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11/09/2007

De la méthode ou panique à bord ?

Assistons nous aux premiers mouvements de panique aux sommets de l’Etat ? La politique du verbe a ses limites, car si quelques " réformettes " ont été votées cet été, souvent au seul profit des plus riches, on est encore loin, à désormais plus de cent jours de l’élection de Nicolas Sarkozy, de la grande " rupture " qu’il avait promise. Surtout la cacophonie gouvernementale donne l’impression que l’on cherche manifestement à se sortir d’un mauvais scénario, celui là même qu’avait conçu Nicolas Sarkozy, ou tout du moins à en réviser certaines parties.

En quelques jours on a pu ainsi entendre une ministre de l’Economie faire profil bas sur la question de la croissance, préconiser un " plan de rigueur ", puis dire aujourd’hui que la TVA sociale n'est pas " une mesure propice " ; plusieurs ministres annoncer une purge dans la fonction publique mais sans indiquer précisément qui serait touché ; un Premier ministre expliquer dimanche que la réforme des " régimes spéciaux " était dans les cartons et qu’il n’attendait que le feu vert de la Présidence… et pour conclure un Président affirmer, devant des agriculteurs, qu’" un peu de méthode ne nuit pas à la solution d'un problème ". Bref, ça tire dans tous les sens, mais sans véritable plan bien établi, et surtout sans volonté apparente de conclure rapidement.

C’est que l’essentiel, c’est à dire la croissance, n’est pas au rendez-vous ! Pis, elle chute. Et Nicolas Sarkozy a beau dire qu’il ira la chercher, on se demande bien comment il y arrivera. On en revient donc naturellement au verbe. " Indigne ! " Voilà donc tout ce qui a pu sortir de l’auguste bouche. On s’était basé sur 2,5 points de croissance ; on frôle désormais les 1,5 points. Bel exploit ! Qu’à cela ne tienne, ce sont les cheminots (car c’est eux qui sont visés) qui feront les frais de cette mauvaise passe.

Evidemment, tout le monde le sait, et le gouvernement en premier, que la question générale des retraites ne tient pas au règlement de ces régimes spéciaux. Mais comment aujourd’hui, alors que les premières mesures (les heures supplémentaires défiscalisées et autres cadeaux fiscaux) n’ont pas eu l’effet escompté, expliquer qu’il faut franchir un nouveau cap, aller plus loin encore, bousculer même le calendrier ? Le Medef a donné le ton récemment. Les régimes spéciaux ne sont qu’un amuse gueule pour le patronat. Ce qu’il veut, lui, c’est que l’on s’attaque au plus vite au noyau dur : faire reculer l’âge légal de la retraite, réviser de fond en comble le code du travail, faciliter toujours plus les licenciements… C’est que l’impatience patronale n’a cure des aléas de la politique.

Foin de la méthode, c’est plutôt le doute qui taraude aujourd’hui l’exécutif. Et les belles paroles du cher Nicolas semblent de moins en moins rassurer  ses "collaborateurs". Car quand demain on n’aura pas remplacé les quelques 20.000 départs à la retraite dans la fonction publique ou quand on aura aligné les régimes spéciaux sur ceux des fonctionnaires, que trouvera-t-on pour faire diversion ?

Commentaires

L'usage du mot "indigne" m'a frappée aussi mais je pense que cela va revenir comme un boomrang à la face de celui qui l'a prononcé car si l'indignité devient le critère de jugement alors on n'en a pas fini de mettre sous le nez de Sarkozy les indignités que sa politique génère. J'imagine bien des slogans du genre "c'est indigne... de donnez x milliards aux plus riches"; "oui à la dignité des plus faibles", "je m'indignes, tu t'indignes, nous nous indignons", etc.

Bon courage pour votre formation qui ne m'a pas l'air du gâteau.

Écrit par : juliette dze | 11/09/2007

Article completement negatif et sans interet.. sans parler de l'omission de la reforme des universites... Ecrit par un nostalgique du defunt PS qui se nourrit de critiques sans aucune proposition maintenant que toutes ses elites se retrouvent au gouvernement de Sarko...

La c ritique est aisee, mais l'art est difficile

Écrit par : Foertai | 12/09/2007

On dirait que le la qualité journalisme s´abaisse dangereusement au niveau des plus médiocres blogs.
Il devient exapérant de retrouver ce style adolescent superficiel et partisant sur des sites prétendus d´information !

