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08/06/2009

Brave petit soldat de l’anticapitalisme

Mettez-vous bien ça dans la tête. Prenons une commune qui est en soi tout un symbole : La Courneuve dans le 93. Abstention : 71,49 %. La gauche y reste dominante : 21,59 % pour le PS et juste derrière le Front de Gauche avec 20,87 %. L’UMP culmine à 15,03 %, les Verts à 9,85 %, le Modem à 5,18 %, le Front national à 5,18 %... Et le NPA dans tout ça. Tête de liste, Omar Slaouti avec un programme antiraciste, anticapitaliste, écologique et féministe à tout crin. Résultat : 4,64 %, un tout petit peu plus que Dieudonné ! Cruel bilan pour un parti qui axait une partie de son activité sur les quartiers.

 

Des résultats approchants à Saint-Denis, mais aussi à Pantin ou Bagnolet, trois communes où ce sont les Verts qui arrivent en tête, ou encore à Montreuil, et ici dans des proportions (29,08 %) qui illustrent bien ce phénomène – que l’on avait déjà vu avec les scores du Modem en 2007 – qu’une partie de l’électorat de gauche (certes pas le plus « populaire ») cherche une issue hors du PS. Hier via le Modem, aujourd’hui chez des Verts élargis, accessoirement dans ces communes de l’ancienne ceinture rouge avec le Front de gauche, mais qui délaisse un NPA, qui pour sa part est totalement impuissant à mobiliser « son » électorat. Ainsi 73 % des personnes ayant voté pour Olivier Besancenot au premier tour de l'élection présidentielle de 2007 n'ont pas participé à ce scrutin.

 

Et pour cause. Il y a en réalité deux électorats pour le NPA. Le premier « existant », plutôt jeune (mais il y a aussi une bonne proportion de « vieux » dans l’électorat du NPA), révolté, sans attache sociale précise, peu syndiqué. Si le discours d’un Besancenot le flatte, les élections Européennes ne lui apparaissent pas comme un objectif. Et puis il y a l’autre électorat, le « potentiel », le vrai électorat populaire, celui des « quartiers », qui a voté à plus de 60 % pour Royal en 2007. Pourquoi cet électorat, peu politisé et peu syndiqué, exclu d’à peu près tout, irait investir sa confiance dans un parti qui n’accorde aux élections qu’une importance relative et distante ? Le discours du NPA, aussi abscond pour ces gens là que celui de LO qui n’a de succès que lorsque son porte-parole médiatique est à l’avant-poste, n’a aucune chance de le séduire. Il est sans perspective de changements à court terme.

 

Voilà pourquoi, le NPA ne pouvait pas faire d’autres scores dans ces élections sur fond de résignation sociale. L’unité de la « gauche de gauche » n’était pas la panacée, mais elle aurait entrouverte une fenêtre et mobilisé bien plus largement que ce qu’ont pu comptabiliser séparément le NPA, le Front de gauche et LO. Hélas, les premières déclarations de la direction du NPA, s’appuyant sur un parti qui vit majoritairement ce résultat comme s’il était une « forteresse » assiégée, ne sont guère encourageantes. En gros, vu le contexte, « nous nous en tirons pas si mal ! ». L’Europe s’enfonce dans l’abstention, laisse aux oligarchies libérales le soin de gérer la crise à leur manière, et ouvre les bras à l’extrême-droite, mais le NPA du haut de ses 4,9 %, résiste. Brave petit soldat !

Commentaires

Bonjour,
Une réaction sur ces deux derniers articles : à part répéter les poncifs à la mode chez les journalistes sur le NPA (les "petits", la "basse-cour", etc.), où est l'analyse des orientations politiques défendues ? On a l'impression à le lire que pour l'auteur le score compte seul, le score et le fait d'avoir des élus. Pour rappel il y avait jadis un parti qui dominait à gauche électoralement, le PCF, avec des dizaines de milliers d'élus, et qui dans l'union de la gauche a détruit à la fois son soutien et une bonne partie des traditions de gauche. Ca semble être la mode des commentateurs à gauche du PS de faire de l'unitaire l'objectif unique, en donnant des leçons au NPA. Pour ma part, modestement, je ne pense que le NPA est parfait, loin de là, je ne suis pas non plus contre les alliances, au contraire, mais je maintiens qu'il faut arrêter de délirer dès que ça fait plus de 4-5 ans qu'on a pas eu le PS-PCF au pouvoir : une gauche digne de ce nom ne se reconstruira qu'en indépendance avec le PS.
Fraternellement.

