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05/01/2008

Royal fait le « job »

Donc Ségolène Royal revendique le leadership du PS. Il faut dire que depuis quelque temps elle multiplie les signes pour se placer en tant que première opposante au pouvoir. François Hollande, de son côté, ne reste pas silencieux, mais l’écoute-on encore ? Reste le troisième larron, Bertrand Delanoë. Mais lui a une première échéance : conquérir un deuxième mandat à la mairie de Paris.

Les jeux sont-ils faits ? Pas si sûr. En gros le PS est face à deux options.

La première c’est celle de Hollande : regrouper les socialistes, les communistes, les radicaux et les verts autour d’un même projet. Cette option peut être majoritaire dans le PS, mais il n’est pas sure qu’elle convienne aux autres formations. Le PC après son escapade anti-libérale désastreuse s’y pliera-t-il de bon gré ? Et les radicaux ? On a vu il y a quelque mois leur président se poser la question d’une réunification avec les autres radicaux, ceux de la majorité. Quant aux Verts, certains sont déjà partis au MoDem, d’autres pourraient très bien se contenter sous peu d’un strapontin au PS, bref on a affaire là à un parti de plus en plus virtuel.

Seconde option, celle préconisée par Ségolène Royal : rassembler au-delà de la gauche, de Bayrou à Bové. Vaste programme ! Ce qui a marché en Italie a-t-il une quelconque chance de réussir en France ? L’atout de Royal, contrairement à son ancien compagnon, c’est sa popularité – entamée certes, mais réelle – qui va bien au-delà des sympathisants socialistes. Elle en a bien d’autres encore : les voix (près de 17 millions) recueillies en mai 2007 ; un programme encore plus social-libéral que celui du PS… Son point faible, c’est que contrairement à Delanoë bien calé sur son trône parisien, Ségolène Royal ne règne que sur la région Poitou-Charentes. Devenir 1ère secrétaire lui donnerait une longueur d’avance sur son principal challenger pour 1012. Oui, mais on voit mal encore aujourd’hui comment elle va pouvoir s’y prendre pour convaincre une majorité de socialistes de faire le grand écart.

Reste encore une inconnue majeure. Comment le PS va-t-il se comporter aux municipales ? A deux mois du premier tour on ne dispose d’aucune indication, comme si ces élections ne devaient être qu’un interlude. Allons nous de nouveau revoir venir en force les abstentionnistes ?

Commentaires

Reste le plus probable, que la structure PS reste en l'état.

Au delà des questions de personnes, ce qui manque ce sont des idées de vrai changement. La gauche d'avenir se doit d'être à gauche, pas à la remorque des pratiques médiatiques à courte vue de l'UMP.

C'est en s'ouvrant sur la société civile, sur toute la gauche, sur les nouvelles critiques sociales ici et dans le monde, que la PS pourra se renouveler idéologiquement. Et c'est en rompant avec les logiques bureaucratiques, les jeux d'appareil, et les ambitions individuelles, qu'il pourra se renouveler pratiquement.

Écrit par : Actu Politique | 06/01/2008

Il est possible qu'il n'y ait pas d'affrontement. Si, ce qu'on lit ici ou là, d'un ralliement du courant de Hollande à Ségolène Royal, est juste, alors une réunification de la gauche devient envisageable. Il n'y a en effet pas de contentieux entre cette entité potentielle et Delanoë. Delanoë est piégé par sa candidature à la mairie de Paris et la candidate UMP à la mairie de Paris ne s'est pas privé de lui rappeler que ce sera l'un ou l'autre. Mais Delanoë avait été très correct envers la candidate. Dans un contexte aussi hostile que la candidature d'une femme à une présidentielle, je suis convaincu que Ségolène Royal sait apprécier pareille loyauté et saura s'en souvenir. Cela peut laisser ouvertes de grandes possibilités d'avenir.

Écrit par : Dérivée | 06/01/2008

Les socioss ont tellement détruit l'économie Française (et pas seulement cela!) qu'il vaut mieux qu'ils se fassent modeste dans leur coin...!!

Maintenant qu'on a - providentiellement - un gars valable à la tête du pays et qui restaureras péniblement les choses à la vitesse à la quelle elles se sont dégradées, il vaut mieux le garder...

Écrit par : Albert | 06/01/2008

Royal après avoir été trop gentille envers les croutons d'éléphants du ps a dégainé son sabre et a décidé de trancher les trompes et c'est tant mieux vivement qu'elle soit à la présidence et qu'elle nous débarasse d'un président en pleine crise d'adolescence et de gesticulations.

