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04/01/2009

Pauvre « gauche » !

C’est reparti. Nouvelle année, premier sondage : « A travers les sondages, quatre dirigeants socialistes se dégagent nettement ; deux femmes (Martine Aubry, Ségolène Royal) et deux hommes (Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn). "Les unes et les autres fondent leur popularité sur des registres différents", souligne Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion de l'IFOP. "Rivales directes pour la direction du PS, Martine Aubry et Ségolène Royal se situent dans l'action alors que le maire de Paris et "DSK" s'inscrivent plus en retrait, voire en recours. » (Le Monde, 3 janvier 2009)

Brillante analyse dont on ne serait se passer pour comprendre les enjeux de la conjoncture. Je plaisante. D’autant que la suite de l’article montre bien l’ampleur de la supercherie : « la nouvelle première secrétaire enregistre une forte hausse de sa popularité dans les sondages. En un mois, elle a gagné neuf points dans le baromètre Paris Match-IFOP publié dans l'hebdomadaire le 18 décembre, où elle atteint 66 % de bonnes opinions. Elle plafonnait à 20 % en juillet 2006. "Le pays a tellement besoin de se dire qu'il peut exister une alternative face au président de la République, que Martine Aubry ne peut que bénéficier d'un a priori positif", souligne Stéphane Rozès, directeur général de l'Institut CSA. »

Aubry, « championne » de la gauche ! La preuve – toujours selon Le Monde–, la très bonne opinion dont elle bénéficie parmi l’électorat communiste. Nul ne doute qu’avec un tel concours, la « gauche » va être irrésistible dans les mois et les prochaines années ! Ce n’est évidemment pas à moi de départager les deux championnes, ce dont je me contrefiche, en donnant des bons points à l’une pour sa posture « gauchisante », tandis que l’autre mériterait le bonnet d’âne pour nous inciter à aller vers la droite, ce que nous ne voulons pas.

Et dire qu’il y aurait beaucoup d’électeurs de gauche, même parmi mes propres amis, pour marcher à fond dans cette combine. Aubry, serait en quelque sorte, la preuve que le pays vire à gauche. Rozès, dans ces précautions oratoires, lève d’une certaine façon le lièvre : « Le pays a tellement besoin de se dire qu'il peut exister une alternative… » Tellement besoin, en effet, de croire au miracle, qu’il est prêt à enfourcher n’importe quelle bourrique, eut-elle été élevée au petit lait de la collaboration de classe par un père intime du grand patronat, grand ordonnateur de l’Europe libérale, ex ministre de Pompidou et de Mitterrand et ex futur candidat à la présidentielle. On ne choisit pas ses parents, mais on n’est pas obligé non plus de leur ressembler.

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