Écrit par : Rudi | 09/06/2009

Je vais te répondre. Je fais parti de cette génération qui a construit la LCR, dès la fin de 68. J'ai été journaliste à Rouge, quand il était quotidien. J'ai été militant syndical avec des responsabilités nationales et je le suis encore. J'ai travaillé longtemps dans la presse et je suis aujourd'hui un intérimaire comme ouvrier. En 1986, j’ai quitté la LCR sur le même constat que je fais aujourd’hui : notre orientation n’est pas la bonne et ne nous permet pas d’espérer de peser un jour comme une force politique puissante. J’ai pourtant ré-adhéré en 2005 après le référendum parce que je voyais enfin une ouverture possible. J’ai milité pour la construction d’un NPA large et ouvert et j’ai très largement contribué au débat. Mais très vite je me suis rendu compte que l’on reconduisait intégralement l’orientation de la LCR, celle qui avait fait faillite et que l’ouverture n’était que de pure forme. Mais cette fois-ci, je ne partirai pas. Ce résultat, voilà des mois que je l’annonce. Mon analyse qui remonte à la fin 2008 c’était qu’il était improbable que nous ayons une vague de luttes convergentes vers un « mai 68 ». Vingt-cinq ans de défaites sociales et politiques ne se remontent pas comme ça. Qu’était nécessaire un élément déclencheur, une unité même fragile et des compromis avec le PC, les amis de Mélenchon et LO. Evidemment ça n’aurait pas eu, contrairement à ce que pensaient certains, des effets fulgurants, du moins dans l’immédiat, mais ce petit espoir d’une alternative possible hors du PS, aurait très certainement séduit de nombreux électeurs de cet électorat populaire qui sont aussi ces salariés, ouvriers et employés, qui baissent la tête aujourd’hui. C’est ainsi que nous leur aurions donné la possibilité de reprendre confiance. Hélas, nous avons contribué par notre politique à les enfoncer un peu plus dans le trou.

Écrit par : Gilles | 09/06/2009

Je que l'indépendance du parti socialiste n'est pas discutée, Rudi (joli prénom). Mais indépendance à l'égard du PS ne veut pas dire indépendance à l'égard de ceux qui ne le sont pas.

Oui, c'est vrai, le PG et le PCF estiment que s'allier ponctuellement avec le PS peut leur permettre d'avoir une présence médiatique (20 millions de téléphages, ce n'est pas négligeable), des élus (histoire de voir comment que c'est de l'intérieur). C'est leur choix. Leur droit. Je pense que c'est notre stratégie qui est la meilleure, parce qu'elle seule conduira à l'effondrement du PS. Mais on ne peut pas lutter seul.

Il faut convaincre à la fois nos partenaires de gauche (PCF, LO, PG, AL, républicains) de la nécessité de l'indépendance, et on sait que ce sera difficile (c'est d'ailleurs pour ça qu'il ne faut rien lâcher), et à la fois convaincre les trotskystes de la nécessité de l'unité à la gauche du PS.

Il faut aussi savoir faire la différence entre eux et le PS. Dire que le PG et le PS ont un même combat est mensonger. Pareil pour le PCF et les républicains. Et avec ceux-là, on doit bosser à chaque fois qu'une élection ne prévoit pas la proportionnelle intégrale (genre européennes - proportionnelle, oui, mais au plus fort reste... - aux présidentielles et législatives, etc...).

C'est mon point de vue, et je me battrai pour le faire partager.

Par contre, j'ai une question à gilles : est-ce que tu vas aller à "convergences et alternatives" ?