Écrit par : laura | 06/01/2008

"...deux options..."
Laissons les choix binaires et simplistes aux gourous de la Comm' !
Le PS doit d'abord se rappeler où il habite, mais il y a des terrains d'entente possibles avec les centristes.
Les électeurs sont capables de former une opinion sur la direction globale qu'ils souhaitent voir prendre la politique, sans gober à 100% la totalité des dogmes d'un candidat donné.
53% des électeurs on choisi Sarko ; pourtant rien ne les oblige à accepter tout ce qu'il prétend être mandaté à faire.
Laissons aux partis le souci d'élaborer leurs plans et stratagèmes, leur cuisine intérieure ne doit pas obnubiler les citoyens.

Écrit par : oblomov | 06/01/2008

analyse : http://poly-tics.over-blog.com/article-7339206.html

Écrit par : jps | 06/01/2008

"...deux options..."
Laissons les choix binaires et simplistes aux gourous de la Comm' !

Ouai... Je ne crois pas que le PS a autant d'options possibles que ça. Ce parti n'a été majoritaire qu'avec des alliés. Ses alliés sont aujourd'hui en piteux état (PC et Verts). De plus les "classes populaires" le fuit. Les regagner ? Avec leur programme ? L'ouverture de Royal au centre est une tentative d'élargir ou plutôt de rattraper certains électeurs, anciennement de gauche, tentés par l'aventure Bayrou. Au-delà c'est peut être une mutation en profondeur du PS qu'elle vise. mais il ne s'agit que d'hypothèses.

Écrit par : Ajamais | 06/01/2008

Laisser tomber le baratin de Royal ou Sarkozy et prenez Bayrou. Peut-être parle t-il un peu moins bien que ces deux adversaires mais il dit la vérité. Malheureusement, il est beaucoup plus facile d'être élu en racontant des histoires et en manipulant les gens que d'être honnête et dire les choses comme elles sont.
Un jour les français comprendront que Sarkozy et Royal n'étaient que d'excellents communicants mais de piètres politiques contrairement à Bayrou. Espérons qu'il ne sera pas trop tard.

Écrit par : tyra | 06/01/2008

ségo a la capacité de mener le ps et la gauche vers la victoire aux municipales pourvu qu'on la tacle pas par calculs politiques de bas niveau cmme ça été le cas aux presidentielles....je ne reviens pas dessus.c'est vrai qu'elle se trouve en poitou-charentes mais cela en cohérence avec ses idées de non cumul puisque rien ne l'empechait de se presenter aux législatives....auxqelles elle a sauvé la mise au ps en s'impliquant directement....si aujourd'hui il y a une levée de boucliers contre ses intentions de prendre le ps c'est qu'ils savent qu'elle est capable de réussir comme aux primaires passées....le résultat est connu.donc le jeu est clair la levée de boucliers contre SEGOLENE ROYALE...EST SOMME TOUTE NATURELLE....mais ceci n'est pas inquiétant ,elle en a déja connu...

Écrit par : shahmidje | 06/01/2008

Albert a dit :
"Maintenant qu'on a - providentiellement - un gars valable à la tête du pays et qui restaureras péniblement les choses à la vitesse à la quelle elles se sont dégradées, il vaut mieux le garder..."

il fume la moquette ou il a été payé pour ça ? ? ?

Écrit par : sarkostrophe | 06/01/2008

C'est ça... Bayrou à la tête du PS !

Il faut bien un peu d'humour.

Blague à part, Ségolène Royal est la prétendante la plus crédible de la gauche. Celle, aussi, qui a la meilleure visibilité médiatique de toute la gauche. Ce que beaucoup n'ont manifestement pas encore compris, est que toute votation, toute élection, se jouera sur la manière dont se forgent les opinions. Personne ne peut nier l'importance primordiale de cette existence médiatique. Lorsqu'elle s'exprime, c'est aussitôt relayé à grande échelle.

Ceci dit, le commentaire précédant soulève la question du centre. Le PS, dans sa logique dogmatique classique est dépassé, obsolet. Il ne fait plus le poids. Finie, la logique Est-Ouest. Il y a déjà de bien pires capitalistes en ex-URSS et en Chine, qu'aux USA. La réalité, est que le capitalisme s'est imposé au niveau mondial et qu'il n'y a plus d'autre choix que de s'y adapter au mieux.

L'essence du socialisme reste la défense des valeurs humaines par rapport aux valeurs boursières, pour reprendre un des slogans de campagne de Ségolène Royal. Il y a tout de même une large convergence de vues avec les idéaux chrétiens, plus ou moins conservateurs, du centre. Ségolène a cette largeur d'horizon que les caciques du PS et surtout l'extrême gauche du PS, n'ont pas.

