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22/11/2008

On licencie mais les "socialistes" s'en fichent !

Il y a quelque chose de dérisoire dans cette bataille entre « socialistes », car, tandis qu’ils se déchirent, les plans sociaux se multiplient. Alors que l’heure serait à la riposte, le principal parti de l’opposition s’enfonce dans une crise picrocholine. La raison ? Savoir qui est majoritaire entre Aubry, l’amie des grands patrons, soutenue par tous les anciens 1er ministres de la « gauche », en posture de gardienne du Temple, et Royal qui voudrait ouvrir les alliances au centre droit, et présentée à ce titre comme la porte parole de la droite du parti.

C’est pourtant ce type d’alliance qui a prévalu en 1936 : le  Front populaire faut-il le rappeler était une coalition entre la SFIO et le PCF, d’une part et le parti radical, d’autre part. Or les radicaux n’étaient pas précisément un parti de gauche. Sous la IVe république, il en fut de même. La SFIO, mais aussi le PCF, constituèrent des majorités avec de nombreuses formations de droite, dont le MRP, lointain ancêtre du MoDem. Dans les années 60, la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) procédait de la même intention.

Donc rien de nouveau sous le soleil mais une très vieille habitude et une coupable amnésie aux motifs inavouables. Car ni Royal ni Aubry n’ont une quelconque intention de prendre la tête de la résistance à la crise sociale, tout à la préparation qu’elles sont du seul objectif qui compte pour elles : la présidentielle, c’est-à-dire une élection qui n’interviendra que dans… quatre ans. Entre temps les salariés se débrouilleront comme ils pourront.

Voilà pourquoi ce que l’on nous présente comme un enjeu « stratégique », doit être évalué  à sa juste mesure. Aubry et Royal ne sont en définitive que les deux facettes d’une même politique. Car si l’est bien une chose sur laquelle les « socialistes » sont d’accord c’est qu’il ne faut rien changer, ni l’économie de marché, ni les institutions.

Commentaires

Heu, la VIè ou la IVè ? Serais-tu devenu montebourgiste ;-) !?
Je plaisante bien sûr...encore que, une sixième, celle des travailleurs, pourrait être un créneau porteur même dans un contexte ou les nations sont pieds et poings liés face aux institutions et firmes internationales. Alors la tambouille du PS a peu d'importance.
La réalité, c'est que les uns et les autres n'ont plus que des positions de principe.
L'attitude du gouvernement français et des autres représentations nationales face à la crise le montre bien. Les banques ont dicté leurs conditions et ont menacé les états en se servant du danger de leur propre effondrement, c'est savoureux !

Écrit par : olivier | 23/11/2008

Je reviens sur ce que j'ai dit après avoir vu ça : http://www.acrimed.org/article1065.html
Ce livre a l'air passionnant et va dans le sens de ce que je pensais depuis longtemps : les capitalistes n'ont rien de libéraux, bien au contraire...

Écrit par : olivier | 24/11/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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