Écrit par : Teddy | 09/06/2009

Teddy. J'y suis évidemment à "Convergences et alternative". J'étais à la réunion de fondation et je contribue actuellement au débat sur le bilan des européennes pour la prochaine commission exécutive.

Écrit par : Gilles | 09/06/2009

Anticapitalisme: 2 stratégies possibles

Dans cette lutte des classes, il faut faire faire en sorte que le capitalisme ne la gagne pas,« La guerre des classes existe, c’est un fait, et c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter. » Warren Buffett, première fortune mondiale.
I il y a deux stratégies possibles, on ne peu pas éviter qu’elles s’expriment toutes les deux afin de clarifier les programmes de rupture à mettre en oeuvre pour mener une politique anticapitaliste: :
- avancer vers une nouvelle gauche plurielle (en espérant, qu’elle n’aboutisse pas au même résultat que la précédente, en espérant "convaincre" le PS de mener une politique un minimum à gauche),
- avancer vers un pôle radical indépendant du PS, reconstruire (le NPA ne peut y arriver seul) une gauche de transformation sociale libre de ses mouvements.

Ces élections européennes sont dèsèspérantes pour la Gauche, nous restons des nains politiques et utilisons encore la langue de bois. Le NPA progresse certes, mais faute d'élus, aucunes propositions crédiles ne sera proposées pour sortir des méfaits du traité de Lisbonne et de son libre échangisme imposé pas sa constitution, ne pourra être mis exergue pour imposer une rupture.
Pour le Font de Gauche, malgré l'apport du parti de gauche et du tribun Mélenchon, la crise et l'effondrement du PS, son étiage électoral se situe très bas, au même niveau que les élections européennes précédentes soit (5, 9 %).
Bref la gauche alternative est à 12, 5 % en y ajoutant LO, pas de quoi pavoiser.

Écrit par : blanchemanche | 09/06/2009

Salut Blanchemanche. Comment va la santé ?

Oui tu as raison. Mais 13 % en un seul paquet, ce n’est pas la même chose qu’à trois séparément. Je maintiens qu’il va falloir un élément déclencheur pour retrouver un début de confiance. Et pas seulement dans les « larges masses », que ce scrutin va assommer un peu plus, mais également parmi les militants. Combien d’adhérents cette élection va coûter au NPA ? Pour le reste, il serait dangereux de s’arrêter à cette question de l’unité. C’est au programme, à l’orientation « révolutionnariste » à laquelle il faut s’attaquer. Sortir du capitalisme reste dans l’immédiat une énigme. Comment la résoudre ? C’est à ce problème complexe qu’il faut s’attacher à résoudre, sans tabous. C’est à ça qu’aurait servi un NPA large et ouvert.

Écrit par : Gilles | 09/06/2009

Un petit mot pour Teddy, et les autres,

Je suis militant communiste, et au sein du PCF, je milite ardemment pour poursuive le Front de Gauche, pour l'élargir au NPA, et pour ne pas revenir dans le giron du PS.
Et je pense sincèrement que les discussions ne seront pas si dure que vous le pensez pour que le PCF ne revienne pas aux régionales vers le PS. Il y'a une base nombreuses de militants du PCF qui ont fait campagne sur le thème de l'unité de la gauche anticapitaliste pendant des semaines, et aussi sur le thème d'un PS qui à Bruxelles défend le libéralisme. Et ceux là sont motivés, d'autant plus que le score du Front de Gauche change des derniers résultats du PCF et ont montré que l'unité et l'opposition frontale au PS, ça paye.
Les militants de bases du PCF ne sont pas des girouettes et la plupart voudront continuer dans cette direction. D'autant plus s'ils sentent une ouverture du côté du NPA.

Pour les régionales de 2010, les dés sont loin d'être jetés et il y'a de nombreux militants au sein du PCF et encore plus au sein du PG qui souhaitent ardemment une alliance avec le NPA, et rejette toute idée d'une alliance avec le PS.

Donc, courage, persevérons, et j'espère qu'on aura l'unité. Mais de mon point de vue, je vois -hélas- autant d'obstacles au sein de la direction du NPA qu'au sein de la direction du PCF. Même si des deux côtés, il y'a desmilitants pour vouloir autre chose.