Si Le PS veut un jour avoir une chance de battre la droite, qui regroupe tout de même le gros de l'ex-UDF, l'ex-RPR et l'ex-FN, il faudra bien parvenir à en rallier des électeurs ! C'est évident.

Ségolène Royal a déjà parfaitement intégré ces évidences et elle est le mieux à même de fédérer une vaste alliance de gauche et du centre, capable de surclasser la droite en 2012. Les 17 millions qui ont porté Ségolène Royal venaient d'horizons plus vastes que le seul PS. Elle-seule, a les meilleures chances de réussir cette difficile entreprise. Une place centrale pour Ségolène Royal au PS est une nécessité pour toute la gauche et même, pour toute alliance plus vaste. L'expérience acquise lors du 2e tour peut, à ce point de vue, être très utile.

Écrit par : Rodney | 06/01/2008

ségo a la capacité de mener le ps et la gauche vers la victoire aux municipales pourvu qu'on la tacle pas par calculs politiques de bas niveau cmme ça été le cas aux presidentielles....je ne reviens pas dessus.c'est vrai qu'elle se trouve en poitou-charentes mais cela en cohérence avec ses idées de non cumul puisque rien ne l'empechait de se presenter aux législatives....auxqelles elle a sauvé la mise au ps en s'impliquant directement....si aujourd'hui il y a une levée de boucliers contre ses intentions de prendre le ps c'est qu'ils savent qu'elle est capable de réussir comme aux primaires passées....le résultat est connu.donc le jeu est clair la levée de boucliers contre SEGOLENE ROYALE...EST SOMME TOUTE NATURELLE....mais ceci n'est pas inquiétant ,elle en a déja connu...

Écrit par : shahmidje | 06/01/2008

Le combat des apparitchiks continu,c'est a celui qui va manipuler le mieux l'opinion.Mais il faudrait deja definir les taches de la gauche dans le combat mondialisé des puissances financieres feodales.Quel role la gauche peut elle avoir pour organiser la defense des populations attachées aux valeurs humaines,pour defendre les nations et leurs patrimoines,pour controler les spéculateurs et leurs enrichissements destructeurs de progrés ?pour controler les pouvoirs supra nationaux deja aux mains d'arrivistes cyniques et corrompus.La reconquetes des libertés perdues ,des patrimoines sociaux et etatiques,des pouvoirs nationaux doivent devenir une priorité.Le retour a une democratie sociologique avec la propriété collective des grandes entreprises permettant d'assurer les retraites et des revenus decents doit redevenir une priorité de la gauche .En finir avec cet abrutissement mediatique sur les bienfaits du liberalisme financier qui sont entrains de detruire la planete et ses habitants.Construire au plan mondial une société du 19 siecle ce n'est pas du progres cela s'appelle du conservatisme.

Écrit par : MARGOULINS | 06/01/2008

Comment croire une femme qui a défendue des idées -qu'elle a elle-même avouée impossibles- et qu'elle avait promis d'appliquer?

Écrit par : ? | 08/01/2008

Comment croire ceux qui n'osent même pas signer leur écrits ?

Écrit par : Barham | 08/01/2008

Elle a perdu avec 47% de l'éléctorat français, soit pratiquement la moitié des français votants.Ce n'est pas une défaite, c'est une promesse d'avenir !
Avec ce score, elle a remis sur de bons rails le Parti Socialiste, je rappelle que Jospin n'avait même pas passé le premier tour en 2002, une catastrophe qu'elle a réussit à effacer. Elle ne s'est pas sauvée devant l'adversité, elle n'a pas déserté pour aller en amérique diriger le FMI.
Cette femme politique était présente au second tour de l'éléction présidentielle ; c'est une victoire historique !
Bon nombre de "patrons" sont devenus internationaux, la France a pour eux la forme d'un porte feuille d'action. L'identité française ils ne la servent pas... ils s'en servent pour s'enrichir encore et encore.
Les avancées sociales ne sont pas QUE remises en cause ou QUE "réformées", elles sont attaquées pour être détruites et remplacées par le "modèle américain", cher au président actuel et cher aux riches patrons des multinationales.

Écrit par : bigben | 08/01/2008

Comment croire une femme qui dit après les élections qu'elle ne croyait pas au programme qu'elle avait défendu si ardemment pendant sa campagne? Comment croire une femme qui a fustigé Bayrou durant des mois en disant que lui et Sarkozy c'étaient la même chose, et qui peu après lui propose un poste de premier ministre? De belles promesses, une jupe et un sourire calculé ne suffisent pas à convaincre les gens ayant un minimum de clairvoyance. La forme c'est très bien il faut aussi du fond, ce dont elle manque cruellement.

