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08/12/2008

Remède de choc pour le « Grand corps social malade »

Les résultats des prudhommales sont une bonne indication sur l’état calamiteux des rapports entre les syndicats et les salariés. Mais moins qu’un boycott  des orientations choisies par les directions confédérales, faut-il voir dans cette abstention massive la profonde résignation d’un corps social malade. Malade de perspective politique à gauche, malade de dizaines d’années de social libéralisme, malade de vingt cinq années de propagande pour une économie de marché libérée de toutes contraintes.

Nous avions déjà eu, en 2007, ce vote majoritaire des salariés du privé pour le « travailler plus, pour gagner plus. » Nous avons désormais, donnez toujours un peu plus pour « sauver le capitalisme » : travail le dimanche, acceptation du chômage partiel, blocage des salaires et des minima sociaux, et pour les récalcitrants, la menace des sanctions.

Face à cette résignation que l’on nous impose, les plus déterminés s’activent. Dans une « LETTRE OUVERTE DE MASSE AUX ETATS-MAJORS SYNDICAUX », ils invitent à organiser un « tous ensemble afin d’arracher dans un premier temps un appel à la grève interprofessionnelle permettant d’approfondir les convergences et de préparer la suite en posant clairement la question de la reconductibilité. »

Programme ambitieux, mais qui constitue la première tentative pour sortir la tête de l’eau. L’enjeu est simple : ou accepter la crise, le chômage partiel, le plan de « relance » du gouvernement ou s’y opposer. Dans l’immédiat la « gauche » et les confédérations protestent mais ne proposent rien. Auraient-ils déjà, au fond, intégrer la défaite ?

Le plus important, c’est que cette riposte vient de ce syndicalisme de la base qui est la première richesse du salariat, le premier moyen dont il dispose pour contrer l’offensive d’un capital qui ne veut rien céder. C’est ce syndicalisme là, qui s’appuie sur des équipes combatives, qui a permis à la CGT d’améliorer son score aux prudhommales et à SUD-Solidaire de tripler le sien. C’est peut-être lui qui sauvera le syndicalisme de la déconfiture.

Quant à la gauche politique, on l’attend. Pour le PS, la cause est entendue : rendez-vous en 2012. Pour le PC, c’est la valse hésitation : on verrouille le futur congrès, on s’accoquine avec Mélenchon, mais on laisse la porte ouverte à une alliance avec le PS pour les Européennes. Reste le NPA qui prépare activement son congrès. Lui aussi propose un « tous ensemble ». Au total, les soutiens ne se bousculent pas. Mais ce n’est qu’un début…

Commentaires

Ce que les syndicats et vous même ne voulez pas voir quitte pour cela a prendre les citoyens pour des cons ou des lâches Ce que vous n'acceptez pas ,c'est que la mondialisation,a mit fin aux rêves utopiques,anticapitalistes,anti libéralismes Ce que veulent la majorité des citoyens ce n'est pas des syndicats qui roulent des mécaniques,pour faire semblant,des partis de gauche qui se marginalisent ,sur fond de commerce anti .... Ce que veulent les citoyens se sont des organisations de gauche,politiques et syndicalistes responsables ,pragmatiques,puissante et qui participent a l'évolution des systèmes sociaux de protection et de redistribution des richesses
La révolution serait d'être moins révolutionnaire et plus combatif,moins intellectuels et plus travailleurs

Écrit par : antimythe | 09/12/2008

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