PS : Pour s'opposer au traîté de Lisbonne, il n'y aura pas les élus du NPA, mais il y'aura ceux du Front de Gauche. J'ose espérer que personne ici ne dira que Francis Wurtz n'était pas un bon opposant au libéralisme à Bruxelles. Sans lui, personne ne connaîtrait même le nom de la directive Bolkenstein et le débat sur le TCE aurait sans doute été tout autre. J'espère juste que ces successeurs seront du même niveau.

Écrit par : Pingouin094 | 09/06/2009

gilles salut, j'aime beaucoup l'échange Rudi et ta réponse.
Oui il faut travailler au programme du rupture avec les forces antilibérales, anticapitalistes, pour la décroissance, écologistes, communistes et arrêter de s'invectiver inutilement.
La première rencontre entre le NPA et le Pdg était la bonne approche parti de lutte et révolution dans les urnes, il fallait continuer, mais on ne réécrit pasl'histoire et c'est la deuxième fois avec les présidentielles que PCF et trotskistes se mènent une bourre inutile.
Bon j'ai rejoint le courant "Convergences et alternative" et suis membre de la Fédération, je refuse les rencontres sans travail sur le projet, et précision, l'anticapitalisme doit devenir consistant
Ma santé s'améliore nettement, dispartion tumorale à 100 % au bout de de cures de chimiothérapie, assez extraordianaire, donc j'attaque la radiothérapie dans de bonnes conditions et la chirurgie est peut être évitée, mais tu le sais il faut ce qu'il faut, la vie est un combat
salut Gilles j'essaie de venir fin juin quelques jours après mes scans de contrôle

salutations communistes
rené

Écrit par : blanchemanche | 09/06/2009

A Pingouin094

Francis urtz a fait du très bon boulot, assidu et pertinent Bolkenstein c'est lui qui nous a mis en branle. Bravo et dommage qu'il est pas replongé.
Pour le PCF je vois une nouvelle donne, car effectivement la négociation et bien entamée sur une union au premier tour avec le PS pour les régionales, Voir la vidéo de le Hyaric avec Karl Zéro à ce propos, et les communistes de la fédération qui le dénonce. Mais Europe Ecologie va à une primaire au premier tour pour les Régionales, cela laisse au PCF de quoi réfléchir et de ne pas refaire l'erreur de la municipale de Perpignan ou le PdG a refusé l'alliance PS, droite catalane, Modem et PCF.
Voilà au moins une bonne nouvelle apportée par Dany le Rouge

Écrit par : blanchemanche | 09/06/2009

Pour tous.
Le texte de ma contribution au bilan des Européenne, portée à la discussion dans le courant "Convergences et alternative" :

"En gros d’accord avec le bilan du Courant. Mais ça ne suffira pas à faire changer la direction d’orientation. Le vice-de-forme dans l’orientation, ce n’est pas l’unité. Ils nous dirons qu’ils sont pour ; ils vont « relancer » la machine, comme vous le souhaitez, mais toujours avec les mêmes exigences. Or, après ce scrutin, nous sommes désormais en position de faiblesse.

Vis-à-vis de LO, d’abord. Si nous avions constitué des listes unitaires qui auraient obtenu un score à deux chiffres, nul ne doute qu’une partie de LO aurait réfléchi à deux fois pour les prochaines échéances. Paradoxalement, il est pensable, envisageable, qu’aux régionales, c’est avec eux que va se construire un « Front anticapitaliste » concurrent au Front de gauche. Ainsi, le NPA aurait détourné cette question de l’unité dans le sens qui lui convient.

Pour le Front de gauche, et compte tenu de ce qui va se passer au PS, il est probable que l’on va se diriger vers une alliance PS-Verts-Front de gauche aux régionales. Comment après le comportement que nous avons eu vis-à-vis du Front de gauche, pourraient-ils être séduits par une alliance avec nous avec les mêmes critères.