Écrit par : Mire | 12/01/2008

@ Mire:

Seuls les imbéciles ne changent jamais d'avis. En outre, la candidate de la gauche avait défendu un programme qui était la résultante d'une plate-forme de son parti. Elle l'a défendu loyalement jusqu'au terme de son parcours présidentiel, au soir du 6 mai. Ce n'est qu'en juin, donc bien après la fin des élections présidentielles, alors qu'elle n'était plus liée par ce programme devenu caduque par l'élection de sarkozy, qu'elle a exprimé un avis personnel qui divergeait sur l'un ou l'autre aspect, parmi des centaines d'autres. C'est son droit d'exister et d'exprimer un avis personnel.

Quant à l'ouverture à François Bayrou, à mon avis personnel, cela part probablement de la constatation mathématique que l'ensemble des voix qui s'étaient reportées sur des candidats de gauche lors du premier tour, ne parvenaient pas à contrebalancer la masse des voix qui s'étaient reportées à l'extrême droite, à droite et au centre. Une ouverture au centre était dès lors la seule issue, si la gauche voulait avoir la moindre chance de l'emporter au 2e tour. La tentative de la dernière chance.

Si Bayrou avait été moins frileux et qu'il avait osé jouer à fond la carte que lui proposait Ségolène Royal, il serait peut-être déjà au pouvoir. Il est très probable qu'une part plus importante du centre l'aurait alors suivi. Mais il faut voir aussi que, dans le même temps, Nicolas Sarkozy été d'une efficacité dévastatrice pour débaucher presque tous les gradés du centre. Ce qui a probablement tétanisé Bayrou, de peur de trop perdre sur sa droite.

Il est dommage de voir que le MODEM n'est plus que l'ombre de ce qu'avait été la force du centre/UDF de François Bayrou. Mais ce n'est pas parce qu'il a manqué un train lors du 2e tour, qu'il ne peut pas revenir. Avec une presse largement contrôlée par l'UMP, ce sera toutefois au moins aussi difficile que pour la gauche.

Pour ma part, je suis convaincu que la voie d'un succès pour 2012 ne peut être que dans une union des forces de la gauche et du centre. La droite + extrême droite réunis, sont trop forts. Aussi bien Ségolène Royal que François Bayrou ne l'avaient compris que très tard, à fin avril. Il faut savoir apprendre de ses erreurs.

Écrit par : Samsara | 12/01/2008

@ à samsara :

Il y a un point -peut-être le plus important- que vous semblez oublier : la politique n'est pas qu'affaire de stratégie. Pour moi, un homme politique de qualité est un homme intègre qui reste fidèle à ses convictions et n'agit pas seulement pour lui-même, mais aussi en fonction du bien commun.

En cela, je ne vois pas pourquoi Bayrou aurait fait une erreur au second tour. Qu'avait-il à gagner à soutenir Royal? Un poste de premier ministre, un porte-monnaie, une ligne de plus sur son cv? Comment pouvez-t-il, sans trahir son engagement, rallier Royal alors qu'il n'était pas d'accord avec ses idées (qu'elle-même d'ailleurs trouvaient impossibles...) ? De plus, en tant que président du centre, aurait-il été crédible d'appeler à voter à gauche? S'il avait été élu, Royal aurait-elle accepté d'appeler à voter Bayrou et d'être son premier ministre? Rien n'est moins sûr.

La politique n'est pas qu'une affaire de parti et de stratégie, il faut surtout des idées, des valeurs et un programme solide. Je respecte les socialistes mais je veux le meilleur pour mon pays. En ce sens, je préfère Bayrou à Royal car lui
au moins sait tenir sa ligne sans tomber dans les manoeuvres politiciennes habituelles, au risque d'y perdre pas mal de plumes. C'est cela le vrai courage politique. Jaurès ne disait-il pas que le vrai courage c'était chercher la vérité pour ensuite la dire? Pour moi, Royal aurait du dire ce qu'elle pensait dès le début de la campagne. Personne ne l'a obligé à mentir, elle était candidate que je sache.

Tous les grands hommes politiques (comme De Gaulle ou Mendès-France par exemple) sont toujours restés fidèles à leurs convictions. Les opportunistes et les arrivistes comme Royal (je suis désolé de le dire mais c'est bien de cela dont il s'agit) n'ont jamais mené à quelque chose de bon. Malgrè la faible visibilité dans les médias de Bayrou, il reste pour moi la seule véritable alternative à la politique démagogique de Sarkozy.

Écrit par : Mire | 13/01/2008

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