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22/10/2007

Convergence ?

Aujourd'hui, excusez-moi l'expression, mais on emmerde tout le monde pour pas grand-chose (...), alors qu'en restant plus unis on est plus forts. " François Chérèque unitaire ! Rappelez moi le nom du syndicat qui, en 2003, précisément sur les retraites, fit cavalier seul ? Car si nous en sommes là aujourd’hui c’est un peu grâce à la CFDT. Sauf qu’aujourd’hui le gouvernement ne peut se suffire de la seule signature de ce syndicat, c’est la CGT qu’il veut. Sans elle, un accord n’aura aucune valeur. Et la CGT le sait et hésite à la conduite à suivre. Alors elle joue la pression… verbale, fort de la réussite du 18 octobre : " Nous attendons du gouvernement qu'il formule de nouvelles propositions, il ne peut pas conserver la même attitude qu'avant le 18 octobre ", estime ainsi Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT cheminots, dans un entretien à L'Humanité publié lundi 22 octobre, et annonce sa volonté d'organiser " des suites unitaires et interprofessionnelles au mouvement du 18 octobre ". Mais pas avant le 31 octobre.

Mais quelles sont ces " nouvelles propositions " ? On voit mal le gouvernement reculer aujourd’hui sur l’essentiel de sa réforme. Cela signifie-t-il que la CGT serait prête, en échange d’aménagements importants, à entériner la fin des 37,5 annuités pour les cheminots, les électriciens et les gaziers ? Autre question : à partir de quand ou de quoi considérera-t-on que le gouvernement a reculé. En fait cette question des " régimes spéciaux " est un terrain piégé ; et le piège date de 2003, grâce encore une fois à la CFDT. Mais c’est un piège qui peut se refermer aussi bien sur les salariés que sur le gouvernement.

Les cheminots et les autres " RS " peuvent-ils gagner seuls ? Non. Une convergence est nécessaire et en premier lieu avec les fonctionnaires. L’annonce faite par sept syndicats de fonctionnaires d’une grève le 20 novembre va-t-elle dans ce sens ? On peut l’espérer même si cela donne pratiquement un mois de battement au pouvoir pour trouver une solution.

Et la " gauche " dans tout ça ? L’embarras des dirigeants socialistes est manifeste. Eux aussi veulent la fin des régimes spéciaux mais comment faire pour ne pas soutenir les salariés en grève ? Alors ils ne font rien ou si peu. Extrait de l’interview de Royal dans Libération : " conduire un pays moderne à la grève est la marque d’un pays mal gouverné. " Il est vrai que pour elle " cela ne sert à rien de mener une opposition frontale, à tout propos. " A tout propos ? Les retraites ? Un détail, dirait Fillon.

Commentaires

J'ai bondi moi aussi en entendant Chérèque ! Mais bon, rien à attendre de ce côté.

Cependant, le danger d'isolement est grand sur la revendication des 37,5 annuités. Je ne comprends pas pourquoi les syndicats ne posent pas plus massivement la question des conditions de travail, de rémunération (y compris retraites), et des carrières qui, pour moi, sont largement aussi importantes actuellement que le nombre d'annuités de travail qui ne résoud en rien ces problèmes.

Écrit par : juliette dze | 23/10/2007

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