L’inconnue de la mobilisation sociale. Toute notre orientation était basée sur un « tournant à gauche ». Et pas n’importe quel tournant. Un tournant de radicalisation. Dire aujourd’hui, « nous nous sommes trompés » ou bien c’est la faute aux confédérations syndicales, ne tient pas. Nous sommes plusieurs, pas il y a quinze jours, mais depuis des mois à avoir dit que c’était une faute lourde d’analyse. Qu’il y aurait certes des luttes, mais pas de vagues et avec une ampleur limitée. Que la construction même embryonnaire d’une alternative était nécessaire comme horizon politique à ces luttes et que cette alternative passait obligatoirement par des alliances. Cette nouvelle défaite politique de la gauche, va accroître la résignation. Certes on ne peut pas exclure des explosions locales, mais la tendance n’est pas et ne sera pas à l’extension des luttes.

On en revient donc à la question de l’unité. J’ai là-dessus une position que je sais très minoritaire. Je pense qu’en l'état du mouvement social et du climat politique, nous ne devons pas faire de la question du PS (comme la participation à un gouvernement régional) un préalable absolu, ce qui ne signifie pas que nous y renoncions pour notre part. Qu’est-ce cela veut dire ? Dans l’immédiat, jamais, ni le PC, ni Mélenchon ne vont renoncer à une alliance, même ponctuelle avec le PS. Le score des Verts aidant, la faiblesse du PS et la marginalisation du Modem, vont encourager une telle démarche. Faut-il y participer et comment ? Tout se jouera au premier tour. Si nous proposons une alliance au 1er tour au Front de gauche et à LO, laissant la question du second tour en suspend, peut-être y a-t-il là un moyen de contourner le problème. Notre position au second tour sera de laisser les autres formations libres de leurs choix. Quant à nous, nous maintiendrons notre position de non participation à un « gouvernement régional » avec le PS, nous laissant libre d’appuyer cependant des mesures que nous trouverons conformes à notre programme."

Écrit par : Gilles | 09/06/2009

Selon Cohn-Bendit, le rassemblement devra néanmoins «maintenir son autonomie, car c'est la seule possibilité d'un partenariat décomplexé avec tous ceux qui veulent se battre contre la majorité actuelle». Pour lui, «c'est évident qu'on doit se retrouver : il y a une force autonome de l'écologie politique, il y a une force autonome du centre, des socialistes, à gauche du PS».

Donc il y un espace autonome pour une gauche qui opte pour une analyse classe

Écrit par : blanchemanche | 09/06/2009

De retour d'un réunion de mon comité, avec cette fois un vrai débat, très long de 3 à 4 heures sur le bilan des élections et qui montrent, à l'évidence, que l'orientation nationale est loin d'être évidente, sinon majoritaire. Mais il a fallu pour ça, que la réalité s'impose.

Écrit par : Gilles | 09/06/2009

Je trouve la tableau que tu dresses bien noir au sujet des scores du NPA dans les classes populaires.
Je pense que tu bornes ton analyse à la région parisienne qui est la moins favorable au NPA (notamment a cause de l'implantation du PCF qui reste toujours solide).
La situation est bien differente en province; je milite à Besançon (NPA à 6.5% devant le FdG) et on est très content des résultats dans les coins populaires de la région, par exemple dans le secteur "Peugeot" (qui est aussi "en soi tout un symbole ")
Un peu plus loin a Gandrange le NPA frôle les 10%... Les exemples sont très nombreux (plus que les contre-exemples que tu nous donnes, a mon avis)
Salutations !

