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25/03/2009

L’année de la lutte

Entre le flop d’Aubry et les soliloques de Sarkozy, les Français n’ont guère le choix. Ils lorgnent donc du côté des syndicats. Selon un sondage BVA pour Orange, l’Express et France-Inter publié mardi, 59 % d’entre eux soutiennent majoritairement les syndicats dans leur fronde contre le gouvernement et  souhaitent qu’ils poursuivent le mouvement social après la journée de grèves et de manifestations du 19 mars.

Le hic, c’est que les confédérations après les succès du 29 janvier et du 19 mars hésitent à en remettre une louche. Il y a pourtant matière à se mobiliser. Pas un jour sans un nouveau « plan social » et sans de nouvelles preuves que la crise s’enracine durablement : forte baisse de la consommation et du taux d’épargne, flambée du chômage, licenciements, fermetures de site.

Dans l’immédiat Sarkozy joue les pompiers, multipliant les promesses qu’il ne « laissera pas tomber » ceux qui sont frappés, mais chacun peut-être juge : ceux d’Arcelor Mittal savent ce qu’il faut en attendre de ces promesses. Ainsi cette tactique n’aura qu’un temps et il est fort probable, qu’un jour ou l’autre, un conflit local fera abcès de  fixation.

Ce qui se passe actuellement sur le site pharmaceutique 3M à Pithiviers dans le Loiret (les salariés séquestrent leur directeur)  est une parfaite illustration, après Sony dans les Landes, de ce que réserve l’avenir. Que ce type d’action – à Pithiviers, elle est initiée par des adhérents de FO qui n’est pas le plus « extrémiste » des syndicats – se multiplie, est le signe que les salariés vont être de moins en moins enclins à attendre que la solution vienne d’en haut.

Ainsi, les salariés de l'équipementier automobile à Auchel (Pas-de-Calais), en grève depuis le 5 mars après l'annonce de la fermeture d'ici fin 2010 de leur entreprise, ont repris le travail mardi après un accord qui prévoit notamment une prime de 3.000 euros par salarié. Ce qu’ils ont obtenu ne règle pas évidemment le problème de l’emploi, mais au moins, ont-ils obtenu plus que ce que la loi prévoyait.

Telle est désormais la direction que va prendre la « colère sociale » : une accumulation de conflits locaux jusqu’à ce que les confédérations syndicales prennent leurs responsabilités et décident d’une nouvelle journée nationale. Mais cette fois ci, c’est vers une grève générale qu’il faut aller. Plus de demi-mesure.

Commentaires

Bonjour je voudrais réagir sur trois points.
1)Je suis aide-soignant dans un centre-hospitalier et pour nous la grêve n'existe que dans les dicos, nous sommes réquisitionnés a chaque grêve pour la sécurité des patients. Du coup nous pouvons difficilement exprimer nos problêmes.

2)Je ne pense pas qu'une nouvelle journée de grêve soit nécéssaire, un grêve durable sans doute oui, mais là on dirait qu'il y a un appel a la grêve chaque mois et du coup on doute de l'efficacité du mouvement.

3)Toutefois et c'est vrai que c'est contradictoire avec mon deuxieme point, qui peut se permettre de faire grêve avec la crise actuelle, car il faut payer les factures qui tombent chaque mois, au syndicats d'être imaginatifs

Écrit par : cedric | 25/03/2009

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