Écrit par : Lheriteau | 12/09/2007

Nicolas Sarkozy est au pouvoir depuis un peu plus de cents jours : si vous connaissiez un minimum les rouages de l'économie, vous comprendriez que Nicolas Sarkozy ne peut pas être tenu responsable de la baisse de croissance annoncée. L'économie, c'est du moyen / long terme : on ne change pas tout du jour au lendemain par un coup de baguette magique !! Ni dans un sens, ni dans l'autre.

Quant au retraite de la SNCF et d'EDF, je suis 100 % d'accord avec le qualificatif "indigne" : ces métiers n'ont rien de plus pénible que la grande majorité des métiers du privé (le batiment / les routes / les ouvriers / le stress pour l'encadrement) et l'écart de droit est abyssale. Les bénéficiaires sont de nos jours, grace aux progres de la médecine, en pleine forme au moment de prendre leur retraite, calculée sur LE derniers mois chez EDF contre les TROIS CENTS derniers mois dans le privé

Écrit par : thomas | 12/09/2007

C'est sur que la croissance ne va pas revenir comme par miracle.
Mais c'est vrai aussi que le goiuvernement donne plus les signes d'une agitation désordonnée que d'une action concertée et cohérente; certainement le résultat de vouloir trop bien faire trop vite.
Pour autant un résultat est certain, c'est que l'on dresse les français les uns contre les autres, et que ce n'est pas comme cela qu'on peut aller de l'avant.
On se garde bien de poser la seule question intéressante, et encore moins d'y répondre:
va t-on continuer à commercer avec des pays sans protections sociales et aux niveaux de vie très bas, sans freins? Si oui divisons tout de suite nos salaires par 10, et on aura gagné du temps, tout en empéchant les patrons français dont les seules initiatives sont de lorgner les subventions, d'empocher en bénéfice les différences de richesses entre les pays

Écrit par : alm | 12/09/2007

Je vois que certaines personnes croient encore à la "rupture" de Nicolas Sarkozy. C'est beau, quoique un peu naïf...
Mais ne critiquons pas (trop) notre omniprésident, au risque de passer pour un adolescent boutonneux bloggeur dans ses heures perdues. C'est vrai TF1 et Le Figaro, eux sont de véritables pro en informations !!

Néanmoins, fort est de constater que comme à son habitude, notre hyperprésident fait dans l'événementiel, dans ce que j'appelle une "politique de la vitrine" :
-Les régimes spéciaux déplaient aux français, on va les aligner sur ceux de la fonction publique.
-Les pédophiles font la une des journaux, Nicolas réagit, après la prison"je vais les (les pédophiles) mettre dans des hôpitaux fermés". Quelle est la différence avec la prison? Mais il existe déjà tout un arsenal de lois et de procédures pour suivre la sortie de prison de ces personnes qui n'est pas appliqué faute de moyens.
-La croissance n'est pas au rendez-vous. c'est pas grave "j'irai la chercher". Non mais, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre.
-Les services minimums, je m'y engage "parce que on pas le droit de prendre en otage des personnes qui veulent travailler"! D'accord, mais les services minimums existent déjà.
etc...

Et ça marche, les français adhèrent.
Comme d'habitude, beaucoup de promesses, beaucoup d'énergie dépensée pour des résultats ... que l'on attend toujours. L'espoir fait vivre.
Bon il serait temps de s'attaquer aux vrais problèmes du pays, en commençant par exemple par la réduction de la dette, interdire que le gouvernement soit déficitaire dans son fonctionnement serait déjà un grand pas en avant.

Ah oui c'est vrai en dessous de 2.5 % de croissance, la ligne politique de nicolas est difficilement tenable, et la dette se creuse. Bon bah il suffit de supprimer des postes dans la fonction publique (économies réalisées : 250 millions d'euros), de réformer les régimes spéciaux (économies réalisées : une goutte d'eau dans l'océan, mais symboliquement très fort = ça n'a pas de prix pour sa cote de popularité) et de faire un cadeau fiscal qui profite surtout aux 10% des français les plus riches (coûts estimés : 15 milliards d'euros).
Allez ensemble tous devient possible!

Écrit par : juk | 12/09/2007

Cette politique, à courte vue et aux choix non discutés et non négociés, a deux inconvénients majeurs : elle se fait à partir de constats tronqués voire franchement faux, et se fait malgré voire contre les personnes concernées.

Pour le moment la communication marche encore, mais le masque se fissure devant les réalités...