Écrit par : Matthieu | 10/06/2009

A montreuil où j'habites encore pour quelques mois le NPA réalise un score honorable en doublant son score, le Front de gauche bondit de 6, 32 à 16? 52 mais espèrait retrouver son étiage traditionnel de 22 % dans cet ancien bastion PC.
La reconquête de la mairie s'annonce aléatoire.
Côté positif pour le Front de gauche Le courant PRS est sorti en entier du PS ( 45 militants) pour créé le PdG, cela explique le bond du front de gauche
des Verts
M. COHN BENDIT Daniel 29.08% 20.86% (4)
Liste du PCF et du Parti de gauche
M. LE HYARIC Patrick 16.52% 6.32% (1)
Liste de la majorité
M. BARNIER Michel 13.76% 29.60% (5)
Liste du Parti socialiste
M. DESIR Harlem 13.07% 13.57% (2)
Liste d'extrême-gauche
M. SLAOUTI Omar 7.10% 3.48%
Liste centre-MoDem
Mme DE SARNEZ Marielle 6.12% 8.52%

Le front national qui était monté à 22% est réduit à 3 , 72 %

mais ceci n'excuse pas le fait que la gauche radicale ne soit pas unis dans les luttes et dans les urnes, car oui à 13 % on pèse pas comme une simple addition de 6 + 5 + 2%

Écrit par : blanchemanche | 10/06/2009

Matthieu,

Tu n'as pas tort. Je le dis bien d'ailleurs. En effet, le NPA dans « l'ancienne ceinture rouge » où persiste un électorat PC nostalgique, c’est le FG qui l’emporte naturellement ; mais le NPA ne mord pas plus sur cet électorat très populaire d’origine immigrée et plus particulièrement chez les jeunes, là-même ou Royal avait réussi des scores à près de 70 % au 2e tour en 2007. En fait, l’électorat du NPA, et sa base militante même, est extrêmement volatile, sans homogénéité, ni pour ce qui concerne l’âge, ni pour l’origine sociale, ni pour sa culture politique et sociale. Le débat que nous avons eu hier soir dans mon comité illustrait bien cette hétérogénéité. Même l’anticapitalisme semble être pour la plupart une notion extrêmement vague ; même pour les alliances, certains penchant du côté verts, les autres du côté du FG ; d’autres préconisant la non participation aux élections. J’ai dû, moi qui suis opposant à l’orientation actuelle, expliquer la « ligne » aux nouveaux adhérents qui manifestement ne la connaissent pas.

Écrit par : Gilles | 10/06/2009

Une remarque rapide, que je développerais sans doute ce soir dans un article sur mon propre blog.

Un Front de Gauche comprenant le NPA, LO, le PCF et le PG ferait plus de 10% aux régionales, si on se base sur les résultats des européennes. Plus de 10%, ça veut dire la possibilité de se maintenir au second tour.
Plus de 10%, ça veut dire que le PCF dans un Front de Gauche n'a pas besoin du PS pour conserver ses élus. Il peut les conserver, et en faire gagner à ses alliés, au sein du Front de Gauche, et sans le PS.

Écrit par : Pingouin094 | 10/06/2009

Un ajout par rapport à ma remarque précédente, concernant le second tour.

Si un Front de Gauche rassemblement le PG, le PCF, LO et le NPA se forme, il sera en position de se maintenir au second tour, et donc de créer une triangulaire.

Une triangulaire PS - Front de Gauche - UMP, avec le mode de scrutin des régionales et la "prime majoritaire" cela veut dire donner la région à l'UMP.

Est-ce cela que nous voulons ? Qu'au soir des régionales de 2010, une UMP bien que minoritaire en voix emportent toutes les régions françaises parceque sa liste arrive en tête devant deux listes de gauche ?

Un tel choix serait un suicide politique et une trahison des électeurs de gauche.

Le NPA n'est pas habitué à se poser la question : "de mon choix dépend la victoire ou l'échec électoral de la gauche, et donc de mon choix dépend la vie quotidienne des français pour les années à venir". Mais aux régionales, ce pourrait être le cas. Il va falloir y réfléchir.

Écrit par : Pingouin094 | 11/06/2009

Pingouin 94, ton arithmétique n'a qu'un seul défaut, c'est qu'elle oublie un paramètre : les verts !... Seront-ils prêts à jouer la force d'appoint d'un PS moribond ? Les déclarations de Cohn-Bendit semblent indiquer que non... Ceci dit : perdre les régions, est-ce vraiment si grave que cela, à part pour les élus ?... En quoi le petit peuple a-t-il bénéficié des bienfaits de la gauche libérale ? A-t-elle empêché les délocalisations ou les fermetures ?

