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06/10/2008

Bourrage de crâne (bis)

Obama et Besancenot à la même enseigne ! Tous les deux viennent de se voir accusés de complicité avec le terrorisme. Pour Obama comprenne qui pourra. Pour Besancenot on peut, à la limite, comprendre l’émoi de certains en écoutant la façon avec laquelle quelques journalistes relayés par plusieurs politiques (Devedjian, Woerth, Delanoë..) ou affairistes (Minc) ont repris (en les tronquant) les propos imprudents d’un ancien terroriste ayant purgé sa peine et adhérent de base du NPA.

Le plus simple aurait été tout simplement que Rouillan « ferme sa gueule » et se fasse oublier. Rappelons que ça fait deux fois qu’il se fait « piéger ». Une fois passe encore. Mais là il s’agit manifestement d’une volonté de provoquer. Car je ne pense pas que Rouillan soit un tel imbécile au point de croire que ses déclarations intempestives ne puissent pas être utilisées par les adversaires, de plus en plus nombreux, du nouveau parti anticapitaliste.

Rouillan et son groupe, souvenons nous, ont réussi, au zénith de leurs actions, à ne déclencher aucune réaction de sympathie pour leurs thèses. Qui a tenté (je l’ai fait) de lire leurs textes théoriques en est ressorti généralement avec la forte impression d’avoir à faire à des ânes, totalement déconnectés de leur époque, n’ayant rien compris à ce qu’est le b.a.ba de l’action politique, même révolutionnaire. A vrai dire, Rouillan n’a jamais représenté que lui-même. Et aujourd’hui plus encore qu’hier.

Pour autant, la question qui est posée là, même si elle n’est aujourd’hui d’aucune actualité, c’est bien celle de la violence, cette violence que « nos dirigeants » utilisent quand bon leur semble (en couvrant les agissements des criminels de la finance ou en faisant la guerre) et qu’ils « nous » refusent à tout propos, même les plus futiles. Ainsi, prendrions « nous » en « otages » les usagers des transports publics ou de l’école quand, par aventure, nous « nous » mettons en grève. Plus grave, nous aurions, « nous », à endosser les crimes du stalinisme quand « eux » devraient être absous de ceux du colonialisme ou des guerres impérialistes du siècle dernier.

Reconnaissons cependant que dans les années 70 nous avons parfois dérapés. Mais les temps n’étaient pas à l’angélisme : Vietnam, Grèce, Espagne, Brésil, Chili, Argentine… Reconnaissons qu’aujourd’hui nous tenons un tout autre discours. Notre objectif c’est bien la démocratie étendue à tous que nous opposons à celle d’un parlementarisme croupion et au pouvoir de quelques uns.

En réfléchissant au nom qui pourrait être celui de notre nouveau parti, je pense ainsi à celui de Parti Anticapitaliste pour le Socialisme et la Démocratie. Voilà qui mettrait définitivement un terme à toute polémique. Encore qu’il ne faille pas trop se faire d’illusion. Plus le nouveau parti montrera sa force, plus il deviendra la cible privilégiée de ceux qui confisquent la démocratie à leur profit. Quant à Rouillan, qu’il retrouve au plus vite la liberté qui lui est due (lire à ce propos l'excellente chronique de Daniel Schneidermann dans Libération).

 Besancenot au rassemblement des comités NPA de Pessac

 

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