Écrit par : Actu Politique | 12/09/2007

hello 20 Minutes !
on se fait encore le relais de la gauche .
vous êtes décidemment indécrotable
SARKOZI n 'est là que depuis + 100 jours et les reformettes
sont plus importantes que tout ce que la gauche a détruit....

Écrit par : jeff | 12/09/2007

Lheriteau, c'est un blog.

Il est étrange d'ailleur que "google actualité" le référence comme un article de "20 minutes". Et non comme un banal blog partisant.

Écrit par : J-Michel | 12/09/2007

Il est certain que la gauche tentera encore et toujours d'enfoncer le pays pour "prouver" que seule sa vision humaniste est belle et peu mener au bonheur de chacun.
Des gaulois, seuls et contre tous ... voila ce que sont ces "soit disant" francais qui négativent tout et ne pensent qu'a la révolution populaire.
Et tant qu'on y est, une petite greve d'un ou deux mois avant la fin de l'année, ce ne serait pas mal pour aggraver la situation ... histoire de perdre encore 0,5 ou 1 point de croissance!
Allez, retournez dans votre chambre apprendre vos lecons et laissez les grands qui savent faire s'occuper de l'avenir de la france.

Écrit par : EXPAT456 | 12/09/2007

En tout cas il n'y a aucune rupture du côté des conservateurs anti-patrons, anti-business, anti-libéraux etc. On retrouve le refrain habituel des "cadeaux aux plus riches", d'une droite au service du patronat, d'une politique du symbole...

La politique de Sarkozy et du gouvernement gêne, surtout ceux qui sont en faveur du statu quo. La surexposition médiatique du chef de l'Etat est, selon moi, une bonne nouvelle : puisqu'il a promis de s'investir à fond dans les grands chantiers du pays (ce qu'il fait), il est normal qu'il rende des comptes. L'omniprésence tellement critiquée est pour moi davantage un signe d'une démocratie où les dirigeants politiques sont responsables devant leurs électeurs.

Passons maintenant au fameux problème de la croissance qui semble tant réjouir les hiérarques de la rue Solférino... Pas de croissance ? "C'est Sarkozy !" Encore lui... Je pensais que les socialistes se disaient experts en économie. Ils auraient pu faire appel à leurs connaissances pour comprendre (à moins qu'il ne s'agisse que de mauvaise foi...) qu'il y a toujours un décalage entre l'entrée en application d'une mesure économique et ses effets. C'est fondamental en économie : les agents économiques mettent un certain temps à abandonner leurs habitudes antérieures, et cela se fait progressivement. Mais on ne peut pas en vouloir aux socialistes, qui ont coutume de raisonner, face à leurs électeurs, uniquement sur le court terme (cf. l'aberration des 35h ou encore la blague du SMIC à 1500€).

Sur le "service minimum", il s'agit en fait d'une loi améliorant la gestion des conflits dans les transports (prévention + meilleure information). La réquisition étant très limitée par la Constitution (ou le bloc constitutionnel), le gouvernement a souhaité protéger les usagers sans dénaturer le droit de grève. En effet, les seules contraintes apportées sont la déclaration préalable de 48h et le vote à main levée (qui n'est pas systématique ni impératif).

Quant aux régimes spéciaux, Fillon avait reculé en 2003, il ira jusqu'au bout en 2007-2008. Que sont les régimes spéciaux si ce n'est un privilège corporatiste ? Et la question générale des retraites a été réglée à moyen terme par le gouvernement Raffarin. Cette nouvelle mesure consiste juste à donner des marges de manoeuvres pour augmenter les petites retraites.

Enfin, l'auteur de cet article semble devoir (re?)prendre des cours d'économie. Les "cadeaux aux plus riches" ne le sont pas. D'abord, ces mesures touchent une vaste majorité des Français ; ensuite, la défiscalisation de l'investissement est une mesure pour la croissance qui profitera à tous, en faveur de l'emploi notamment. L'actuel taux de croissance n'est pas entièrement et immédiatement soumis à la volonté de Nicolas Sarkozy. Pour autant, le gouvernement souhaite "aller la chercher", se donner les moyens de la relancer, ce qu'il a déjà commencé à faire avec le paquet fiscal.

Qu'on n'aime pas le personnage Sarkozy, soit. Mais qu'on critique aussi mal une politique largement cautionnée par les Français, c'est assez pathétique.