Ne serait-il pas plus sain de ne pas laisser des illusions s'installer dans la tête des gens ? Avec la suppression de la taxe professionnelle voulue par Sarkozy, cela va déjà être un sacré merdier pour les collectivités locales. Alors autant laisser la droite se démerder avec la patate chaude... Je crains que cela ne tourne encore une fois au détriment de la gauche qui sera une fois de plus accusée de mal gérer les régions.

Michel

Écrit par : Michel | 11/06/2009

La position du NPA est " pas d'ennemis à Gauche" donc je ne crois pas du tout à ce genre de scénario qui consiste à faire élire la droite.

Écrit par : blanchemanche | 11/06/2009

Attention. Pour les régionales, chaque région va être un cas particulier. L’exemple de Poitou-Charentes. Ségolène Royal a un bon bilan et depuis 2004, elle est devenue l’espoir pour une certaine gauche. De plus, localement, les Verts n’ont guère à lui reprocher, c’est plutôt dans le camp socialiste (Fountaine) que ça rue dans les brancards. Enfin, il y a le PC et les radicaux de gauche. Pour les radicaux, ils seront dans le 1er tour. Pour le PC qui ont plusieurs élus et qui ont réalisé 4,91 % aux européennes avec le Front de gauche, dans lequel ils sont rentrés à reculons, il va être très difficile de ne pas faire alliance dès le 1er tour avec le PS. Il serait curieux qu’une directive nationale du PC les contraigne à une alliance avec un NPA. Disons le franchement, entre la majorité du NPA local plutôt hostile à l’unité – certains prônent même l’abstention – et un PC qui n’en veut pas non plus, c’est tout vu. Le NPA a fait 5,28 % et LO, 1,29 %. Je me demande si l’on ne va pas aller vers un « Front anticapitaliste » NPA-LO. La direction du NPA n’a rien dit encore de la sorte, mais c’est une éventualité, sauf évidemment si LO persiste dans son cavalier seul. D’aucun, au NPA, proposent même au second tour un « accord technique » : on rallie la majorité pour faire bloc contre la droite, mais on garde notre indépendance. Mais les régionales sont dans un an. D'autres surprises nous attendent.

Écrit par : Gilles | 11/06/2009

A michel : dans la mesure ou le RMI n'est pas versé par l'Etat mais par les région, et compte-tenu des contraintes financières imposées par la décentralisation Raffarin 2003, je pense que les régions ont obligation de rester de gauche !

A pingouin, je pense que de ce point de vue, comme le dit gilles, un accord technique peut être conclu avec les socialauds, mais la question que je me pose, c'est à quelle condition : comment on répartie les sièges ?

Écrit par : teddy | 11/06/2009

j'ai fait partie du courant Unir qui a scissioné a rennes en creant la GU.
j'ai tiré un bilan totalement opposé a ce que vous écrivez notamment dans marie anne qui est d'ailleurs un canard que je trouve particulierement populiste et peu interessant, donc surprise de voir que les minos du NPA ecrient dans ce torchon.. mais vu les tombereaux de conneries que cous avez bien voulu écrire pendant ces élections c'est dans la lignée... notamment votre stupidité a vouloir faire de l'aritmétique électoraleau lieu de la politique, votre haine contre l'équipe dirigeante du NPA me confond , votre suivisme par rapport à cette UG ( Pdg + PCF),
bref j'hesitais a rentrer dans votre courant, merci de vos écrits, vous ne 'm'aurez plus ( 30 ans de LCR) mais la modernité dans la ligne majo du NPA
yb=vessj

Écrit par : jackaren | 14/06/2009

jackaren : je n'ai rien compris à ce torrent d'invectives. Qui es-tu, d'où viens-tu, où vas-tu ?... Mais je pense qu'on peux débattre sans forcément s'insulter. Sinon il faut aller sur le site CSP.

Écrit par : Michel | 15/06/2009

C'est pas tellement grave de s'insulter, mais au moins que ce qu'il dit soit compréhensible ! C'est le minimum. lol.

Écrit par : teddy | 15/06/2009

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