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21/02/2009

Tintin chez les Békés

Etonnante déclaration de Besancenot en Guadeloupe : « Nous sommes venus ici pour apprendre et faire là-bas ce que vous avez fait. Vous allez nous expliquer comment vous avez fait afin qu'on fasse la même chose là bas parce que les 200 euros on en a bien besoin, parce que la répartition des richesses pose aussi problème chez nous. » Il est vrai que la classe ouvrière hexagonale ne sait pas faire. Elle a besoin « d’apprendre » ( !) Quel mépris pour ces dizaines de milliers de responsables syndicaux de l’hexagone. Besancenot va donc, dès son retour, leur expliquer comment faire. Puéril et arrogant !

 

Il y aurait pourtant mille autres enseignements à tirer de cette lutte. Et d’abord qu’il n’est pas si facile (comme le croit ce benêt de Besancenot) de faire céder le patronat. Si au bout de pratiquement un mois de grève, il persiste à ne pas vouloir céder c’est qu’il escompte bien que ce mouvement n’ira pas à son terme. Parce qu’il ne s’agit pas que d’une question sociale mais également d’une question politique. Parce qu’il y a en place ici, depuis des lustres, une gouvernance dans laquelle gauche et droite sont complices. Une gouvernance qui s’appuie sur un système clientéliste avec toute cette politique d’assistanat qui profite au patronat local et qui craque aujourd’hui face à la crise.

 

C’est bien pourquoi c’est à l’Etat auquel finalement tout le monde s’adresse. Mais qu’est-ce que l’Etat peut faire sinon proposer des mesures pour reconduire ce système. Le drame des Guadeloupéens, c’est qu’ils ne peuvent à eux seuls, changer la gestion politique de leur île. A moins de prendre le pouvoir, jeter les békés et les politiciens de tous les bords à la mer, et déclarer l’indépendance. Pure fiction évidemment et vaine solution.

 

La réponse à la question guadeloupéenne se trouve en France. C’est celle d’un changement de politique ; de la construction d’une alternative viable au capitalisme. Tout mouvement social qui pourrait démarrer en France sans avoir en tête cette question là se retrouverait devant les mêmes impasses.

Commentaires

Et d’abord qu’il n’est pas si facile ,comme le croit beaucoup de benêt ,de promouvoir un changement de politique ; de la construction d’une alternative viable au capitalisme.
Rappelez nous ce qu'est l'alternative au capitalisme ?
Le co ,le com,le commu ,le communi, communisme Ah!que c'est dur a dire,même les benêts ont du mal a le dire,et pourtant comme dirait l'autre ils osent tout et c'est même a cela qu'on les reconnait

Écrit par : antimythe | 25/02/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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