Écrit par : Nicolas P | 12/09/2007

décidément toujours autant n'importe quoi ces blogs de gauchos c'est vraiment ridicule ...

Et critiquer tout ce qui a été fait pendant ces 100 jours même si ca correspond pas a vos idée arriérées faites le bilan en comparaison de votre politique de l'immobilisme autruchien de la gauche pendant toutes ces années

Et les regimes de retraites ca me fait bien rire, la SNCF, effectivement y'en a qui sont "normaux" comme vous et moi mais faut aussi voir le ramassi de féneants qui passent plus de temps a préparer leur prochaine greve plutot que de bosser c'est affligeant ... Qu'on me parle de travail fatiguant, ingrat ou autre pour des personnes travaillant dans des industries, dehors sur les routes ou autre c'est tout a fait normal mais la SNCF quand même ... faut pas abuser ... si eux sont considérés comme ayant un travail fatiguant, alors 90% de ceux du privé devraient y avoir droit également ... enfin bon c'est pas le debat de ce jour ...

Bref toujours aussi distrayant de voir ces blogs de gauchos aigris qui comme ils ont été incapables de faire quoi que ce soir pendant tant d'années au pouvoir ne font que de critiquer quand les autres essayent de faire avancer les choses

pathétique

Écrit par : Juju | 12/09/2007

Je trouve aussi le référencement de google actualité déroutant.

Quoi qu'il en soit, je commence à en avoir raz la casquette de cette vieille opposition gauche (utopistes socialistes) / droite (pleine de patrons capitalistes sans coeurs) que nous nous trainons depuis des années. Les choses ne sont plus aussi tranchées (si elles l'ont été par le passé) : personne n'a le "monopole du coeur".
Nous sommes dans un pays ayant beaucoup d'avantages mais qui ne fait que régresser par passéisme et à cause de l'inertie qui est notre plus grand maux. Nous ne pouvons plus vivre comme au temps où nous avions un empire pour nous sustenter. Si nous voullons garder notre rôle de phare dans le monde comptemporain, nous allons devoir nous adapter, que cela plaise où non.

Il serai tellement plus logique de mettre de côté les différences qui séparent tous les courant politiques pour que le travail se fasse efficacement. A la place de dire: "non Sarko!","nous te déclarons la guerre" ou (et c'est mon préféré...) "unissons nous au sein du front anti-Sarkosi!", pourquoi ne pas dire: "ce que vous proposez est ridicule, voila ce que nous devrions faire..."

Je pense qu'aucun de nos hommes politiques ne sont idiots. Ils ne font que marquer leur différence les uns des autres pour gagner un éléctorat mais ont quand même un but commun: défendre la société à la française! (à 15ans, je croyais qu'ils étaient tous unis pour s'en mettre plein les poches ;)

Voila. Ca sonne un peu utopiste quand je me relis mais ca fait du bien de le dire quand même.

Merci*

Écrit par : Fabien | 12/09/2007

Je constate que les pros Sarko ne tolèrent aucune critiques.
Comme tous les hommes politiques, de gauche et de droite, Sarko a fait de belles promesses pendant la campagne. Confronté à la réalité économique, il constate les
difficultés des réformes annoncées et l'état de grace n'est pas infini.
Je pense que la plupart des salariés ayant voté Sarko vont vite déchantés dans 6 mois en faisant le bilan de sa 1ère année. Il satisfait 20% des français les plus aisés, le réveil des autres rique d'être difficile.

Si en plus les médias arrêtent d'être complaisant avec l'empereur Sarko. Tout devient possible.

Écrit par : Yves | 12/09/2007

c'est marrant a chaque fois que je tombe sur un article qui critique Sarko, je constate que ses troupes qui surveillent le web s'amusent à discrediter les bonnes paroles. Quel spam incroyable! Vous tes payés à l'UMP pour rechercher toute critique de Sarko? Donner l'impression aux gens qu'on est dans le faux par la multiplicité des critiques...Pitoyable UMP (Un Monde Patronal !)

Écrit par : laduchene | 12/09/2007

De toute façon, qu'on le veuille ou non, dans un triangle rectangle, le carré de l'hypothénuse sera toujours égale à la somme des carrés des deux autres côtés. La seconde égalité se prouve d'une manière semblable : il suffit de réfléchir et Sarkozy n'est pas plus euclidien que vous ou moi.

