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16/11/2008

De la Marne aux tranchées

Selon les « experts », l’hypothèse la plus probable, c’est que jeudi prochain, Aubry l’emporte sur Royal de quelques voix. Pour autant rien ne sera réglé. On voit mal, en effet, Royal abandonner là ses ambitions présidentielles, pas plus d’ailleurs que Delanoë. Mais, tout du moins, aura-t-on stoppé pour quelques mois l’offensive des royalistes en réalisant, par défaut, l’union sacrée de tous ceux qui souhaitent plus que tout la mort politique de l’ancienne candidate à la présidence.

Mais pour qu’une telle hypothèse se réalise, encore faudra-t-il que ceux qui ne se sont pas entendus ces jours-ci, finissent pas s’entendre. Ce deuxième tour sera en quelque sorte une vérification du premier avec une motion en moins. La clé du problème est d’évaluer comment vont se répartir les voix qui s’étaient portées sur le maire de Paris avec deux autres inconnues. Les abstentionnistes du 1er tour vont-ils se mobiliser et pour qui et la « gauche » va-t-elle maintenir ou améliorer son score ?

Ainsi, la « gauche », si elle fait plus de 20%, peut-elle se retrouver arbitre de la situation. C’est très certainement ce qu’ambitionne Hamon. Nous tomberons alors dans le cas de figure classique d’un PS n’ayant plus d’avenir à gauche, mais choisissant pourtant de s’accrocher à cette illusion comme le pendu à sa corde ou pour reprendre une analogie de circonstance : ayant stoppé l’offensive ennemie sur la Marne, le pioupiou socialiste pourrait décider de s’enterrer en attendant des jours meilleurs.

C’est du moins mon hypothèse. Pour le PS, la seule sortie de crise qui vaille la peine d’être tentée, c’est bien celle que propose Royal. En gros assumer l’abandon du socialisme comme projet et construire un parti démocrate libéral avec pour leader incontesté, la future candidate à la présidentielle de 2012. N’ayant aucune autre alternative à proposer à cette solution de bon sens, les « socialistes » dans leur majorité, vont faire le choix de la mort lente. Jusqu’au prochain épisode

Delanoë n’aura pas attendu longtemps pour faire son choix. Son ralliement à Aubry – à quand celui de Hamon ? – montre son attachement au vieux système, celui qui consiste à se proclamer « socialiste » dans l’opposition » et à renier ses engagements dès que l’on parvient au pouvoir.  Avec ça les « socialistes » viennent de signer un bail pour plus de 10 ans dans cette opposition qui leur convient finalement mieux.

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