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21/10/2007

La division

La FGAAC (les autonomes, majoritaires chez les roulants) et la CFDT ont déjà commencé à négocier. On ne se faisait guère d’illusion sur le front syndical du 18 octobre et l’on comprend que Xavier Bertrand et François Fillon affichent une assurance à toute épreuve : " L'harmonisation à quarante annuités n'est pas négociable. " Il ne resterait donc plus qu’à négocier les aménagements de cette réforme.

Dans ces conditions la tactique préconisée par la CGT (" Une grève carrée " le 18, pour voir) est à double tranchant. Prise entre SUD-Rail et FO qui ont tenté d’entraîner les salariés dans une grève reconductible et le pôle des " réformateurs ", la CGT est la clé de la résolution de ce conflit : " Puisque les règles sont fixées au niveau global par le gouvernement, il faut les négocier au niveau global, ce n'est pas un accord avec la CFDT ou la FGAAC qui va régler le problème ", a ainsi précisé Jean Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral.

La journée du 18 n’est donc pas la dernière journée de grève à laquelle nous allons assistée dans les transports publiques. Des " queues " de grève persistent d’ailleurs dans la région parisienne, preuve que tous les salariés du secteur ne sont pas prêts à abandonner comme ça leurs acquis. C’est bien pourquoi le gouvernement lâche déjà du lest sur les modalités et les délais de la mise en œuvre de cette réforme.

Mais cela suffira-t-il à amener l’ensemble des syndicats à la raison gouvernementale ? Le gouvernement ne peut pas parier sur un pourrissement du mouvement ; il ne peut pas non plus trop céder aux plus radicaux ; il est condamné à réussir et vite, car le risque qu’il court c’est de voir s’élargir le mécontentement social à d’autres secteurs. A ce titre la division syndicale n’est pas la seule faiblesse du mouvement ; elle réside également dans l’isolement de chaque secteur. Les salariés du privé, ceux qui connaissent la précarité, les bas salaires et les petites retraites peuvent-ils se reconnaître dans le combat des cheminots, des électriciens et des gaziers ? Et les fonctionnaires, comment envisagent-ils de mettre en échec le non remplacement de plusieurs dizaines de milliers de départ à la retraite ?

Une réorientation des revendications syndicales devrait être menée parallèlement à la bataille pour préserver les acquis des salariés des transports publiques. Associer d’autres revendications comme une hausse du Smic et des bas salaires à ces luttes permettraient de rompre l’isolement et de contraindre le gouvernement à la retraite.

Commentaires

Tout à fait d'accord. A fond avec le mouvement!
Quand on voit ce que certains empochent par mois sans rien faire, il ne faut pas hésiter.
http://www.ratmort.fr/salaire_ingenieurs/salaire_ecole.php

Écrit par : Jean-Marie | 22/10/2007

Bien d'accord Gilles. Sans union et élargissement des revendications, je crains que l'usure ne gagne.

Écrit par : valdo lydeker | 22/10/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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