Écrit par : Troll poilu | 12/09/2007

La théorie psychanalytique [modifier]

La théorie freudienne [modifier]
Bien que la théorie psychanalytique freudienne se soit élaborée à partir d'analyses de femmes, Freud a très peu parlé de la sexualité féminine en tant que telle dans ses écrits, lui préférant celle du garçon et de l'homme à travers sa conception du complexe d'Œdipe. Freud envisage en effet la sexualité infantile comme ayant le même tronc commun, un tronc commun masculin : la fillette est un garçon castré.

Freud présume à l'origine que l'objet d'amour pour le garçon et la fille sont les mêmes : la mère. En effet, les investissements libidinaux s'étayent sur les besoins physiologiques, la recherche du plaisir dépassant ensuite la recherche de satisfaction instinctive. La mère, qui apporte les soins à cette période de la vie, à travers la tétée (fondement du stade oral), l'apprentissage de la propreté (fondement du stade anal) est donc le premier objet d'amour des enfants des deux sexes. Dans la théorie freudienne, le père est assez absent à ce stade de la vie psychique infantile.

Si le petit garçon conserve cette orientation objectale au cours des stades suivants, stade phallique et complexe d'Œdipe, prototype des objets investis ultérieurement dans sa vie amoureuse et sexuelle, la théorie freudienne suppose que la petite fille devra elle effectuer un changement d'objet, et passer de la mère au père. Le développement psychique de la petite fille serait donc marqué par une rupture au niveau libidinal, alors que le développement masculin resterait en continuité.

Les éléments explicites sont assez contradictoires, il existe plusieurs manières d'envisager comment cette rupture s'organise et pourquoi.


Le détournement de la mère au père [modifier]
Dans sa conception de l'envie du pénis, Freud postule chez la fillette une frustration due à l'absence chez elle de pénis : la découverte fortuite de son sexe et la comparaison avec celui des garçons serait vécue comme une dépossession et une castration effective. Freud en effet pense que la fillette ne dispose pas de sensations internes lui permettant d'acquérir la connaissance de son propre sexe : les sensations vaginales seraient inexistantes, alors qu'au même moment le garçon découvrirait les sensations de son propre sexe (au moment de ce qu'il nomme le stade phallique). Si bien que si le garçon a un sexe à investir, par lequel rechercher le plaisir, la fillette n'a rien, son plaisir restant infantile, en relation avec la miction et les sensations clitoridiennes. Le clitoris serait d'ailleurs pour Freud l'équivalent féminin du pénis masculin, dans la continuité de sa conception de la fille comme garçon au sexe tronqué : la sexualité de la fillette est donc masculine.

Selon Freud effectivement, l'investissement du clitoris comme lieu de plaisir est signe d'immaturité psychique et sexuelle : seul l'investissement du vagin, survenant à la puberté, est le signe d'une sexualité adulte.

Ainsi, le développement de la fillette est conditionné par le changement objectal de la mère au père, mais aussi le changement de zone libidinale privilégiée, du clitoris au vagin.

La fillette se détournerait de sa mère, par dépit et par haine, la considérant comme celle à cause de qui elle ne possède pas de pénis. Cette privation serait une telle blessure narcissique que la fillette refoulerait à ce moment là l'investissement clitoridien, et donc sa propre sexualité alors masculine, et se tournerait vers le père par défaut. Jacques André fait remarquer que cette position théorique laisse la fille comme "sans sexe", jusqu'à l'adolescence où Freud situe l'investissement vaginal.
La question du changement de zone érogène du clitoris au vagin, ainsi que la question de l'absence de zone érogène entre le refoulement de la sexualité masculine originelle et le moment de découverte du vagin à l'adolescence sont très peu fouillées dans le texte freudien, qui n'apporte pas beaucoup d'éléments de réponse.
Cette double rupture signe donc la phase œdipienne pour la fillette.


Après le complexe de castration [modifier]
C'est donc cette expérience de la castration et son corollaire l'envie du pénis qui selon Freud fait entrer la fillette dans le complexe d'Œdipe, avec l'investissement du père et le rejet de la mère. C'est le père en effet qui est maintenant porteur du phallus.

