire se peut de les éclairer. Ainsi j’ai écrit au journaliste de Marianne pour lui dire qu’il se trompait en prenant au sérieux les chiffres donnés par Profession politique (3.000 membres) ; que plus vraisemblablement nous devrions être entre 9.000 à 10.000, mais avec cette nuance importante, que le turnover était considérable de l’ordre de 30 à 35 % en moins d’un an. Le NPA est donc un parti passoire dans des proportions que n’a jamais connues la LCR. J’ai en tête ainsi une dizaine d’adhérents qui sont venu 1, 2, 3 fois et qui ne sont jamais revenu. Dans mon comité la moitié des membres n’étaient pas là il y a six mois.

Écrit par : Gilles | 03/07/2009

On pourrait se demander ce que sont devenus tous ces militants... Ont-ils rejoint d'autres forces anticapitalistes ou sont-ils retournés tout simplement à leurs occupations ?...

L'agacement du camarade peut se comprendre. On n'aime pas entendre les critiques, et à fortiori, lorsqu'elles viennent de l'intérieur. Mais si ce blog est le seul moyen de débattre (à l'intérieur - et à l'extérieur), je pense qu'il fait oeuvre utile. De plus, les médias ne vous ont pas trop mal désservis, faisant passer Besancenot pour le meilleur opposant à Sarkozy, et sa parole comme étant parole d'évangile pour la gauche radicale. Mais moi aussi je me sens orphelin d'une organisation pour laquelle j'ai beaucoup sacrifié (carrière, famille, loisirs), et qui ne correspond plus à mes attentes.

Ce qui pourrait passer pour du "micro-trottoir" (procédé ignomineux pour faire passer des idées comme venant du peuple...) n'est en réalité que des témoignages d'anciens militants qui livrent leurs réflexions et leurs expériences.

Certes, les autres organisations ont ,elles aussi, leurs problèmes. Pour n'en citer qu'une, le PCF, qui a ses "orthodoxes", ses réformateurs, ses marxistes, ayant tous leurs moyens d'expression. Mais pourquoi parlerait-on des autres, alors que nous sommes tous issus du NPA ou de la LCR.

La reconstruction de la gauche passe inévitablement par le NPA, mais pas par lui seul. Après le formidable espoir de 2005, nous avons connu le triste épisode des présidentielles. Cela a été une catastrophe pour tout le monde et rien n'a avancé. Aujourd'hui, la donne n'est plus la même. Le NPA doit se rendre compte qu'il a besoin des autres forces anticapitalistes, car elles existent, même si on a dû remettre en selle le PCF pour cela. Mais aujourd'hui, on est dans la construction. Et ce sera avec le Front de Gauche, LO, la Fédération, certains verts, etc...

Écrit par : Michel | 03/07/2009

Dans mon comité, deux ont rejoint le PG, faute d'autre chose. Ils seraient restés au NPA s'il n'y avait pas blocage, déficit de débat loyal et prise en compte de leurs divergences. Poser ne serait-ce que la question de savoir ce que l'on fait d'un PS majoritaire, et tu te vois aussitôt répliquer : "Nous, au NPA, nous ne sommes pas pour nous prostituer !" Avec une telle hauteur de débat, la plupart préfère s'eclipser.

Écrit par : Gilles | 03/07/2009

sans.

messieur le NPA DU MINISTRE de l'intérieur.
Vous êtes viré.

Vos commentaires sont d'aucuns intérêts pour vos guignols en chefs.
Mais se vendent dans un "journal". Si vous croyez encore que celui-là est autre chose que d'un gaspilleur d'encre, ne revendiquez pas d'augmentation.

Comme disait ma grand mère : veut mieux lire ça , qu'être aveugle.

Écrit par : GGrun | 24/08/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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