Freud envisage à partir de ce moment trois développements possibles pour la fille et future femme :

la névrose, avec le refoulement de la sexualité, où ne subsiste que la haine envers la mère, reportée sur les objets d'amour ultérieurs ;
ce que Freud nomme le complexe de masculinité : la fillette refuse le désinvestissement clitoridien, refuse la castration, par le biais d'une identification secondaire et défensive au père, après une première identification à la mère phallique. Cette voie est la plus conforme au sexuel originaire selon Freud, qui est à la base masculin et ne devient féminin que secondairement, en réaction à la castration ;
la troisième voie est celle de la féminité véritable, qui permet de passer du père comme objet d'amour à l'homme. Freud fait appel ici à des "motions pulsionnelles passives", disposition innée à la réception comme mode d'appréhension du sexuel, en opposition à la pénétration. Cette passivité s'étayerait sur les stades premiers de la libido, oral et anal. Cependant, la féminité n'est toujours que recherche du pénis, tentative de restauration : la fillette se tourne vers le père pour récupérer le pénis que sa mère ne lui a pas donné. La féminité véritable est instituée quand au désir du pénis vient se substituer le désir d'enfant, équivalent sublimé du fantasme d'incorporation d'un pénis extérieur à soi.

Conséquences de la théorie freudienne [modifier]
La femme apparaît ainsi dans la théorie de Freud comme un être qui resterait pré-Œdipien, et donc immature : les mécanismes qui régissent son fonctionnement psychique sont primaires et archaïques, tels que l'incorporation, le refus de la castration, le fantasme de récupérer le phallus. De même, sa sexualité est fondée sur l'objet partiel : la femme rechercherait d'abord le pénis puis l'enfant comme source de satisfaction libidinale.

De même, la fillette étant considérée comme déjà castrée, l'angoisse de castration ne jouerait chez elle que peu de rôle à la phase œdipienne : le Surmoi serait donc faible chez la femme, ce qui expliquerait sa "frivolité" et son "absence d'intérêt" aux productions culturelles et au domaine des idées. En effet, le Surmoi est ce qui pousse à la sublimation.


Critiques et théories différentes [modifier]
Jacques André fait remarquer que la théorie de Freud au sujet de la sexualité féminine est étrangement similaire aux théories sexuelles infantiles inventée par les enfants pour rendre compte de la différence des sexes (voir sexualité infantile). En effet, le texte freudien suit à la lettre ces inventions infantiles, ce qui fait dire à J. André : «la théorie freudienne est moins une théorie de la sexualité féminine qu'elle n'est elle-même une théorie sexuelle.».

On peut aussi faire remarquer l'absence de l'intersubjectivité dans la théorie freudienne : tous les mouvements libidinaux et psychiques infantiles prennent leur source dans l'enfant lui-même, sans allusion aux parents et aux interactions entre parent et enfant.


Karl Abraham [modifier]
Karl Abraham s'interroge sur la théorie freudienne au sujet de la clinique et du traitement des troubles de la sexualité féminine : en effet, quel que soit le symptôme (frigidité, vaginisme...) la seule étiologie invoquée est un refus inconscient de désinvestir le clitoris et donc la sexualité masculine pour céder la place à l'investissement du vagin.


Karen Horney [modifier]
Karen Horney s'inscrit en contradiction avec la théorie freudienne, en cela qu'elle présume une connaissance inconsciente, innée, de l'existence du vagin, que Freud tient pour ignoré par la fillette. Elle suppose au contraire que le vagin est connu et investi dès l'enfance, et est le support des motions œdipiennes envers le père.

Elle considère alors la masculinité de la sexualité féminine et l'envie du pénis comme des formations défensives visant à nier l'existence du vagin : à partir de la clinique des fantasmes féminins, elle pense que le vagin est source d'angoisse pour la fillette, qui voit le pénis comme géant et destructeur de l'intérieur du corps, source de blessures internes.


Mélanie Klein [modifier]
Mélanie Klein dans ses théories considère surtout l'internalité plutôt que l'externalité : ainsi le sein n'est pas tant source en lui même de frustration et de tendresse que le désir illimité de l'enfant et sa propre haine. La genèse de la sexualité pour Klein est totalement différente de celle de Freud, en ceci qu'elle considère que l'originaire sexuel est féminin et non masculin comme le pensait Freud.

La fillette se détournerait donc du sein maternel frustrant pour investir le pénis paternel (tous deux envisagés comme objets partiels), en un temps beaucoup plus précoce que ne le situe Freud, puisqu'il fait appel à l'oralité. Le glissement s'opèrerait donc entre sein et pénis d'une part, et bouche et vagin d'autre part.

Klein rejoint donc Freud sur un point : l'investissement du père a pour origine un rejet de la mère. Cependant, elle s'en écarte en affirmant une primauté de l'oralité sur le phallique, un mouvement premier de réception/incorporation.

C'est donc alors le garçon qui subit une discontinuité dans son développement psychique, devant passer d'un mode libidinal oral et réceptif à un mode phallique et actif, dans un mouvement de pénétration.

La sexualité féminine ultérieure, adulte, sera déterminée selon Mélanie Klein par la qualité bonne ou mauvaise du pénis incorporé : comme il y a un bon sein et un mauvais sein, il y a un bon pénis et un mauvais pénis. L'incoporation du mauvais pénis serait l'explication du masochisme féminin.


La critique féministe [modifier]
Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !
Voir phallocentrisme et phallocratie.

Écrit par : Hector | 12/09/2007

En même temps, laduchene, c'est normal de discuter non ? "Ses troupes qui surveillent le web", mais qu'est-ce qu'il faut pas entendre...

Écrit par : Halv | 12/09/2007

Il demeure que Nicolas en mis en exergue la politique de l'euro trop fort et qu'il chercherait par tous les moyens à changer cet état de choses. (depuis il a fait totalement profil bas) (l'euro a atteint son plus haut par rapport au dollar)

Que celà soit la droite ou la gauche au pouvoir, on trouve toujours le même Trichet qui agit toujours dans le même sens

Écrit par : ace | 12/09/2007

Eh, bien, le débat ne s'élève guère ! Entre ceux qui critiquent à tout crin et ceux qui stupidement et aveuglement font une confiance sans borne, on ne peut pas dire que l'objectivité de l'information soit en verve.
Là encore, il est dangereux de généraliser. Oui, il existe des activités pénibles même à la SNCF, EDF, etc..., comme dans le privé ou le public d'ailleurs et vouloir mettre tout le monde dans le même sac ne peut qu'entretenir une confusion qui n'est pas de nature à réformer ce qui devrait l'être.
Alors soyez moins tranchés dans vos jugements et un peu plus de perspicacité et de tolérance permettrait peut-être de faire évoluer les mentalités de ce pays qui jusque là bénéficie bien à une grande majorité d'entre nous, toute opinion et position sociale confondues.

Écrit par : michel devenas | 12/09/2007

La stabilité et la force de l’euro semble tout de même nous avoirs protéger de crises économique mondial beaucoup plus graves, qui auraient peu mené au crac boursier. Entre les tentions géopolitiques et économique j’ai la sensation amer d’un 1933 qui essai de ressusciter.

Aujourd’hui penser et critiquer ou même s’interroger, c’est être gaucho.
Débâtez, exposé vos points de vue on est dans la même galère, merde !
L’amour aveugle, nuis à la raison. (Entre autre)

Certain dise 100 jours ! Un peu d’indulgence !

Mais sa fais bien plus de cent jour que ca affirme ca stigmatise ca abois ca dresse les français contre les français, et au final quoi ? On attend comme des cons un simple retour à la croissance ?

Écrit par : M.jF | 12/09/2007

moi je me fous de Sarkozy

j'ai bien assez ruminé sur ce nerveux plein de tics

mais est-ce en nivellant un système par le bas avec la réforme des régimes spéciaux qu'on fait bouger la croissance

avec la masse énorme du Papy Boom qui va partir en retraite ce seront ces gens là qui consommeront donc si il n'ont pas d'argent il ne consommeront rien

et la masse au travail étant payée à coup de lance pierre et c'est de pire en pire par de consommation non plus

plus on avancera comme cela moins de croissance il y aura

Wait & See but I'm Scared

Écrit par : marc | 12/09/2007

"blogs de gauchos aigris", " banal blog partisant","Ecrit par un nostalgique du defunt PS ","médiocres blogs","Article completement negatif et sans interet",etc etc....
je comprend que ça agace les adorateurs de sarko,ca change du cirage de pompe continuel qu'ont nous sert a l'heure des repas!

Écrit par : arnaud | 12/09/2007

1/ Il n’était pas question à proprement parler dans ce blog des régimes de retraites ; ce n’était qu’un à propos.
2/ Ce blog n’est pas socialiste ; je n’attends rien du PS et de ses pâles alliés.
3/ La droite est au pouvoir depuis plus de cinq ans et le bilan est là : 1,5 point de croissance.
4/ Sarkozy a promis la rupture et même dans son propre camp on commence, semble-t-il à en douter.

Écrit par : Ajamais | 12/09/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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